Auteur/autrice : iciabidjan

  • A’Salfo : « Je suis libre de rentrer chez Tidjane Thiam, Laurent Gbagbo ou Alassane Ouattara »

    A’Salfo : « Je suis libre de rentrer chez Tidjane Thiam, Laurent Gbagbo ou Alassane Ouattara »

    À quelques mois de la présidentielle d’octobre prochain en Côte d’Ivoire, le leader de Magic System lance un appel au dialogue et met en garde la classe politique contre les risques de dérapages. Entretien en vidéo.

    « Il n’y a pas un Ivoirien qui n’a pas une appréhension. » Ce n’est pas par hasard si Salif Traoré, alias A’Salfo, a décidé de faire du civisme l’une des thématiques centrales de la 17e édition du Festival des musiques urbaines d’Anoumabo (Femua) qui se tient du 17 au 20 avril prochain à Abidjan. « C’est la Côte d’Ivoire. On a déjà vécu quelque chose que l’on ne veut pas revivre », met-il en garde, évoquant la crise meurtrière de 2010-2011.

  • Présidentielle 2025 / Au Canada le Rhdp installe 42 comités de base et sonne la mobilisation pour l’élection d’octobre

    Présidentielle 2025 / Au Canada le Rhdp installe 42 comités de base et sonne la mobilisation pour l’élection d’octobre

    e Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP) au Canada se prépare activement pour l’élection présidentielle d’octobre 2025. Lors d’une réunion stratégique tenue le 8 mars 2025 à Montréal au Collège de Maisonneuve, 42 Présidents de comité de base et les secrétaires de section ont été installés dans les différentes ville du CANADA dont Toronto, Ottawa, Gatineau , Sherbrooke, Trois-Rivières, Rivière-du-Loup. Cela a été une occasion pour les militants de tracer ensemble une feuille de route ambitieuse pour la réélection du Président Alassane Ouattara. Ce rassemblement a marqué le début d’une série d’initiatives qui renforceront la mobilisation des militants du RHDP à travers le pays.

    Mobilisation et vigilance : l’appel de Bamba Moustapha

    Lors de cette rencontre, Monsieur Bamba Moustapha, Délégué Extérieur Pays (DEP) du RHDP au Canada, a mis l’accent sur la nécessité d’une mobilisation totale des militants. Il a appelé à une vigilance accrue sur le plan électoral afin de préserver la stabilité et la paix du pays. Selon lui, la réussite de cette campagne passe par une implication forte de tous, notamment des jeunes. Il a souligné le rôle essentiel de la jeunesse dans la réussite des efforts collectifs du parti et les a encouragés à jouer un rôle de premier plan durant la campagne.

    Cette réunion a également témoigné de la volonté du RHDP de rassembler toutes ses forces pour réussir les élections à venir. Les participants ont pu constater l’engagement sans faille des Présidents de comité de base, prêts à porter haut les couleurs du parti et à défendre les réalisations du gouvernement sous la direction du président Alassane Ouattara. Le Docteur BAMBA Moustapha, DEP du Canada, a tenu à remercier la hiérarchie du Parti avec à sa tête le Président Alassane Ouattara, ainsi que le Secrétaire National chargé des Militants de l’Extérieur, Monsieur Ouattara Dramane dit OD pour la confiance placée en sa personne dans le cadre de sa nomination à la tête de la Délégation du Canada.

    Une formation stratégique pour la diaspora

    Parallèlement à cette réunion, le Rhdp a organisé une série de formations destinées à préparer efficacement les membres de la diaspora, en particulier ceux du Canada, pour une gestion optimale des inscriptions électorales. Le pays étant le premier hôte, l’enthousiasme et la dévotion des militants étaient palpables lors de cet événement crucial. La formation a débuté à 11 heures locales à Montréal sous la direction de Monsieur Moustapha Bamba, Délégué Pays.

    AS, correspondance particulière

  • PRÉSIDENTIELLE 2025, JEAN-GERVAIS TCHÉIDÉ : “ LE PPA-CI N’ACCEPTERA JAMAIS L’EXCLUSION DE GBAGBO’’

    PRÉSIDENTIELLE 2025, JEAN-GERVAIS TCHÉIDÉ : “ LE PPA-CI N’ACCEPTERA JAMAIS L’EXCLUSION DE GBAGBO’’

    Jean-Gervais Tchéidé, secrétaire général du PPA-CI

    Le Parti des peuples africains Côte d’Ivoire (PPA-CI, opposition) « n’acceptera jamais » que son leader Laurent Gbagbo, candidat investi de cette formation politique à la présidentielle d’octobre 2025, soit « exclu de la compétition », a affirmé son secrétaire général, Jean-Gervais Tchéidé, dont les propos sont relayés par l’agence de presse ALERTE INFO.

    « Le PPA-CI n’acceptera jamais qu’on exclue le président Laurent Gbagbo de la compétition en cours, il faut qu’on en tienne compte dès maintenant », a averti Jean Gervais Tchéidé.

    En raison de sa radiation de la liste électorale, l’ancien chef de l’Etat Laurent Gbagbo reste inéligible à la prochaine élection présidentielle.

    Son parti continue d’appeler le gouvernement et la Commission électorale indépendante (CEI) à le réinscrire.

    Ce lundi 17 mars 2025, l’organe chargé d’organiser le scrutin doit rendre public le listing électoral révisé.

    Une absence du nom de l’ancien dirigeant ivoirien, Laurent Gbagbo confirmera l’incapacité de ce dernier à être candidat.

    Le débat sur une éventuelle invalidation de sa candidature et celle de Tidjane Thiam, le leader du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), l’autre grand parti de l’opposition, à l’élection cristallise le débat politique et font planer des risques de violences.

    Par anticipation, le PPA-CI a entamé à compter de ce vendredi 14 mars jusqu’au 23 mars, des missions de sensibilisation « pour des élections apaisées ».

    « Le PPA-CI fait le tour des régions pour sensibiliser, informer sur les dangers qui guettent l’élection prochaine, si on ne s’assoit pas pour discuter », a expliqué le secrétaire général.

    Selon lui, son parti « souhaite des élections apaisées et travaille à ce que le dialogue s’engage sur les réformes électorales à faire, la réinscription de Gbagbo sur la liste électorale ».

    « C’est possible que le gouvernement traîne les pieds et soit réticent à dialoguer parce qu’il n’est pas à l’aise sur des questions, mais nous avons espoir qu’il va finir par accepter le dialogue », espère Gervais Tchéidé.

    Déjà en janvier 2025, le président du Conseil stratégique du PPA-CI, Justin Katinan Koné, avait décrit un éventuel rejet de la candidature de Laurent Gbagbo comme « ‘une question hautement conflictuelle » pour le pays.

     « Il y a des questions qui sont non négociables pour le PPA-CI il s’agit de la candidature de notre candidat.

    Le gouvernement ne peut pas continuer de la contourner, elle est au centre du débat politique », avait relevé Katinan Koné.

    « Aujourd’hui, c’est une question hautement conflictuelle pour la Côte d’Ivoire, on doit absolument l’élaguer avant la fin de ce trimestre pour que les Ivoiriens respirent profondément », avait-il souhaité.

    Serge Alain Koffi

  • Tragique accident à Grand-Bassam : trois morts, dont un bébé, sur le pont de Moossou Grand-Bassam

    Tragique accident à Grand-Bassam : trois morts, dont un bébé, sur le pont de Moossou Grand-Bassam

    Un accident de la circulation a coûté la vie à trois personnes, dont un bébé, ce vendredi 14 mars 2025 sur le pont de Moossou à Grand-Bassam, selon le bilan provisoire des autorités compétentes.

    L’accident, qui a impliqué un minicar de type Hiace et un autocar transportant des élèves, a également fait plusieurs blessés.

    Selon un communiqué de presse du Ministère des Transports, l’accident s’est produit dans la matinée. Les services du ministère ont été alertés et se sont rendus sur les lieux.

    Le bilan provisoire fait état de trois morts, tous occupants du minicar Hiace, et de plusieurs blessés qui ont été rapidement pris en charge par les secours.

    Le Ministre des Transports a exprimé ses sincères condoléances aux familles des victimes et a souhaité un prompt rétablissement aux blessés.

    Il a également instruit le Bureau Enquête Analyse Accident (BEA) du ministère à déployer une équipe sur les lieux pour établir les circonstances de l’accident et déterminer les responsabilités.

    Cet accident tragique met en lumière les dangers de la route et la nécessité de respecter le code de la route. Le Ministre des Transports a lancé un appel à tous les usagers de la route à faire preuve de plus de vigilance et à respecter scrupuleusement le code de la route. 

    Rk

  • Côte d’Ivoire : la guerre de l’ombre d’Alassane Ouattara avec Tidjane Thiam

    Côte d’Ivoire : la guerre de l’ombre d’Alassane Ouattara avec Tidjane Thiam

    Selon la lettre confidentielle « Africa Intelligence », sans doute le media le mieux informé à Paris sur l’Afrique, qui passe au crible les rapports du président Alassane Ouattara et de son principal opposant Tidjane Thiam à sept mois de l’élection présidentielle, le chef d’état ivoirien s’attèle à faire le vide autour du leader du parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) tandis qu’à l’international, il repousse discrètement toute médiation susceptible de le rapprocher de l’ancien directeur général du Crédit Suisse.

    Le président ivoirien rechigne à rencontrer son opposant parce qu’il le juge déloyal.

    Alassane Ouattara n’a pas envie de « fraterniser » avec Tidjane Thiam. À sept mois de l’élection présidentielle, le numéro un ivoirien a déjà repoussé les missions de bons offices de l’ex-président français Nicolas Sarkozy, son ami de trente ans, tout comme la discrète intervention d’Emmanuel Macron qui visait à rapprocher les deux hommes, estime Africa Intelligence dans sa dernière livraison sur la Côte d’Ivoire. Car aux yeux des deux personnalités françaises, Ouattara et Thiam ont des profils proches et complémentaires.

    Le président ivoirien a en effet longtemps travaillé dans la finance internationale avant d’achever sa carrière au Fonds monétaire international (FMI). Quant à Tidjane Thiam, l’une de ses dernières fonctions est le poste de directeur général de l’ex-Crédit Suisse même s’il se dépeint volontiers non pas comme un banquier mais comme un ingénieur. Il a d’ailleurs été formé à la prestigieuse Ecole Polytechnique de Paris.

