Auteur/autrice : iciabidjan

  • « La CEI, est devenue l’instrument docile d’un pouvoir qui refuse l’alternance, qui refuse la transparence, qui refuse l’inclusion », Laurent GBAGBO

    « La CEI, est devenue l’instrument docile d’un pouvoir qui refuse l’alternance, qui refuse la transparence, qui refuse l’inclusion », Laurent GBAGBO

    L’ex-président Laurent Gbagbo a lancé vendredi 11 avril 2025 un appel solennel à l’ouverture d’un dialogue politique inclusif entre les principaux partis d’opposition, la société civile et le pouvoir en place, afin de restaurer la confiance dans le processus électoral ivoirien.

    Cette initiative intervient simultanément à l’annonce de la suspension du représentant de son parti, le Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI), au sein de la Commission électorale indépendante (CEI).

    La Côte d’Ivoire a besoin d’un « dialogue politique sincère pour garantir des élections crédibles, inclusives et apaisées », a déclaré le fondateur du PPA-CI dans un communiqué publié ce vendredi. Cette proposition de concertation nationale vise à remédier à ce qu’il considère comme un dysfonctionnement profond du système électoral actuel.

    « Depuis plusieurs mois, j’observe avec gravité le fonctionnement de la Commission électorale indépendante. J’observe, je réfléchis, j’analyse. Mais aujourd’hui, je me dois de décider. La CEI n’est plus ce qu’elle prétend être. Elle est devenue l’instrument docile d’un pouvoir qui refuse l’alternance, qui refuse la transparence, qui refuse l’inclusion », a-t-il affirmé, justifiant ainsi le retrait « jusqu’à nouvel ordre » du commissaire représentant son parti.

    ———————————————————————————————————————————————-

    CEI : Laurent Gbagbo annonce la suspension de son parti

    L’ancien Président de la Côte d’Ivoire et président du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (Ppa-Ci) a annoncé le vendredi 11 avril 2025, la suspension de la participation de son parti à la Commission électorale indépendante (Cei). Dans un communiqué officiel, il a justifié cette décision par des inquiétudes concernant le fonctionnement de l’institution en charge des élections.

    Les motifs du retrait

    Dans sa déclaration, Laurent Gbagbo affirme que la Cei aurait perdu son indépendance et serait devenue, selon lui, un « instrument docile » au service du pouvoir en place. Il accuse la commission de favoriser un « refus de l’alternance, de la transparence et de l’inclusion » et d’ignorer les réclamations de l’opposition. Parmi les griefs évoqués figurent :

    • Des tentatives présumées d’exclure des leaders de l’opposition de la course présidentielle.

    • Le refus d’auditer les listes électorales, malgré des allégations d’irrégularités « massives ».

    • L’adoption de nouvelles règles électorales jugées contraires au code en vigueur.

    Gbagbo a déclaré : « Nous ne voulons plus être complices d’un processus électoral marqué par l’exclusion, la fraude et la manipulation ». Il a également ordonné au représentant du Ppa-CI au sein de la Cei de suspendre immédiatement ses activités au sein de l’institution.

    Contexte historique et craintes de crise

    Cette annonce intervient dans un climat politique tendu, alors que le pays prépare une élection présidentielle prévue fin 2025. Laurent Gbagbo a rappelé la crise post-électorale de 2010-2011, marquée par des violences ayant fait plus de 3 000 morts à la suite d’un différend sur les résultats de la présidentielle.

    Il établit un parallèle entre la situation actuelle et celle de 2010, soulignant que la Cei était alors perçue comme « partiale et instrumentalisée ».

    Le communiqué appelle à un « dialogue politique sincère » entre le pouvoir, l’opposition et la société civile pour garantir des élections « crédibles, inclusives et apaisées ». Il avertit que sans cela le pays risquerait de replonger dans l’instabilité.

    À ce stade, ni la Cei ni le gouvernement ivoirien n’ont réagi publiquement à ces accusations. Cependant, cette décision du Ppa-Ci pourrait compliquer le processus électoral en cours, notamment en affaiblissant la représentativité de l’opposition au sein de la Commission.

    Des observateurs internationaux suivent de près la situation. alors que la Côte d’Ivoire cherche à consolider sa stabilité après des décennies de crises politiques. La crédibilité des institutions électorales reste un enjeu clé pour éviter de répéter les erreurs du passé.

    Laurent Gbagbo, figure influente de la politique ivoirienne, maintient que son geste vise à « protéger la Côte d’Ivoire de l’abîme ».

    La pression monte désormais sur les autorités pour ouvrir des négociations ou apporter des réponses concrètes aux allégations de partialité. L’absence de réaction risquerait d’alimenter les critiques sur la transparence du processus électoral.

  • Suspension de la grève : Les enseignants décident de la reprise des cours ce vendredi 11 avril 2025

    Suspension de la grève : Les enseignants décident de la reprise des cours ce vendredi 11 avril 2025

    Réunis en Assemblée Générale ce jeudi 10 avril 2025 au Lycée Technique d’Abidjan, les enseignants de l’ISMENA/ETFP de Côte d’Ivoire ont décidé de suspendre leur mot d’ordre de grève. Et la reprise des cours dès le vendredi 11 avril 2025 à partir de 7h.

    Cette décision fait suite aux échanges fructueux avec les autorités gouvernementales autour de leur principale revendication : l’octroi d’une prime d’incitation au personnel du secteur éducation-formation.

    Après plusieurs jours d’arrêt de travail, les enseignants ont salué les avancées obtenues à l’issue des discussions et ont opté pour la voie du dialogue. Ils ont cependant posé des conditions pour un climat social apaisé, notamment la libération sans condition de leurs camarades interpellés et condamnés lors des mouvements de grève d’octobre 2024, ainsi que la levée de toutes les sanctions y afférentes.

    L’Assemblée Générale a également réaffirmé son engagement ferme à poursuivre les négociations en vue de l’obtention effective de cette prime d’incitation et a rappelé son attachement au respect des libertés syndicales.

    En conséquence, l’ISMENA/ETFP a invité l’ensemble des enseignants à reprendre les cours dès le vendredi 11 avril 2025 à partir de 7h.

    Cette décision marque un pas important vers un climat de travail apaisé dans le secteur éducatif ivoirien, tout en maintenant la pression sur les autorités pour le respect des engagements pris.

