Auteur/autrice : iciabidjan

  • PPA-CI : Laurent Gbagbo révoque plusieurs cadres pour insubordination après le boycott des législatives

    PPA-CI : Laurent Gbagbo révoque plusieurs cadres pour insubordination après le boycott des législatives

    Le Parti des Peuples Africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI) a annoncé, ce mercredi 19 novembre 2025, la révocation de vingt-deux cadres de leurs fonctions au sein de la formation politique. Cette décision émane du Président du parti, Son Excellence Laurent Gbagbo, et intervient dans un contexte de forte tension interne liée à la position du PPA-CI sur les prochaines élections législatives.

    Selon le communiqué signé par Me Habiba Touré, porte-parole du PPA-CI, cette mesure « mûrement réfléchie » s’inscrit dans « un cadre de responsabilité politique et de respect pour les victimes » des événements ayant marqué le processus électoral. La liste des personnalités révoquées comprend notamment Affoua Kra Monique, Assémien Kacou Edouard, Koua Charles-Philipps Kinimo, Ouégnin Georges Armand, ainsi que plusieurs autres cadres ayant choisi de maintenir leur candidature malgré la décision officielle du parti.

    Lors de la session du Comité central du 6 novembre 2025, Laurent Gbagbo avait clairement exprimé son opposition à une participation du PPA-CI aux législatives, estimant qu’y prendre part reviendrait à « couvrir la forfaiture » et « les morts et blessés » enregistrés lors des précédents événements politiques. À l’issue de débats internes, le Comité central, instance souveraine, a adopté la position de boycott.

    Conformément à l’article 8 des Statuts du PPA-CI, cette décision s’impose à tous les membres, quel que soit leur rang. En conséquence, les cadres ayant choisi de présenter leur candidature en dépit de la ligne officielle se sont rendus coupables, selon le parti, de « désobéissance » et « d’insubordination ».

    « La discipline ne peut être sélective », rappelle le communiqué, soulignant qu’on ne peut « se revendiquer du PPA-CI dans les honneurs et s’en affranchir dans l’adversité ». Le parti estime que ces sanctions sont nécessaires pour préserver sa cohésion interne et l’intégrité de son combat politique.

    Dans un contexte jugé « grave » par la direction, marqué par le deuil, les blessures et la détresse des prisonniers politiques, le PPA-CI affirme rester fidèle à ses principes fondamentaux et à la mémoire de ses martyrs, réitérant son engagement pour une Côte d’Ivoire « démocratique, juste et souveraine ».


    COMMUNIQUE DE PRESSE DU PPA-CI

    REVOCATION DE CADRES DU PARTI DES PEUPLES AFRICAINS – COTE D’IVOIRE (PPA-CI)

    Abidjan – 19 Novembre 2025 – Par une décision en date de ce jour, Son Excellence le Président Laurent Gbagbo, Président du Parti des Peuples Africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI), a procédé à la révocation de toutes leurs fonctions des camarades suivants :

    • Affoua Kra Monique

    • Assémien Kacou Edouard

    • Asseu Elolo Sidonie

    • Assi Ndin Théodore

    • Bohui Hugues Gérard Kurtus

    • Dago Kouassi Auguste

    • Dalli Arthur Prince-Richard

    • Ecra Elidjé Joseph

    • Garou Antoni

    • Gbahi Honoré Martial

    • Gnonblesson Pierre Quintus

    • Gooré Bi Gnamien Taunin

    • Kipré Stéphane

    • Koffi Loukou Léon

    • Koua Charles-Philipps Kinimo

    • Kprekpré Zilihonon Bernadette Ernestine Sylvie

    • Lago Lebato Modeste

    • Lasm Ny Blaise

    • N’Guessan Béchié Paul

    • Ouégnin Georges Armand

    • Séri Louma Hortense

    • Youté Wonsébéo Innocent

    Cette décision, mûrement réfléchie, s’inscrit dans un cadre de responsabilité politique, et de respect pour les victimes.

    En effet, lors de la session du Comité Central du 6 novembre 2025, Son Excellence le Président Laurent Gbagbo, en sa qualité de Président du Parti, a exprimé avec clarté sa position personnelle quant à la participation du PPA-CI aux élections législatives :

    « C’est pourquoi, en ce qui me concerne, je suis contre l’élection à court terme. Je pense que s’apprêter le 12 pour aller en décembre, c’est couvrir la forfaiture qui a eu lieu. C’est couvrir les blessés et les morts qui ont eu lieu d’un linceul dédaigneux ».

    À la suite d’un débat ouvert, libre et démocratique, au cours duquel chaque cadre a pu exprimer sa position, le Comité Central, instance souveraine du Parti, a décidé collectivement de ne pas participer aux élections législatives.

    Conformément à l’article 8 des Statuts du PPA-CI, cette décision s’impose à tous les membres du Parti, quelle que soit leur fonction.

    Il est de la responsabilité de chacun, et davantage encore de celles et ceux nommés par le Président, de respecter les décisions collectives, surtout lorsque ces décisions incarnent la mémoire des morts, la dignité des blessés et la détresse des prisonniers politiques.

    La discipline ne peut être sélective. Elle est l’épine dorsale de toute organisation politique sérieuse. On ne peut se revendiquer du PPA-CI dans les honneurs et s’en affranchir dans l’adversité.

    Servir un parti, c’est accepter de le respecter, dans les moments faciles comme dans les épreuves.

    C’est donc avec regret mais avec fermeté que Son Excellence Laurent Gbagbo a décidé de retirer sa confiance à celles et ceux qui ont sciemment choisi la désobéissance et l’insubordination, en faisant acte de candidature aux élections législatives contre la décision du Parti.

    Dans ces moments graves, où notre peuple pleure ses morts, panse ses blessures, et lutte pour sa liberté, chaque acte compte. Chaque posture engage. Chaque responsabilité doit être assumée.

    Le PPA-CI reste fidèle à ses principes, à la mémoire de ses martyrs, et à son combat pour une Côte d’Ivoire démocratique, juste et souveraine.

    Pour le PPA-CI

    Me Habiba TOURE

    Porte-Parole du PPA-CI

    Le Parti des Peuples Africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI) a annoncé, ce mercredi 19 novembre 2025, la révocation de vingt-deux cadres de leurs fonctions au sein de la formation politique. Cette décision émane du Président du parti, Son Excellence Laurent Gbagbo, et intervient dans un contexte de forte tension interne liée à la position du PPA-CI sur les prochaines élections législatives.

    Selon le communiqué signé par Me Habiba Touré, porte-parole du PPA-CI, cette mesure « mûrement réfléchie » s’inscrit dans « un cadre de responsabilité politique et de respect pour les victimes » des événements ayant marqué le processus électoral. La liste des personnalités révoquées comprend notamment Affoua Kra Monique, Assémien Kacou Edouard, Koua Charles-Philipps Kinimo, Ouégnin Georges Armand, ainsi que plusieurs autres cadres ayant choisi de maintenir leur candidature malgré la décision officielle du parti.

    Lors de la session du Comité central du 6 novembre 2025, Laurent Gbagbo avait clairement exprimé son opposition à une participation du PPA-CI aux législatives, estimant qu’y prendre part reviendrait à « couvrir la forfaiture » et « les morts et blessés » enregistrés lors des précédents événements politiques. À l’issue de débats internes, le Comité central, instance souveraine, a adopté la position de boycott.

    Conformément à l’article 8 des Statuts du PPA-CI, cette décision s’impose à tous les membres, quel que soit leur rang. En conséquence, les cadres ayant choisi de présenter leur candidature en dépit de la ligne officielle se sont rendus coupables, selon le parti, de « désobéissance » et « d’insubordination ».

    « La discipline ne peut être sélective », rappelle le communiqué, soulignant qu’on ne peut « se revendiquer du PPA-CI dans les honneurs et s’en affranchir dans l’adversité ». Le parti estime que ces sanctions sont nécessaires pour préserver sa cohésion interne et l’intégrité de son combat politique.

    Dans un contexte jugé « grave » par la direction, marqué par le deuil, les blessures et la détresse des prisonniers politiques, le PPA-CI affirme rester fidèle à ses principes fondamentaux et à la mémoire de ses martyrs, réitérant son engagement pour une Côte d’Ivoire « démocratique, juste et souveraine ».


    COMMUNIQUE DE PRESSE DU PPA-CI

    REVOCATION DE CADRES DU PARTI DES PEUPLES AFRICAINS – COTE D’IVOIRE (PPA-CI)

    Abidjan – 19 Novembre 2025 – Par une décision en date de ce jour, Son Excellence le Président Laurent Gbagbo, Président du Parti des Peuples Africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI), a procédé à la révocation de toutes leurs fonctions des camarades suivants :

    • Affoua Kra Monique

    • Assémien Kacou Edouard

    • Asseu Elolo Sidonie

    • Assi Ndin Théodore

    • Bohui Hugues Gérard Kurtus

    • Dago Kouassi Auguste

    • Dalli Arthur Prince-Richard

    • Ecra Elidjé Joseph

    • Garou Antoni

    • Gbahi Honoré Martial

    • Gnonblesson Pierre Quintus

    • Gooré Bi Gnamien Taunin

    • Kipré Stéphane

    • Koffi Loukou Léon

    • Koua Charles-Philipps Kinimo

    • Kprekpré Zilihonon Bernadette Ernestine Sylvie

    • Lago Lebato Modeste

    • Lasm Ny Blaise

    • N’Guessan Béchié Paul

    • Ouégnin Georges Armand

    • Séri Louma Hortense

    • Youté Wonsébéo Innocent

    Cette décision, mûrement réfléchie, s’inscrit dans un cadre de responsabilité politique, et de respect pour les victimes.

    En effet, lors de la session du Comité Central du 6 novembre 2025, Son Excellence le Président Laurent Gbagbo, en sa qualité de Président du Parti, a exprimé avec clarté sa position personnelle quant à la participation du PPA-CI aux élections législatives :

    « C’est pourquoi, en ce qui me concerne, je suis contre l’élection à court terme. Je pense que s’apprêter le 12 pour aller en décembre, c’est couvrir la forfaiture qui a eu lieu. C’est couvrir les blessés et les morts qui ont eu lieu d’un linceul dédaigneux ».