    Thiam et Ouattara ne se sont revus qu’en mars 2024 dans le cadre des préparatifs des obsèques de l’ancien président du PDCI, Konan Bédié décédé le 1er août 2023 ; ce qui a l’air d’inquiéter sérieusement le chef de l’opposition ivoirienne qui, selon le confrère, tente également de se rapprocher de son épouse Dominique Ouattara qui aurait déjà joué, par le passé, un rôle d’interface entre lui et Ouattara.

    Ouattara s’est senti trahi

     Des sources dignes de foi assurent que Tidjane Thiam a pu se faire établir le passeport diplomatique qu’il possède actuellement parce qu’il avait promis à Ouattara de rentrer en Côte d’Ivoire pour militer au sein du parti présidentiel, le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP). En conséquence, le dirigeant ivoirien se préparait à lui confier un poste au sein de son cabinet lorsque Tidjane Thiam a choisi de prendre la tête du PDCI.

    De là vient la colère de Ouattara qui ne veut pas par avoir à envisager de faciliter l’éligibilité de celui qui est devenu, de fait, son principal opposant. Thiam a en effet entrepris de renoncer à sa nationalité française le 7 février dernier pour mettre fin à la pression qui pèse sur son éligibilité.Avant qu’il ne prenne cette décision, des rumeurs avaient fuité dans plusieurs médias, y compris Jeune Afrique très bien informé par des sources ivoiriennes proches du pouvoir, faisant état de sa double nationalité alors qu’au terme de l’article 55 de la Constitution de la Côte d’Ivoire, le candidat à l’élection présidentielle doit être de nationalité ivoirienne à titre exclusif. Tidjane Thiam ayant acquis la nationalité française en 1987 par naturalisation, il lui faudrait probablement le coup de pouce du président Alassane Ouattara pour être rétabli dans sa nationalité ivoirienne.

    Thiam, chef du nouveau collectif de l’opposition

    Alors que la présidentielle doit avoir lieu le 25 octobre prochain, le président du PDCI, Tidjane Thiam, a pris la tête de la nouvelle coalition dite pour l’alternance pacifique en Côte d’Ivoire (Cap-Côte d’Ivoire) afin d’arracher des réformes électorales au gouvernement qui évoque un timing serré pour justifier son refus de discuter.

    Mais Ouattara ne s’irrite pas seulement des pressions à feu doux de ses amis. Plusieurs de ses anciens collaborateurs ont aussi tenté de basculer dans le camp de son opposant. Parmi les plus cités figuraient le nom de l’ancien secrétaire général de la présidence, Abdourahmane Cissé, ainsi que Philippe Serey-Eiffel. L’un avait été limogé de son poste de secrétaire général de la présidence dans des conditions encore obscures aujourd’hui, tandis que le second avait été chargé, au début des années 2010, des affaires économiques et des infrastructures avant que ses relations ne deviennent glaciales avec le chef de l’Etat ivoirien.

    Le 10 mars dernier, Tidjane Thiam a pris la tête de la Coalition pour l’alternance pacifique en Côte d’Ivoire (Cap-Côte d’Ivoire), un regroupement de partis d’opposition composé du Mouvement des Générations Capables (MGC) de Simone Gbagbo, l’ex-première dame, et du Congrès des jeunes pour la justice et l’égalité des peuples (Cojep) de Blé Goudé, l’ancien chef d’orchestre des jeunes patriotes sous le régime de Laurent Gbagbo. L’ancien parti de Laurent Gbagbo, le Front populaire ivoirien (FPI) a d’ailleurs lui aussi rejoint officiellement la coalition, ce qui ne va sûrement pas aider à améliorer les choses avec Ouattara.

    Retour à Paris, capitale africaine

    Emmanuel Macron n’est peut-être pas à la recherche de l’homme providentiel pour remplacer l’actuel président

    Dans la foulée, Tidjane Thiam devait se rendre en France dans le cadre d’un séjour privé. Il pourrait alors, selon un programme provisoire, rencontrer différentes diasporas ivoiriennes dans l’Hexagone. En revanche, il pourrait avoir du mal à revoir ses deux « parrains » que sont Nicolas Sarkozy et Emmanuel Macron. Le premier fait face à un procès dans lequel il est soupçonné d’avoir financé sa campagne grâce à l’argent de l’ancien président libyen Mouammar Kadhafi alors que le président français est, lui, manifestement trop chargé par le dossier ukrainien.

     D’ailleurs le fait qu’il ait peu insisté à faire travailler les deux hommes montre que la France n’est peut-être pas à la recherche de l’homme providentiel à Abidjan et mise probablement sur la continuité du pouvoir.

    • Bati Abouè
  • LUTTE CONTRE LA VIE CHÈRE : LE GOUVERNEMENT IVOIRIEN PREND D’IMPORTANTES MESURES POUR LA PRÉSERVATION DU POUVOIR D’ACHAT DES POPULATIONS

    LUTTE CONTRE LA VIE CHÈRE : LE GOUVERNEMENT IVOIRIEN PREND D’IMPORTANTES MESURES POUR LA PRÉSERVATION DU POUVOIR D’ACHAT DES POPULATIONS

    Dr Ranie-Didice Bah-Koné, Secrétaire Exécutive du Comité National de Lutte contre la Vie Chère (CNLVC) a annoncé, ce jeudi 13 mars 2025, dans le cadre de Gouv’Space, les importantes mesures prises par le Gouvernement ivoirien en vue de préserver le pouvoir d’achat des populations.

    Cet espace d’échange audio via le réseau social X du Gouvernement initié par le Centre d’Information et de Communication Gouvernementale (CICG) était placé sous le thème : « Lutte contre la cherté de la vie : la préservation du pouvoir d’achat des populations en Côte d’Ivoire ».

    « Des mesures de lutte contre la vie chère ont été adoptées par le Gouvernement ces dernières années », a indiqué d’entrée Dr Ranie-Didice Bah-Koné, avant d’ajouter que ces mesures sont vulgarisées afin d’être connues des populations.

    A l’en croire, la préservation du pouvoir d’achat s’analyse aussi bien en termes de revenu du consommateur que de la quantité vendue par rapport au prix.

    Ainsi, entre autres mesures, le Gouvernement ivoirien a-t-il subventionné l’importation de la farine de blé à hauteur de 66 milliards de FCFA et le carburant à hauteur de 400 milliards de FCFA pour permettre d’avoir un prix à la pompe stable.

    De même, sous le magistère du Président Alassane Ouattara, le Gouvernement a fait une revalorisation du Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti (SMIG), qui est passé de 30 000 FCFA à 60 000 FCFA, puis à 75 000 FCFA, l’un des plus élevés de la sous-région ouest-africaine. Et ce, dans le but d’accroître le pouvoir d’achat des populations.

    La revalorisation des prix des produits agricoles (café, cacao, coton…), la gratuité ciblée des soins pour les femmes enceintes et les enfants de moins de 5 ans, l’introduction de la Couverture maladie universelle (CMU) subventionnée à hauteur de 70% par l’État sont autant de mesures prises par le Gouvernement dans les secteurs agricole et de la santé en vue de permettre à la population de vivre décemment.

    Le ministère en charge du Commerce a par ailleurs mis à disposition un numéro vert gratuit, 1343, et l’application Contrôle citoyen afin de permettre à la population de signaler les commerçants véreux qui ne respectent pas ces mesures.

    Toutes ces dispositions ont permis, in fine, de stabiliser le taux d’inflation autour de 3,7%, l’un des plus faibles dans le monde. Toutefois, pour éviter l’inflation importée, le Gouvernement encourage la population ivoirienne à consommer des produits locaux.

    « Consommons ce que nous produisons, et produisons ce que nous consommons », tel est d’ailleurs le slogan du ministre du Commerce et de l’Industrie, Dr Souleymane Diarrassouba.  

  • Perquisition au siège du Conseil régional de la Nawa: Que recherchaient les gendarmes ?

    Perquisition au siège du Conseil régional de la Nawa: Que recherchaient les gendarmes ?


    Une scène pour le moins inhabituelle s’est déroulée le mardi 11 mars 2025 à Soubré, au sein des locaux du Conseil régional de la Nawa.

    Cette irruption inattendue n’est pas sans rappeler d’autres événements survenus par le passé, notamment le cas de Mangoua Jacques dans la région du Gbêkê, où des actes similaires avaient été observés. Ces précédents nourrissent les inquiétudes quant à d’éventuelles pressions exercées sur certains responsables politiques à l’approche des échéances électorales.

    Dans une Côte d’Ivoire où le climat politique demeure fragile, cette intervention des forces de l’ordre, sans explication officielle claire, suscite de vives réactions. Plusieurs observateurs s’interrogent sur la symbolique de cette intrusion et ses éventuelles implications politiques.

    Face aux interrogations soulevées par cette affaire, de nombreux citoyens et acteurs politiques exhortent les autorités compétentes à faire toute la lumière sur les motivations réelles de cette intervention. La hiérarchie de la gendarmerie de Soubré est particulièrement attendue pour fournir des explications et rassurer l’opinion publique.

    Dans un État de droit, l’usage des forces de sécurité doit s’inscrire dans un cadre strictement légal et impartial. Toute tentative d’instrumentalisation des institutions sécuritaires à des fins politiques nuirait gravement à la stabilité du pays et à la confiance des citoyens envers les autorités.

    En attendant une clarification officielle, cette affaire continue de susciter des réactions et alimente les débats au sein de la région de la Nawa et au-delà. Il revient désormais aux autorités sécuritaires d’apporter des réponses précises afin de dissiper les doutes et de garantir un climat politique apaisé à l’approche des échéances électorales.

    GRO avec Sercom CR Nawa
    Avec Africanewsquick

  • Révision de la liste électorale : La Cei explique pourquoi ce n’est pas faisable avant octobre

    Révision de la liste électorale : La Cei explique pourquoi ce n’est pas faisable avant octobre

    Le porte-parole de la Commission électorale indépendante (Cei), Émile Ébrottié, était le 12 mars 2025, à la préfecture de Dimbokro, pour échanger avec toutes les forces vives du département sur le traitement du contentieux de la liste électorale provisoire.

