Auteur/autrice : iciabidjan

  • Législatives 2025/ District autonome d’Abidjan: le parti d’Alassane Ouattara rafle 10 circonscriptions électorales contre 3 pour le PDCI-RDA

    Législatives 2025/ District autonome d’Abidjan: le parti d’Alassane Ouattara rafle 10 circonscriptions électorales contre 3 pour le PDCI-RDA

    Le Rassemblement des Houphouétistes pour la démocratie et la paix ( RHDP), le parti d’Alassane Ouattara, a remporté les élections législatives du 27 décembre 2025 dans dix (10) circonscriptions électorales du district autonome d’Abidjan contre trois ( 3) pour le parti démocratique de Côte d’Ivoire ( PDCI-RDA), selon les résultats provisoires de la Commission électorale indépendante ( CEI).

    En effet, le parti présidentiel ivoirien a remporté ce scrutin législatif dans dix circonscriptions électorales du district autonome d’Abidjan. Notamment, celles d’Abobo ( 88,455), Adjamé ( 78,60%), Koumassi ( 74,35%), Attecoubé ( 80,40%), Marcory (54,94%), Treichville ( 67,98%), Anyama ( 39,60%), Yopougon ( 68,14%), Bingerville ( 42,93%) et Songon ( 95,27%).

    Quant au PDCI-RDA, il a été déclaré vainqueur dans trois circonscriptions, à savoir, celles de Cocody avec la liste conduite par Jean-Marc Yacé ( 53,60%), le Plateau avec Ehouo Jacques Gabriel ( 58,90%) et Port-Boüet avec Dr Emmou Sylvestre ( 60,40%). Les élections législatives se sont déroulées en Côte d’Ivoire le samedi 27 décembre 2025 pour élire les 255 députés de la législature 2026-2030.

    Plus d’un millier de candidats étaient en lice pour ce scrutin qui a été boycotté par le Parti des peuples africain Côte d’Ivoire ( PPA-CI), le parti de l’ancien ivoirien Laurent Gbagbo.

    L.Barro

  • Côte d’Ivoire – Cameroun : Un choc électrique sans vainqueur, la qualification attendra

    Côte d’Ivoire – Cameroun : Un choc électrique sans vainqueur, la qualification attendra

    C’était l’affiche la plus attendue de cette phase de groupes de la Coupe d’Afrique des nations. À Marrakech, la Côte d’Ivoire et le Cameroun ont livré un duel intense, engagé et spectaculaire, à la hauteur de leur prestigieuse rivalité. Au bout de 90 minutes haletantes, Eléphants et Lions Indomptables se sont quittés dos à dos (1-1), repoussant leur qualification pour les huitièmes de finale à la dernière journée.

    Dès l’entame, les hommes d’Emerse Faé imposent leur tempo. La Côte d’Ivoire monopolise le ballon et se crée rapidement des situations dangereuses. À la 2e minute, un centre ivoirien surprend Epassy et s’écrase sur la barre, première alerte d’un match qui s’annonce débridé. Mais le Cameroun ne tarde pas à répondre. Sur une contre-attaque éclair, Kofané fait trembler à son tour la transversale ivoirienne (21e), rappelant que les Lions Indomptables n’ont rien d’un figurant.

    La première période, rythmée et disputée, offre des occasions de part et d’autre, sans qu’aucune des deux équipes ne parvienne à faire la différence. Les gardiens veillent, les défenses plient sans rompre et Marrakech retient son souffle : 0-0 à la pause.

    Au retour des vestiaires, le match bascule. À la 51e minute, Amad Diallo allume la mèche. Servi par une somptueuse transversale de Ghislain Konan, le joueur de Manchester United fixe Nouhou, rentre plein axe et déclenche une frappe chirurgicale qui laisse Epassy sans réaction. La Côte d’Ivoire exulte, les Eléphants prennent l’avantage (1-0).

    Mais le Cameroun a du répondant. Piqués au vif, les Lions Indomptables accélèrent et sont récompensés cinq minutes plus tard. À la 56e minute, Tchamadeu tente sa chance à l’entrée de la surface. Le ballon, dévié par Konan, prend une trajectoire improbable et lobe Fofana, impuissant. Tout est à refaire (1-1).

    La dernière demi-heure est irrespirable. Les Ivoiriens poussent, multiplient les corners et les incursions dans la surface adverse. Kessié manque de peu le cadre, Diallo tente sa chance de loin, tandis qu’Epassy se montre décisif sur une tête puissante du capitaine ivoirien. En face, le Cameroun joue les coups à fond et manque d’arracher la victoire en contre dans les derniers instants, Kossounou s’illustrant par un tacle rageur pour sauver les siens.

    Au coup de sifflet final, aucun vainqueur mais beaucoup de regrets et de promesses. Ce nul laisse les deux géants africains dans l’attente : la qualification se jouera lors de l’ultime match de poule. Une chose est sûre, ce Côte d’Ivoire–Cameroun a tenu toutes ses promesses et confirmé que, dans cette CAN, rien ne sera facile jusqu’au bout.

  • Législatives 2025 à Tiassalé : Assalé Tiémoko crie à la fraude et annonce un recours

    Législatives 2025 à Tiassalé : Assalé Tiémoko crie à la fraude et annonce un recours

    Assalé Tiémoko, député sortant de Tiassalé, a réagi à sa défaite aux élections législatives du samedi 27 décembre 2025.

    C’est l’une des plus grosses surprises de ces législatives. Assalé Tiémoko, député sortant de la circonscription électorale de Tiassalé, a été battu par son principal adversaire. Figure connue du débat public et habitué des joutes électorales, il a été défait par Alpha Sanogo, candidat du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), selon les résultats provisoires publiés par la Commission électorale indépendante (CEI). D’après ces chiffres, Assalé Tiémoko a recueilli 7 489 voix sur 16 323 suffrages exprimés, soit 45,88 %, contre 8 557 voix pour Alpha Sanogo, déclaré vainqueur avec 52,42 %.

    Contestation

    Un revers net sur le plan arithmétique, mais que le député sortant conteste vigoureusement, évoquant de graves anomalies dans certains bureaux de vote. Dans une publication faite sur ses réseaux sociaux, Assalé Tiémoko cite notamment un cas survenu au bureau de vote n°3 du groupe scolaire du quartier Tiassalékro.

    Selon le procès-verbal original de dépouillement délivré par le président du bureau de vote, signé par les évaluateurs et les représentants des candidats, 394 électeurs étaient inscrits et 146 ont voté, pour un taux de participation de 37,06 %. Sur les 140 suffrages exprimés, Assalé Tiémoko y aurait obtenu 85 voix, contre 54 pour Alpha Sanogo et une voix pour le PDCI.