    À la suite d’un débat ouvert, libre et démocratique, au cours duquel chaque cadre a pu exprimer sa position, le Comité Central, instance souveraine du Parti, a décidé collectivement de ne pas participer aux élections législatives.

    Conformément à l’article 8 des Statuts du PPA-CI, cette décision s’impose à tous les membres du Parti, quelle que soit leur fonction.

    Il est de la responsabilité de chacun, et davantage encore de celles et ceux nommés par le Président, de respecter les décisions collectives, surtout lorsque ces décisions incarnent la mémoire des morts, la dignité des blessés et la détresse des prisonniers politiques.

    La discipline ne peut être sélective. Elle est l’épine dorsale de toute organisation politique sérieuse. On ne peut se revendiquer du PPA-CI dans les honneurs et s’en affranchir dans l’adversité.

    Servir un parti, c’est accepter de le respecter, dans les moments faciles comme dans les épreuves.

    C’est donc avec regret mais avec fermeté que Son Excellence Laurent Gbagbo a décidé de retirer sa confiance à celles et ceux qui ont sciemment choisi la désobéissance et l’insubordination, en faisant acte de candidature aux élections législatives contre la décision du Parti.

    Dans ces moments graves, où notre peuple pleure ses morts, panse ses blessures, et lutte pour sa liberté, chaque acte compte. Chaque posture engage. Chaque responsabilité doit être assumée.

    Le PPA-CI reste fidèle à ses principes, à la mémoire de ses martyrs, et à son combat pour une Côte d’Ivoire démocratique, juste et souveraine.

    Pour le PPA-CI

    Me Habiba TOURE

    Porte-Parole du PPA-CI

  • SANCTIONNÉ AU PPA-CI : STÉPHANE KIPRÉ DÉVOILE ENFIN LES RAISONS DE SA CANDIDATURE, CE QU’IL DIT DU PRÉSIDENT GBAGBO

    SANCTIONNÉ AU PPA-CI : STÉPHANE KIPRÉ DÉVOILE ENFIN LES RAISONS DE SA CANDIDATURE, CE QU’IL DIT DU PRÉSIDENT GBAGBO

    Cadre et figure de prou du parti des peuples africains section Côte d’Ivoire, Stéphane Aymar Kipré a été sanctionné pour avoir fait acte de candidature aux législatives 2025. Sur les réseaux sociaux, il réagit à cette sanction et continue de faire les yeux doux à son leader Laurent Gbagbo. Ci-dessous l’intégralité de son message.

    J’ai appris ce matin ma révocation de mes fonctions au sein du Parti. En ces moments importants, je tiens à remercier le Président Laurent Gbagbo pour la confiance qu’il m’a accordée jusqu’à ce jour et pour les responsabilités qu’il a bien voulues me confier.

    Toujours disponible pour Gbagbo malgré tout

    Je lui suis profondément reconnaissant pour tout ce que j’ai appris et que je continuerai d’apprendre à ses côtés. Je demeure militant du PPA–CI. J’assume pleinement ma candidature et j’accepte la décision du parti. Je reste disponible pour toutes les missions que le président jugera utile de me confier, en ma qualité de militant de base. Je prends acte des critiques, parfois virulentes de ceux qui ne partagent pas mon choix. Mais j’entends surtout l’appel clair, massif et constant des populations des sous-préfectures de Gboguhé et de Zaïbo.

    Ces populations craignent d’être abandonnées au moment où elles ont le plus besoin d’être protégées

    Leur appel n’est pas politique. Il vient de ces cadres, de ces fils et filles de ces deux sous-préfectures avec qui nous avons bâti des projets concrets qui ont amélioré les conditions de vie de nos populations. Il vient aussi de ceux qui refusent que leur voix soit portée à l’hémicycle par quelqu’un en qui ils ne se reconnaissent plus, ou par un individu qui ne leur ressemble pas. Ces populations craignent d’être abandonnées au moment où elles ont le plus besoin d’être protégées. Face à ces demandes légitimes, je ne pouvais plus me dérober, comme en 2023.

    En effet, en 2023, à la demande des populations du Haut-Sassandra, j’avais accepté de me porter candidat aux élections régionales. Mais lorsque le parti m’a demandé de me retirer pour soutenir un candidat d’un autre parti, j’ai obéi sans condition. Cette décision n’a pas été comprise par les populations locales. Et nous avons perdu. Aujourd’hui, ce sont ces mêmes populations qui m’appellent à nouveau.

    Engagement total et mon attachement profond

    Je ne pouvais pas leur tourner le dos une seconde fois. Ma décision de candidature ne remet nulle part en cause ma loyauté envers le Président Laurent Gbagbo. J’ai été loyal. Je suis loyal. Je resterai loyal. J’invite donc les candidats et les militants de notre parti à garder raison en ces moments cruciaux, dans l’intérêt de nos populations qui comptent sur nous, comme dans celui de notre instrument de lutte qu’est le PPA-CI.

    Aux populations de Gboguhé et de Zaïbo, je réaffirme mon engagement total et mon attachement profond. Ensemble, nous rayonnerons ! Que Dieu bénisse la Côte d’Ivoire.

    Stéphane Kipré 

    Militant du PPA-CI Candidat indépendant aux législatives 2025 Circonscription 101 – Gboguhé / Zaïbo


  • Métro d’Abidjan: un chantier d’envergure qui transforme déjà la capitale (Chronique)

    Métro d’Abidjan: un chantier d’envergure qui transforme déjà la capitale (Chronique)

    Avec ses 37 kilomètres de tracé et ses ouvrages d’art en construction, cette première ligne s’impose comme l’un des chantiers les plus ambitieux engagés par la Côte d’Ivoire. Au-delà de l’aspect technique, c’est l’ensemble de la dynamique urbaine, sociale et économique de la capitale qui se trouve progressivement modifié. Le financement du projet repose principalement sur des accords conclus entre la Côte d’Ivoire et la France. Les conventions signées avec le Trésor français représentent environ 870 milliards FCFA, auxquels s’ajoutent des prêts destinés au matériel roulant, notamment pour les trains fournis par Alstom. Selon les estimations publiées ces dernières années, le coût total se situe entre 1,3 et 1,8 milliard d’euros. Les travaux mobilisent un consortium d’entreprises françaises chargé de la construction, de l’équipement et, à terme, de l’exploitation. Sur le terrain économique, les effets attendus sont importants. La future ligne devrait transporter plus d’un demi-million de voyageurs par jour et contribuer à fluidifier la circulation dans une ville régulièrement paralysée par les embouteillages. Les autorités soulignent également les bénéfices environnementaux liés à la réduction des émissions polluantes et à la modernisation des déplacements. Le chantier génère des emplois dans plusieurs secteurs et pourrait, à moyen terme, renforcer l’activité commerciale autour des futures stations.

    Cette transformation s’accompagne cependant de conséquences sociales notables. Plus de 13 000 personnes ont été identifiées comme directement affectées par la libération des emprises. Si les autorités affirment que les indemnisations ont été effectuées selon les procédures, certains habitants estiment que les montants proposés ne compensent pas réellement leurs pertes. La reconfiguration de certains quartiers et la disparition de zones d’activités informelles créent également des incertitudes pour de nombreuses familles.

    Le métro d’Abidjan reste un projet structurant, capable d’influencer durablement l’organisation de la capitale. Son impact réel dépendra de sa mise en service, de son intégration avec les autres modes de transport et des efforts engagés pour accompagner les populations affectées. L’enjeu consiste désormais à faire en sorte que les bénéfices promis profitent au plus grand nombre.

    F. Kouadio

    Cap’Ivoire Info / @CapIvoire_Info

  • Quand Benzema évoque les Bleus et la possible arrivée de Zidane : « L’équipe de France semble un peu loin, mais on ne sait jamais »

    Quand Benzema évoque les Bleus et la possible arrivée de Zidane : « L’équipe de France semble un peu loin, mais on ne sait jamais »

    Dans une longue interview pour le média espagnol « AS », Karim Benzema s’est confié sur la suite de sa carrière et a évoqué Zinédine Zidane ainsi que l’équipe de France, dont il n’a plus porté le maillot depuis 2022.

    Karim Benzema, 97 sélections avec l’équipe de France, n’a plus porté le maillot bleu depuis 2022 et un post dans lequel il avait expliqué : « J’ai écrit mon histoire et la nôtre prend fin. » Mais tout n’est peut-être pas si clair dans l’esprit du Ballon d’Or 2022, surtout si Zinédine Zidane prend les rênes de la sélection tricolore l’été prochain.

    Dans une interview à AS, l’attaquant français de 37 ans, aujourd’hui à Al-Ittihad, a évoqué son ancien entraîneur à Madrid (2016-2018 puis 2019-2021) et son avenir avec les Bleus.

    « Zizou a tout pour être sélectionneur, il l’a prouvé au Real Madrid », assure Benzema. Au sujet d’un possible retour en équipe de France, si l’ancien joueur de l’OL prend des pincettes, il ne ferme pas la porte : « L’équipe de France semble un peu loin, mais on ne sait jamais. Je me concentre sur ce que j’ai maintenant. »

    À part ça, le Ballon d’Or 2022 s’est confié longuement sur la suite de sa carrière : « Je me sens bien, je veux continuer deux ans. » Et son amour pour le Real Madrid et Florentino Pérez : « Le club sera toujours mon équipe. C’est le meilleur club du monde. »

  • Salon aéronautique « Dubaï Airshow »: Air Côte d’Ivoire signe avec Embraer

    Salon aéronautique « Dubaï Airshow »: Air Côte d’Ivoire signe avec Embraer

    Air Côte d’Ivoire est engagée dans une nouvelle étape dans sa stratégie de modernisation et d’expansion. La compagnie nationale a annoncé, ce 17 novembre 2025, en marge du salon aéronautique « Dubaï Airshow », la signature d’un contrat d’achat ferme portant sur quatre (4) jets régionaux Embraer E175, assorti d’un droit d’achat de huit (8) appareils supplémentaires. Cette acquisition marque un tournant décisif dans la transformation de sa flotte et de son positionnement sur le marché régional.