    L’occasion lui a été donnée de revenir sur l’épineuse question de la Révision de la liste électorale (Rle), avant la présidentielle de 2025, préoccupation majeure de certains partis politiques.

    « C’est une vieille question qui traîne. Vous savez très bien que le processus dure au minimum 6 mois. Nous avons, en son temps, demandé à nos partenaires d’être disposés pour son démarrage. Le processus a commencé avec 6 mois de retard. Achevons-le et après, on avisera », a-t-il déclaré, ajoutant que la Cei ne refuse pas de faire la Rle en 2025.

    « La Cei pourra le faire après avoir respecté les délais impartis par rapport aux dates de candidature et du parrainage, tout comme d’autres choses importantes », a-t-il précisé, indiquant qu’il est impossible d’organiser une Rle avant la présidentielle d’octobre prochain.

    Le superviseur de la Cei des régions de l’Iffou, du Moronou et de l’Indénié-Djuablin a donné les raisons de sa présence dans le N’Zi. À l’en croire, il est venu exhorter les potentiels électeurs à s’approprier la période du contentieux pour d’éventuelles réclamations, afin d’avoir une liste électorale consensuelle.

    « Souvent, il nous revient qu’une tierce personne affirme, au dernier moment, qu’elle n’a pas vu son nom sur la liste électorale. C’est donc l’occasion pour tous ceux qui ne sont pas sur la liste d’être rétablis dans leur droit et de retirer tous ceux qui ne méritent pas d’y être. Dans ce sens, nous faisons cas des décès. Il faut apporter des certificats de décès, afin de retirer ces noms de la liste. Car leur présence sur les fichiers plombe le taux de participation », a-t-il fait savoir.

    Il a souhaité que les populations se tiennent prêtes à faire leur requête pour celles qui le désirent, dès l’affichage, le 17 mars, de la liste électorale.

  • Pdci-Rda : Thiam convoqué devant les tribunaux le 20 mars

    Pdci-Rda : Thiam convoqué devant les tribunaux le 20 mars

    L’ex-secrétaire exécutif du Pdci-Rda, Valérie Yapo, a saisi le 11 mars 2025, la justice ivoirienne contre le président du Pdci-Rda, Tidjane Thiam.

    Cette saisine du Tribunal de première instance d’Abidjan est relative à son exclusion temporaire des organes du vieux parti. Elle a donc convoqué le président Tidjane Thiam devant le Tribunal de première instance d’Abidjan, le 20 mars 2025.

    En effet, une décision du conseil de discipline avait décidé d’exclure temporairement Valérie Yapo des activités du Pdci-Rda. L’ex-déléguée démissionnaire Pdci d’Akoupé demande donc l’annulation de cette action.

    Arguant que Tidjane Thiam n’a pas la légitimité pour occuper la présidence du Pdci-Rda. Parce qu’il jouit toujours de la nationalité française. Tout acte qu’il pose est frappé de nullité.

    Pour rappel, c’est le 12 février 2025 que Valérie Yapo a reçu sa notification de suspension temporaire des activités et de tous les organes de sa formation politique. Et pourtant, cette décision, a été signée depuis le 29 octobre 2024.

    Lors d’une conférence de presse animée le 3 juillet 2024, Valérie Yapo aurait tenu des propos graves portant atteinte à l’unité du Pdci-Rda : « Ce mauvais casting du président Tidjane Thiam crée des divisions internes. C’est un mauvais casting, je le dis et je l’assume (…) Le congrès a été mal négocié par les doyens, avec des exclusions, des histoires de tribalisme, parce qu’on n’est pas baoulé… ».

    A en croire le conseil de discipline, les propos de Valérie Yapo sont jugés graves et susceptibles de nuire à la cohésion interne du parti.

    Convoquée pour répondre de ses actes, la concernée « ne s’est pas présentée et ne s’est pas excusée », a fait savoir la décision du conseil de discipline, précisant que l’audition était prévue pour le 12 octobre 2024.

    Un autre feuilleton judiciaire s’ouvre contre le président du Pdci-Rda, Tidjane Thiam.

  • Mahamadou Bonkoungou sans détour: « Ebomaf a réussi par sa capacité à rivaliser avec les multinationales étrangères sur notre propre sol » (interview)

    Mahamadou Bonkoungou sans détour: « Ebomaf a réussi par sa capacité à rivaliser avec les multinationales étrangères sur notre propre sol » (interview)

    Le magnat burkinabé du Btp est depuis peu l’objet d’une campagne médiatique à coups de manipulation. L’homme d’affaires y voit des mains déstabilisatrices qui palissent d’envie de contrer ses succès dans un milieu très concurrentiel où il réussit à se faire une place et un nom. Au sénégal où se trouve une filiale très importante de son entreprise Ebomaf, il est au devant de la scène médiatique après la publication du rapport de la Cour des comptes de ce pays qui met en cause non pas lui nommément mais des banques dans lesquelles il est actionnaire. Il explique tout sans détour à Libération, célèbre quotidien français de gauche qui s’était fait l’écho de cette affaire début mars. Interview

    Libération: Est-ce que le marché africain des affaires est porteur ?

    Mahamadou Bonkoungou (M.B.): (Rires) Permettez-moi de vous remercier pour cette occasion que vous m’offrez à travers votre média de pouvoir m’exprimer. Avant tout propos, je voudrais rendre un grand hommage aux premières autorités des États et institutions qui nous ont accompagné jusqu’à cette date. Ceci dit, pour revenir à votre question, bien sûr, l’Afrique est un continent d’opportunités. Aujourd’hui, notre continent a une croissance démographique dynamique, des ressources naturelles abondantes et une urbanisation rapide. Cela crée une demande forte en infrastructures, en services financiers et en innovations. Au sein du Groupe EBOMAF, nous avons toujours cru en ce potentiel et avons fait le pari d’investir massivement dans plusieurs secteurs stratégiques comme le BTP, la banque et autres services. Ceux qui comprennent les réalités africaines et qui savent anticiper les besoins des populations verront que le marché africain est non seulement prometteur, mais aussi il est incontournable pour les décennies à venir.

    L’un des défis majeurs auxquels les investisseurs africains sont confrontés sur leur continent, c’est l’accès au financement. D’abord, les banques sont encore très frileuses pour accompagner les grands projets portés par des Africains. Ensuite, il y a les lourdeurs administratives et parfois l’instabilité réglementaire qui freinent les investisseurs. Enfin et surtout, il faut aussi souligner le manque de solidarité entre Africains. Nous devons apprendre à nous faire confiance, à valoriser nos champions économiques c’est-à-dire nos capitaines d’industrie ou d’affaires et à leur donner les moyens de se développer. EBOMAF a réussi à s’imposer parce que nous avons cru en notre capacité à rivaliser avec les multinationales étrangères sur notre propre sol, celui d’Afrique.

    Pourquoi avez-vous choisi de faire des investissements au Sénégal ?

    Le Sénégal représente une économie clé avec des institutions fortes en Afrique de l’Ouest. C’est un pays dont la stabilité politique attire tout opérateur économique soucieux d’investir dans un environnement sociopolitique serein en vue de réaliser de bonnes affaires. Les dirigeants sénégalais ont une vision de développement qui favorise les infrastructures et les services financiers. Notre présence au Sénégal ne date pas d’hier. Nous avons choisi d’y investir parce que nous croyons au potentiel et au dynamisme de ce pays. Que ce soit dans le BTP, la banque ou les autres services, nous avons toujours eu une approche stratégique : investir là où nous pouvons apporter une réelle valeur ajoutée au progrès socio-économique africain.

    Quels sont vos grands projets au Sénégal ?

    Nous envisageons plusieurs projets d’envergure dans ce pays, aussi bien dans le secteur du BTP que dans bien d’autres. Nous avons déjà réalisé et continuons d’ériger des infrastructures majeures, contribuant au développement national. Toutefois, notre projet phare au Sénégal demeure l’usine de traitement des produits de la mer et l’unité de transformation de l’eau de mer en eau potable porté par IB Fish. Il s’agit d’un investissement de plusieurs milliards de FCFA avec une ambition réelle de réduire de façon significative le taux de chômage au Sénégal. Ces projets ne sont qu’un début. Nous avons une grande vision à long terme pour le Sénégal.

    Dans la sous-région, y a-t-il des réalisations qui portent votre signature ?

    Absolument ! EBOMAF est un acteur clé du développement infrastructurel en Afrique de l’Ouest et du Centre. Nous avons construit des routes et des infrastructures essentielles au Burkina Faso, au Bénin, au Togo et en Côte d’Ivoire. Partout où nous intervenons, nous laissons une empreinte durable, avec des réalisations de qualité qui transforment les économies nationales. En tant qu’un groupe économique et financier éponyme, nous embrassons divers secteurs d’activités (transport, banque, logistique, grande distribution, industrie…) dont plusieurs pays sont concernés par nos investissements.

    Pouvez-vous apporter des éclaircissements sur les certificats nominatifs d’obligations et des titrisations au Sénégal, et sur le fait que vous soyez cité dans le rapport de la Cour des Comptes ?

    Soyons clairs et honnêtes pour une fois : le nom Mahamadou  Bonkoungou n’est pas cité dans le rapport de la Cour des comptes. Et nous mettons quiconque au défi de prouver le contraire. Toutes les transactions effectuées par les deux filiales d’IB Bank ne concernent que celles-ci. Seuls les dirigeants et les présidents des conseils d’administration (PCA) de ces institutions bancaires sont les personnes habilitées à vous répondre sur cette question. Le contenu de ce rapport a été instrumentalisé à des fins médiatiques et travesti dans l’intention de nuire non seulement à notre réputation personnelle mais aussi à la crédibilité des filiales d’IB Bank. Il faut se rendre à l’évidence d’une chose. Le rapport ne remet en cause aucune illégalité; il souligne plutôt des problèmes de procédures administratives qui concernent l’État du Sénégal et non la personne de Bonkoungou Mahamadou, Président-Directeur Général du Groupe EBOMAF.

    Un mandat d’arrêt international des autorités sénégalaises plane-t-il sur votre tête ?