  • Côte-d’Ivoire: La délivrance d’un certificat de nationalité à Tidjane Thiam « recalée » par la justice [communiqué]

    Côte-d’Ivoire: La délivrance d’un certificat de nationalité à Tidjane Thiam « recalée » par la justice [communiqué]

    Tidjane Thiam n’aura vraisemblablement pas de certificat de nationalité, pour se porter candidat à la convention du Pdci Rda qui choisira le candidat du parti à la présidentielle d’octobre prochain.

    La demande de certificat de nationalité ivoirienne de Tidjane Thiam a été rejetée par la Juge Touré Aminata, présidente du tribunal de première instance d’Abidjan.

  • En Côte d’Ivoire, l’Église catholique « doute de l’indépendance de la commission électorale »

    En Côte d’Ivoire, l’Église catholique « doute de l’indépendance de la commission électorale »

    À six mois du scrutin présidentiel, l’évêque de Daloa, président de la conférence épiscopale de Côte d’Ivoire, appelle dans une interview à Jeune Afrique à « l’intégration de tous les candidats » pour « éviter aux Ivoiriens l’horreur des violences post-électorales ». Et dresse le portrait du leader dont, selon lui, le pays a besoin.

    En mars dernier, Mgr Marcellin Yao Kouadio, 65 ans, évêque de Daloa (Centre-Ouest) et président de la Conférence des évêques catholiques de Côte d’Ivoire (Cecci), publiait, au nom de ses pairs, un message qui a fait grand bruit dans le pays. Connu pour son franc-parler et ses positions tranchées, le prélat y exprimait de vives inquiétudes sur le climat préélectoral et appelait à des élections… La suite sur JA.

  • COTE D’IVOIRE : Amnesty appelle à la libération d’un syndicaliste

    COTE D’IVOIRE : Amnesty appelle à la libération d’un syndicaliste

    Amnesty international lance un appel pour la libération de Ghislain Duggary Assy, secrétaire à la communication du syndicat Mouvement des enseignants pour la dynamique de la dignité, a été condamné à deux ans de prison ferme, à la suite d’une grève du secteur éducation, pour demander des primes d’incitation.

    Dans une déclaration, Marceau Sivieude, directeur régional par intérim d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale, a réagi à la condamnation, par la justice ivoirienne, de l’enseignant Ghislain syndicaliste Duggary Assy.

    L’enseignant syndicaliste, Ghislain Duggary Assy, a écopé de deux ans de prison ferme le 8 avril 2025 pour « coalition d’agents publics » et « entrave au fonctionnement du service public », à la suite d’un jugement.

    « Amnesty International appelle à la libération immédiate et sans condition de Ghislain Duggary Assy, secrétaire à la communication du syndicat Mouvement des enseignants pour la dynamique de la dignité. Toutes les charges retenues contre lui doivent être abandonnées », a dit M. Sivieude.

    Le préavis de grève, envoyé le 21 mars 2025 au ministère de l’Éducation nationale « dans le respect de la procédure légale », annonçait un arrêt de travail les 3 et 4 avril et a abouti à cette condamnation et à une dizaine d’arrestations, rapporte l’organisation de défense des droits humains.

    Pour Amnesty, cette condamnation « constitue une violation flagrante des droits fondamentaux des travailleurs et travailleuses, en particulier du droit à la grève et de la liberté syndicale pourtant garantis par la Constitution ivoirienne et les conventions internationales ratifiées par la Côte d’Ivoire ».

    « Les enseignants ne peuvent pas être traités comme des criminels pour avoir exercé leurs droits fondamentaux. Les autorités doivent respecter et garantir les droits humains de tous dans le pays, notamment le droit à la liberté d’association, le droit à la négociation collective et le droit à un procès équitable », a-t-il lancé.

    Un appel à la grève a été lancé dans les écoles primaires et secondaires du pays par deux intersyndicales qui réclament notamment une prime d’incitation, à l’instar d’autres ministères où les fonctionnaires et agents de l’Etat bénéficient de primes trimestrielles de motivation.

    Selon l’avocat de Ghislain Duggary Assy, « le syndicaliste a été arrêté dans la nuit du 2 au 3 avril 2025 par des hommes encagoulés à son domicile » et a été « entendu la même nuit à la préfecture de police en l’absence d’un avocat ».

    « C’est au parquet qu’il a eu accès à un avocat, avant d’être placé sous mandat de dépôt par le procureur », souligne l’organisation de défense des droits de l’Homme, Amnesty International, qui appelle à la libération de l’enseignant syndicaliste, Ghislain Duggary Assy.

    Le ministère d’Etat, ministère de la Fonction publique, qualifiant cette grève d’illégale dans un communiqué diffusé le 5 avril, a menacé de sanctionner les enseignants grévistes. Le 8 avril, une dizaine de membres du directoire des intersyndicales grévistes ont été arrêtés puis relâchés quelques heures plus tard.

    Le porte-parole du gouvernement ivoirien, Amadou Coulibaly, a, à l’issue d’un Conseil des ministres, ce mercredi 9 avril 2025, dit que « la question des primes est venue après le dialogue social qui a conduit à une deuxième trêve sociale ».

    « Ils ont le droit de revendiquer, mais dans le cadre de leurs obligations, ils ne peuvent aller à la grève que si toutes les phases de discussion ont été épuisées et qu’on en arrive à une situation où on est d’accord qu’il y a un blocage et qu’on ne peut plus discuter. Ils le savent », a-t-il ajouté.

    Selon le porte-parole du gouvernement, « il y a un engagement qui a été pris et qui a conduit à une trêve sociale. On ne peut pas être en trêve sociale et chercher à créer une crise sociale, il y a un paradoxe ».

    Il a appelé les syndicats en grève à « revenir à la table de discussion et c’est ce que le gouvernement a toujours souhaité, pour que la réflexion puisse être portée ensemble, et voir comment cette question qui dépasse le cadre des enseignants peut être traitée ».