    Selon les responsables de la compagnie, ces nouveaux appareils viendront remplacer progressivement les turbopropulseurs Bombardier Q400, jusque-là utilisés sur les lignes domestiques et régionales. Les E175, configurés en deux classes, 12 sièges en business et 64 en classe économique – offriront une montée en gamme significative en matière, confort et d’expérience passager.

    Plus rapides, dotés d’un rayon d’action plus étendu et d’une technologie de dernière génération, les Embraer E175 permettront à Air Côte d’Ivoire d’améliorer sa flexibilité opérationnelle. Ils offriront également des performances adaptées à la demande croissante du marché ivoirien et sous-régional, tout en garantissant une rentabilité économique optimisée, élément clé dans la compétitivité des compagnies aériennes africaines.

    Cette commande stratégique s’inscrit dans la volonté d’Air Côte d’Ivoire de renforcer son réseau et d’accroître la qualité de ses services, dans un contexte où la mobilité régionale connaît une expansion soutenue. Les premiers appareils sont attendus dès le premier semestre 2027, ouvrant ainsi une nouvelle phase dans le développement de la compagnie.

    Avec ce partenariat renforcé avec Embraer, Air Côte d’Ivoire affirme son ambition de demeurer un acteur majeur du transport aérien en Afrique de l’Ouest, tout en offrant à ses passagers un service alliant confort, sécurité et performances opérationnelles de haut niveau.

  • RHDP – EDICI – GPS et l’après-Ouattara…

    RHDP – EDICI – GPS et l’après-Ouattara…

    « La bataille de Kirina » et un pays qui retient son souffle**

    À mesure que s’approche l’échéance de la succession présidentielle, la Côte d’Ivoire entre dans une zone DE turbulences politiques où les lignes traditionnelles semblent se fissurer. Entre la continuité revendiquée par le RHDP, la contestation incarnée par le GPS de Guillaume Soro et l’émergence insistante de l’Entente des Indépendants de Côte d’Ivoire (EDICI), l’équation politique se complexifie.
    Pour beaucoup, le pays vit déjà sa « bataille de Kirina » : un moment de bascule où l’histoire impose un choix stratégique.

    Un duel RHDP – GPS devenu stérile

    La scène politique ivoirienne reste dominée par deux forces qui, selon l’EDICI, ne sont plus en mesure de porter une vision nationale cohérente.

    RHDP : une centralisation à bout de souffle

    Le parti au pouvoir continue d’exhiber son bilan infrastructurel. Mais derrière la façade, la fragilité est patente.

    • Une dépendance excessive à Alassane Ouattara : sans son leadership, le RHDP expose un paysage traversé de rivalités internes, notamment dans le Nord où les baronnies locales se disputent l’influence.
    • Un développement hyper-centralisé : les efforts sont concentrés sur Abidjan, laissant les régions dans un état d’autonomie réduite. Pour l’EDICI, le RHDP est devenu « l’ennemi de la décentralisation ».

    GPS : la passion sans structure

    Guillaume Soro demeure une figure qui mobilise, surtout dans le Nord et auprès de la jeunesse issue de l’ex-rébellion. Mais les limites persistent :

    • L’exil comme handicap stratégique : l’absence physique du leader fragilise l’organisation interne.
    • Un manque de projet économique global : si la contestation est vigoureuse, la vision structurée pour gouverner reste floue.

    Selon l’EDICI, le duel RHDP–GPS n’offre qu’un choix entre un système épuisé et une colère sans feuille de route.

    EDICI : la refondation par l’indépendance

    À rebours du duel dominant, l’EDICI se présente comme la voie de la « souveraineté nationale retrouvée ». Héritier de la formation politique fondée par Sékou Sanogo en 1949, le parti revendique une filiation directe avec les premières luttes pour le multipartisme.

    L’ambition : une refondation de l’État par la décentralisation, l’autonomie régionale et la justice sociale.

    Le triptyque de la souveraineté territoriale

    1. Souveraineté régionale
      L’EDICI prône une « décentralisation fédérale de l’économie », avec des régions dotées d’une autonomie budgétaire et d’une gestion directe de la santé, de l’éducation primaire et des infrastructures rurales.Acheter des vitamines et des compléments alimentaires
    2. Souveraineté économique
      Fin des monopoles, soutien aux entrepreneurs locaux, création de Banques Régionales de Développement dédiées aux PME et aux agriculteurs. L’État garantirait des prix minimums pour les matières premières afin de protéger les producteurs.
    3. Souveraineté politique
      Une Loi sur le Non-Cumul, un Haut Conseil indépendant pour la Fonction Publique et une gouvernance fondée sur la compétence plutôt que sur les liens partisans.

    Sékou Samba Koné : un leadership revendiqué

    Président de l’EDICI, Sékou Samba Koné est décrit comme le visage de la « renaissance indépendantiste ». Longtemps soutien moral du Président Ouattara, il incarne aujourd’hui une opposition idéologique fondée sur l’héritage de Sékou Sanogo et la justice historique.

    Pour ses partisans, il est l’homme providentiel pour porter le parti vers une stature nationale :
    « Qui mieux que celui qui a réveillé l’EDICI peut le conduire dans cette nouvelle étape ? »

    L’EDICI, pivot potentiel d’une coalition nationale

    Le parti revendique une légitimité historique, rappelant son rôle dans la naissance du pluralisme dans les années 1950. Cette légitimité, soutient-il, fait de l’EDICI le partenaire « naturel » d’un futur attelage avec le PDCI ou le PPA-CI, dans l’optique d’un Gouvernement d’Union Nationale.

    Le mouvement se positionne comme garant d’un changement qui ne serait pas un simple partage du pouvoir entre clans, mais une transition fondée sur la justice sociale, la décentralisation et la rupture avec l’hégémonie d’Abidjan.

    Un pays en suspens

    Alors que le débat national se crispe, l’EDICI affirme que « le temps des atermoiements est terminé ».
    À l’heure où la Côte d’Ivoire s’apprête à entrer dans l’après-Ouattara, le parti se positionne comme l’alternative historique entre un système fatigué et une opposition éclatée.

  • DOUBLE PRÉLÈVEMENT DANS LES BANQUES IVOIRIENNES : ERREUR TECHNIQUE OU DYSFONCTIONNEMENT SYSTÉMIQUE ?

    DOUBLE PRÉLÈVEMENT DANS LES BANQUES IVOIRIENNES : ERREUR TECHNIQUE OU DYSFONCTIONNEMENT SYSTÉMIQUE ?

    En Côte d’Ivoire, les clients dénoncent des doubles débits sur leurs comptes bancaires, tandis que les remboursements prennent parfois jusqu’à 30 jours. Associations et experts réclament un mécanisme automatique sous 72 heures pour restaurer la confiance.

    « Voici la capture d’écran de mon compte sur l’application BDU mobile. Vous voyez très bien que le montant 110 000 FCFA a été prélevé deux fois alors que j’ai fait un seul retrait. Et c’est comme ça avec plusieurs clients », explique Florent K. (nom d’emprunt), l’un des nombreux clients victimes. Il dit avoir découvert le double débit le 27 septembre 2025. Depuis, aucune correction n’a été effectuée. « Si ça reste tel quel jusqu’au virement d’octobre, nous serons pénalisés », s’inquiète-t-il.

    Un volume important de plaintes

    Ce père de 5 enfants n’est pas un cas isolé. Depuis plusieurs semaines, des dizaines de clients de la Banque de l’Union (BDU) dénoncent des prélèvements bancaires en double sur leurs comptes. Florent est membre d’un groupe WhatsApp créé par les clients touchés. « Actuellement, nous sommes 81 personnes sur la plateforme », précise-t-il. Tous racontent la même histoire : un retrait effectué, mais débité deux fois. Les montants en jeu varient entre 55 000 F et 225 000 F CFA, parfois plus.

    Parmi eux, Serge Z., lui, est excédé : « J’ai effectué mon retrait le 24 septembre à 18h35 à la Société Générale du Plateau Dokui. J’ai retiré 225 000 F, mais le lendemain, mon compte affichait deux retraits du même montant. Je suis allé au siège de la BDU, on m’a dit de scanner un QR code pour faire une réclamation. On m’a promis une régularisation sous 3 à 45 jours. Mais en attendant, mon compte est à -279 000 F. Comment je fais pour vivre ? »

    Jean K. et Stéphanie G. vivent la même situation : double prélèvement, découvert, loyers en retard, stress permanent. « Aujourd’hui, je suis à découvert, je ne peux plus rien retirer », confie Jean K. « Trois semaines d’attente, c’est trop », ajoute Stéphanie.

    Et le problème dépasse la BDU : des clients d’Ecobank, BNI, NSIA Banque et même de la Société Générale signalent chaque jour des incidents similaires, souvent sur les plateformes numériques comme l’Observatoire libre des banques de Côte d’Ivoire.

    Dimitri Claverie Doukoua, Directrice Exécutive de l’Association Ivoirienne des Consommateurs (AIC), confirme l’ampleur du phénomène. « L’AIC reçoit effectivement un nombre de signalements concernant des prélèvements bancaires effectués en double, dit-elle. Ce phénomène touche une part non négligeable des consommateurs ivoiriens ».

    « Nous soulevons régulièrement ces problèmes », renchérit Yves Aka, président de la Fédération Nationale des Associations de Consommateurs de Côte d’Ivoire (FACCI) et membre du Conseil d’orientation de l’OQSF. « Chaque réunion met en évidence un volume important de plaintes. Certaines banques abusent encore largement. Le consommateur est souvent laissé dans l’ignorance et ne comprend pas les procédures »

    Les causes : la faille cachée du numérique bancaire

    Derrière ces prélèvements en double que subissent de nombreux clients, se cache un dysfonctionnement souvent technique, mais révélateur d’un système de gestion encore fragile dans plusieurs établissements. Selon Abdoul Aziz Touré, ingénieur Réseaux Télécoms et lauréat du 3ᵉ Prix national du numérique 2024, « tout part d’un processus de transaction bancaire mal synchronisé ».