    Après tous les éclairages, précisions et mise au point que nous venons de donner tantôt, en toute objectivité et une question de bon sens, pourquoi un mandat d’arrêt planerait sur ma tête ? Non, il n’y a absolument aucun mandat d’arrêt contre moi. Ces rumeurs ne sont que le fruit d’une campagne de désinformation orchestrée pour ternir notre image et porter atteinte à la notoriété du Groupe EBOMAF.  Ce sont des accusations infondées utilisées comme des outils de manipulation pour freiner l’essor d’un entrepreneur africain qui réussit grâce à des entreprises performantes et compétitives. Donc, il s’agit là d’une pure invention médiatique qui est sciemment entretenue  par des personnes qui veulent nous déstabiliser personnellement, espérant ainsi freiner l’ascension d’un  Africain qui enregistre des succès dans le milieu très disputé et très concurrentiel des affaires. Rassurez-vous et retenez surtout qu’il n’y a aucun dossier judiciaire contre notre personne au Sénégal, encore moins une menace d’arrestation. Je continue de mener mes activités normalement dans ce pays. Du reste, aucun rapport d’aucune institution de la République ne me cite nommément dans une quelconque malversation.

    Pouvez-vous nous éclairer sur les Certificats Nominatifs d’Obligations et les opérations de titrisation au Sénégal, qui vous ont valu d’être cité dans le rapport de la Cour des comptes ?

    Non, Monsieur le journaliste, mon nom n’est cité dans aucun rapport. C’est mieux  de vous référer aux structures citées dans ledit rapport et aux autorités sénégalaises.

    Certaines sources évoquent un mandat d’arrêt international émis par les autorités sénégalaises à votre encontre. Qu’en est-il réellement ?

    A mon humble avis, cette question devrait être adressée aux autorités sénégalaises, auxquelles nous ne cesserons de témoigner notre profond respect. Pour notre part, nous tenons à préciser que les accusations relayées par les médias et repris sur les réseaux sociaux sont totalement infondées. Elles sortent de leur imagination pour servir des desseins inavoués. Toutes les transactions financières du Groupe EBOMAF et de ses filiales, que ce soit au Sénégal ou dans d’autres pays où nous opérons, obéissent au strict respect des réglementations en vigueur. Nous restons donc sereins et confiants que la vérité va finir par triompher du mensonge fût-il grotesque.

    Quel rôle joue votre banque, IB Bank, sur le marché financier sénégalais ? Apporte-t-elle une réelle valeur ajoutée ?

    Nous tenons encore à vous rappeler que nous ne sommes qu’un actionnaire dans les deux banques mentionnés dans le rapport. Seules celles-ci sont mieux indiquées à éclairer votre lanterne sur les préoccupations que vous soulevez.  Nous vous invitons donc à prendre attache avec les  PCA et  les directeurs généraux concernés de ces institutions pour plus d’informations.  A eux de vous donner plus amples informations à même de satisfaire votre curiosité sur le contenu du rapport de la Cour des Comptes.

    Source : Libération

  • Un cyberactiviste condamné à 1 an pour offense à Ouattara

    Un cyberactiviste condamné à 1 an pour offense à Ouattara

    En dépit d’une présentation d’excuse publique de la défense, le cyberactiviste ivoirien Axel Ludovic Komenan N’Guetta a été condamné, à un an d’emprisonnement ferme, pour « actes, des paroles blessantes et diffamatoires » à l’endroit du chef de l’Etat ivoirien, Alassane Ouattara.

    Axel Ludovic Komenan N’Guetta dit Macron 1er, un cyberactiviste ivoirien, proche du PDCI, un parti de l’opposition, a été déclaré ce jeudi 13 mars 2025, « coupable des infractions de troubles à l’ordre public, d’offenses au chef de l’Etat et de diffamation ».

    Interrogé, son avocat, Me Rodrigue Dadjé, a indiqué que M. Alex N’Guetta Komenan dit Macron 1er a été « condamné à un an de prison ferme » par le tribunal d’Abidjan-Plateau à l’issue d’une audience correctionnelle.

    Le cyberactiviste Axel N’Guetta, par l’entremise de son avocat, avait demandé « pardon » pour les vidéos qu’il avait diffusées sur les réseaux sociaux, visant à « diffamer » M. Jean Louis Billon, un cadre influent du PDCI, auteur de la plainte, ainsi que M. Ouattara.

    « En ma qualité d’avocat, au nom et pour le compte de M. N’Guetta Axel Ludovic Komenan et avec son accord, je tiens à présenter mes sincères excuses au président de la République et à Monsieur Jean Louis Billon », avait dit Me Rodrigue Dadjé, dans une note.

    AP/Sf/APA

  • Conseil de la Fifa et Comex de la Caf : Pourquoi Idriss Diallo a échoué

    Conseil de la Fifa et Comex de la Caf : Pourquoi Idriss Diallo a échoué

    La 14e Assemblée générale extraordinaire de la Confédération africaine de football (Caf), tenue le 12 mars 2025, au Caire, en Égypte, a brisé le bel élan pris par le football ivoirien. Une dynamique de la victoire stoppée net avec la non-élection du président Idriss Diallo au Conseil de la Fifa.

    Ceux qui, à défaut de voir l’Ivoirien occuper un siège douillet à la Fifa (chaque conseiller perçoit 150 millions de F Cfa l’année), voyait son intégration au gouvernement du football africain sont déçus.

    Tout comme le candidat, qui, dans la foulée, a publié un communiqué pour exprimer sa gratitude à l’écosystème du football ivoirien qui s’est mobilisé autour de sa candidature.

    « Je félicite mes collègues qui ont été élus et leur souhaite le meilleur dans leurs nouvelles fonctions aux côtés du président Gianni Infantino et du Dr. Patrice Motsepe, pour le bien du football africain et mondial », a écrit Yacine Idriss Diallo, dont l’échec s’explique, en partie par le fait que la majorité de ses pairs estiment qu’il n’a pas suffisamment fait pour le rayonnement du football continental.

    « Le fait d’avoir organisé une belle Can et la gagner ne fait pas de lui un grand du continent… », Confiait un électeur contacté par WhatsApp, la veille du vote.

    La déception du patron du football ivoirien est grande. Pas qu’Idriss Diallo tenait coûte que coûte à ce poste à la Fifa, mais il le voulait pour la Côte d’Ivoire qui aspire reprendre son leadership régional, voire africain. Mais surtout pour la grandeur du football ivoirien. Toute chose qui s’aligne sur la vision du Président Ouattara qui vise à développer le sport en Côte d’Ivoire et sur l’ensemble du continent africain.

    Hélas ! Idriss Diallo est tombé et la Côte d’Ivoire avec lui. Acteur majeur du succès de la 34e Coupe d’Afrique des nations Côte d’Ivoire 2023, il est tombé les armes à la main, après avoir récolté 18 voix, encourageant pour les échéances à venir.

    A la suite de cette assemblée extraordinaire, Patrice Motsepe, président en exercice, a été réélu à la tête de la Confédération africaine de football (Caf) pour un 2e mandat de 4 ans.

    L’autre fait majeur du conclave du Caire concerne Samuel Éto’o Fils. La star camerounaise, président de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot), a retrouvé le comité exécutif. Tandis qu’Ahmed Yahya de Mauritanie qui a bien ficelé son affaire, intègre le Conseil de la Fifa.

    Il faut noter que le Sénégalais Augustin Senghor qui était le premier vice-président de la Confédération africaine est tombé de très haut.

    Les 6 représentants de la Caf au Conseil de la Fifa

    Djibrilla Hima Hamidou (Niger), Fouzi Lekjaa (Maroc), Souleiman Hassan Waberi (Djibouti), Hany Abou Rida (Égypte), Ahmed Yahya (Mauritanie) et Kanizat Ibrahim (Comores).

    Les nouveaux membres du comité exécutif de la Caf

    Walid Sadi (Algérie), Wallace John Karia (Tanzanie), Kurt Okorako (Ghana), Bestine Kazadi (Congo) et Mustapha Raji (Liberia).

  • « Paquet élections » L’Union européenne annonce un programme de 4,6 milliards FCFA pour « accompagner » les élections en Côte-d’Ivoire

    « Paquet élections » L’Union européenne annonce un programme de 4,6 milliards FCFA pour « accompagner » les élections en Côte-d’Ivoire

    L’Union européenne (UE) a officiellement lancé jeudi 13 mars 2025, à Abidjan le « Paquet élections », un programme d’appui au processus électoral en Côte d’Ivoire doté d’un budget de 4,6 milliards FCFA (7 millions d’euros) sur deux ans et demi, pour favoriser des élections sans violences et renforcer la confiance des citoyens.

    Ce programme s’inscrit dans le cadre du partenariat pluriannuel 2021-2027 entre la Côte d’Ivoire et l’UE, visant à renforcer l’État de droit, la gouvernance démocratique et la stabilité. Il regroupe une dizaine de projets portant sur l’éducation civique, la protection des droits humains, l’alerte précoce à la violence électorale et l’appui aux institutions impliquées dans l’organisation des scrutins.
    Une vue des officiels ayant pris part au lancement du programme d’appui au processus électoral ivoirien

    « Ce programme traduit l’engagement de l’Union européenne à accompagner la Côte d’Ivoire dans la consolidation de sa démocratie », a déclaré l’ambassadrice de l’UE en Côte d’Ivoire , Francesca Di Mauro lors de la cérémonie.

    “Nous sommes engagés avec les autorités et la société civile pour voir comment appuyer des élections sans ‘gbangban’, donc sans conflit, sans violence”, a-t-elle poursuivi.

    L’UE prévoit notamment de former et déployer 700 observateurs en collaboration avec le Conseil national des droits de l’Homme (CNDH), ainsi que de mettre en place des campagnes de sensibilisation pour expliquer le rôle des institutions et des citoyens dans le processus électoral.

    Une cartographie des zones sensibles, élaborée à partir d’études et d’entretiens, permettra également d’anticiper les tensions et d’y répondre à travers des cadres de collaboration locaux.

    L’UE entend également appuyer les efforts de sensibilisation menés par la Commission électorale indépendante (CEI) et le CNDH, notamment à travers des campagnes d’information.
    Les participants au lancement du programme

    “L’UE ne soutient aucun candidat, ce qui nous importe, c’est le système électoral et la stabilité du pays”, a insisté Mme Di Mauro, soulignant l’importance d’un climat apaisé pour préserver l’attractivité économique de la Côte d’Ivoire dans un contexte sous-régional marqué par des défis sécuritaires.