    Tout cela a commencé sous mes yeux juste après que le corps préfectoral se soit retiré de la salle

    Mais un deuxième procès-verbal, qualifié de « fictif » par le député sortant et brandi dans les locaux de la CEI, présente des chiffres radicalement différents : 382 votants sur 394 inscrits, soit un taux de participation de 96,95 %, avec 364 voix attribuées à Alpha Sanogo et seulement 15 à Assalé Tiémoko.

    Des écarts spectaculaires que ce dernier assimilé à un « miracle électoral », rappelant qu’aux municipales de 2023, il avait battu son adversaire dans ce même bureau par 136 voix contre 85. « Tout cela a commencé sous mes yeux juste après que le corps préfectoral se soit retiré de la salle », affirme Assalé Tiémoko, qui annonce son intention de saisir les juridictions compétentes. Selon lui, l’ensemble des procès-verbaux délivrés dans les bureaux de vote lui donnerait une victoire globale de 1 354 voix d’avance.

    S’il se dit personnellement préparé à l’épreuve politique, l’élu sortant affirme surtout ressentir « une profonde inquiétude pour la Côte d’Ivoire et son peuple ». Une contestation qui place désormais le Conseil constitutionnel au centre de l’attention, dans un contexte où la crédibilité du processus électoral demeure un enjeu majeur du jeu démocratique ivoirien.

    ean Kelly KOUASSI

  • Depuis le PPA (ex-MACA), Bredoumy Soumaïla réélu député

    Depuis le PPA (ex-MACA), Bredoumy Soumaïla réélu député

    Malgré sa détention à la MACA, le porte-parole du PDCI-RDA, Bredoumy Soumaïla, a été réélu député à Tankessé.

    En Côte d’Ivoire, les électeurs de la circonscription de Kokomian, Tankessé et Tienkoikro ont fait un choix qui marque les élections législatives du 27 décembre 2025. Malgré sa détention à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (MACA), Kouassi Bredoumy Soumaïla Traoré, porte-parole du PDCI-RDA, a été réélu député.

    Les résultats provisoires ont été proclamés par la Commission électorale indépendante (CEI). Au plan national, le taux de participation provisoire s’établit à 32,34 %, selon le président de la CEI, Ibrahime Coulibaly-Kuibiert.

    Loin devant le candidat du RHDP

    Dans la circonscription électorale 078, qui couvre Kokomian, Tankessé et Tienkoikro, 9 759 électeurs étaient inscrits. Sur les 35 bureaux de vote, 4 385 électeurs ont effectivement voté, soit un taux de participation de 44,93 %, supérieur à la moyenne nationale.

    À l’issue du scrutin, Kouassi Bredoumy Soumaïla Traoré, candidat du PDCI-RDA, arrive en tête avec 1 529 voix. Soit 30,38% des suffrages exprimés, selon la CEI. Il devance plusieurs candidats indépendants et le représentant du RHDP.

    Loin derrière lui, Koffi Kan Serge Pacome, candidat indépendant, obtient 638 voix (15,38 %), suivi de Kouakou Gogo Antoine du RHDP avec 635 voix (15,30 %). Les autres candidats indépendants se partagent le reste des suffrages, dans un scrutin marqué par 232 bulletins nuls et 39 bulletins blancs.

    Samuel KADIO

  • Législatives 2025 : Stéphane Kipré élu malgré les pressions et la rupture avec le PPA-CI

    Législatives 2025 : Stéphane Kipré élu malgré les pressions et la rupture avec le PPA-CI

    Donné affaibli après sa rupture avec le PPA-CI, Stéphane Kipré a été élu député à Gbogué-Zaïbo avec 55,42 %, malgré les tensions, pressions politiques et obstacles rencontrés sur le terrain.

    Contre vents et marées, Stéphane Kipré s’est imposé dans les urnes. Selon les résultats proclamés par la Commission électorale indépendante (CEI) ce dimanche 28 décembre, le candidat indépendant a été élu député de la circonscription de Gbogué-Zaïbo avec 55,42 % des suffrages exprimés.

    Obstacles

    Une victoire nette, acquise dans un contexte politique particulièrement tendu. Ancien vice-président du Parti des Peuples Africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI), Stéphane Kipré avait été révoqué de ses fonctions en novembre 2025 par Laurent Gbagbo, après avoir maintenu sa candidature aux législatives en rupture avec la ligne officielle du parti. Une décision qui l’a contraint à se lancer dans la bataille électorale en candidat indépendant, sans l’appareil politique qui l’avait jusque-là porté.

    Sur le terrain, la campagne n’a pas été de tout repos. À Gbogué et dans plusieurs localités de la circonscription, le candidat a dû composer avec un climat de fortes tensions. Quelques jours avant le scrutin, à Kafanadougou, une initiative de réhabilitation d’une route de 5 km qu’il avait engagée a été brutalement interrompue après que des habitants ont rapporté avoir reçu des menaces. Stéphane Kipré avait alors dénoncé la persistance d’une « politique des chasses gardées », freinant selon lui toute action de développement dès lors qu’elle émane d’un acteur jugé politiquement indésirable.

    Un Kipré renforcé 

    Malgré ces obstacles, le message du candidat indépendant semble avoir trouvé un écho auprès des électeurs. Sa campagne, axée sur la proximité, le développement local et la dénonciation des blocages politiques, a mobilisé une partie significative de l’électorat, notamment dans les zones rurales.

    « Le développement ne doit pas avoir de coloration politique, ethnique ou religieuse », répétait-il durant la campagne. Un discours qui tranche avec les logiques partisanes classiques et qui lui permet aujourd’hui de s’imposer dans une circonscription longtemps considérée comme verrouillée.

    Cette victoire marque un tournant personnel et politique pour Stéphane Kipré qui vient de remporter pour la première fois un mandat électif. Elle confirme aussi les limites du contrôle des partis sur leurs bases électorales, dans un contexte où les candidatures indépendantes gagnent du terrain en Côte d’Ivoire. Reste désormais à savoir quelle posture adoptera le nouveau député à l’Assemblée nationale, lui qui se dit toujours loyal à Laurent Gbagbo, tout en revendiquant une autonomie politique assumée.

    À Gbogué-Zaïbo, le scrutin du 28 décembre aura en tout cas consacré un homme que beaucoup donnaient affaibli, mais que les urnes ont finalement renforcé.

  • Maroc : le FMI salue la réforme fiscale et pointe des fragilités

    Maroc : le FMI salue la réforme fiscale et pointe des fragilités

    À l’issue d’une évaluation conduite à l’automne 2025, le Fonds monétaire international dresse un diagnostic global de l’administration fiscale marocaine, saluant les réformes entreprises, en dépit des fragilités.