    « Lorsqu’un client effectue un retrait ou une opération, la machine engage une série de vérifications : reconnaissance de la carte, solde disponible, capacité du guichet à fournir la somme, puis autorisation de la banque », explique l’ingénieur. « À ce stade, la banque peut déjà avoir prélevé le montant demandé, même si la transaction n’est pas encore finalisée. »

    Le problème survient lorsque le processus s’interrompt entre deux étapes critiques : la validation du retrait et la mise à jour des bases de données internes. « Normalement, un mécanisme appelé journalisation permet à la machine de vérifier l’état du compte avant et après la transaction. Si elle détecte un écart — un prélèvement sans retrait effectif — elle doit corriger automatiquement en recréditant le client », précise Abdoul Aziz Touré.

    Mais cette correction n’est pas toujours instantanée. « Dans les systèmes bien configurés, le remboursement se fait en 24 à 48 heures, automatiquement. Malheureusement, certaines banques locales s’appuient encore sur des vérifications manuelles. Cela rallonge considérablement les délais », évoque l’expert.

    En clair, le problème n’est pas tant le prélèvement en double lui-même que la lenteur du processus de régularisation. Une lenteur qui révèle le décalage technologique entre les infrastructures africaines et celles des pays où « toutes les banques sont interconnectées, ce qui facilite la mise à jour automatique des transactions », note-t-il.

    Pour les banques, ces doublons apparaissent lorsque « une opération est validée par le terminal, mais que le serveur de la banque n’a pas encore confirmé la transaction. Le système la répète, d’où le double débit », assure une cadre bancaire, sous couvert d’anonymat, rencontrée dans le cadre de l’affaire BDU.

    Techniquement, assure-t-elle, ces anomalies sont rares et détectables instantanément. Mais les remboursements prennent souvent plusieurs semaines, les banques invoquant une réglementation de la BCEAO, qui leur accorde jusqu’à 30 jours pour traiter une réclamation.

    L’Instruction n°001-01-2024 de la BCEAO prévoit qu’en cas d’opération non autorisée, le client soit remboursé “immédiatement”. Mais dans la pratique, les banques disposent de 30 jours ouvrés pour exécuter la régularisation. « Ce délai nous permet de vérifier chaque cas avant de régulariser », justifie cette cadre de banque. Une explication qui peine à convaincre, tant les impacts sont lourds pour les clients.

    Familles en difficulté, la confiance fragilisée

    Pour des ménages déjà confrontés à la cherté de la vie, ces “erreurs” couplées à la lenteur du remboursement ont des conséquences directes. « Aujourd’hui, je suis à découvert, je ne peux plus rien retirer. Je paye trois loyers : un à Sangouiné, un à Bouaflé pour ma famille, et un autre à Abidjan. C’est une catastrophe », témoigne Jean K., fonctionnaire, qui s’est vu prélever le 24 septembre, deux retraits, l’un de 55 000 et l’autre de 130 000 FCFA.

    Même détresse du côté de Stéphanie G., débitée deux fois pour un retrait de 100 000 FCFA : « J’ai dû emprunter pour payer mon loyer. Trois semaines d’attente, c’est trop. »

    Fin 2023, le secteur bancaire ivoirien affichait un total bilan de 22 188 milliards de F CFA et plus de 7,1 millions de comptes actifs, selon la BCEAO. Le taux d’inclusion financière atteignait 58 %. Mais de tels incidents, qui ravivent la méfiance des usagers, risquent de freiner cette progression, surtout chez les populations modestes, déjà méfiantes vis-à-vis des institutions financières.

     « Chaque mois, j’ouvre mon application bancaire avec l’angoisse de découvrir un nouveau retrait », témoigne Jean-Baptiste D., autre client concerné. « J’ai perdu confiance. Je garde désormais le strict minimum sur mon compte. »

    Faut-il imposer un remboursement automatique sous 3 jours ?

    Face aux nombreux incidents de prélèvements en double et à la lenteur des remboursements, associations de consommateurs et experts réclament désormais un mécanisme rapide et contraignant.

    « Un prélèvement frauduleux constitue une violation des droits du consommateur. C’est de l’argent qui appartient au client, donc cela frise le vol », constate Yves Aka, président de la Fédération Nationale des Associations de Consommateurs de Côte d’Ivoire (FACCI) et membre du Conseil d’orientation de l’OQSF.

    « Le traitement des réclamations peut prendre jusqu’à 30 jours. C’est inacceptable. Le consommateur ne peut pas attendre aussi longtemps. Nous demandons une réduction drastique de ce délai. Idéalement, le remboursement devrait être immédiat dès que l’erreur est confirmée. Même une semaine serait acceptable. Une banque dispose de liquidités ; lorsqu’elle se rend compte d’une erreur, elle doit restituer rapidement l’argent du client. »

    Pour Dimitri Claverie Doukoua, Directrice Exécutive de l’Association Ivoirienne des Consommateurs (AIC), la solution est claire :

    « Nous sommes totalement favorables à l’instauration d’un délai maximum et contraignant pour le remboursement automatique. Nous plaidons pour une obligation de résultat de la part des banques. Le remboursement devrait être rapide et accompagné de la compensation automatique des frais d’agios ou d’incidents de paiement générés par cette erreur. »

    À entendre ces responsables d’associations, l’idée d’une compensation automatique, sans dépôt de plainte du client, pourrait renforcer la confiance et fluidifier la bancarisation.

    Mais cette proposition est-elle réalisable ? Oui, assure Abdoul Aziz Touré, ingénieur Réseaux Télécoms, Data & IA. « Il faut améliorer la journalisation et automatiser la mise à jour des bases de données, dit-il. Cela permettrait que toute opération anormale soit corrigée automatiquement par le système, sans intervention humaine. »

    En Europe, rappelle-t-il, « le remboursement se fait automatiquement en un à deux jours, parce que les banques sont interconnectées et disposent de systèmes de suivi en temps réel. » En Côte d’Ivoire, une réforme imposant un remboursement automatique sous 72 heures serait, selon lui, « parfaitement applicable », à condition que la BCEAO en fasse une exigence réglementaire.

    « Si on laisse les banques décider elles-mêmes du rythme des remboursements, il n’y aura jamais d’uniformité. C’est à la Banque centrale de fixer une norme technique commune. »

    Saisies par Linfodrome, l’Association Professionnelle des Banques et des Établissements Financiers de Côte d’Ivoire et la BCEAO n’ont pas réagi immédiatement. Mais la question fait son chemin : faut-il imposer une norme régionale de remboursement automatique pour éviter les lenteurs et restaurer la confiance ?

    « Le consommateur est souvent le plus faible économiquement. Même si l’on dit qu’il est roi, il reste vulnérable. Il doit pourtant redevenir le centre du système bancaire, pas sa variable d’ajustement », résume Yves Aka.

    En attendant une réaction des autorités monétaires, les clients continuent d’en payer le prix. Tant que les banques ne seront pas tenues de rembourser automatiquement leurs erreurs, la confiance restera fragile. Et le grand rêve d’une bancarisation massive risque de s’éroder, prélèvement après prélèvement.

    Samuel KADIO

  • LÉGISLATIVES 2025 : À YOPOUGON, L’ALLIANCE PDCI–FPI–ADCI RELANCE LA BATAILLE FACE AU RHDP, SANS LE PPA-CI

    LÉGISLATIVES 2025 : À YOPOUGON, L’ALLIANCE PDCI–FPI–ADCI RELANCE LA BATAILLE FACE AU RHDP, SANS LE PPA-CI

    À Yopougon, Dia Houphouët conduit une liste PDCI–FPI–ADCI pour défier Adama Bictogo, dans un scrutin décisif marqué par le boycott du PPA-CI de Laurent Gbagbo.

    À quelques semaines du scrutin législatif du 27 décembre 2025, la circonscription de Yopougon, bastion politique stratégique du pays, s’impose une nouvelle fois comme le principal terrain d’affrontement entre le pouvoir et l’opposition.

    Le député sortant, Yohou Dia Houphouët Augustin, a été reconduit par le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA) pour conduire une liste commune oppositionnelle, rassemblant cette fois le PDCI, le Front populaire ivoirien (FPI) et Aujourd’hui et demain, la Côte d’Ivoire (ADCI).

    Une élection cruciale pour l’opposition

    L’annonce a été faite vendredi par l’élu, dans un communiqué diffusé sur Facebook. Dia Houphouët, qui avait remporté, avec Michel Gbagbo, la législative de mars 2021 sous la bannière PDCI–EDS, s’est dit « honoré » par cette nouvelle investiture.

    « La Direction de notre parti a porté son choix sur ma modeste personne », a-t-il déclaré, remerciant le président du PDCI-RDA, Tidjane Thiam, et le comité électoral pour cette « confiance renouvelée ».

    Yopougon, la commune la plus peuplée du pays, reste une zone électorale hautement symbolique. En 2021, l’opposition unie avait infligé un revers retentissant au RHDP, en battant Gilbert Kafana Koné. Cette défaite avait poussé le pouvoir à repositionner Adama Bictogo, figure centrale du parti présidentiel, qui avait remporté la mairie en 2023 avec 44,32 % des voix.

    Pour les législatives de 2025, le RHDP a confirmé la reconduction de Bictogo comme candidat dans la circonscription. Le président de l’Assemblée nationale mènera donc une nouvelle fois la bataille électorale à Yopougon, où il affrontera Dia Houphouët et la coalition PDCI–FPI–ADCI.

    Un Front commun fragilisé

    Cette élection se déroule toutefois dans un contexte d’opposition recomposée et fragilisée. Le Parti des peuples africains–Côte d’Ivoire (PPA-CI), formation de Laurent Gbagbo et allié du PDCI dans le Front commun, a annoncé son boycott des législatives, dénonçant un scrutin « dont l’issue est verrouillée d’avance ». Cette décision rompt avec la dynamique de 2021, lorsque l’alliance PDCI–EDS, soutenue par les forces proches de Gbagbo, avait permis une victoire de l’opposition à Yopougon.

    Cette fois, Dia Houphouët devra mener campagne sans l’appui électoral du PPA-CI, un acteur majeur du paysage politique local. La coalition qui l’accompagne est profondément différente : l’ADCI d’Assalé Tiémoko Antoine participe pour la première fois à une législative à Yopougon, tandis que le FPI d’Affi N’Guessan, aujourd’hui partenaire de la liste, n’était pas engagé aux côtés du PDCI lors du scrutin de 2021.