    Le « Paquet élections » vient compléter d’autres initiatives européennes, dont le dialogue politique tenu le 4 décembre 2024 avec les autorités ivoiriennes.

    (AIP)

  • Côte d’Ivoire: «Je voudrais que les acteurs politiques soient de bonne foi», estime le président de la Commission électorale

    Côte d’Ivoire: «Je voudrais que les acteurs politiques soient de bonne foi», estime le président de la Commission électorale

    RFI : Coulibaly Kuibiert Ibrahime, en Côte d’Ivoire, la composition de la Commission électorale indépendante (CEI) que vous présidez, fait polémique entre pouvoir et opposition. Sur le papier, tout cela paraît assez équilibré, mais le vrai point de bascule, ce sont les six représentants de la société civile. Est-ce que les représentants du Conseil national des droits de l’homme par exemple et des cinq autres ONG qui siègent à la CEI ne penchent pas un peu, beaucoup pour le pouvoir ?

    Coulibaly Kuibiert Ibrahime : Ah ça, je ne saurais le dire !  Pour moi, les partis politiques peuvent faire des alliances, peuvent amener à avoir des membres de la société civile à leurs profits. C’est ce qui peut justifier une certaine position. Mais moi, je ne suis pas dans le secret des dieux, je ne suis pas un initié. La loi a dit qu’il faut six membres de la société civile. Maintenant, si ces six membres de la société civile penchent à gauche ou à droite, c’est une question d’indépendance personnelle.

    En tout cas, la CEI n’est pas jugée crédible par l’opposition. Est-ce qu’il ne faut pas la reformer ?

    Pour quel objectif ?

    Pour qu’il y ait consensus ?

    Oui, mais tous sont là. Le PDCI est représenté, le PPA-CI est représenté, le FPI est représenté, les partis politiques de l’opposition par groupement sont représentés. Alors j’ai dit, qu’on nous dise ce qu’on reproche à la Commission électorale indépendante.

    Peut-être qu’on connaîtrait les demandes particulières de l’opposition s’il y avait un dialogue entre le pouvoir et l’opposition sur ce sujet ?

    Ah ben, oui ! Bon ça, ça ne relève pas de la Commission électorale indépendante !

    Donc vous êtes d’accord avec l’idée d’un dialogue sur ce sujet ?

    Oui, peut-être ! Mais, on est au 5e dialogue politique.

    Autre pomme de discorde, les interdictions pour Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé, d’être candidats à la présidentielle de l’an prochain.

    Oui !

    Est-ce que l’exclusion est une solution ?

    Ben, je ne saurais présenter la chose de cette façon. La loi dit qu’il ne faut pas être condamné. Parce que la condamnation peut vous déchoir de vos droits civils et politiques. Il se trouve que les personnalités, dont vous faites état, ont été privées de leurs droits civils et politiques à la suite d’une condamnation pénale. Bon, la Commission électorale, à l’occasion de la révision, écrit au ministère de la Justice : Pouvez-vous nous donner le nom de toutes les personnes qui sont déchues de leurs droits civils et politiques ? Donc, quand on nous donne la liste, nous en tirons les conséquences. Ces personnes sont des milliers !

    Oui, mais-là, on parle d’un ancien président de la République.

    Oui !

    Est-ce que vous avez une opinion personnelle là-dessus ?

    Non pas du tout !  Parce qu’un ancien président de la République en Afrique du Sud, Monsieur Jacob Zuma, a été déchu de ses droits civils et politiques. Un ancien président en Mauritanie a été déchu de ses droits civils et politiques. Conséquences, ils ont tous été radiés de la liste électorale. Ce n’est pas propre à la Côte d’Ivoire. Moi, je n’apprécie pas s’il méritait d’être déchu de ses droits civiques ou non. Mais je dis que, dès qu’une décision de justice l’atteste, nous en tirons les conséquences.

    Alors vous faites une comparaison avec l’Afrique du Sud et la Mauritanie, mais là, on est en Côte d’Ivoire. Et politiquement, vous vous en souvenez, quand le candidat Alassane Ouattara a été exclu du scrutin il y a 25 ans, il y a eu beaucoup de troubles dans votre pays. Est-ce que vous ne craignez pas aujourd’hui que l’exclusion de Laurent Gbagbo ne produise les mêmes effets ?

    Bon, vraiment, je n’ai pas d’opinion sur la question, mais je ne sais pas si c’est la même situation qui a justifié l’exclusion du président Alassane Dramane Ouattara. Pour moi, tout ce qui peut apporter la paix, c’est ce qui serait intéressant.

    Qu’est-ce qui peut apporter la paix justement ?

    La bonne foi. Moi, je voudrais bien que les acteurs politiques soient de bonne foi. Parce que, voyez-vous, quand une institution de la République est créée pour mener une mission, il faut que les citoyens accordent tout le crédit à cette institution, jusqu’à ce qu’elle rapporte la preuve qu’elle n’est pas digne, ou bien que ses animateurs ne sont pas dignes de mener cette mission. Mais quand vous jetez le discrédit sur l’institution parce que vous êtes en difficulté, mais ce n’est pas bon, alors que vous savez bien que ce n’est pas vrai.

    Donc, vous en voulez à l’opposition de dire que votre Commission n’est pas crédible ?

    Oui, parce qu’ils n’ont pas d’éléments. Moi, je veux bien qu’on me rapporte des éléments. Mais l’élection n’est bonne que lorsqu’ils l’ont gagnée. Mais ce n’est pas comme ça que ça fonctionne. Donc la Commission n’a rien à voir là-dedans. Elle n’est même pas partie au procès. Nous ne faisons qu’organiser des élections. Et je vous dis, il y a des grandes personnalités de l’opposition qui ont été élues face à des grandes personnalités politiques du pouvoir, Monsieur Kafana à Yopougon.

    Ah, vous parlez des législatives ?

    Des législatives, par exemple, Monsieur Ahoussou Jeannot à Port-Bouët, le ministre Siandou Fofana. Mais, il y a bon nombre des candidats qui sont de l’opposition qui ont été élus, sur la base de cette liste électorale et par cette Commission électorale qui ne semble pas être crédible. C’est pour ça que je dis qu’ils fassent un peu preuve de bonne foi. Le problème, ce n’est pas la Commission électorale indépendante. Le problème, c’est d’aller convaincre la population de la pertinence de leur offre politique et sociale, c’est ça le plus important.

    RFI

  • RCI : l’opposition «veut mettre en cause» l’élection (officiel)

    RCI : l’opposition «veut mettre en cause» l’élection (officiel)

    L’atmosphère politique en Côte d’Ivoire reste tendue à huit mois de l’élection présidentielle du 25 octobre 2025, le porte-parole du gouvernement accusant l’opposition de vouloir « mettre en cause l’organisation de l’élection ».

    « Ce que j’entends, c’est des discours de menaces d’une certaine opposition qui veut mettre en cause l’organisation des prochaines élections », a déclaré mercredi le porte-parole du gouvernement ivoirien, Amadou Coulibaly, à l’issue du Conseil des ministres.

    Par contre, dira-t-il, « je n’ai pas entendu de discours guerriers venant donc du parti au pouvoir (…). Donc je veux qu’on soit factuels et qu’on dise les choses comme elles sont. Je ne me souviens pas avoir vu un membre du parti au pouvoir menacer qui que ce soit ».

    « Ceux qui menacent, qui posent des conditions à la tenue de ces élections, on les connaît, on les entend, on les lit. Donc je voudrais que les choses de ce point de vue soient claires », a souligné M. Amadou Coulibaly, le ministre de la Communication.

    Vingt-cinq (25) partis de l’opposition ont créé, le 10 mars 2025, la Coalition pour l’alternance pacifique en Côte d’Ivoire avec pour objectif « des actions unitaires pour aboutir à des réformes électorales » en vue d’élections transparentes et apaisées.

    Réitérant leur appel au dialogue national, les partis de l’opposition et les organisations de la société civile, ont envoyé, le 26 septembre 2024, un premier courrier au président de la République, pour solliciter l’ouverture d’un dialogue politique.

    L’opposition sollicite notamment des discussions avec le gouvernement pour des réformes sur le découpage électoral, la liste électorale, la Commission électorale indépendante (CEI), le Code électoral, le financement des élections ainsi que la sécurisation des élections.

    Suite à un deuxième courrier au chef de l’Etat, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, a répondu le 29 octobre 2024, aux deux courriers de l’opposition sur la convocation du dialogue politique. Selon Mme Simone Ehivet, porte-parole de la coalition, le ministre note qu’« il n’y a aucun besoin de convoquer un dialogue politique ».

    Le ministre de l’Intérieur, rapporte-t-elle, a noté que « la 5e phase du dialogue politique avait déjà traité et résolu toutes les questions de façon satisfaisante ». Des propos soutenus par M. Amadou Coulibaly, ce qui rend statique l’appel au dialogue politique.

    AP/Sf/APA

  • Éliminatoires Mondial 2026 : Emerse Faé fixe un objectif clair pour les Éléphants

    Éliminatoires Mondial 2026 : Emerse Faé fixe un objectif clair pour les Éléphants

    Le sélectionneur de la Côte d’Ivoire, Emerse Faé, a annoncé la liste des 23 joueurs retenus pour les rencontres des éliminatoires de la Coupe du Monde 2026.

    Lors de sa conférence de presse du 10 mars 2025, il a été très clair. L’objectif est de prendre six points sur les deux matchs à venir.

    Une qualification impérative pour les Éléphants

    Après avoir manqué les deux dernières éditions de la Coupe du Monde, la Côte d’Ivoire n’a pas le droit à l’erreur. Leader du Groupe F, la sélection ivoirienne affrontera le Burundi le 21 mars à Meknès, puis la Gambie le 24 mars au stade Félix-Houphouët-Boigny. Emerse Faé a insisté sur la nécessité de prendre part à la Coupe du Monde. Conscient de l’importance du défi, il a mis en avant le caractère crucial de ces deux matchs.