    Le dernier rapport du FMI sur le Maroc met en évidence des progrès notables issus de plusieurs réformes, et pointe aussi des fragilités persistantes, notamment la faible intégrité du registre des contribuables, le stock élevé des arriérés fiscaux, ainsi que les délais prolongés de traitement des remboursements de TVA et du contentieux fiscal.

    Le Fonds monétaire international (FMI) a salué les transformations engagées par le Royaume pour moderniser son administration fiscale et améliorer la relation avec les contribuables.

    Dans un rapport d’évaluation, menée entre le 30 septembre et le 13 octobre 2025 l’institution financière internationale note la généralisation progressive des services numériques, désormais accessibles de manière continue via la plateforme sécurisée SIMPL. Cette digitalisation s’inscrit dans une logique de simplification des démarches et de réduction des coûts administratifs.

    Le FMI souligne également l’émergence d’une approche davantage orientée vers le service, visant à encourager le respect volontaire des obligations fiscales grâce à une meilleure information et à des services personnalisés.

    L’évaluation salue aussi la méthode structurée adoptée pour identifier les contribuables potentiels et élargir l’assiette fiscale. Cette stratégie repose notamment sur une gestion centralisée des risques de non-conformité, appuyée par le système de recoupement et d’analyse des données (SRAD), devenu un levier clé de pilotage.

    Le rapport met en avant l’automatisation et la transparence des systèmes comptables, ainsi que le programme de contrôle fiscal basé sur les risques, dont la mise en œuvre est suivie de manière rigoureuse afin d’en mesurer l’efficacité. Les efforts visant à fiabiliser les prévisions de recettes publiques, notamment à travers le suivi mensuel et les projections des remboursements de TVA, sont également salués.

    Toutefois, le FMI pointe le faible recours aux procédures contentieuses après les contrôles externes et la longueur excessive des délais de traitement des litiges fiscaux.  Le rapport souligne les limites du dispositif de règlement des litiges fiscaux, marqué par un recours marginal aux procédures contentieuses formelles et par des délais de traitement jugés excessifs, appelant à des réformes ciblées pour renforcer la sécurité juridique et la crédibilité du système fiscal.

    Réalisée à l’aide de l’outil TADAT entre fin septembre et mi-octobre 2025, cette deuxième évaluation, après celle de 2018, confirme les progrès accomplis et offre une nouvelle base pour affiner les priorités de réforme à venir.

    AK/Sf/APA

  • RCI/législatives : le taux de participation à 32,34% (provisoire)

    RCI/législatives : le taux de participation à 32,34% (provisoire)

    Le président de la Commission électorale indépendante (CEI), Ibrahime Coulibaly-Kuibiert, a dressé un premier bilan des élections législatives ivoiriennes du samedi 27 décembre 2025, sur les antennes de la RTI 1.

    Si des incidents isolés ont été signalés, l’organe électoral ivoirien se félicite du calme global et d’une affluence jugée « conforme » aux habitudes nationales au regard d’un taux de participation estimé à 32,34%, qui devrait progresser au terme de la compilation des résultats.

    Le calme a globalement prévalu sur l’ensemble du territoire ivoirien pour le renouvellement des 255 sièges de l’Assemblée nationale. Depuis le siège de la CEI, Ibrahime Coulibaly-Kuibiert a affiché une satisfaction prudente.

    « Tout s’est passé bien, relativement bien. Les électeurs étaient assez disciplinés et le scrutin, dans l’ensemble, était apaisé », a-t-il déclaré, minimisant les quelques incidents recensés qui, selon lui, ne sont pas de nature à entacher la validité du vote.

    Une participation « modérée » mais constante

    L’un des points majeurs de cette intervention concernait le taux de participation, souvent au cœur des débats lors des scrutins locaux. À ce stade du dépouillement, le président de la CEI a annoncé un taux de participation provisoire de 32,34 %.

    Chiffres à l’appui, Coulibaly-Kuibiert a rappelé que l’affluence pour les législatives reste historiquement en deçà de celle de la présidentielle. En comparant avec les années précédentes, 36,56 % en 2011, 34,09 % en 2016 et 37,86 % en 2021, il a soutenu que ces statistiques s’inscrivent dans une certaine « jurisprudence » électorale.

    « Le taux d’affluence est modéré, mais cela semble plus ou moins conforme à la constance » observée lors des élections locales et régionales, a-t-il précisé, tout en espérant une légère évolution avec les derniers résultats.

    Le dépouillement s’accélère

    La CEI a fait preuve d’une célérité notable dans la collecte des données. Sur les 25 370 bureaux de vote ouverts à travers le pays, les résultats de 23 641 d’entre eux avaient déjà été transmis à la commission centrale seulement quelques heures après la fermeture des urnes à 18h.

    Les données démographiques provisoires révèlent également une mobilisation répartie entre 1 million 548 743 hommes et 1 million 235 143 femmes. La participation des femmes à l’heure actuelle est d’environ 44,37 % des suffrages exprimés.

    Interrogé sur les raisons de cette mobilisation mesurée, le président de la CEI a évoqué des causes multiples, pouvant aller du comportement des candidats à l’organisation de la CEI, en passant par l’attitude des populations elles-mêmes.

    Ce sont 2 740 candidats (titulaires et suppléants) qui sollicitent le suffrage des Ivoiriens pour siéger à l’hémicycle. La Côte d’Ivoire retient son souffle dans l’attente des résultats définitifs par circonscription, qui dessineront le nouveau visage de l’Assemblée nationale pour les années à venir.

    AP/Sf/APA

  • À Tengréla, la chute de Mariam Traoré marque la fin d’un cycle politique dans la tension

    À Tengréla, la chute de Mariam Traoré marque la fin d’un cycle politique dans la tension

    La nuit électorale à Tengréla a été marquée par de fortes tensions à la suite d’une altercation impliquant Mariam Traoré, députée sortante RHDP, au sein d’un centre de la Commission électorale indépendante (CEI).

    Une vidéo largement relayée sur les réseaux sociaux montre l’élue contestant la gestion des procès-verbaux de vote et tentant d’emporter des documents officiels, avant d’être stoppée par les forces de l’ordre.

    La situation a dégénéré en bousculade. Certains procès-verbaux auraient été déchirés lors de l’incident, avant qu’une partie des documents ne soit récupérée par les agents de sécurité. À ce stade, la CEI n’a pas encore proclamé de résultats officiels dans la circonscription.

    Candidate à sa propre succession, Mariam Traoré évolue dans un contexte d’incertitude électorale, alors que des tendances non officielles évoquent un recul face à des candidats indépendants. Élue sans interruption depuis 2011, sa possible défaite marquerait la fin d’un long cycle politique à Tengréla.