    Cette redistribution des alliances crée une nouvelle équation politique, marquée à la fois par l’absence d’un poids lourd de l’opposition et par l’arrivée de forces inédites. Elle entretient l’incertitude sur la capacité de la coalition PDCI–FPI–ADCI à retrouver le niveau de mobilisation qui avait favorisé sa victoire quatre ans plus tôt.

    Dans son communiqué, Dia Houphouët appelle néanmoins ses alliés et sympathisants à « mettre de côté les divergences » et à renforcer la cohésion interne. « L’unité est notre première victoire », insiste-t-il, en invitant les différentes composantes de l’opposition engagées à Yopougon à mener une campagne commune et disciplinée.

    L’élu sortant, qui affirme avoir « gagné en maturité politique » durant son mandat de 2021 à 2025, dit vouloir se présenter comme une voix de « défense des intérêts » de la population. « Je ne peux vous abandonner », assure-t-il, rappelant que son action au Parlement a été limitée par la faible présence de l’opposition dans l’hémicycle.

    Selon lui, la législative du 27 décembre constitue une « occasion historique » pour bâtir « une opposition majoritaire » capable de « stopper les dérives » et de « restaurer les droits et libertés ».

    Samuel KADIO

  • Métro d’Abidjan: la charpente métallique reliant le Plateau à Treichville désormais achevée

    Métro d’Abidjan: la charpente métallique reliant le Plateau à Treichville désormais achevée

    Les travaux du Métro d’Abidjan poursuivent leur progression. La charpente métallique traversant la lagune Ébrié et reliant le Plateau à Treichville est désormais totalement achevée, marquant une étape majeure dans la réalisation de la ligne 1.

    Cette avancée s’inscrit dans la continuité des travaux de renforcement du pont rail du Plateau, annoncés par le ministère de l’Équipement et de l’Entretien routier dans son communiqué du 27 août 2025. Ce chantier essentiel vise à préparer l’infrastructure destinée à accueillir le futur métro.

    L’achèvement de la charpente métallique lagunaire constitue un signe concret de la transformation en cours du paysage urbain d’Abidjan et rapproche encore davantage la capitale économique de la mise en service de son premier métro.

  • Côte d’Ivoire . Législatives : guerres des candidatures dans le camp présidentiel

    Côte d’Ivoire . Législatives : guerres des candidatures dans le camp présidentiel

    Dans certaines bases du Rassemblement des Houphouëtistes pour la Paix et la Démocratie (RHDP), des militants protestent contre la décision du parti, relativement au choix de candidats retenus pour les élections législatives du 27 décembre 2025.

    Le RHDP a en effet dévoilé le vendredi 7 novembre 2025, la liste de ses représentants. A part quelques candidats qui n’ont pas été reconduits, comme Sidiki Konaté, ancien ministre et député de Man, la majorité des députés élus en 2016 et 2021 a été reconduite, avec quelques changements de localité. Par exemple, Téné Brahima Ouattara, ministre et député de Kong, défendra les couleurs du parti à Abobo.

    Rejetée pour la cinquième fois

    Si cette liste est saluée dans l’ensemble, il y a des localités où la décision du directoire est contestée par des jeunes militants engagés et ambitieux. Parmi eux, Souleymane Touré, Secrétaire départemental du RHDP à Bouaké. Il exprime son amertume face au rejet de sa candidature. « Je suis fortement affligé et blessé, parce que cela fait la 5e élection locale de suite pour laquelle ma candidature n’est pas retenue : 2016, 2018, 2021, 2023 et 2025. Je partage mon amertume avec vous et je m’en remets en Allah », a-t-il posté sur sa page.

    Comme lui, d’autres leaders expriment leurs desaprobations. Pour eux, il était temps de promouvoir les jeunes engagés et mettre un terme au cumul de postes. « J’espérais que le Président interdirait le cumul de postes, dénonce un militant de base. Des ministres qui sont maires et députés ou présidents du Conseil régional pendant des années, et qu’on reconduit. On a critiqué cela quand on était à l’opposition. Ce n’est pas normal »,. Un autre prévient : « si le parti laisse le choix de la base, il y a risque qu’on vote un candidat indépendant. On l’a vu aux élections municipales et régionales en 2023. Ne soyons pas surpris ».

    On voit déjà à Boundiali, au Nord du pays, une bataille rude entre la ministre-maire, Mariatou Koné, candidate du RHDP et David Fofana, un indépendant. La division interne est imminente. Le porte-parole principal du RHDP, Kobenan Kouassi Adjoumani, rappelle à l’ordre. «Tous les cadres, autant que nous sommes, peuvent être députés, mais tout le monde ne peut pas l’être. Il est donc primordial de respecter les choix du parti et de ne pas créer de divisions inutiles », insiste-t-il. Mais, sera-t-il entendu ?

    Mouhamed I. Koné

  • Un Libanais maire en Côte d’Ivoire ? Une idée séduisante, mais freinée par quatre réalités

    Un Libanais maire en Côte d’Ivoire ? Une idée séduisante, mais freinée par quatre réalités

    L’élection de Zohran Mamdani, Américain d’origine indienne, à la tête de la mairie de New York continue de susciter des débats à travers le monde. Inspirés par cet exemple, certains Libanais vivant en Côte d’Ivoire ont exprimé le souhait qu’un des leurs puisse, un jour, devenir maire, député, voire ministre dans notre pays d’accueil. Pourquoi pas ?, pourrait-on dire, car la Côte d’Ivoire a toujours été un pays ouvert, hospitalier, généreux à l’égard des étrangers. Peu de nations au monde ont accueilli autant d’étrangers que la nôtre, et peu leur ont offert autant d’opportunités économiques et sociales.

    Pourtant, un tel rêve paraît difficile à concrétiser aujourd’hui, et cela pour quatre raisons principales qui tiennent moins à la loi qu’à la mémoire collective et aux rapports humains. Ces raisons ne relèvent pas de la haine ni du rejet, mais d’une série de comportements, d’attitudes et d’histoires qui ont nourri la méfiance.
    La première raison est morale. Les Libanais sont souvent perçus, en Afrique de l’Ouest, à travers le prisme de ce que subissent les Africains subsahariens au Liban. Les reportages, les témoignages et les enquêtes d’ONG ont révélé les traitements inhumains infligés à de nombreux travailleurs africains, en particulier des femmes venues du Ghana, du Nigéria, d’Éthiopie, du Sénégal ou de Sierra Leone.

    Les images d’Africaines battues, privées de salaire, retenues contre leur gré, parfois poussées au suicide, ont profondément choqué les consciences africaines. Ces pratiques, largement documentées, sont liées au système dit de la kafala, qui donne à l’employeur un quasi-pouvoir de propriété sur le travailleur. Même si tous les Libanais n’y participent pas et que certains dénoncent eux-mêmes ces abus, le symbole reste violent: comment comprendre que ceux dont les compatriotes maltraitent des Africains au Moyen-Orient puissent aujourd’hui prétendre les diriger politiquement en Afrique ?

    Ce passé récent crée une blessure de confiance. Il faut la reconnaître et la soigner avant d’espérer bâtir une fraternité civique solide.

    Les conditions de travail en Côte d’Ivoire: une injustice prolongée

    Le deuxième obstacle tient aux conditions de travail imposées, dans certains cas, aux employés ivoiriens par des employeurs d’origine libanaise. Beaucoup se plaignent de salaires très bas, d’horaires épuisants, de l’absence de contrats en bonne et due forme, ou du non-respect des congés et des droits sociaux. Ces pratiques, bien que non généralisées, ternissent l’image d’une communauté souvent prospère et économiquement influente.
    Le ressentiment social se nourrit de cette impression d’exploitation. Dans une société où la pauvreté reste élevée, voir des étrangers s’enrichir tout en payant mal leurs employés crée une fracture morale et politique. On ne peut prétendre à la direction d’une commune ou d’une circonscription si une partie importante de la population vous perçoit comme injuste ou insensible à la souffrance des travailleurs.

    Troisième critique: la corruption.

    De nombreux Ivoiriens accusent certains opérateurs économiques étrangers — parmi lesquels des Libanais — de corrompre des agents de l’administration, des collecteurs d’impôts, voire des forces de l’ordre, afin d’échapper à leurs obligations fiscales ou de régler des litiges à leur avantage. Même si ces pratiques ne concernent pas tous les entrepreneurs, elles alimentent le sentiment que la loi ne s’applique pas de la même manière à tous. Dans l’esprit du citoyen, le pouvoir économique se confond alors avec l’impunité. Or, pour prétendre à des responsabilités politiques, il faut être au-dessus de tout soupçon. Tant que ce climat de méfiance persistera, les ambitions politiques des ressortissants libanais resteront limitées, quel que soit leur mérite individuel.

    Le repli communautaire: obstacle à la confiance

    Le quatrième frein est sociologique. Les Libanais, en Côte d’Ivoire, forment une communauté soudée, mais souvent fermée. Ils vivent entre eux, se marient entre eux, se fréquentent majoritairement entre eux. Ce choix de préserver leur identité culturelle et religieuse est compréhensible. Toutefois, il renforce l’idée d’un repli communautaire, d’une distance sociale qui empêche la véritable intégration.
    Dans l’imaginaire populaire, cette séparation volontaire se traduit par une suspicion: “Ils ne veulent pas vivre avec nous, mais ils veulent nous diriger.” Or, la politique repose avant tout sur le lien social, la proximité et la confiance. Tant que les barrières symboliques ne tomberont pas, la conquête du cœur électoral ivoirien sera difficile.