    Une sélection équilibrée entre expérience et jeunesse

    Le technicien ivoirien a dû composer avec plusieurs absences majeures, notamment celles de Seko Fofana, Odilon Kossounou et Jean-Michaël Seri, tous blessés. Pour pallier ces forfaits, il a misé sur un équilibre entre cadres et jeunes talents. Clément Akpa, latéral gauche de l’AJ Auxerre, fait son entrée dans la sélection pour la première fois. Il profite des indisponibilités de Ghislain Konan et Christopher Operi. Le retour de Jean-Philippe Gbamin, absent depuis 2023, est une autre surprise. Son profil de milieu récupérateur a été jugé indispensable pour remplacer Seri.

    Malgré un temps de jeu limité en club, Sébastien Haller fait également son retour en sélection. L’attaquant, qui a retrouvé des sensations au FC Utrecht, a convaincu le sélectionneur de le rappeler.

    Deux matchs pour consolider la première place

    Avec ces choix stratégiques, Emerse Faé espère maximiser les chances de victoire contre le Burundi et la Gambie. Il a souligné qu’il était capital de décrocher les six points. Ces rencontres représentent une occasion en or pour les Éléphants de confirmer leur statut de favori dans leur groupe et de se rapprocher un peu plus de la Coupe du Monde 2026.

  • Patrice Motsepe réélu à la présidence de la CAF, Samuel Eto’o intègre le Comité Exécutif

    Patrice Motsepe réélu à la présidence de la CAF, Samuel Eto’o intègre le Comité Exécutif

    La Confédération Africaine de Football (CAF) a tenu sa 14e Assemblée Générale Extraordinaire au Caire, ce 12 mars 2025. Un événement important pour le football continental. Lors de cette réunion, Patrice Motsepe a été réélu pour un deuxième mandat de quatre ans à la tête de la CAF, Samuel Eto’o a fait son entrée au Comité Exécutif (Comex) de l’organisation, et le Mauritanien Ahmed Yahya a remporté un siège au Conseil de la FIFA.

    Motsepe rétabli pour un deuxième mandat

    Comme prévu, Patrice Motsepe a été réélu à la présidence de la CAF. L’homme d’affaires sud-africain, seul candidat à sa propre succession, a été réélu de manière sobre, confirmant ainsi son mandat pour les quatre prochaines années. Cette réélection intervient dans un contexte où Motsepe souhaite poursuivre l’agenda de développement du football africain. Lors de l’assemblée, le président de la FIFA, Gianni Infantino, était également présent, ce qui souligne l’importance de ce moment pour le football africain.

    La grande surprise de cette assemblée générale a été l’élection de l’ancienne star camerounaise Samuel Eto’o au Comité Exécutif de la CAF. Après une candidature initialement rejetée, Eto’o a été élu par acclamation, étant le seul candidat en lice de l’Union des Fédérations de Football d’Afrique Centrale (UNIFFAC). À 44 ans, l’ex-attaquant, légende du football africain, fait une entrée remarquée dans les coulisses de la gouvernance du football continental.

    Ahmed Yahya et la désillusion d’Augustin Senghor

    Cependant, bien que Motsepe lui ait proposé de remplacer son compatriote Seidou Mbombo Njoya au poste de vice-président de la CAF, Eto’o a décidé de céder cette place à Pierre-Alain Mounguengui, le président de la Fédération gabonaise de football. Ainsi, Eto’o devrait siéger au Comex en tant que membre, où il pourrait prendre la présidence d’une commission, aux côtés de la Congolaise Bestine Kazadi Ditabala, désormais 5ème vice-présidente de la CAF.

    Le renouvellement des six sièges africains au Conseil Permanent de la FIFA a été un autre moment décisif de cette assemblée. Parmi les grands gagnants, le Mauritanien Ahmed Yahya a accédé au prestigieux siège de la FIFA, après avoir remporté une victoire nette avec 35 voix sur 53. En revanche, la déception a été grande pour Augustin Senghor, président de la Fédération Sénégalaise de Football, qui n’a récolté que 13 voix, échouant ainsi à obtenir son siège. Il en va de même pour l’Ivoirien Yacine Idriss Diallo, également recalé.

    Nouvelles figures au Comex de la CAF

    Le renouvellement des représentants africains au sein du Conseil de la FIFA a également vu la réélection d’autres figures de proue, comme l’Égyptien Hany Abou Rida et le Marocain Fouzi Lekja, qui ont conservé leurs sièges. Les autres élus africains pour le Conseil de la FIFA sont le Nigérien Djibrilla Hima Hamidou (dit « Colonel Pelé »), le Djiboutien Souleiman Hassan Waberi et la Comorienne Kanizat Ibrahim, qui succède à la Sierra-léonaise Isha Johansen.

    Le Comité Exécutif de la CAF a vu l’arrivée de plusieurs nouvelles figures lors de cette assemblée. En plus de Samuel Eto’o, d’autres personnalités ont été élues pour représenter le football africain. Ainsi, Walid Sadi (Algérie), Wallace John Karia (Tanzanie), Kurt Okorako (Ghana), Bestine Kazadi (Congo) et Mustapha Raji (Liberia) siègeront désormais au sein du Comex, apportant avec eux des perspectives nouvelles et une représentation plus large du football africain.

    Moussa Kane

  • Communiqué du conseil des ministres du mercredi 12 mars 2025

    Communiqué du conseil des ministres du mercredi 12 mars 2025

    Le mercredi 12 mars 2025, un Conseil des Ministres s’est tenu de 11h00 à 13h30, au Palais de la Présidence de la République à Abidjan, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Alassane OUATTARA, Président de la République, Chef de l’Etat.

    Les délibérations du Conseil ont porté sur les points suivants :

    A/-Mesures Générales,

    Projets de décrets

    B/-Mesures Individuelles

    C/-Communications

    D/-Divers

    A/– MESURES GENERALES

    PROJETS DE DECRETS

    Au titre du Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, en liaison avec le Ministère des Finances et du Budget et le Ministère du Patrimoine, du Portefeuille de l’Etat et des Entreprises Publiques ;

    Le Conseil a adopté un décret portant création, attributions, organisation et fonctionnement de l’Ecole Nationale de Formation des Personnels Pénitentiaires.

    L’Ecole Nationale de Formation des Personnels Pénitentiaires (ENAFOPP) est une structure de formation professionnelle, créée sous la forme d’un Etablissement Public National à caractère administratif, entièrement autonome et indépendante de l’Institut National de Formation Judiciaire (INFJ), anciennement chargé de la formation du personnel pénitentiaire. Cet Etablissement Public National de formation professionnelle est conçu pour s’adapter pleinement aux conditions d’enseignement et d’évaluation propres aux différentes catégories des personnels pénitentiaires.

    L’ENAFOPP sera implantée à Dimbokro, dans la capitale du District des lacs, dans la région du N’Zi, avec pour mission le recrutement ainsi que la formation initiale et continue des personnels pénitentiaires.

    Au titre du Ministère des Finances et du Budget ;

    Le Conseil a adopté un décret modifiant le décret n° 2021-873 du 15 décembre 2021 portant attributions, composition et fonctionnement des Cellules de Passation des Marchés Publics.

    Ce décret réorganise la procédure de recrutement et de nomination des responsables des cellules de passation des marchés publics. Il introduit, notamment, dans la procédure, la concurrence par appel à candidature pour le recrutement des responsables de cellule, et la rotation des responsables de cellule en poste, par période de trois (03) ans, dans les différents départements ministériels, en vue de marquer davantage l’efficacité du système national des marchés publics.

    Au titre du Ministère des Affaires Etrangères, de l’Intégration Africaine et des Ivoiriens de l’Extérieur, en liaison avec le Ministère de l’Economie, du Plan et du Développement, le Ministère des Finances et du Budget et le Ministère de la Construction, du Logement et de l’Urbanisme ;

    Le Conseil a adopté un décret portant ratification de l’Accord de prêt conclu le 28 novembre 2024, entre le Fonds d’Abu Dhabi pour le Développement (ADFD) et la République de Côte d’Ivoire d’un montant total de cent quatre-vingt-trois millions six cent cinquante mille (183 650 000 AED) Emirates Dirhams, soit environ trente et un milliards deux cent cinquante-neuf millions cent cinquante-deux mille (31 259 152 000) Francs CFA, en vue du financement de la première phase du programme de construction de 25 000 logements sociaux à Abidjan, en Côte d’Ivoire.

    Ce projet vise à améliorer les conditions de vie des populations dans les grandes villes, notamment Abidjan, avec la construction de logements sociaux et économiques pour les ménages vulnérables et à faible revenu.

    Il prévoit, dans une première phase, la construction de 6.424 logements dans le cadre du programme d’urgence pour l’achèvement de 25.000 logements répartis dans quelques communes d’Abidjan.

    Au titre du Ministère des Affaires Etrangères, de l’Intégration Africaine et des Ivoiriens de l’Extérieur, en liaison avec le Ministère des Mines, du Pétrole et de l’Energie et le Ministère des Finances et du Budget ;

    Le Conseil a adopté un décret portant ratification du contrat de prêt n°BMZ-No.2023 68 637, conclu le 17 décembre 2024, entre Kreditanstalt Für Wiederaufbau (KFW) et la République de Côte d’Ivoire, d’un montant total de soixante millions (60 000 000) d’Euros, soit trente-neuf milliards trois cent cinquante-sept millions quatre cent vingt mille (39 357 420 000) Francs CFA, en vue du financement du Programme Energie Renouvelable et Efficacité Energétique : Continuation de la Dorsale de l’Est.

    Ce projet s’inscrit dans le cadre de la construction de la Dorsale de 400 kV de l’Est portant sur la réalisation de quatre (04) postes de 400 kV reliés par une ligne de 541 km. Cette ligne ira du poste d’Anyama au futur poste de Ferkessédougou 2, en passant par le futur poste de Daoukro et le poste existant de Sérébou.

    A terme, la Dorsale de l’Est permettra non seulement d’assurer l’évacuation de la production thermique du Grand Abidjan vers l’intérieur du pays ainsi que l’évacuation de la production des centrales solaires prévues dans le Nord et l’Est du pays, mais également de réduire les coûts de production et les émissions de gaz à effet de serre, et de garantir un niveau optimal d’exportation vers les pays de l’hinterland tout en préservant la stabilité du réseau.