    AP/Sf/APA

  • Pdci-Rda / Thiam dément une rumeur : « Je tiens à dire à tout le monde que je suis toujours en possession de mon passeport ivoirien »

    Pdci-Rda / Thiam dément une rumeur : « Je tiens à dire à tout le monde que je suis toujours en possession de mon passeport ivoirien »

    Le président du Pdci-Rda à l’extérieur du pays depuis un temps a profité de sa capsule sur Facebook « 20 heures 25 » de ce mercredi 9 avril pour rassurer son monde. « Je tiens à dire à tout le monde que je suis toujours en possession de mon passeport ivoirien », a déclaré le leader du Pdci démentant ainsi une rumeur qui s’était répandue dans les réseaux Pdci et dont Connectionivoirienne.net s’était fait l’écho.

    Thiam possède donc toujours son document de voyage et n’est pas bloqué à l’étranger pour défaut de papiers.

    Dans la même vidéo, il s’est prononcé sur son absence au Bureau politique du Pdci-Rda, instance de décision tenue le 5 avril 2025 à Yamoussoukro. Thiam a défendu que ladite réunion s’est bien déroulée en son absence. Il se réjouit ainsi du résultat d’un esprit d’équipe qu’il impulse depuis son accession à la tête du plus ancien parti politique de Côte d’Ivoire qui aura 80 ans en avril 2026. Là-dessus, il a précisé que le travail d’une équipe unie comme celle de la direction du Pdci pouvait lui permettre de fouetter d’autres chats au profit du parti. « Vous savez tres bien que la Côte d’Ivoire n’est pas seule dans le monde. Il y a donc un travail d’explication et de lobbying à mener auprès des décideurs, de leaders politiques et des médias qui est tres important et dans lequel je me suis engagé « , a-t-il précisé.

    Sur l’actualité brûlante du moment, Thiam s’est rangé du côté des syndicats en grève dans l’éducation nationale. Pour lui le droit de grève est reconnu par la loi fondamentale et tout travailleur devrait pouvoir l’exercer sans crainte. Il a insisté sur l’expression « sans crainte », prônant le dialogue comme voie de résolution de la grève.

    SD à Abidjan

  • Côte d’Ivoire : un DG de banque retrouvé sans vie

    Côte d’Ivoire : un DG de banque retrouvé sans vie

    La Côte d’Ivoire en général, et le secteur bancaire en particulier, sont plongés dans le noir ce mercredi 9 avril 2025. John Mokom, Directeur Général de Standard Chartered Bank Côte d’Ivoire SA, n’est plus de ce monde. Il a été retrouvé mort à son domicile ce jour-là.

    Côte d’Ivoire : que retenir du décès de John Mokom ?

    John Mokom
    Expert-comptable formé à l’école américaine, le Camerounais John Ngu MOKOM, DG de Standard Chartered Bank Côte d’ Ivoire…

    Présent en Côte d’Ivoire depuis 2021, où il dirigeait la Standard Chartered Bank SA, John Mokom a tiré sa révérence ce mercredi 9 avril 2025. De nationalité camerounaise, il a été retrouvé mort à son domicile situé à l’immeuble ATTA, à Abidjan-Plateau. Pour l’heure, la ou les causes de son décès restent inconnues. D’après les informations disponibles, le constat établi sur place par les forces de l’ordre révèle la disparition de plusieurs de ses effets personnels et professionnels.

    Il s’agirait de son ordinateur portable, de son téléphone et de son véhicule. Par ailleurs, aucune trace d’effraction n’a été signalée. Une situation assez étrange qui nécessite une enquête afin de faire la lumière sur les causes et/ou les circonstances de son décès. Aux dernières nouvelles, John Mokom logeait seul dans cette résidence, loin de sa famille qui résiderait au Canada.

    Pour l’instant, la Standard Chartered Bank Côte d’Ivoire SA n’a publié aucun communiqué concernant le décès de son Directeur Général, John Mokom.

    PAR JACQUES EVRARD GBAGUIDI

  • La Première Dame, Madame Dominique Ouattara : « Je souhaiterais que nous unissions nos prières afin que notre beau pays demeure dans la paix »

    La Première Dame, Madame Dominique Ouattara : « Je souhaiterais que nous unissions nos prières afin que notre beau pays demeure dans la paix »

    La Première Dame, Madame Dominique Ouattara, Présidente de la Fondation Children Of Africa a offert des dons en vivre d’une valeur de 130 millions F CFA à la communauté chrétienne, ce mardi 8 avril 2025, à son Cabinet à Cocody. A cette occasion, la Première Dame a lancé un appel à l’union à l’occasion du mois de carême chrétien.

    Mesdames et Messieurs,

    Chers frères et sœurs,

    Je suis très heureuse de vous retrouver, à l’occasion de cette cérémonie de remise de dons à nos frères et sœurs de la communauté chrétienne.

    Tout d’abord, merci pour toutes les bénédictions à l’endroit de mon époux, je lui transmettrai votre message.

    J’aimerais ensuite, saluer le Général Vagondo Diomandé, Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, que je remercie pour sa présence à nos côtés ce matin. Merci également Monsieur le Ministre, pour le soutien constant que vous apportez à nos actions en faveur des populations.

    Je salue aussi, Madame la Ministre Myss Belmonde Dogo, Ministre de la Cohésion Nationale, de la lutte contre la Pauvreté et de la Solidarité. Merci, petite sœur d’être avec nous, pour apporter votre soutien à la communauté chrétienne, durant cette période de carême et de partage.

    Je souhaiterais à présent, saluer chaleureusement mes chères sœurs ici présentes, qui sont venues accompagner cette initiative solidaire, en faveur de la communauté chrétienne ; à savoir :

    – Madame Raymonde Goudou Coffie, Ministre Gouverneur du District des Lacs,

    – Madame Jeanne Peuhmond, Vice-Présidente de l’Assemblée Nationale,

    – Madame Touré Aya Virginie, Vice-Présidente du Conseil Economique, Social, Environnemental et Culturel

    – Madame Patricia Ahoussou, Epouse de Monsieur le Ministre d’Etat Ahoussou Jeannot.

    Je salue également, Monsieur Drissa Koné, Conseiller spécial du Président de la République chargé des cultes, que je remercie d’être avec nous, une fois de plus, pour cette action solidaire menée par la Fondation Children of Africa.