    Un dialogue de vérité pour dépasser la méfiance

    Ces quatre raisons n’ont pas vocation à nourrir la haine, mais à rappeler une vérité: la confiance politique ne se décrète pas, elle se mérite. Si un jour un Libanais souhaite se présenter à une fonction publique en Côte d’Ivoire, il devra incarner une autre manière d’être, un rapport nouveau aux citoyens, fondé sur la justice, le respect et la transparence.
    Il faudra aussi que la communauté libanaise, dans son ensemble, s’engage dans un processus de réconciliation symbolique avec l’Afrique subsaharienne. Cela passe par la condamnation claire des mauvais traitements infligés aux Africains au Liban, par des gestes de solidarité envers ces victimes et par un effort visible pour améliorer les conditions de travail de leurs employés ici.
    De leur côté, les Ivoiriens doivent éviter la tentation de la généralisation. Tous les Libanais ne sont pas coupables des abus constatés. Beaucoup vivent paisiblement, respectent la loi, paient leurs impôts et participent au développement du pays. Reconnaître ces différences, c’est aussi une marque de maturité.

    La politique, miroir de la justice sociale

    Un Libanais maire en Côte d’Ivoire ? L’idée n’est pas impensable. Elle pourrait même symboliser une nouvelle étape de notre ouverture. Mais cette ouverture exige d’abord la vérité, la justice et la réciprocité. L’Afrique ne peut pas tendre la main à ceux qui la méprisent ailleurs, ni confier le pouvoir local à ceux qui exploitent ses enfants sur place.
    Les Libanais de Côte d’Ivoire ont, pour beaucoup, contribué à la vitalité économique du pays. À eux maintenant de montrer, par des actes, qu’ils partagent nos valeurs de respect et d’égalité. Alors, peut-être, un jour, les Ivoiriens verront en eux non plus des étrangers fortunés, mais des compatriotes de cœur, capables de servir la cité avec loyauté et humanité. Car la vraie intégration ne se mesure pas au nombre d’années passées dans un pays, mais à la qualité du lien tissé avec ceux qui l’habitent.
    Jean-Claude Djéréké

  • RUMEUR SUR LA MORT DE CHÉRIF OUSMANE : LES AUTORITÉS IVOIRIENNES BRISENT LE SILENCE

    RUMEUR SUR LA MORT DE CHÉRIF OUSMANE : LES AUTORITÉS IVOIRIENNES BRISENT LE SILENCE

    Plusieurs comptes liés à l’AES affirment que le général Chérif Ousmane aurait disparu. L’armée ivoirienne et l’ANSSI démentent formellement, dénonçant une fausse information destinée à semer la confusion.

    Depuis le 6 novembre 2025, plusieurs comptes actifs sur les réseaux sociaux, notamment en provenance de pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES), ont diffusé une série de messages affirmant que le général de brigade Chérif Ousmane, chef d’état-major de l’armée de terre ivoirienne, serait « porté disparu » ou même « mort dans un crash d’hélicoptère à la frontière ivoiro-burkinabè ».

    Ces publications, largement relayées sur Facebook, X (ancien Twitter) et Telegram, se basent sur un faux communiqué prétendument émanant de l’État-major général des armées.

    Un faux communiqué attribué à l’armée

    Dans ce document, largement partagé sous le logo des Forces armées de Côte d’Ivoire (FACI), il est indiqué que « le général Shérif Ousmane est absent de son poste depuis le 5 novembre 2025 », et qu’« une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances de cette absence ».

    Le texte porte également la mention « Fait à Abidjan le 8 novembre 2025 » et se termine par une signature falsifiée du chef d’état-major général des armées.

    Très vite, plusieurs pages pro-AES ou se présentant comme « médias panafricanistes » ont amplifié la rumeur. La page Afrique Tribunes, par exemple, a publié un long article titré : « Où est passé le général Chérif Ousmane ? », suggérant que le militaire pourrait avoir « péri dans le crash d’un hélicoptère transportant des terroristes » ou « été victime d’un empoisonnement ».

    Un incident technique sans victime

    Les rumeurs s’appuient sur un fait bien réel : le 27 octobre 2025, un hélicoptère MI-24D de l’armée ivoirienne a connu une panne technique à Korhogo, dans le nord du pays.

    Dans un communiqué officiel, le chef d’état-major général des armées, le général de corps d’armée Lassina Doumbia, a expliqué que l’appareil « a fait l’objet d’une panne technique au décollage, sur la piste de l’aéroport de Korhogo » avant d’effectuer « un posé d’urgence ».

    « L’appareil, qui venait d’entamer sa phase d’ascension, a dû effectuer un posé d’urgence. Cet incident n’a fait aucune victime parmi les membres d’équipage ni au sein du personnel présent sur la zone aéroportuaire », précise le communiqué officiel.

    Aucune mention n’a été faite de la présence du général Chérif Ousmane à bord de l’aéronef. L’incident s’est limité à une défaillance mécanique lors d’un vol d’entraînement de routine.

    Une « fake news fabriquée »

    Face à la propagation de ces allégations, les autorités ivoiriennes ont réagi dès le 8 novembre. Dans une publication via Alertes 100, l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI-CI) a fermement démenti l’existence du communiqué et rappelé que « le document diffusé est un faux communiqué, rédigé dans le but de tromper l’opinion publique et de semer la confusion au sein des forces armées ».

    « Cette fausse publication prétend qu’un communiqué officiel de l’État-major général des armées aurait annoncé la désertion du général de brigade Shérif Ousmane. Le document diffusé est un faux. Il n’émane pas de l’État-major », précise le message officiel.

    L’agence gouvernementale a appelé les internautes à faire preuve de vigilance et à vérifier les informations auprès des canaux officiels — notamment les communiqués de l’État-major général des armées, du ministère de la Défense et du gouvernement.

    Une figure sensible du dispositif sécuritaire

    Nommé chef d’état-major de l’armée de terre le 28 décembre 2023 par décret présidentiel, le général de brigade Chérif Ousmane est une figure connue de l’armée ivoirienne. Ancien comzone de Bouaké pendant la rébellion des Forces nouvelles, il fait partie de cette génération d’ex-commandants intégrés dans la hiérarchie militaire après la crise postélectorale de 2010-2011.

    Sa nomination à la tête de l’armée de terre en décembre 2023 avait été perçue comme une marque de confiance du président Alassane Ouattara envers un fidèle du régime, également réputé proche du commandement central. 

    Selon plusieurs observateurs sécuritaires contactés par notre rédaction, cette fausse information s’inscrit dans une campagne plus large de désinformation visant la Côte d’Ivoire, régulièrement accusée par certains médias proches de l’AES d’être « un relais de la France » en Afrique de l’Ouest.

    Samuel KADIO

  • Paris: Lanciné GBON COULIBALY libre après sa garde à vue

    Paris: Lanciné GBON COULIBALY libre après sa garde à vue

    « Chers tous,

    Dans la nuit du jeudi 6 au vendredi 7 novembre, j’ai été interpellé par la police française, à la suite de plusieurs plaintes déposées contre ma personne, dont je n’avais jusqu’alors pas été informé. J’ai été conduit au poste, où j’ai été entendu à plusieurs reprises dans le cadre d’une procédure toujours en cours.

    Ce samedi 8 novembre, par la grâce de Dieu, j’ai recouvré ma liberté. Je rends grâce à l’Éternel, source de toute force et de toute vérité, pour la paix intérieure qu’Il m’a donnée durant ces moments d’épreuve. Je reste naturellement à la disposition des autorités compétentes pour toute suite qu’elles jugeront nécessaires, dans un esprit de transparence, de responsabilité et de respect des institutions. Je n’entrerai pas dans le détail du dossier à ce stade, par respect pour la procédure et pour le travail de la justice.

    Je tiens à saluer le professionnalisme et la rigueur de mon avocat, Me Marchand, qui m’a accompagné durant ces heures d’audition et veillé au respect strict de mes droits. J’affirme également ma confiance dans la justice française et dans l’État de droit, garants des libertés fondamentales et de la présomption d’innocence.

    Je voudrais exprimer ma profonde gratitude à toutes celles et ceux qui, en silence ou publiquement, m’ont témoigné leur soutien, leur confiance et leurs prières. Votre affection m’a accompagné, vos messages m’ont réconforté, et vos prières ont été entendues. Que Dieu vous bénisse pour votre fidélité et votre bienveillance.

    Cette épreuve ne me détourne ni de mes convictions ni de mon engagement. Elle renforce, au contraire, ma détermination à défendre, par les voies légales et pacifiques, les valeurs de justice, de dignité, de liberté et de vérité auxquelles nous croyons. Mon engagement demeure celui d’un homme libre, attaché au dialogue, à la vérité et à la construction d’une conscience nouvelle fondée sur le respect, la foi et la paix.

    Je demeure calme, serein et confiant. La suite se fera dans le cadre du droit, et uniquement du droit. Car je crois fermement que Dieu, dans Sa justice et Sa miséricorde, éclaire toujours le chemin de la vérité. Rien ne saurait ébranler ma foi ni détourner ma marche vers l’essentiel.

    Lancine Gbon Coulibaly
    Président de Génération Consciente Côte d’Ivoire Nouvelle…

  • Législatives et occupation maximale du terrain politique: Plusieurs ministres de Ouattara en lice pour être députés

    Législatives et occupation maximale du terrain politique: Plusieurs ministres de Ouattara en lice pour être députés

    À peine la présidentielle du 25 octobre terminée, la Côte d’Ivoire se tourne désormais vers les élections législatives prévues le 27 décembre 2025.

    Le RHDP, parti au pouvoir, a publié la liste officielle de ses candidats. Plusieurs ministres en poste, ainsi que d’éminentes figures du régime, y figurent — signe d’une volonté d’occupation maximale du terrain politique.

    Téné Birahima Ouattara en tête d’affiche à Abobo

    Parmi les candidats les plus en vue, on retrouve Téné Birahima Ouattara, ministre d’État et ministre de la Défense, qui brigue un siège dans la très stratégique commune d’Abobo, dans le district autonome d’Abidjan.

    Une forte présence ministérielle dans les régions

    Plusieurs autres membres du gouvernement sont également engagés :

    Amadou Koné, ministre des Transports, dans la région de Gbêké (Bouaké).

    Sidi Tiémoko Touré, ministre des Ressources animales et halieutiques, lui aussi à Bouaké.

    Adama Kamara, ministre de l’Emploi et de la Protection sociale, dans le Kabadougou à Odienné.

    Nialé Kaba, ministre du Plan et du Développement, dans le Bounkani.