    Au titre du Ministère des Affaires Etrangères, de l’Intégration Africaine et des Ivoiriens de l’Extérieur, en liaison avec le Ministère des Finances et du Budget et le Ministère du Commerce et de l’Industrie ;

    Le Conseil a adopté un décret portant ratification du contrat de prêt et d’exécution BMZ-N° 2022 65 007, d’un montant total de vingt-cinq millions (25 000 000) d’Euros, soit seize milliards trois cent quatre-vingt-dix-huit millions neuf cent vingt-cinq mille (16 398 925 000) Francs CFA, conclu le 20 décembre 2024, entre Kreditanstalt Für Wiederaufbau (KFW) et la République de Côte d’Ivoire, en vue du financement de la Société de Garantie des Crédits à l’appui des PME ivoiriennes.

    Le financement, objet de cet accord, permettra de soutenir la Société de Garantie des Crédits aux PME (SGPME) et de la doter d’une puissance financière suffisante pour accorder davantage de garanties de portefeuille aux institutions financières, de sorte à faciliter et à accroître l’octroi de crédits aux PME.

    Cet appui comprend également l’assistance de la SGPME et des institutions financières dans les domaines de l’implémentation de systèmes informatiques efficients et de la formation en matière environnemental et social.

    Au titre du Ministère de la Construction, du Logement et de l’Urbanisme, en liaison avec le Ministère des Finances et du Budget et le Ministère délégué auprès du Premier Ministre, Ministre des Sports et du Cadre de Vie, chargé des Sports et du Cadre de Vie ;

    Le Conseil a adopté un décret portant déclaration d’utilité publique de la parcelle de terrain formant le lot n° 2 de l’ilot 1 du lotissement dénommé « Lycée Technique Résidentiel Nord », objet du titre foncier 209.218 de la circonscription foncière de Cocody.

    Cette parcelle située dans la périphérie du Centre Sportif, Culturel et des TIC Ivoiro-Coréen Alassane Ouattara (CSCTICAO) est prévue pour abriter des infrastructures sportives complémentaires dont un réceptif de mise au vert des athlètes, une piscine olympique ainsi qu’un espace d’exposition culturelle pour accueillir des compétitions sportives et des activités socio-culturelles.

    Au titre du Ministère de la Construction, du Logement et de l’Urbanisme, en liaison avec le Ministère d’Etat, Ministère de l’Agriculture, du Développement Rural et des Productions Vivrières, le Ministère de l’Economie, du Plan et du Développement, le Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité, le Ministère des Mines, du Pétrole et de l’Energie, le Ministère des Finances et du Budget, le Ministère de l’Equipement et de l’Entretien Routier, le Ministère de l’Environnement, du Développement Durable et de la Transition Ecologique et le Ministère des Eaux et Forêts ;

    Le Conseil a adopté un décret portant déclaration d’utilité publique des parcelles affectées à l’extension de la Centrale Solaire de 50 MWc et aux infrastructures associées, situées à BINGUEBOUGOU, dans le département de Korhogo.

    L’Etat a signé, en novembre 2016, avec la Société Korhogo Solaire, une convention de concession de service public portant sur la réalisation d’une centrale solaire d’une puissance de production d’électricité de 25 MWc, connectée au réseau électrique à Binguébougou.

    Dans le cadre du projet d’extension de la puissance de production de la centrale solaire de 25 MWc à 50 MWc, ce décret intègre au domaine de l’Etat, deux (02) parcelles d’une superficie cumulée de 40 ha, jouxtant les emprises de la Centrale.

    Cet espace est prévu pour accueillir les infrastructures électriques dédiées à l’extension de la Centrale Solaire de Binguébougou.

    Aussi, les détenteurs de droits coutumiers, de titres définitifs de propriété sur les emprises des différents projets, les locataires ou leurs ayants droit percevront une indemnisation conformément à la réglementation en vigueur. En conséquence, toute transaction, toute construction nouvelle, même précaire, tous types de travaux de nature à modifier l’état du sol, portant sur ces sites, sont interdits.

    Au titre du Ministère du Patrimoine, du Portefeuille de l’Etat et des Entreprises Publiques, en liaison avec le Ministère des Transports ;

    Le Conseil a adopté un décret portant transfert d’actifs de l’Etat à la Société d’Etat dénommée Port Autonome de San Pedro, en abrégé PASP.

    En 1994, l’Etat a réalisé grâce au financement de l’aide publique au développement du Gouvernement du Japon, diverses infrastructures et équipements constitutifs du Port de pêche de San Pedro, exploité par le PASP, sans un acte préalable formalisant le transfert de propriété.

    Ce décret, régularisant la situation, transfert au PASP, en pleine propriété, les actifs du Port de pêche, sous la forme de subvention d’investissement, en vue d’harmoniser et de clarifier les états financiers du PASP.

    Ces actifs comprennent notamment les infrastructures destinées à l’accueil des embarcations de pêche et les installations dédiées à la conservation et à la commercialisation des produits de pêche.

    Au titre du Ministère des Ressources Animales et Halieutiques, en liaison avec le Ministère d’Etat, Ministère de l’Agriculture, du Développement Rural et des Productions Vivrières, le Ministère des Finances et du Budget et le Ministère du Commerce et de l’Industrie ;

    Le Conseil a adopté cinq (05) décrets portant reconnaissance chacun d’une Organisation Interprofessionnelle Agricole :

    un décret portant reconnaissance de l’Organisation Interprofessionnelle Agricole de la filière aquacole ;

    un décret portant reconnaissance de l’Organisation Interprofessionnelle Agricole de la filière pêche ;

    un décret portant reconnaissance de l’Organisation Interprofessionnelle Agricole de la filière des gros ruminants ;

    un décret portant reconnaissance de l’Organisation Interprofessionnelle Agricole de la filière des petits ruminants ;

    un décret portant reconnaissance de l’Organisation Interprofessionnelle Agricole de la filière porcine ;

    Face aux enjeux mondiaux de durabilité, de sécurité alimentaire et de compétitivité, l’institutionnalisation de ces organisations interprofessionnelles, vise à renforcer le dialogue entre les divers acteurs des différentes filières animales et halieutiques concernées, et à coordonner leurs efforts, en vue d’optimiser la gestion collective des enjeux et de défendre les intérêts environnementaux et socio-économiques du pays.

    Au titre du Ministère de l’Environnement, du Développement Durable et de la Transition Ecologique, en liaison avec le Ministère des Eaux et Forêts et le Ministère de la Culture et de la Francophonie ;

    Le Conseil a adopté un décret portant création de la réserve naturelle volontaire « Eden de l’Agnéby-Tiassa ».

    La réserve naturelle volontaire « Eden de l’Agnéby-Tiassa », d’une superficie d’environ 49 ha, est située dans la région de l’Agneby-Tiassa, à Rubino, dans le domaine rural du village d’Allany. Cette nouvelle aire protégée abrite des espèces de flore endémique ouest africaine et des espèces exceptionnelles de faune de nature à stimuler la recherche scientifique et à impulser le développement socioéconomique de la localité autour des activités nouvelles telles que l’écotourisme.

    En application de la loi n°2002-102 du 11 février 2002 relative à la création, à la gestion et au financement des parcs nationaux et réserves naturelles, la réserve naturelle volontaire « Eden De l’Agnéby-Tiassa » intègre le réseau national des réserves naturelles volontaires mis en place aux fins de conserver les équilibres dynamiques et les potentialités spécifiques des différents écosystèmes du pays.

    Au titre du Ministère de la Transition Numérique et de la Digitalisation, en liaison avec le Ministère des Finances et du Budget, le Ministère de la Promotion de la Jeunesse, de l’Insertion Professionnelle et du Service Civique, le Ministère du Commerce et de l’Industrie, le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique et le Ministère de la Culture et de la Francophonie ;

    Le Conseil a adopté un décret fixant les attributions, l’organisation et le fonctionnement du Comité de labélisation des Startups numériques.

    Institué par la loi n°2023-901 du 23 novembre 2023, portant promotion des startups numériques en Côte d’Ivoire, le Comité de labélisation est chargé d’assurer la validation et le contrôle du Label Startup Numérique.

    Ce décret précise les attributions du Comité de labélisation et détermine sa composition ainsi que les modalités d’octroi et de retrait éventuel du Label Startup Numérique.

    Au titre du Ministère du Commerce et de l’Industrie, en liaison avec le Ministère de l’Economie, du Plan et du Développement, le Ministère des Finances et du Budget, le Ministère de l’Hydraulique, de l’Assainissement et de la Salubrité et le Ministère de l’Environnement, du Développement Durable et de la Transition Ecologique ;

    Le Conseil a adopté un décret portant suspension de l’exportation des déchets et débris de batteries et accumulateurs au plomb usagés.

    Ce décret suspend, pour une période de dix (10) ans, l’exportation des déchets et débris de batteries et accumulateurs au plomb usagés.

    A la suite de la suspension de l’exportation de la ferraille et des sous-produits ferreux ainsi que des débris et déchets d’aluminium, cette mesure vise à garantir l’approvisionnement régulier des unités de recyclage et de transformation locales en ces matières premières, et à assurer la pérennité de l’industrie métallurgique ivoirienne, en plein essor.

    Au titre du Ministère de l’Emploi et de la Protection Sociale, en liaison avec le Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité, le Ministère des Finances et du Budget, le Ministère de la Santé, de l’Hygiène Publique et de la Couverture Maladie Universelle, le Ministère du Commerce et de l’Industrie et le Ministère de la Culture et de la Francophonie ;

    Le Conseil a adopté un décret fixant les modalités de recouvrement des cotisations dues au titre du régime général de base de la Couverture Maladie Universelle par les personnes redevables de la taxe communale de l’entreprenant.

    Ce décret fixe le montant des cotisations et institue un mécanisme de prélèvement à la source pour leur recouvrement, en vue de mobiliser davantage de ressources pour assurer une prise en charge effective et continue des populations grâce à la CMU.

    Le montant des cotisations mensuelles dues au titre du régime général de base de la CMU par les personnes assujetties à la taxe communale de l’entreprenant est fixé à 1.000 francs CFA. Ces cotisations sont perçues par les collectivités territoriales au moment du paiement de la taxe et sont reversées à l’IPS-CNAM.