    Mes salutations vont aussi à l’ensemble des autorités spirituelles de la communauté chrétienne ici présentes, que sont :

    – Le Père Eric Norbert Abékan, Secrétaire Exécutif National de la Commission Justice, Paix et Environnement, représentant le Président de la Conférence Episcopale de Côte d’Ivoire ;

    – Le Père Emile Kélignon, Secrétaire Général de la Conférence Episcopale de Côte d’Ivoire ;

    – Le Père Joseph Adomon Mobio Curé de la Paroisse Saint-Pierre de Blockauss, représentant Son Eminence Dogbo Ignace Cardinal Bessi, Archevêque d’Abidjan ;

    – Le Pasteur Aké André, représentant le Président de la Conférence de l’Eglise Méthodiste de Côte d’Ivoire (EMCI) ;

    – Le Révérend Ediemou Blin Jacob, Président de l’Eglise du Christianisme Céleste de Côte d’Ivoire ;

    – Le Pasteur David Silué, représentant le Président de la Fédération Evangélique de Côte d’Ivoire ;

    – Le Révérend Père Jérémie Béhanzin, Vicaire Général de l’Eglise Orthodoxe Grecque de Côte d’Ivoire et du Burkina-Faso ;

    – Le Pasteur Okaingni Georges, représentant les Eglises Protestantes et Missions Evangéliques de Côte d’Ivoire ;

    – Le Père Hugues Dimitri Assamoi, Curé de la Paroisse Saint-Jean de Cocody,

    – Et l’ensemble des guides et de nos sœurs religieuses ici présents, que je remercie d’être à nos côtés ce matin.

    Chers guides religieux,

    Je me réjouis de vous compter parmi nous et de pouvoir bénéficier de vos prières qui nous accompagnent constamment et renforcent notre engagement envers les plus démunis.

    Je salue avec vous, l’ensemble des délégations qui sont avec nous aujourd’hui, pour représenter toutes les communautés religieuses et associations chrétiennes de Côte d’Ivoire.

    Mesdames et Messieurs,

    Chers frères et sœurs,

    Le carême est un moment important de la vie chrétienne, qui nous invite à l’introspection et à la prière. C’est aussi l’occasion de réaffirmer notre engagement envers nos frères et sœurs.

    Durant cette période de pénitence, chaque croyant s’attèle à cultiver l’amour du prochain, la générosité et le partage. C’est dans ce même esprit que nous nous retrouvons aujourd’hui, afin de faire œuvre de charité, envers ceux qui sont dans le besoin. Et je suis heureuse que chacun d’entre vous ait pu se joindre à nous pour cet évènement qui me tient particulièrement à cœur.

    Mesdames et Messieurs,

    Pour cette année 2025, nous sommes heureux de remettre de dons d’une valeur de 130 millions de FCFA à la communauté chrétienne de notre pays. Cette contribution

    est destinée à soutenir les familles les plus vulnérables et à leur apporter du réconfort en cette période d’élévation spirituelle.

    Les dons que nous faisons aujourd’hui à la communauté chrétienne, sont composés de denrées alimentaires de première nécessité.

    Ces dons énumérés par Madame Nadine Sangaré, Directrice de la Fondation Children of Africa, seront réceptionnés par :

    – Les paroisses catholiques ;

    – Les églises méthodistes ;

    – Les églises évangéliques ;

    – Les églises révélées d’Afrique ;

    – Et les différentes congrégations et associations religieuses.

    Je tiens à remercier ici, tous nos généreux donateurs qui ont contribué à offrir ces vivres, œuvrant ainsi à aider les plus démunis, afin que chaque foyer puisse vivre la chaleur et la solidarité attachés à cette saison.

    Mesdames et Messieurs,

    Chers guides religieux,

    A ce stade de mon propos, je tiens à vous remercier à nouveau, pour votre présence à cette cérémonie. J’émets le vœu que ce temps de carême soit pour chacun un chemin d’amour et de foi.

    Je souhaiterais enfin, que nous unissions nos prières afin que notre beau pays demeure dans la paix et la solidarité qui le caractérisent.

    Je vous remercie.

  • Pdci-Rda / Le régime Rhdp a-t-il vraiment désactivé le passeport biométrique de Thiam pour le bloquer à l’extérieur ?

    Pdci-Rda / Le régime Rhdp a-t-il vraiment désactivé le passeport biométrique de Thiam pour le bloquer à l’extérieur ?

    C’est une information qui circule depuis un temps dans les milieux Pdci-Rda de la diaspora. Le passeport biométrique de Tidjane Thiam, président du Pdci aurait été désactivé afin de le contraindre à rester à l’extérieur. Selon un cadre Pdci en France contacté par Connectionivoirienne.net, ceci explique en particulier l’absence prolongée du leader du parti démocratique de Côte d’Ivoire. Et il pourrait rester à l’étranger sans participer à la convention élective du candidat du parti le 16 avril prochain si une solution rapide n’est pas trouvée à sa situation.

    Contacté, un cadre du ministère des affaires étrangères n’a pas daigné répondre à notre interrogation. Et l’affaire Thiam pourrait prendre une autre allure si cet état de fait se confirmait. Il serait ainsi dans un cas d’apatridie qui ne dit pas son nom si son pays d’origine lui refuse ce précieux document de voyage pour défaut de nationalité.

    Nous y reviendrons !

    SD à Abidjan

    sdebailly@yahoo.fr

  • Les surtaxes américaines sur les produits chinois pourraient atteindre 104% (Maison Blanche à l’AFP)

    Les surtaxes américaines sur les produits chinois pourraient atteindre 104% (Maison Blanche à l’AFP)

    Les surtaxes américaines sur les produits chinois atteindront 104% au total si Pékin maintient sa riposte à l’offensive douanière de Donald Trump, a affirmé lundi la Maison Blanche à l’AFP.

    Selon la Maison Blanche, les produits chinois subiront 104% de droits de douane additionnels en entrant sur le sol américain si Donald Trump met sa dernière menace (de 50% de droits de douane additionnels) à exécution, en tenant compte du cumul des taxes annoncées par le chef de l’Etat depuis son retour au pouvoir en janvier.

  • Lutte contre les stupéfiants à la MAC de Bouaké : Une tentative d’évasion fait un mort et plusieurs blessés

    Lutte contre les stupéfiants à la MAC de Bouaké : Une tentative d’évasion fait un mort et plusieurs blessés

    La Maison d’Arrêt et de Correction de Bouaké (MAC-B) a été le théâtre de violents incidents les 6 et 7 avril 2025, consécutifs au renforcement des contrôles contre l’introduction de stupéfiants en milieu carcéral, rapporte un communiqué du procureur de la République près le tribunal de première instance de Bouaké.