    Cette affaire ravive également les controverses qui entourent la députée depuis plusieurs années, marquées par des incidents médiatisés et des accusations récurrentes de comportements excessifs. La question d’éventuelles poursuites judiciaires se pose, d’autant qu’un précédent judiciaire existe. Pour l’heure, ni la CEI ni la justice ivoirienne ne se sont officiellement prononcées sur les événements survenus.

  • À Man, Sidiki Konaté prend acte de sa défaite : « Man a parlé »

    À Man, Sidiki Konaté prend acte de sa défaite : « Man a parlé »

    Dans le respect des résultats provisoires proclamés par la Commission électorale indépendante (CEI), la liste « Ensemble Pour Man », conduite par Sidiki Konaté et le Dr André Tia, prend acte de l’issue du scrutin législatif à Man.

    Fidèle à ses valeurs républicaines et démocratiques, Sidiki Konaté reconnaît cette défaite avec responsabilité, calme et dignité. Pour lui, la démocratie ne se mesure pas uniquement à la victoire, mais aussi à la noblesse avec laquelle le verdict des urnes est accepté.

    S’adressant au peuple manois, Sidiki Konaté exprime sa profonde gratitude. Cette élection, souligne-t-il, aura été bien plus qu’un simple rendez-vous électoral : elle a permis de mesurer la force du lien, la sincérité des engagements et la profondeur de la relation qui l’unit à la population de Man.

    À l’endroit des militants, sympathisants et fidèles, il adresse des remerciements appuyés pour la confiance, la mobilisation et la loyauté manifestées tout au long du processus. Selon lui, rien n’a été perdu, l’honneur étant resté intact, la dignité préservée et l’amour pour Man demeurant inébranlable.

    Sidiki Konaté affirme enfin que le combat pour Man se poursuivra autrement, mais toujours avec Man et pour Man.

  • À Yopougon, Adama Bictogo joue son va-tout

    À Yopougon, Adama Bictogo joue son va-tout

    Pour Adama Bictogo, les élections législatives du 27 décembre à Yopougon ont valeur de test existentiel. Une défaite pourrait lui faire perdre la présidence de l’Assemblée nationale — quatrième poste dans l’ordre protocolaire — et fragiliser son ancrage interne dans un parti où la compétition pour la succession d’Alassane Ouattara, incertaine à l’horizon 2030, s’intensifie.

    « Je ne peux pas me permettre de ne pas gagner », confie-t-il à RFI lors d’un meeting sur la place Ficgayo, lundi 22 décembre 2025. À la veille du scrutin, certains candidats cherchent la lumière, mais Adama Bictogo engage bien plus que son image : il met en jeu son avenir politique et son influence au sommet de l’État.

    Un enjeu double

    Après avoir remporté les municipales, le président de l’Assemblée nationale se présente désormais comme le candidat désigné par le RHDP dans cette commune populaire d’Abidjan. Pour lui, l’enjeu est double : conserver son siège de député à la tête de l’Assemblée nationale, et donc sa place de quatrième personnalité de l’État dans l’ordre protocolaire, derrière le président de la République, le Premier ministre et le président du Sénat.

    « S’il chute à Yopougon, il chute tout court », confie un cadre du RHDP.

    Face au fondateur de l’entreprise Snedai, l’opposition se présente unie mais fragile. Dia Houphouët Augustin conduit une liste commune PDCI–FPI–ADCI. Lors des municipales, il avait déjà tenté une alliance avec Michel Gbagbo, qui avait échoué, et le boycott du PPA-CI risque de compliquer la mobilisation dans ce « Yopougon de Gbagbo ». Sur le terrain électoral, Bictogo conserve donc un avantage stratégique important.

    Gagner ou disparaître

    Pourtant, le vrai défi pour Bictogo n’est pas seulement externe. La principale menace vient de l’intérieur du parti. Au RHDP, une bataille de succession s’esquisse autour de l’horizon 2030, opposant Bictogo à Téné Birahima Ouattara, frère du président et ministre de la Défense. Candidat à Abobo, Téné Birahima est perçu par de nombreux cadres comme l’« héritier naturel » du RHDP. Certains le voient déjà futur président de l’Assemblée nationale, voire davantage.

    Les tensions entre Bictogo et Kandia Camara, présidente du Sénat sont aussi connues. Désaccords protocolaires, rivalités d’influence, cérémonies concurrentes : en avril à Brazzaville, puis en novembre au siège du parti à Cocody Rue Lepic, les signaux se sont accumulés. Deux lignes, deux clans, une même majorité.

    Dans ce contexte, la victoire à Yopougon devient vitale pour Adama Bictogo. Gagner, c’est rester au perchoir et imposer un rapport de force au sommet du RHDP. Perdre, c’est « libérer le tabouret », selon sa propre expression, et laisser la voie libre à ses adversaires internes.

    Le 27 décembre, le scrutin de Yopougon dira donc bien plus qu’un résultat électoral. Il dira si Adama Bictogo est encore un homme central du pouvoir… ou déjà un homme du passé.

  • Côte d’Ivoire/ Législatives 2025 : fin de la campagne électorale, les électeurs attendus aux urnes ce samedi

    Côte d’Ivoire/ Législatives 2025 : fin de la campagne électorale, les électeurs attendus aux urnes ce samedi

    La campagne électorale des prochaines élections législatives en Côte d’Ivoire, a pris ce vendredi 26 décembre 2025 à 00 heure après huit jours de mobilisation intense des candidats pour convaincre les électeurs. 

    Durant ces huit jours de campagne électorale, les candidats, qu’ils soient indépendants ou parrainés par des partis politiques, ont rivalisé d’ardeur et d’ingéniosité pour exposer leur vision aux électeurs. 

    Cette période pré-électorale, s’est déroulée sans incident majeur sur l’ensemble du territoire ivoirien contrairement à la récente élection présidentielle marquée par quelques grabuges avant la tenue du scrutin. 

    La campagne électorale, rappelle-t-on, s’est ouverte le vendredi 19 décembre 2025 à 00 heure et a pris fin ce vendredi 26 décembre à minuit, soit huit jours. 

    Plus de huit millions d’électeurs sont attendus aux urnes ce samedi 27 décembre 2025 en Côte d’Ivoire pour élire les 255 députés de la législature 2025-2030.

    A en croire l’organe électoral ivoirien, plus d’un millier de candidats sont en lice pour ce scrutin. 