    Anne Désirée Ouloto, ministre d’État et ministre de la Fonction publique, dans le Cavally.

    Siandou Fofana, ministre du Tourisme, dans l’Indénié-Djuablin (Abengourou).

    Souleymane Diarrassouba, ministre du Commerce et de l’Industrie, dans le district autonome de Yamoussoukro.

    Adama Diawara, ministre de l’Enseignement supérieur, dans la commune de Yopougon.

    Belmonde Dogo, ministre de la Cohésion nationale et de la Lutte contre la pauvreté, dans la région du Gôh (Gagnoa).

    Le Premier ministre et le vice-président également présents

    Le Premier ministre Robert Beugré Mambé mènera la bataille législative dans la circonscription de Songon.
    Le vice-président Tiémoko Meyliet Koné est inscrit comme personnalité de référence dans la région du Hambol.

    Patrick Achi revient à Adzopé

    L’ancien Premier ministre et actuel ministre d’État-conseiller spécial du président, Patrick Achi, est candidat dans la région de la Mé, à Adzopé.

    Des candidatures stratégiques, mais des députés suppléants en perspective

    Bien que cette liste témoigne d’une présence impressionnante de hauts cadres du RHDP, il est de notoriété publique que la plupart d’entre eux ne siègeront pas au Parlement, même s’ils sont élus.
    Comme lors des précédentes législatives, ils devraient laisser leurs sièges à leurs suppléants, une fois le contrôle politique assuré dans les circonscriptions.

  • LÂCHÉ PAR GOÏTA ET CRITIQUE DE OUATTARA : MAMADOU HAWA GASSAMA FACE AUX JUGES EN DÉCEMBRE

    LÂCHÉ PAR GOÏTA ET CRITIQUE DE OUATTARA : MAMADOU HAWA GASSAMA FACE AUX JUGES EN DÉCEMBRE

    Franc-tireur du Parlement malien et soutien inconditionnel du régime de Bamako, Mamadou Hawa Gassama est incarcéré depuis le 2 juillet 2025 à Abidjan. Sous mandat de dépôt pour « outrage, incitation à la haine et déstabilisation des institutions », il sera jugé en décembre prochain par le tribunal de première instance d’Abidjan. Sa personnalité et ses prises de position, souvent musclées, l’ont rapidement rendu célèbre, mais aussi vulnérable, tant sur le plan politique que judiciaire. Pourquoi Assimi Goita aurait-il lâché sur le parvis ce député malien et membre du Conseil national de transition (CNT).

    De juillet à novembre 2025, la junte de Bamako est quasiment sous une pression de plus en plus crescendo des groupes armés terroristes (GAT) qui avilissent les dispositifs militaires ainsi que déciment des villages entiers. Après Tinzaoutène, c’est le blocus du JNIM sur la route de Kayes, puis de Ségou, de Bougouni et de Sikasso, le territoire malien est aujourd’hui en grande pénurie de carburant pendant que des partenaires internationaux se désolidarisent du pouvoir de Bamako. Au four et au moulin, Assimi Goita se trouve englouti par ses instances internes et pourrait difficilement accorder une attention au dossier politico-diplomatique du député Mamadou Hawa Gassama, qui sera bientôt en procès à Abidjan.

    Le député tombe tout naturellement dans la gueule du loup

    Mamadou Hawa Gassama devait rentrer discrètement à Bamako après un séjour familial à Séguéla, dans le nord de la Côte d’Ivoire. La discrétion, cependant, n’a jamais été son fort. Homme au verbe haut, franc-parleur et habitué des polémiques, il a attiré l’attention des autorités ivoiriennes pour ses propos critiques à l’égard du président Alassane Dramane Ouattara. Ancien député de Yélimané, Gassama est aujourd’hui un acteur clé du CNT, l’organe législatif installé par la junte militaire dirigée par le général Assimi Goïta, successeur du président Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) après le double coup d’État militaire de 2020 et 2021. Son arrestation en Côte d’Ivoire a provoqué une vague de réactions politiques et diplomatiques. Conscient des risques, le Mali a rapidement confié son dossier à Me Mamadou Ismaila Konaté, avocat et ancien ministre de la Justice sous IBK. Résidant à Paris et inscrit au Barreau de Paris, Me Konaté avait fait le déplacement à Abidjan pour défendre son compatriote. « Ce matin, je lui ai rendu visite à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan, accompagné de mon confrère ivoirien Cheickné Couriba et du frère aîné de Gassama, Amady Diaby », avait déclaré l’avocat. Pour lui, défendre Gassama n’est pas une question politique, mais un engagement moral et juridique : « J’ai prêté serment il y a trente ans pour défendre les personnes en détresse et lutter contre l’injustice. »

    L’inculpation ivoirienne

    Le député malien a été inculpé pour « offense au chef de l’État » ivoirien, après des propos diffusés en septembre 2022 sur un média malien. À l’époque, Gassama avait dénoncé le rôle du président Ouattara dans le cadre de l’embargo imposé par la CEDEAO sur le Mali. « Alassane Ouattara est un ennemi du Mali, j’ai des preuves », avait-il déclaré, suscitant l’indignation à Abidjan. Ces propos, en bambara, sont venus s’ajouter à plusieurs vidéos et publications sur les réseaux sociaux où le parlementaire malien n’épargne ni le chef de l’État ivoirien ni son régime. Le Code pénal ivoirien prévoit de trois mois à deux ans d’emprisonnement pour offense au chef de l’État et un à cinq ans pour injure via les médias ou les réseaux sociaux. La justice ivoirienne a également retenu les accusations de « fausse déclaration », en estimant que les propos de Gassama constituaient un appel à la déstabilisation des institutions et à l’insurrection.

    Me Konaté, dans sa stratégie de défense, plaide l’âge avancé de son client, son état de santé, sa qualité de membre du CNT et sa nationalité étrangère, tout en rappelant que Gassama n’a jamais cherché à échapper à la justice.

    Cette affaire advient alors que les relations tendues entre Bamako et Abidjan. Depuis le double coup d’État de 2020 et 2021, les rapports diplomatiques entre les deux pays se sont détériorés. L’arrestation en juillet 2022 de 49 soldats ivoiriens de la mission de l’ONU au Mali avait déjà provoqué un incident majeur. Accusés de mercenariat par les autorités maliennes et condamnés à 20 ans de prison, les soldats ont été graciés six mois plus tard, mais l’épisode a durablement fragilisé la confiance entre les deux États. Le porte-parole du gouvernement ivoirien, Amadou Coulibaly, avait souligné lors de son point de presse du 30 juillet 2025 que Mamadou Hawa Gassama n’était pas porteur d’un passeport diplomatique au moment de son arrestation. Selon lui, le statut parlementaire ne garantit pas automatiquement une immunité hors du territoire national. Le conseil juridique de Gassama a réagi pour le respect des procédures et la neutralité de la justice ivoirienne.

    Le soutien constant de la famille

    La famille de Gassama, par la voix de son frère aîné Amady Diaby, avait tenu à présenter des excuses publiques au président Ouattara et au peuple ivoirien. Elle est revenu sur le fait en confessant que Mamadou Hawa Gassama n’est ni l’ennemi de la Côte d’Ivoire ni du président ivoirien et que ses propos relevaient d’un débat politique et non personnel. Le frère aîné avait noté que Gassama avait activement participé à la campagne présidentielle de 2011 pour le parti du président Ouattara au Mali, pour notifier ses liens historiques avec la Côte d’Ivoire. La défense, quant à elle, table sur les liens culturels et historiques qui unissent Maliens et Ivoiriens. Me Konaté cite Félix Houphouët-Boigny : « Le Mali et la Côte d’Ivoire sont comme la cola et le sel. Une fois la cola mâchée, c’est avec le sel que l’on se racle la gorge. » Pour l’avocat, ces liens devraient inciter à une approche équilibrée et prudente dans le traitement de l’affaire, afin de préserver la diplomatie et la fraternité régionale. 

    Outre la défense juridique, Me Konaté avait profité de son intervention pour critiquer la Transition malienne. Selon lui, le pays s’enfonce dans une « spirale de tourmente », causée par une gestion centralisée et brutale du pouvoir par certains dirigeants, qu’il qualifie d’artisans d’un « désastre historique ». L’avocat avait décrit le général Assimi Goïta comme un « patient démolisseur », capable de fragiliser les institutions progressivement, sans confrontation directe, mais par une érosion méthodique du cadre républicain. L’avocat plaide pour un sursaut collectif et la réinvention d’un consensus national fondé sur la justice, la solidarité et une démocratie réelle, seule manière de redonner de l’espoir à la jeunesse malienne. En attendant son jugement, prévu pour décembre 2025, Gassama reste incarcéré à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan, sans la moindre assistance directe de Bamako. Malgré la détention, il se dit serein et confiant dans la justice
    DJOMANDE Aziz

  • Lanciné Gon interpellé à Paris pour des soupçons liés à des activités subversives ?

    Lanciné Gon interpellé à Paris pour des soupçons liés à des activités subversives ?

    Selon des informations rapportées par des médias, l’activiste ivoirien Lanciné Gon, proche de l’opposition au régime d’Alassane Ouattara, aurait été interpellé en France pour des soupçons d’« activités subversives » visant la sécurité de l’État ivoirien.

    L’arrestation serait intervenue à Paris, dans un contexte de vives tensions diplomatiques entre Abidjan et certaines diasporas ivoiriennes, particulièrement actives sur les réseaux sociaux contre le gouvernement ivoirien.

    Les autorités françaises n’ont pas encore communiqué officiellement sur l’affaire, mais des sources proches du dossier évoquent une enquête préliminaire ouverte par les services de sécurité français, sur la base de plaintes introduites par la partie ivoirienne. Celles-ci porteraient sur des campagnes de désinformation et des appels à la déstabilisation du pays depuis l’étranger.

    Un activiste connu pour ses prises de position virulentes

    Installé en France depuis plusieurs années, Lanciné Gon s’est fait connaître pour ses publications critiques à l’égard du pouvoir d’Abidjan et ses liens supposés avec certains cercles de la diaspora radicale.