    Depuis plusieurs semaines, l’Administration pénitentiaire a intensifié les fouilles des visiteurs et des colis destinés aux détenus. Une stratégie qui porte ses fruits, puisque plusieurs saisies de substances illicites ont été réalisées, dont la plus récente, le 2 avril dernier, a permis d’intercepter 60 comprimés de Tramadol, connus sous le nom de « Kadhafi ».

    Mais cette vigilance accrue n’a pas été sans conséquence. Le dimanche 6 avril 2025, des affrontements ont éclaté entre détenus. À l’origine, des représailles menées par un groupe de onze prisonniers contre certains codétenus soupçonnés d’avoir dénoncé les trafiquants. Bilan : deux blessés.

    Le lendemain, lundi 7 avril, la tension est montée d’un cran. Profitant de l’ouverture des cellules, un groupe de détenus a tenté une évasion massive. La réaction rapide et coordonnée de l’Administration pénitentiaire, appuyée par les forces de la Gendarmerie et de la Police Nationale, a permis de maîtriser la situation et de réintégrer tous les détenus.

    Malheureusement, cette tentative désespérée a coûté la vie à un prisonnier, décédé par asphyxie dans la bousculade. Trois autres personnes ont été blessées : deux agents pénitentiaires et un détenu.

    Une enquête a été ouverte afin de faire toute la lumière sur ces événements et situer les responsabilités.

  • Yvidero Show : “Ils l’ont renvoyée comme si elle…”, Sabine Dié balance la vérité sur l’affaire

    Yvidero Show : “Ils l’ont renvoyée comme si elle…”, Sabine Dié balance la vérité sur l’affaire

    La Côte d’Ivoire a récemment été ébranlée par l’arrêt brutal de l’émission Yvidero Show. La vérité sur cette affaire vient d’être révéllée par Sabine Dié.

    Au grand dam de la population ivoirienne, l’animatrice télé Yvidero annonçait il a y peu, la fin de sa collaboration avec la Chaîne NCI après trois saisons. Même si elle s’est montrée professionnelle dans son message, nul doute qu’il y avait un malaise dans cette affaire.

    La récente publication de Sabine Dié est donc venue éclairer la lanterne des téléspectateurs. La femme d’affaires n’a pas mâché ses mots à l’endroit d’Yvidero.

    Ce n’est pas un poisson d’avril. Yvi est la plus mauvaise de toute sa famille. Elle est en palabre avec tout le personnel de NCI, toutes les animatrices, chroniqueuses, et même certains directeurs de département.

    Ce poison visuel associé à sa chose qui fait quelques centimètres et ce vieux qui a raté sa destinée étaient des contractuels renouvelables chaque année.

    Ils l’ont renvoyée comme si elle transportait une contagion et tous les asticots qui étaient avec elle (Patrick Édouard, tonton Féla) ont été chassés comme des parasites.

    À un moment, le personnel portait des masques pour éviter d’être contaminé par ce virus ambulant qui a anarqu€ une dame à hauteur de 35.000.000 FCFA pour s’offrir son maquis qui est sa plus grande réussite, tout en usant d’un vice de procédure pour empêcher la femme d’entrer à Abidjan.

    Comme elle a été renvoyée sans préavis, elle a oublié son gros caleçon vert dans la précipitation dans son casier au travail.

    Alerté par une mauvaise odeur très forte et une invasion de mouche entrant à NCI, les habitants du quartier ont déserté les lieux et une équipe anti infection est actuellement en train de désinfecter les lieux.

    Enfin, tout NCI pourra enlever son masque et respirer une bonne odeur, car la bouche nauséabonde a été éradiquée comme un virus. Même la chaise et table qu’elle utilisait ont été brûlées pour empêcher le virus de se répandre.

    Ce que nous craignons maintenant, n’ayant plus d’activité, ses pauvres chiens et ceux de son quartier sont menacés, car elle les utilisent pour satisfaire sa libid00 et passer le temps.

    Si vous savez où elle habite pitié aller récupérer les chiens pour les sauver. SOS chien en danger. NCI la meilleure chaîne au monde”, a-t-elle publié sur sa page Facebook. Cette affaire est certainement loin d’avoir livré son dernier épisode.

    Source:https:yop.l-frii.com

  • Anne Oulotto blanchit les enseignants

    Anne Oulotto blanchit les enseignants

    La ministre d’Etat, ministre de la Fonction Publique et de la Modernisation de l’Administration a fait une importante déclaration ce lundi 7 avril 2025. Ci-dessous l’intégralité de son message.

    La séance de salut aux couleurs de ce lundi 7 avril 2025 revêt une saveur particulière, car elle est dédiée à tous les enfants de Côte d’Ivoire. Leur droit à l’éducation est fondamental, inaliénable et doit être protégé. Les revendications des syndicats du secteur Éducation-Formation sont légitimes et méritent d’être entendues. Toutefois, elles ne doivent en aucun cas compromettre ce droit essentiel. Toute fermeture d’école prive directement les enfants de leurs droits fondamentaux et met en péril leur avenir.

    « CEREMONIE DE SALUT AUX COULEURS

    La séance de salut aux couleurs de ce lundi 7 avril 2025 revêt une saveur particulière, car elle est dédiée à tous les enfants de Côte d’Ivoire. Leur droit à l’éducation est fondamental et doit être protégé.

    Les revendications des syndicats du secteur Éducation-Formation sont légitimes.

    Toutefois, elles ne doivent en aucun cas compromettre ce droit essentiel. Toute fermeture d’école prive directement les enfants de leurs droits fondamentaux et met en péril leur avenir.

    Le dialogue, la négociation et la co-construction doivent toujours prévaloir. Ce sont ces voies responsables et républicaines qui ont permis d’obtenir de nombreux acquis sociaux pour les fonctionnaires.

    Le silence des écoles ne doit jamais être la réponse aux revendications sociales, car il nuit à la Nation. »

    Avec linfodrome

  • Côte d’Ivoire : la grève des syndicats du secteur Éducation-Formation suivie dans plusieurs établissements scolaires

    Côte d’Ivoire : la grève des syndicats du secteur Éducation-Formation suivie dans plusieurs établissements scolaires

    L’arrêt de travail « avec possibilité de reconduction », lancé par des syndicats du secteur Éducation-Formation depuis le jeudi 3 avril 2025, a été suivi ce lundi 7 avril dans plusieurs lycées et collèges d’Abidjan ainsi que dans d’autres localités du pays, a constaté Abidjan.net.