    L.Barro

  • CAN 2025/ FACE AUX CRITIQUES : FAÉ EMERSE ASSUME SON PARI TACTIQUE AVEC ZAHA EN POINTE

    CAN 2025/ FACE AUX CRITIQUES : FAÉ EMERSE ASSUME SON PARI TACTIQUE AVEC ZAHA EN POINTE

    Critiqué avant même le coup d’envoi, le choix de Faé Emerse de positionner Wilfried Zaha en attaque de pointe lors du premier match des Éléphants à la CAN 2025 a finalement porté ses fruits. Une décision audacieuse, mûrement réfléchie, que le sélectionneur ivoirien a tenu à expliquer après la rencontre.

    Pour cette entrée en lice continentale, le technicien ivoirien a surpris plus d’un observateur en optant pour un système offensif avec trois ailiers, plaçant Zaha dans un rôle axial inhabituel. Sur les réseaux sociaux, les critiques n’ont pas tardé à fuser, certains estimant que l’ancien ailier de Crystal Palace perdait en efficacité loin de son couloir gauche préféré.

    Faé justifie son choix 

    Mais en conférence de presse d’après-match, Faé Emerse a calmement justifié son choix, révélant une stratégie travaillée bien en amont.

    « C’était un choix de jouer avec trois ailiers. En Espagne, quand on a travaillé en préparation, on a vu que Wilfried en pointe permettait à Amad et Yan Diomandé de bien travailler. On sait que ce n’est pas un 9 de métier, mais sa qualité technique devait nous apporter. »

    Un raisonnement clair, basé sur l’équilibre collectif plutôt que sur les profils traditionnels. Le sélectionneur a également rappelé que les problèmes d’efficacité ne dataient pas d’hier, même avec un avant-centre de métier.

    « On a eu des problèmes d’efficacité même avec un vrai 9. La CAN est longue. On va alterner : parfois trois ailiers, parfois un vrai 9. On va faire tourner. »

    Un pari gagnant

    Sur le terrain, les faits ont donné raison au coach. Amad Diallo et Yan Diomandé, libérés offensivement, ont livré une prestation de haut niveau et ont été les grands artisans de la victoire ivoirienne, Amad désigné homme du match. 

    Zaha, malgré un rôle inhabituel a pesé sur la défense adverse par ses décrochages et son jeu dos au but, créant des espaces précieux.

    La Côte d’Ivoire débute parfaitement sa CAN 2025, avec une victoire  et un message fort envoyé à ses concurrents.

    Faé Emerse l’a répété : la compétition est longue. Mais une chose est sûre, le sélectionneur des Éléphants a montré dès le premier match qu’il n’avait pas peur des choix forts et que ceux-ci peuvent faire la différence

    Donald GONLI

  • CAN 2025: Franck Kessié évoque une pression «positive» et un groupe prêt au défi

    CAN 2025: Franck Kessié évoque une pression «positive» et un groupe prêt au défi

    Marrakech, 23 décembre 2025 – À la veille de l’entrée en lice de la Côte d’Ivoire face au Mozambique à la Coupe d’Afrique des nations (CAN) Maroc 2025, le capitaine des Éléphants, Franck Kessié, s’est montré confiant et serein lors de la conférence de presse d’avant-match tenue au Grand Stade de Marrakech.

    Le milieu de terrain ivoirien a salué la qualité de la préparation de son équipe. Selon lui, les champions d’Afrique en titre sont prêts sur les plans technique, physique et mental pour affronter une compétition exigeante. « Nous connaissons la CAN et savons que ce ne sera pas facile, mais nous sommes prêts à répondre présent », a-t-il assuré.

    Évoquant le stade de Marrakech, théâtre d’un moment fort de sa carrière, Franck Kessié a reconnu une charge émotionnelle particulière, tout en espérant y poursuivre sa réussite. Tenant du titre, le capitaine ivoirien admet également une pression supplémentaire, qu’il qualifie toutefois de « positive », soulignant que l’équipe s’est préparée aussi bien sur le terrain qu’en dehors.

    Il a par ailleurs insisté sur la bonne ambiance au sein du groupe, qu’il considère comme un facteur clé de réussite. « Nous vivons et travaillons bien ensemble, c’est très encourageant », a-t-il déclaré.

    Déterminé à bien démarrer la compétition, Franck Kessié a rappelé l’importance d’une victoire inaugurale et réaffirmé l’objectif des Éléphants : conserver leur trophée continental.

    La Côte d’Ivoire affronte le Mozambique mercredi à 17 h 30, pour son premier match dans le groupe E, aux côtés du Cameroun et du Gabon.

    Avec AIP

  • CAN 2025-Côte d’Ivoire-Mozambique (17h30 GMT) : Emerse Faé a « hâte » de commencer contre le Mozambique

    CAN 2025-Côte d’Ivoire-Mozambique (17h30 GMT) : Emerse Faé a « hâte » de commencer contre le Mozambique

    Au Grand stade de Marrakech, à quelques heures du coup d’envoi face au Mozambique, Emerse Faé affiche une sérénité contagieuse. Le sélectionneur de la Côte d’Ivoire, tenant du titre continental, s’est présenté en conférence de presse ce mardi 23 décembre avec un discours empreint de confiance et de réalisme. Pour sa première grande compétition en tant qu’entraîneur titulaire des Éléphants, le technicien ivoirien semble parfaitement armé pour relever le défi.

    « On s’est bien préparé, pas que pour le premier match de la compétition, mais pour toute la compétition », a d’emblée affirmé Faé. « Je sens des joueurs vraiment investis, vraiment motivés à aller jusqu’au bout de cette compétition et ramener la quatrième étoile à Abidjan. » Une ambition clairement affichée qui témoigne de l’état d’esprit régnant au sein du groupe ivoirien. La préparation en Espagne semble avoir porté ses fruits, tant sur le plan physique que mental. Interrogé sur la confiance qui émane de son équipe, le sélectionneur a tenu à préciser les sources de cette assurance. « Ce n’est pas le fait qu’on soit champion en titre qui fait qu’on arrive ici avec de la confiance », a-t-il expliqué. « Je pense que c’est le parcours qu’on a eu jusqu’ici qui fait qu’on est en confiance. C’est surtout la préparation qu’on a eue du côté de l’Espagne. »

    Sur le plan tactique, le technicien a insisté sur la nécessité d’un équilibre parfait. « Pour gagner des matchs, il faut avoir une bonne assise défensive », a-t-il souligné. « Mais si vous vous défendez bien, mais vous ne marquez pas de but, ça ne vous fait pas gagner des matchs. Donc il faut à la fois bien défendre, mais aussi être capable d’attaquer. » Cette philosophie pragmatique reflète l’approche globale adoptée par l’encadrement technique, qui n’a négligé aucun aspect du jeu durant la préparation.