    B/– MESURES INDIVIDUELLES

    Au titre du Ministère des Affaires Etrangères, de l’Intégration Africaine et des Ivoiriens de l’Extérieur ;

    Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur BOGUI Eric Yapo, Ambassadeur, 2e échelon, Matricule 252.155-H, en qualité de Consul Général de la République de Côte d’Ivoire à Guangzhou, en Chine.

    En outre, le Conseil a donné son agrément en vue de la nomination de deux (02) Ambassadeurs Extraordinaires et Plénipotentiaires près la République de Côte d’Ivoire :

    Monsieur Robert John MARSHALL, Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de Sa Majesté du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord près la République de Côte d’Ivoire, avec résidence à Abidjan ;

    Monsieur SIMON-CLEMENT SEROUSSI, Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de l’Etat d’Israël près la République de Côte d’Ivoire, avec résidence à Abidjan.

    C/– COMMUNICATIONS

    Au titre du Ministère des Affaires Etrangères, de l’Intégration Africaine et des Ivoiriens de l’Extérieur, en liaison avec le Ministère des Finances et du Budget et le Ministère de la Santé, de l’Hygiène Publique et de la Couverture Maladie Universelle ;

    Le Conseil a adopté une communication relative à l’institution du Prix d’Excellence Côte d’Ivoire-CERFAM pour la Nutrition et la Sécurité Alimentaire en Afrique.

    L’institution de cette distinction honorifique a été adoptée lors du 37e sommet de l’UA, sur proposition de la Côte d’Ivoire, non seulement pour marquer et valoriser les acquis de l’action du Président de la République, en sa qualité de Champion de l’UA pour l’année de la nutrition de 2022, mais également pour accélérer les efforts du CERFAM et des institutions associées, en vue de l’atteinte des objectifs en matière de nutrition et de sécurité alimentaire, à l’horizon 2030.

    L’institution de ce prix d’Excellence vise à honorer les personnes vivantes, les institutions, les organismes publics ou privés, les organisations non gouvernementales, en activité, qui par des actions concrètes, contribuent significativement à réduire la malnutrition et la faim en Afrique.

    Le Prix d’Excellence Côte d’Ivoire-CERFAM pour la Nutrition et la Sécurité Alimentaire en Afrique sera décerné tous les deux (02) ans, à partir de l’année 2027, pour un montant de 100 millions de francs CFA réparti entre un (01), deux (02) ou trois (03) lauréats au maximum.

    Au titre du Ministère de la Santé, de l’Hygiène Publique, et de la Couverture Maladie Universelle, en liaison avec le Ministère de l’Economie, du Plan et du Développement, le Ministère des Finances et du Budget et le Ministère des Affaires Etrangères, de l’Intégration Africaine et des Ivoiriens de l’Extérieur ;

    Le Conseil a adopté une communication relative à la participation de la Côte d’Ivoire au Sommet Nutrition for Growth, les 27 et 28 mars 2025, à Paris.

    Une délégation de haut niveau conduite par le Vice-Président de la République prendra part à cette importante conférence internationale dédiée à l’adoption de nouveaux engagements, après ceux de Tokyo, en vue d’éliminer la malnutrition sous toutes ses formes d’ici 2030.

    Le Vice-Président coprésidera le sommet aux côtés du Président de la République française et du Secrétaire Général des Nations Unies.

    En prélude à cette rencontre, le Conseil a validé les engagements qui seront pris par notre pays et enregistrés au Compact N4G de Paris.

    Au titre du Ministère des Eaux et Forêts, en liaison avec le Ministère d’Etat, Ministère de l’Agriculture, du Développement Rural et des Productions Vivrières, le Ministère des Finances et du Budget, le Ministère du Patrimoine, du Portefeuille de l’Etat et des Entreprises Publiques et le Ministère de l’Environnement, du Développement Durable et de la Transition Ecologique ;

    Le Conseil a adopté une communication relative à la situation de la SODEFOR et aux recommandations en vue de sa restructuration.

    Depuis 2018, la SODEFOR présente une situation financière déséquilibrée caractérisée par une rentabilité financière insuffisante combinée à un accroissement des charges d’exploitation.

    Aussi, sur proposition du Comité interministériel de Restructuration de la SODEFOR mis en place en 2023, le Conseil a adopté un plan de restructuration financière pour redynamiser durablement cette Société d’Etat, compte tenu de son apport stratégique dans la réhabilitation du couvert forestier national.

    Ce plan de restructuration est essentiellement structuré autour de l’effacement de la dette de la SODEFOR à l’égard de l’Etat et de la mise en place d’un modèle économique adapté, en ligne avec la maitrise de ses charges d’exploitation, afin de rétablir l’équilibre financier de la société et de dégager des ressources substantielles pour assurer le financement optimal de sa mission de reboisement.

    Au titre du Ministère de la Cohésion Nationale, de la Solidarité et de la Lutte contre la Pauvreté, en liaison avec le Ministère des Finances et du Budget ;

    Le Conseil a adopté une communication relative à la mise en œuvre du Programme Filets Sociaux à fin décembre 2024.

    Le programme Filets Sociaux a été conçu pour soutenir les ménages vulnérables ciblés parmi les plus pauvres, avec un accompagnement financier trimestriel de 36.000 francs CFA, sur une période de trois (03) ans, et des mesures diverses d’appui pour favoriser leur inclusion sociale.

    De 2017 à 2024, 457.000 ménages bénéficiaires ont été touchés sur l’ensemble des 31 régions du pays. En 2024, les ménages actifs qui continuent de recevoir les transferts monétaires sont au nombre de 230.000 après la sortie progressive de 227.000 ménages, au terme de leurs trois (03) années de bénéfice.

    Le coût global des transferts redistribués aux ménages bénéficiaires de 2017 à décembre 2024 s’élève à 156 milliards de francs CFA. Ce montant inclut 141,3 milliards de francs CFA en transfert direct et 14,6 milliards de francs CFA comme subvention de sortie aux ménages.

    En plus des allocations trimestrielles, le Programme Filets Sociaux offre, pour le renforcement du capital humain et la productivité des ménages bénéficiaires, un encadrement sur les pratiques familiales essentielles, la gestion du budget familial et la promotion des Activités Génératrices de Revenu (AGR).

    Cet encadrement assuré par les travailleurs sociaux de la Fonction Publique, appuyés par des agents communautaires, a été particulièrement marqué par l’engouement des populations pour la mise en place d’Associations de Valorisation de l’Entraide Communautaire (AVEC).

    Ainsi, 5.200 AVEC ont été créées et ont pu mobiliser et redistribuer un montant de 2,7 milliards de francs pour la réalisation d’activités génératrices de revenus, suite à 26.499 séances de formation réalisées pour la mise en place des AVEC et pour la création des AGR, entre 2018 et 2024.

    Aussi, pour l’année 2025, le Gouvernement entend poursuivre l’allocation des transferts monétaires et l’encadrement des 230.000 ménages bénéficiaires actifs à ce jour, tout en ciblant 70.000 nouveaux ménages dans le cadre de l’extension de la couverture de 457.000 à plus de 527.000 ménages conformément aux orientations du Président de la République.

    D- DIVERS

    Le prochain Conseil des Ministres se tiendra le mercredi 09 avril 2025, à Abidjan.

    Fait à Abidjan, le mercredi 12 mars 2025

    M. Amadou COULIBALY

    Ministre de la Communication,

    Porte-parole du Gouvernement

    porteparolat@communication.gouv.ci

  • Mark Carney, le nouveau premier ministre canadien, prendra ses fonctions vendredi

    Mark Carney, le nouveau premier ministre canadien, prendra ses fonctions vendredi


    • CANADA

    Mark Carney, le nouveau premier ministre canadien, prendra ses fonctions vendredi

    La transition avec Justin Trudeau se fera au moment où le pays est en pleine tourmente en raison, notamment, de la guerre commerciale avec les Etats-Unis et des menaces de Donald Trump de faire du Canada le « 51ᵉ Etat américain ».

    L’ère Mark Carney commencera officiellement au Canada, vendredi 14 mars. Une cérémonie d’assermentation pour le futur premier ministre et son gouvernement aura lieu à 11 heures à Ottawa (16 heures, à Paris) devant la gouverneure générale, ont annoncé, mercredi 12 mars, les bureaux de cette représentante du roi Charles III, chef d’Etat en titre.

    L’ancien banquier central de 59 ans, novice en politique, a été largement élu chef du parti libéral, dimanche. En plein chaos politique et sous pression, Justin Trudeau avait annoncé sa démission en tant que premier ministre, début janvier, après presque dix ans au pouvoir.

    M. Carney pourrait cependant ne pas rester en poste très longtemps puisque le Canada doit organiser des élections, au plus tard, en octobre et les analystes tablent même sur un scrutin déclenché dans les prochaines semaines. Dans l’immédiat, les conservateurs de Pierre Poilievre sont en tête dans les intentions de vote.

    Crise sans précédent

    La transition entre MM. Trudeau et Carney se fera alors que le pays vit une crise sans précédent dans son histoire : le président américain, Donald Trump, a lancé une guerre commerciale en imposant des droits de douane sur des produits canadiens et ne cesse de dire qu’il souhaite que le Canada devienne le « 51e Etat américain ».

    Dès sa victoire, Mark Carney est monté au créneau contre Donald Trump, prévenant que les Américains représentaient un « péril existentiel » pour le Canada. Il avait assuré, dans un discours offensif, que son pays « gagnera » et « ne fera jamais partie des Etats-Unis, de quelque façon que ce soit ».

    « Que les Américains ne s’y trompent pas. Dans le commerce comme au hockey, le Canada gagnera », a-t-il également lancé, en référence à la rivalité sportive entre les deux pays, récemment instrumentalisée par Donald Trump.

    La souveraineté du Canada n’est « pas négociable »

    Alors que les pays du G7 se réunissent au Québec de mercredi 12 à jeudi 14 mars pour discuter notamment de la situation en Ukraine, le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, a reconnu qu’il ne pourrait pas éviter le sujet des tensions commerciales lors de sa rencontre avec la ministre des affaires étrangères canadienne, Mélanie Joly, jeudi matin.