    Ce matin, la grève était effective notamment au Lycée Sainte-Marie de Cocody, au Collège moderne de Cocody, ainsi que dans d’autres établissements publics à travers le territoire national.

    À l’origine de ce mouvement, l’Intersyndical du ministère de l’Éducation nationale et de l’Alphabétisation réclame l’octroi d’une prime d’incitation en faveur des fonctionnaires du secteur Éducation-Formation, ainsi que le respect des libertés syndicales dans la fonction publique.

    Réagissant à cette situation, la ministre d’État, ministre de la Fonction publique et de la Modernisation de l’administration, Anne Désirée Ouloto, a rappelé, lors de la cérémonie de salut aux couleurs organisée ce même jour à Abidjan-Plateau, que le droit à l’éducation pour tous les enfants de Côte d’Ivoire est « fondamental, inaliénable et doit être protégé ».

    « Les revendications des syndicats du secteur Éducation-Formation sont légitimes et méritent d’être entendues », a reconnu la ministre d’État. Toutefois, a-t-elle insisté, « elles ne doivent en aucun cas compromettre ce droit essentiel ». Selon elle, « toute fermeture d’école prive directement les enfants de leurs droits fondamentaux et met en péril leur avenir. Le dialogue, la négociation et la co-construction doivent toujours prévaloir. Ce sont ces voies responsables et républicaines qui ont permis d’obtenir de nombreux acquis sociaux pour les fonctionnaires », a-t-elle souligné, avant de conclure : « Le silence des écoles ne doit jamais être la réponse aux revendications sociales, car il nuit à la Nation ».

    Cyprien K.

  • Décès de Jacqueline Biley, l’épouse de Georges Ouégnin et mère de Yasmina

    Décès de Jacqueline Biley, l’épouse de Georges Ouégnin et mère de Yasmina

    La députée PDCI de Cocody a annoncé le décès de sa génitrice ce lundi 7 avril 2025. Toutes nos condoléances a Yasmina et a sa famille. L’ambassadeur George Ouegnin et Jacqueline Biley étaient mariés depuis 1965. Ils ont eu 5 enfants, Stéphane, Georges-Emmanuel, Marie-Isabelle, Jacques-Philippe et Yasmina, la benjamine. 

    Hommage aux anciens

    George OUEGNIN

    Georges Ouégnin (né le 13 juin 1934), d’origine arménienne et ivoirienne, est un haut fonctionnaire et ambassadeur ivoirien.

    Biographie

    Georges Ouégnin est titulaire du diplôme de la capacité en droit. Ce spécialiste du protocole d’État a, par sa rigueur, sa ténacité et son efficacité, marqué ses lettres de noblesse dans l’histoire générale du protocole d’État de son pays.

    Georges Ouégnin s’est marié avec Jacqueline Biley en 1967 et ils ont eu 5 enfants : Stéphane, Georges-Emmanuel, Marie-Isabelle, Jacques-Philippe et Yasmina.

    Carrière Protocolaire

    Georges Ouégnin a connu une longue carrière en tant que directeur du protocole d’État de la République de Côte d’Ivoire sous divers présidents, mais aussi en tant que conseiller patenté de différents nouveaux responsables politiques africains.

    Avant le protocole d’État

    L’ambassadeur Georges Ouégnin, avant l’odyssée diplomatique et protocolaire, était cadre responsable du contentieux chez Renault en Côte d’Ivoire, où il a fait montre de ses qualités d’organisateur et de gestionnaire de situations difficiles.

    L’accession de la Côte d’Ivoire à l’indépendance lui ouvre les portes de la carrière diplomatique et protocolaire, en octobre 1960, avec le président Félix Houphouët-Boigny.

    Comme il l’a mentionné dans New York Times, le président Houphouët voulait originellement le nommer ambassadeur au Nigeria, proposition à laquelle il était ouvert, mais a suggéré au président Houphouët sa profonde volonté de servir son pays nouvellement indépendant en restant en Côte-D’ivoire, proposition qui a rencontré l’assentiment du président Houphouët qui a fait de lui le premier directeur du protocole d’État de la Côte d’Ivoire.

    Directeur du protocole d’État

    Georges Ouégnin a été directeur du protocole d’État de la république de Côte d’Ivoire de 1960, année d’accession du pays à l’Indépendance à janvier 2001, cette dernière date pourrait être considérée comme l’année de sa retraite.

    Mais il est aussi bon de noter qu’au-delà de cette retraite, il reste très actif à travers son cabinet de lobbying GEO7.

    Considéré comme le premier directeur de protocole d’État dans le monde en termes de longévité, l’ambassadeur Ouégnin a joué auprès du président Félix Houphouët-Boigny, pour qui il a été le premier directeur du protocole d’État, un rôle à la fois de protecteur et de confident.

    Toute la classe politique ivoirienne, africaine et internationale connaît la silhouette distinctive de l’ambassadeur Ouégnin qui, comme un bon chef d’orchestre à côté du chef d’État ivoirien Félix Houphouët Boigny, a toujours réglé à la minute près tous les petits détails, allant de l’itinéraire de son chef à la gestion des problèmes familiaux, en ayant toujours en tête le bien-être du chef de l’État et les intérêts supérieurs de son pays.

    On ne peut être aussi présent et efficace sans avoir une obsession pour l’ordre, la logique et les arts martiaux. Assurément, sa longue présence au niveau de la haute sphère de l’État conférait à l’ambassadeur une certaine autorité que certaines personnalités ne pouvaient accepter, ce qui l’amenait très souvent à les ramener à la raison avec la rigueur qu’on lui connaît. À ce propos, certains ministres de la république, qui se sont permis d’arriver à des réceptions en tenue décontractée, se sont vus refoulés par le chef du protocole d’État.

    George Ouégin bénéficie aussi d’un capital de confiance unique au niveau des chefs d’État étrangers qui ont appris à le connaître et à l’aimer à travers les différentes rencontres auxquelles il a contribué à organiser ou auxquelles il a participé en compagnie de son chef, le président Félix Houphouët-Boigny, qui n’hésitait pas un seul instant à le convier aux rencontres secrètes qui avaient lieu au plus haut niveau de l’État et aussi entre chefs d’États. C’est d’ailleurs ce qui fait qu’il est le seul directeur de protocole d’État en vie qui peut s’adresser à certains monarques ou chefs d’État sans intermédiaires.