    La route vers le Maroc n’a pourtant pas été sans embûches. Le changement de dernière minute des dates FIFA par l’instance mondiale a bouleversé les plans initiaux. « Ça a contrarié les plans. On avait un programme initial », a reconnu Faé. « La FIFA a décidé de décaler la date d’une semaine. Ça nous a malheureusement fait annuler les deux matchs amicaux qu’on avait prévus », a regretté Faé qui refuse, tout de même, d’y voir une excuse car « toutes les équipes ont été logées à la même enseigne. » Toutefois, le forfait de Sébastien Haller, blessé lors de son dernier match de club reste un coup dur et le technicien ivoirien ne s’en cache pas. « On a pris note de l’information et de son état physique. On s’est adapté. On a appelé Evann pour le remplacer », a déclaré Faé avec pragmatisme.

    Concernant le Mozambique, adversaire du premier match ce mercredi 24 décembre, Emerse Faé a tenu à mettre en garde contre toute forme de sous-estimation. « Je pense que c’est une équipe qui par rapport à son niveau n’est pas reconnue à sa juste valeur », a-t-il averti. « Déjà aujourd’hui dans le foot africain, il y a beaucoup moins de petites équipes, on l’a vu hier avec l’Égypte qui a dû attendre la dernière seconde pour battre le Zimbabwe. »

    L’absence du public ivoirien dans les proportions habituelles a également été évoquée. Conscient de l’importance du douzième homme, Faé reste optimiste : « Je sais très bien que les supporters ivoiriens seront avec nous, pour ceux qui auront la chance d’être là. Ils seront au stade ou dans les fans zones. » Le technicien compte également sur la diaspora ivoirienne présente au Maroc pour créer une atmosphère favorable.

    Sur le plan humain, le retour de Wilfried Zaha dans le groupe a été salué. « Il s’est très, très bien intégré au groupe. Il parle avec tout le monde, il sourit avec tout le monde », s’est réjoui Faé. L’ailier expérimenté semble avoir trouvé sa place naturellement parmi les Éléphants.

    Enfin, sur le plan médical, les nouvelles sont rassurantes. « Grâce à Dieu, tous les joueurs sont aptes et prêts à démarrer le match de demain », a conclu le sélectionneur. Une bonne nouvelle pour une Côte d’Ivoire qui aborde cette compétition avec l’objectif avoué de conserver son titre continental.

    OUATTARA Gaoussou

  • Abidjan Ville Lumière : l’édition 2025 placée sous le sceau de la paix, de la prospérité et de la solidarité

    Abidjan Ville Lumière : l’édition 2025 placée sous le sceau de la paix, de la prospérité et de la solidarité

    Le lancement officiel de l’illumination du district autonome d’Abidjan, étendue depuis 2024 aux 31 régions de la Côte d’Ivoire ainsi qu’au district autonome de Yamoussoukro, a eu lieu ce lundi 22 décembre 2025 à l’avenue Jean-Paul II, dans la commune d’Abidjan-Plateau. Cette cérémonie marque le coup d’envoi officiel des festiités de fin d’année sur l’ensemble du territoire national.

    Placée sous le thème « Ensemble pour une Côte d’Ivoire en paix, prospère et solidaire », l’édition 2025 du programme Abidjan Ville Lumière a été lancée par la ministre de la Culture et de la Francophonie, Françoise Remarck, représentant la Première Dame, Dominique Ouattara. La cérémonie a enregistré la présence du Premier Ministre, Robert Beugré Mambé, du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Vagondo Diomandé, du ministre-gouverneur du district autonome d’Abidjan, Ibrahima Cissé Bacongo, ainsi que de nombreuses personnalités politiques, administratives, diplomatiques et coutumières.
    « Ce soir, le district d’Abidjan va scintiller. Mais cette lumière va également rejaillir dans les 31 régions de notre pays et dans le district autonome de Yamoussoukro. Ces illuminations brillent pour rappeler que chaque Ivoirienne et chaque Ivoirien compte, où qu’il se trouve », a déclaré Dominique Ouattara, à travers le message lu par sa représentante.

    Elle a exprimé le souhait que chaque éclat de lumière soit porteur d’espérance et constitue une invitation à cultiver et à préserver l’harmonie au sein des foyers ivoiriens. Pour la Première Dame, l’illumination des rues de Côte d’Ivoire demeure « le symbole vivant de l’espérance, de la solidarité et de l’unité que nous portons dans nos cœurs ».

    Fidèle à son engagement social, Dominique Ouattara a également profité de l’occasion pour exprimer sa solidarité envers les familles vulnérables à travers la remise de vivres et de non-vivres. Elle a, par ailleurs, adressé à tous les enfants de Côte d’Ivoire ses vœux de Noël, formulant le souhait que cette période soit synonyme de joie, de bonheur et de moments inoubliables en famille.

    Intervenant à son tour, le ministre-gouverneur Ibrahima Cissé Bacongo a souligné que l’extension du programme Abidjan Ville Lumière à l’ensemble des régions du pays et au district autonome de Yamoussoukro s’inscrit pleinement dans la vision du Président de la République, Alassane Ouattara, « de faire du vivre-ensemble une réalité tangible, perceptible dans chaque région, chaque grande ville, chaque quartier, et presque chaque village ».

    Selon lui, cette cérémonie d’illumination rappelle que la lumière est porteuse d’élévation, d’éveil, d’espoir et de vie, et qu’elle vise à transformer les angoisses en espérances. Il a enfin affirmé qu’Abidjan, au-delà de sa beauté, confirme sa volonté d’avancer et de se transformer durablement.
    CICG

  • La digitalisation, un levier stratégique pour moderniser rapidement le tourisme ivoirien (Libre opinion)

    La digitalisation, un levier stratégique pour moderniser rapidement le tourisme ivoirien (Libre opinion)

    À l’ère du numérique, plus de 70 % des voyageurs dans le monde préparent et réservent leurs séjours en ligne, selon l’Organisation mondiale du tourisme. Pour la Côte d’Ivoire, la digitalisation du secteur touristique apparaît comme l’un des moyens les plus rapides et efficaces pour gagner en compétitivité et stimuler la croissance économique.

    Aujourd’hui, le tourisme contribue à environ 7 % du PIB ivoirien et génère plus de 600 000 emplois directs et indirects. Pourtant, une grande partie de l’offre touristique reste peu visible sur le digital. La mise en place de plateformes nationales de réservation, de sites web attractifs pour les destinations régionales (Man, Assinie, Grand-Bassam, Korhogo) et d’une présence coordonnée sur les réseaux sociaux permettrait d’accroître significativement les arrivées touristiques, notamment régionales et diasporiques.