    Sur les réseaux sociaux, il dénonce régulièrement ce qu’il qualifie de « confiscation du pouvoir » et de « dérive autoritaire » du régime RHDP.

    Ses détracteurs l’accusent, au contraire, d’entretenir un discours de haine et de manipulation de l’opinion.

    Selon plusieurs observateurs, cette interpellation pourrait être le résultat d’une coopération sécuritaire renforcée entre la France et la Côte d’Ivoire, notamment depuis la visite du ministre ivoirien de la Défense à Paris en septembre dernier.

  • RCI : Calice Yapo, SE en chef du PDCI, prend fonction

    RCI : Calice Yapo, SE en chef du PDCI, prend fonction

    Le siège du PDCI-RDA (opposition) à Abidjan a abrité, ce jeudi 06 novembre 2025, la cérémonie de passation de charges entre le secrétaire exécutif en chef sortant, Sylvestre Emmou, et son successeur, Calice Yapo Yapo.

    Cette cérémonie, supervisée par Niamien N’Goran, vice-président et Coordonnateur général de l’Inspection du PDCI-RDA, se tient trois jours après la nomination de Calice Yapo en qualité de secrétaire exécutif en chef du PDCI, par le président du parti, Tidjane Thiam.

    Calice Yapo Yapo, nouveau secrétaire exécutif, et chef du Secrétariat exécutif du PDCI-RDA, a exprimé sa gratitude au président Tidjane Thiam pour la confiance placée en lui à travers cette nomination, assurant recevoir cette charge « avec responsabilité et beaucoup d’humilité ».

    Il s’est engagé à faire de cet organe « le gouvernement du président, le cœur battant du parti, à transformer la vision du président en action et à mobiliser chaque militant, chaque structure, chaque énergie pour le retour du PDCI-RDA au pouvoir d’État. »

    « Je le dis avec foi, ce retour n’est pas un rêve. C’est un horizon que nous atteindrons rapidement par le travail et la discipline », a confié Yapo Calice. Il assuré que la vision et les orientations de Tidjane Thiam constitueront la « boussole stratégique » qui guidera chacune de leurs actions.

    Calice Yapo Yapo, nouveau secrétaire exécutif en chef du PDCI

    « Nous nous appuierons sur les méthodes managériales modernes qui ont fait leurs preuves en matière de gestion des organisations, notamment la gestion axée sur les résultats, les reportings, les redevabilités vis-à-vis des parties prenantes et le suivi-évaluation des actions », a précisé Calice Yapo.

    Par ailleurs, il a indiqué que la « présence, la proximité et la performance » sont les trois principes qui fondent le socle de ses actions. La présence du parti, dira-t-il, sera affirmée par l’ouverture des bureaux du secrétariat exécutif tous les jours ouvrables de 8 h à 17 h au moins, avec la réception des militants et cadres désireux d’apporter leurs contributions intellectuelles au rayonnement du parti.

    La proximité militante, quant à elle, sera matérialisée par des visites de terrain en synergie avec les hauts représentants, les délégués, les présidents de comité de base et les secrétaires des sections, a souligné le secrétaire exécutif en chef.

    En matière de performance, il a annoncé la tenue désormais d’une session hebdomadaire du secrétariat exécutif qui sera rebaptisée « Conseil du secrétariat exécutif », en écho au Conseil des ministres. Elle aura lieu tous les jeudis et inscrira en bonne place l’analyse de l’action gouvernementale.

    Des séances de travail régulières se tiendront également avec les responsables des structures spécialisées, « pierre angulaire » du combat du PDCI-RDA, ainsi que les mouvements et associations de soutien du parti et à son président, fait savoir Calice Yapo.

    À cela s‘ajouteront des séminaires de renforcement des capacités qui seront organisés de façon périodique pour la mise à niveau des membres du secrétariat exécutif. Enfin, il entend mettre un point d’honneur à faire respecter la discipline et la loyauté vis-à-vis du président du parti.

    Il a rendu également hommage à son prédécesseur pour le travail « colossal » accompli et lui a exprimé sa reconnaissance, ainsi qu’à la grande famille PDCI-RDA, pour les bons et loyaux services rendus en sa qualité de secrétaire exécutif en chef.

    Calice Yapo a rappelé qu’en « 20 mois de mission, il (Sylvestre Emmou) a tenu la maison du parti debout, malgré l’adversité de toutes sortes, et a ravivé la flamme militante et conduit trois triomphes historiques », notamment la victoire du président Tidjane Thiam à la présidence du parti en décembre 2023, avec 96,48 %, en sa qualité de directeur de campagne.

    Il a dit pouvoir compter sur cette « grande » expérience pour assurer la continuité de la mission du secrétariat exécutif. Yapo Calice a relevé que sous la conduite de Tidjane Thiam et avec le soutien des anciens et la « ferveur » de la base, le secrétariat exécutif relèvera tous les défis, dont les premiers sont les élections législatives du 27 décembre 2025.

    Il a rassuré qu’avec « leurs alliés du Front commun et de l’opposition, ils gagneront à coup sûr les législatives et tous les autres combats qui s’annoncent, et rendront au peuple ivoirien la fierté d’un État de droit. »

    De son côté, Sylvestre Emmou a réitéré à son successeur ses félicitations pour sa nomination, et lui a souhaité les meilleurs vœux de réussite dans ses nouvelles responsabilités, restant convaincu qu’il mettra son « fighting spirit », ainsi que ses capacités intellectuelles et managériales, au service exclusif du secrétariat exécutif.

    AP/APA

  • Côte d’Ivoire – Affaire Damana Adia Pickass: le Procureur de la République précise les charges retenues

    Côte d’Ivoire – Affaire Damana Adia Pickass: le Procureur de la République précise les charges retenues

    Le Procureur de la République près le Tribunal de Première Instance d’Abidjan a publié, ce mercredi 6 novembre 2025, un communiqué officiel confirmant l’ouverture d’une information judiciaire contre M. Damana Adia Médard alias Pickass, 2ᵉ vice-président du Conseil stratégique et politique du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI).

    Selon le communiqué, l’opposant a été conduit à la Section antiterroriste après audition par les agents de la Direction de la Surveillance du Territoire, en présence de son avocate, Me Roselyne Aka-Seripka.

    Le parquet lui reproche une série de faits graves : actes terroristes, assassinat, atteinte aux opérations électorales, outrage et violences envers un bureau de vote, mais aussi **organisation d’une manifestation interdite, participation à un mouvement insurrectionnel, destructions volontaires de biens publics et privés, incendies volontaires, pillage, apologie de crimes et de terrorisme, ainsi que détention illégale d’armes.

    Ces faits sont punis par plusieurs articles du **Code pénal ivoirien** et des lois de 1998, 2015, 2018 et 2024 relatives à la répression du terrorisme et à la réglementation sur les armes et explosifs.

    Le communiqué précise que ces chefs d’accusation ont conduit à l’émission d’un **mandat de dépôt** contre M. Pickass, qui demeure désormais entre les mains de la justice.

  • Élections présidentielles en Afrique : entre alternances et mandats controversés

    Élections présidentielles en Afrique : entre alternances et mandats controversés

    Entre septembre et octobre 2025, six pays africains ont organisé des élections présidentielles, confirmant une dynamique contrastée par rapport à la vague de renouveau démocratique de 2024. Sur cinq scrutins, trois présidents sortants ont été réélus : Paul Biya au Cameroun (53,66 %), Alassane Ouattara en Côte d’Ivoire (89,77 %) et Samia Suluhu Hassan en Tanzanie (97,66 %). Ces mandats, contestés par l’opposition et jugés anticonstitutionnels dans certains cas, ont été marqués par des tensions et des violences post-électorales.

    FK/CRK/SMT

  • Professeur Laurent Aké Assi: l’Ivoirien le plus cité dans les encyclopédies du monde

    Professeur Laurent Aké Assi: l’Ivoirien le plus cité dans les encyclopédies du monde

    Plus cité que Félix Houphouët-Boigny, Laurent Gbagbo, Henri Konan Bédié ou Alassane Ouattara, le Pr Laurent Aké Assi reste, à ce jour, l’Ivoirien le plus mentionné dans les encyclopédies scientifiques internationales. Même les figures de renommée mondiale comme Didier Drogba, A’Salfo ou Tidjane Thiam ne rivalisent pas avec la portée universelle de son œuvre.

    Dans toutes les grandes encyclopédies du monde — en anglais, français, italien, espagnol, allemand ou japonais — son nom apparaît, associé à une multitude de références botaniques. Car Laurent Aké Assi n’était pas qu’un chercheur : il fut un bâtisseur de savoirs, un découvreur de la nature ivoirienne et africaine, et un défenseur infatigable de la biodiversité tropicale.

    Avec le soutien du milliardaire américain Jack Dangermond, fondateur d’Esri et diplômé de Harvard, il a réalisé un travail monumental d’inventaire et de cartographie floristique couvrant des milliers de localités en Côte d’Ivoire. Ses recherches, d’utilité planétaire, sont consultables en ligne par des scientifiques du monde entier.

    Guide voyage Côte d’Ivoire

    Auteur de plus de soixante-quinze publications et ouvrages, co-auteur dans plus de 50 publications, Lauréat du titre de Docteur honoris causa en Italie et Chevalier de l’ordre international des Palmes académiques du CAMES, le professeur Aké Assi a marqué à jamais la science africaine. Fondateur de l’herbier du Centre national floristique de l’Université de Cocody, il a identifié et décrit des centaines d’espèces végétales, dont plusieurs portent aujourd’hui son nom dans la nomenclature internationale.

    Sur les planches botaniques des musées ou dans les catalogues de jardins tropicaux, on peut lire : Borassus akeassii — une espèce de palmier rare appartenant à la famille des Arecaceae. Peu de visiteurs savent qu’elle rend hommage à un savant africain né dans la région de l’Agnéby-Tiassa, en Côte d’Ivoire.

    Le “génie de la forêt”, comme l’appelaient affectueusement ses étudiants et collègues, demeure une fierté nationale, un symbole d’excellence scientifique et un modèle pour les générations futures.

    In memoriam, Professeur Laurent Aké Assi (1931–2014)
    Par Jean Christian Konan