    George Ouégnin a par ses différentes médiations permis de résoudre un certain nombre de conflits aussi bien au niveau des politiciens ivoiriens que sous le plan régional africain, où son expertise est recherchée par beaucoup de dirigeants qui reconnaissent en lui un homme intègre et travailleur.

    Il est aussi bon de souligner que l’ambassadeur George Ouégnin, qui a servi fidèlement le président Félix Houphouët-Boigny jusqu’à son décès, ne s’est pas retiré de la vie protocolaire à la suite du décès de son chef, mais plutôt a continué à servir l’État de Côte d’Ivoire en se mettant au service du président Henry Konan Bédier. (De 1993 à décembre 1999. Son expérience au niveau international et sa haute vision de l’intérêt supérieur de la nation était cruciale aux premières heures de la transition et de la prise de pouvoir du second chef de l’État de la république de côte d’ivoire).

    Par la suite, il a encore été cette force morale qui a géré avec la stricte rigueur le protocole d’État de la très chaotique période militaire à la suite du premier coup d’État intervenu en Côte d’Ivoire sous Robert Guei (de décembre 1999 à octobre 2000). Il a aussi servi pendant une courte période l’ex-président, Laurent Gbagbo, avant de se retirer de la vie protocolaire et entamer une vie de citoyen privé à travers son cabinet de lobbying GEO7. Il signe son retour en 2011, en se mettant au service du président actuel, Alassane Ouattara.

    Après le protocole d’État

    Georges Ouégnin a eu à accumuler une riche expérience personnelle et professionnelle. En effet, cet homme à la discrétion légendaire a acquis au cours de cette carrière une expertise avérée en organisation de visites officielles de grandes personnalités politiques, de grands événements d’États, de rencontres et sommets internationaux (franco-africains, ONU, OUA). De par sa fonction, il est un expert incontesté dans la diplomatie de crise et aussi de la médiation.

    L’ambassadeur Ouégnin, qui a très tôt pris conscience de ces lacunes, dans la gestion des affaires de beaucoup de dirigeants africains, a eu à cœur de combler ce vide en montant une structure de lobbying, de consultation et de plaidoyer pour fournir une assistance immédiate aux États qui en font la demandent, mais aussi aux élites africaines qui ont hâte de conquérir le marché mondial mais manquent d’expérience au niveau du leadership mondiale pour y parvenir. Le cabinet GEO7 qu’il a fondé propose ainsi de pallier ce vide.

    Il est un passionné de football, à ce titre il est président d’honneur du club de football ivoirien ASEC Mimosas.

  • Le Niger vend l’uranium d’Orano à la Russie et à la Chine

    Le Niger vend l’uranium d’Orano à la Russie et à la Chine

    Le pouvoir militaire nigérien espère conclure rapidement une vente avec Moscou ou Pékin, ce qui constituerait un nouveau coup dur pour Paris dans son déclin dans son ancien pré carré africain.

    Le Niger, riche en uranium, est un acteur clé sur le marché mondial. Historiquement, Orano (anciennement Areva) a dominé l’exploitation de l’uranium dans le pays, mais ces dernières années, l’intérêt de la Chine et de la Russie s’est intensifié. La Chine, cherchant à sécuriser ses approvisionnements énergétiques et à étendre son influence en Afrique, s’est tournée vers les ressources nigériennes. Parallèlement, la Russie renforce sa présence via des partenariats stratégiques dans le secteur minier. Ces dynamiques témoignent des enjeux géopolitiques et économiques majeurs liés à la maîtrise des ressources en uranium, avec des répercussions sur la sécurité énergétique mondiale et la souveraineté du Niger.

    La Russie et la Chine convoitent les stocks d’uranium du français Orano

    Du « yellow cake » produit par le géant du nucléaire français Orano au Niger récupéré par la Russie de Vladimir Poutine en pleine guerre en Ukraine : ce scénario, improbable avant le coup d’Etat qui a porté une junte hostile à la France au pouvoir à Niamey, en juillet 2023, apparaît désormais possible.

    Selon des sources officielles françaises et nigériennes, Moscou mais aussi Pékin ont entamé des tractations avec Niamey pour acheter une partie des quelque 1 400 tonnes de concentré d’uranium stockées dans la mine d’Arlit, qui était exploitée par la filiale locale d’Orano jusqu’à fin 2024. A titre de comparaison, en 2022, la France en avait consommé environ 8 800 tonnes, la Russie 6 300 et la Chine 11 300.

    En décembre 2024, après plusieurs mois de bras de fer avec la junte du général Abdourahamane Tiani, qui a lui a notamment retiré le permis d’exploitation d’Imouraren, l’un des plus grands gisements d’uranium au monde, l’entreprise française avait annoncé avoir « perdu le contrôle opérationnel » de la Somaïr (Société des mines de l’Aïr) dont elle est actionnaire majoritaire à 63,4 % – le reste étant détenu par l’Etat nigérien à travers la Société du patrimoine des mines du Niger (Sopamin).

  • Après la « falsification » des chiffres de la dette du Sénégal, faut-il « suspecter » ceux de la Côte-d’ivoire ?

    Après la « falsification » des chiffres de la dette du Sénégal, faut-il « suspecter » ceux de la Côte-d’ivoire ?

    Le 28 Mars dernier, la Côte d’Ivoire levait 1,75 milliards de dollars (environ 1050 milliards FCFA) sur les marchés internationaux à travers l’émission d’un eurobond d’une maturité de 11 ans. Le pays semble être devenu le « chouchou » des marchés financiers.

    Il est très bien noté par les agences de notation (la troisième meilleure note du continent). Le FMI parle d’un risque modéré de surendettement concernant la Côte d’ivoire. Selon les données publiées par le ministère des finances en Juin 2024, la dette ivoirienne s’élevait à 28 944,2 milliards FCFA soit 55,2% du PIB à ce moment. Elle était projetée à 32 000 milliards à fin 2024, et à 34 656 milliards à fin 2025. Si personne ne trouvait à redire sur ce tableau, il semble y avoir un malaise aujourd’hui après la falsification des chiffres sur la dette sénégalaise.