    La digitalisation améliore aussi l’expérience client. Le paiement mobile, largement adopté en Côte d’Ivoire avec un taux de pénétration supérieur à 80 %, facilite les réservations d’hôtels, de transports et d’activités touristiques, tout en réduisant l’informel. Des applications de guides numériques, intégrant patrimoine culturel, gastronomie et événements, peuvent prolonger la durée moyenne de séjour et augmenter les dépenses touristiques.

    Pour les PME et les acteurs locaux, les outils numériques représentent un véritable levier d’inclusion économique. Un hôtel ou un guide touristique référencé en ligne peut augmenter ses revenus de 20 à 30 %, selon des études africaines comparables. Enfin, pour l’État, les données issues du digital permettent un meilleur suivi des flux, une fiscalité plus efficace et une planification stratégique fondée sur des statistiques fiables.

    En investissant dans la digitalisation, la Côte d’Ivoire peut transformer rapidement son tourisme en un secteur moderne, créateur de valeurs et durable, au service du développement économique et social.

    Antoine Kemonsei – Expert en Tourisme

    Légende photo : Le Sofitel Hôtel Ivoire d’Abidjan, le réceptif hôtelier, locomotive du tourisme ivoirien

  • Restriction de la circulation sur le boulevard Houphouët-Boigny: La Direction des transports terrestres évoque « 800 motos en fourrière »

    Restriction de la circulation sur le boulevard Houphouët-Boigny: La Direction des transports terrestres évoque « 800 motos en fourrière »

    Le directeur général des Transports terrestres et de la circulation (DGTTC), Oumar Sacko, a jugé « satisfaisants » les premiers résultats de la mesure de restriction de la circulation des engins à deux et trois roues sur la voie centrale du boulevard Houphouët-Boigny, notamment en matière de réduction des accidents de la route.

    S’exprimant au cours d’une réunion d’évaluation, le patron de la DGTTC a indiqué que l’opération de contrôle menée par les forces de l’ordre a permis de mettre en fourrière environ 800 motos pour non-respect de cette nouvelle réglementation.

    Selon Oumar Sacko, cette mesure vise avant tout à sécuriser les usagers, à fluidifier la circulation sur cet axe stratégique d’Abidjan et à réduire significativement les accidents, souvent impliquant des engins à deux et trois roues.

    Il a par ailleurs appelé les conducteurs de motos et tricycles à faire preuve de discipline et de civisme, tout en rappelant que la réglementation reste en vigueur et que les opérations de contrôle se poursuivront sur l’ensemble du boulevard. La mesure d’interdiction sur l’axe central du boulevard d’une longueur d’environ 7 km est suivie à 80%.

  • APPEL À LA CPI : LE PPA-CI PRÉCISE QUE GUILLAUME SORO “N’EST PAS VISÉ’’

    APPEL À LA CPI : LE PPA-CI PRÉCISE QUE GUILLAUME SORO “N’EST PAS VISÉ’’

    Lors d’une tribune du PPA-CI, Justin Koné Katinan a assuré que Guillaume Soro « n’est pas visé » par l’initiative de Laurent Gbagbo. La recherche de vérité, a-t-il affirmé, concerne surtout les commanditaires.

    Guillaume Soro, qui a reconnu être le chef de la rébellion, « n’est pas visé » par l’initiative de Laurent Gbagbo, a assuré Justin Koné Katinan, tout en précisant que les interrogations portent avant tout sur « les mains derrière ». Le président du conseil stratégie et politique du PPA-CI s’exprimait jeudi 11 décembre 2025, lors d’une tribune organisée par le parti pour revenir sur l’appel lancé par l’ancien président à faire éclater la vérité sur les crises ivoiriennes — un appel qui suscite depuis de fortes réactions et qui semble avoir relégué au second plan l’investiture du président Alassane Ouattara.

    « Convergence de vues », mais…

    Laurent Gbagbo a rendu publique, le 8 décembre 2025, une lettre adressée au Procureur de la CPI, dans laquelle il affirme vouloir obtenir des éclaircissements sur les « causes profondes » de la rébellion armée de 2002, ainsi que sur les violences qui ont culminé lors de la crise post-électorale de 2010–2011. Dans ce document, l’ancien chef de l’État estime que « tant qu’un fait n’est pas jugé totalement, il devient une injustice ». 

    Interrogé par Linfodrome sur un paradoxe apparent — la demande de « vérité totale » sur la rébellion alors que Guillaume Soro, ancien chef politique du mouvement rebelle, est aujourd’hui engagé dans une dynamique de convergence avec l’opposition — Justin Koné Katinan a tenu à corriger ce qu’il considère comme une interprétation erronée. « Première chose : GPS ne fait pas partie du Front commun », a-t-il déclaré. Il a reconnu une « convergence de vues » sur certaines questions politiques, notamment l’organisation d’élections jugées crédibles, mais a insisté sur le fait que cette entente « n’a pas été créée pour préserver l’impunité ».

    « Qui a financé la rébellion ? Qui en a tiré profit ?”
    Koné Katinan

    Selon lui, les questions soulevées par Laurent Gbagbo ne visent pas directement l’ancien président de l’Assemblée nationale. « Le président Soro, lui-même, doit se poser ces questions : “J’ai gagné quoi dedans même ? Qui a financé la rébellion ? Qui en a tiré profit ?” », a-t-il estimé. Il a rappelé que Guillaume Soro a « publiquement revendiqué être le chef de la rébellion », mais que le PPA-CI cherche avant tout à établir « qui a guidé et financé cette insurrection ». « Dans cette affaire, il y a la culpabilité et la responsabilité. Les deux se jouent ici », a-t-il ajouté.

    « À la CPI, il y a un dossier “Côte d’Ivoire 2” »

    Concernant les amnisties accordées aux ex-rebelles durant la présidence de Laurent Gbagbo, qui rendraient en théorie impossible leur poursuite devant la CPI, Justin Koné Katinan a indiqué que certains crimes, notamment le massacre des populations Wè dans l’Ouest, « n’ont jamais été amnistiés ».

    L’ancien ministre a rappelé que les crimes contre l’humanité, relevant de la compétence de la CPI, « sont imprescriptibles » et qu’« aucune amnistie ne les couvre ». Selon lui, seule la CPI est habilitée à apprécier la recevabilité ou l’opportunité de rouvrir des enquêtes liées aux violences de 2002 et des années suivantes.

    « À la CPI, il y a un dossier “Côte d’Ivoire 2” », a-t-il précisé, estimant que la démarche de Laurent Gbagbo consiste simplement à demander à la Cour « de faire ce qu’elle a elle-même annoncé » : juger les deux camps. Le PPA-CI dit inscrire cette initiative dans une dynamique de vérité et de réconciliation nationale, au lendemain de la réélection du président Alassane Ouattara pour un quatrième mandat.

  • Tentative de putsch au Bénin: des forces spéciales françaises sont intervenues en appui (garde républicaine à l’AFP)

    Tentative de putsch au Bénin: des forces spéciales françaises sont intervenues en appui (garde républicaine à l’AFP)

    Des forces spéciales françaises sont intervenues dimanche lors de la tentative déjouée de putsch au Bénin en appui de l’armée béninoise qui a « vaillamment » repoussé les mutins, a affirmé mercredi à l’AFP le chef de la Garde républicaine, le colonel Dieudonné Djimon Tévoédjrè.

    Mardi, la présidence française avait indiqué avoir appuyé « en termes de surveillance, d’observation et de soutien logistique » le pouvoir béninois, à sa demande, sans confirmer ni démentir la présence de ses forces.

    « L’armée béninoise a été vraiment vaillante et a fait face à l’ennemi toute la journée » dimanche, a expliqué à l’AFP le colonel Tevoédjrè, précisant que des « forces spéciales françaises ont été envoyées depuis Abidjan, utilisées pour du ratissage après que l’armée

    béninoise ait fait le travail ».

    Le colonel Tevoédjrè – qui a personnellement dirigé sur place la riposte contre un assaut sur la résidence du chef de l’Etat Patrice Talon tôt dimanche matin – estime à une centaine le nombre de mutins, « avec beaucoup de moyens, des engins blindés ».

    Il note toutefois que les putschistes, qui ont compté sur « l’effet de surprise », n’ont pas reçu de soutien d’autres unités, saluant l’attitude « républicaine » de l’armée béninoise.

    La Garde républicaine a « eu le soutien spontané d’autres unités qui ont été utilisées toute la journée pour reprendre possession de zones, de points stratégiques de Cotonou », détaille t-il.

    C’est en fin de journée, alors que les mutins étaient retranchés dans un camp situé dans une zone résidentielle de la capitale économique, que des frappes aériennes du Nigeria voisin et des forces spéciales françaises ont aidé le Bénin, afin notamment « d’éviter des dommages

    collatéraux ».

    Le colonel n’a pas donné de bilan chiffré du nombre de victimes des évènements de dimanche, mais a précisé que les mutins étaient « repartis avec des corps et des blessés » de leur tentative d’assaut sur la résidence présidentielle, après un « rude combat ».

    Dimanche matin, huit militaires étaient apparus à la télévision béninoise, annonçant qu’ils avaient destitué Patrice Talon.

    Après une journée d’incertitude à Cotonou, le chef de l’Etat avait déclaré que la situation était « totalement sous contrôle ». Les autorités béninoises ont ensuite fait état de « plusieurs victimes », notamment dans des affrontements opposant mutins et forces loyales.

    bur-pid/bam/ayv/

  • Côte d’Ivoire. « Ce mandat sera celui de la transmission générationnelle » (Alassane Ouattara)

    Côte d’Ivoire. « Ce mandat sera celui de la transmission générationnelle » (Alassane Ouattara)

    Le Président de la République de Côte d’Ivoire Alassane Ouattara a prêté serment, 45 jours après avoir été déclaré vainqueur de l’élection présidentielle du 25 octobre 2025. A l’occasion de cette cérémonie qui s’est déroulée au palais présidentiel d’Abidjan Plateau, le 8 décembre 2025, il a placé ce mandat sous le signe de la transmission générationnelle.

    « Je jure solennellement et sur l’honneur de respecter et de défendre fidèlement la constitution, d’incarner l’unité nationale, d’assurer la continuité de l’État et de défendre son intégrité territoriale, de protéger les droits et libertés des citoyens, de remplir consciencieusement les devoirs de ma charge dans l’intérêt supérieur de la nation. Que le peuple me retire sa confiance et que je subisse la rigueur des lois si je trahis mon serment ». Ainsi Alassane Ouattara le Président réélu pour cinq nouvelles années à la tête de la Côte d’Ivoire venait de prêter serment devant toute la nation et des représentants de pays frères et amis, notamment des Chefs d’Etat et anciens Chefs d’Etats africains, ainsi que des représentants de pays occidentaux dont les Etats-Unis et la France.

    Le Chef de l’Etat a surtout promis à son peuple que « Ce mandat sera celui de la transmission générationnelle ». « Ce sera pour moi et pour notre nation un acte de responsabilité et de maturité politique », a fait savoir le Président de la République. Il s’agira donc pour lui, pendant ce mandat de 5 ans, de finaliser « la préparation, la formation et l’élévation d’une élite politique, administrative et économique » qui pourra valablement assurer la relève. Cette élite qu’il se chargera de préparer et de former devra être « intègre, compétente et profondément attachée à l’intérêt général », a-t-il souligné.

    Sécurité, économie, social

    Le Chef de l’Etat entend poursuivre au cours de ces 5 prochaines années, ses actions qu’il a déjà entamées lors de ses précédents mandats, notamment sur le plan sécuritaire, économique et social.

    Sur le plan sécuritaire, l’Etat restera vigilant face aux menaces terroristes qui persistent, se transforment et se numérisent davantage. Rappelons que des pays frontaliers comme le Burkina Faso et le Mali sont en proie aux groupes armées depuis quelques années. Et cela constitue une véritable menace pour la Côte d’Ivoire.

    Des initiatives se poursuivront aussi en vue d’assurer aux populations la sécurité alimentaire. « Mes chers compatriotes, au cours des 5 prochaines années, nous poursuivrons la construction d’une grande Côte d’Ivoire audacieuse, productive, innovante à travers notamment une économie tournée vers la transformation locale et la créativité de sa jeunesse et de sa culture », a-t-il promis.

    Le Président a également promis qu’au cours de ce mandat, les jeunes et les femmes continueront d’être au centre de ses politiques et programmes, particulièrement dans le domaine de la santé, de l’éducation et de la formation professionnelle. Il entend faire des femmes et des jeunes de véritables acteurs de développement. « Des infrastructures énergétiques, numériques une agriculture moderne et souveraine, une industrie plus performant, un secteur privé plus conquérant avec les champions nationaux qui s’affirment davantage ». Voilà également des chantiers du Chef de l’Etat pendant ce quinquennat qui commence.

    Mais tout cela n’est possible que dans l’unité. « Rien n’est hors de portée pour une Côte d’Ivoire unie, qui croit en elle », a fait savoir le Président de la République, appelant ainsi le peuple ivoirien à l’unité et la paix, afin de bâtir « une grande Côte d’Ivoire forte ambitieuse et solidaire ».