    Les données de la dette telles que présentées par les autorités ivoiriennes sont-elles fiables ?

    Le président Macky Sall en place de 2012 à 2024, avait toujours affiché un sérieux et un professionnalisme qui ne laissait en aucun cas présager que son administration puisse se livrer à ce type de combines. Les agences de notation, le FMI, les partenaires du Sénégal au sein de l’UEMOA, même l’opposition de ce pays, personne n’a rien vu venir.

    Es-ce aussi facile de dissimuler les chiffres de la dette d’un pays ?

    En fait, il faut savoir que les chiffres qui sont utilisés pour le calcul de la dette sont fournis par les gouvernements qui sont les seuls à véritablement savoir de quoi ils parlent. Il est difficile de contredire un État souverain parce qu’il est le seul censé savoir avec qui il a contracté des dettes. Les dettes viennent de diverses sources. On peut citer entre autres

    1-Le marché international des capitaux (tous les Etats africains n’y ont pas accès). Pour les pays des deux zones CFA, nous avons un marché régional des capitaux dans chaque zone, celui de l’Afrique de l’Ouest étant très dynamique.

    2-Les prêts conclus avec le FMI, lesquels sont assujettis à des mesures que doivent mettre en œuvre les gouvernements.

    3-Les prêts conclus avec les banques institutionnelles (Banque Mondiale, BAD, BOAD, Banque Islamique de développement, Banque Européenne pour lareconstruction et le développement, BADEA, etc ).

    4-Les prêts bilatéraux entre Etats, notamment avec la Chine, premier créancier des Etats africains aujourd’hui.

    5-Les prêts conclus avec les banques internationales privées, les fonds d’investissements, les fonds souverains, etc.

    6- Les prêts conclus avec les cercles d’investisseurs. Cette alternative s’est développée ces derniers temps avec les garanties apportées par la BAD.

    7- Les prêts conclus avec les grandes multinationales de négoce des matières premières. Ces entités préfinancent auprès des États africains parfois sur plusieurs années, la vente de leurs matières premières etc. etc.

    Dans cette forêt de chiffres et de paperasserie, il n’est pas bien difficile pour un gouvernement de présenter officiellement les chiffres qu’il veut bien prendre en compte. Il ne faut pas croire que tout est centralisé au niveau du ministère des finances. Pour faire passer les dettes sous les radars, les gouvernements créent au niveau du trésor public, de multiples comptes de dettes qui ne sont pas libellés comme tels. Certaines dettes sont gérées depuis la présidence, d’autres le sont au niveau des ministères techniques, ou la primature. Le président Ouattara a affirmé qu’à son arrivée au chevet de l’économie ivoirienne en 1990, personne ne connaissait le montant exact de la dette du pays. Pourtant le ministère de l’économie et des finances était bien en place. En fait, toutes les dettes ne relevaient pas de ses services, et les montants de tous les emprunts ne sont pas toujours publiquement annoncés. La pratique n’a pas totalement disparu aujourd’hui dans nos pays.

    Les chiffres de la dette sénégalaise ne prenaient pas en compte une dette de 7 milliards de dollars (environ 4 200 milliards FCFA), contractée entre 2019 et 2024, une dette qui inclut des engagements de partenariats publics privés, et des garanties d’État.

    Le cas du Sénégal n’est pas isolé en Afrique

    En 2016, sur insistance du FMI, le Mozambique avait fini par avouer avoir dissimulé une dette de 2 milliards de dollars, contractée auprès de la banque privée Crédit Suisse.

    En 2017, là encore sur insistance du FMI, le Congo Brazzaville avait reconnu que le montant de son endettement s’élevait à 120 % du PIB, et non pas à 77 %. En cause des dettes dissimulées contractées auprès des multinationales du pétrole (Trafigura, Eni, Total …).

    On devine aisément que l’objectif visé par les États agissant de la sorte, est de ne pas affoler les créanciers présents comme potentiels, afin de pouvoir continuer à emprunter en toute sérénité. Il faut rendre la dette « acceptable ».

    Sous Macky Sall, le Sénégal s’est lancé dans des investissements massifs en infrastructures, financés par des emprunts (Train express, stade olympique, autoroutes, arena, ville nouvelle etc………), tout comme le Congo Brazzaville avant lui. Cela aurait dû attirer l’attention vue la taille de l’économie sénégalaise, certes en forte expansion, mais encore relativement modeste. Pour certains analystes, le pays misait peut être sur les revenus de l’exploitation gazière à venir. Il y a eu quelques alertes du FMI sur la dette sénégalaise, mais sans plus. L’organisme avait des soupçons, mais ne pouvait pas creuser la piste puisque cela revenait à outrepasser la souveraineté du pays. Ainsi tant qu’un gouvernement ne passe pas aux aveux, il est extrêmement difficile de prouver qu’il a falsifié les comptes de sa dette.

    Aujourd’hui les regards se tournent vers la Côte d’Ivoire

    La dette est-elle sous-évaluée ? Qui peut certifier les comptes de la dette ivoirienne aujourd’hui ? Le gouvernement ivoirien est-il prêt à se soumettre à un audit indépendant de sa dette ? On sait que les agences de notation peuvent être facilement roulées dans la farine, elles se basent sur des chiffres connus, alors que les gouvernements africains ont l’art de faire passer certaines dettes sous les radars des institutions financières.

    La Côte d’Ivoire se doit de rassurer sur la fiabilité des chiffres de sa dette. L’expertise d’un cabinet mondialement reconnu serait peut-être nécessaire.

    Douglas Mountain

    oceanpremier4@gmail.com

    Le Cercle des Réflexions Libérales

  • Amadou Coulibaly AM’S, le porte-parole du Gouvernement traite Tidjane Thiam de « petit prétentieux qui vit un complexe grave, qui se compare au président Ouattara »

    Amadou Coulibaly AM’S, le porte-parole du Gouvernement traite Tidjane Thiam de « petit prétentieux qui vit un complexe grave, qui se compare au président Ouattara »

    Comme chaque fin de semaine, alors que je fais le tour des réseaux dits sociaux pour voir ce qui fait tendance en Côte d’Ivoire, je suis tombé sur cette vidéo du porte-parole du Gouvernement de Côte d’Ivoire, monsieur Amadou Coulibaly dit AM’S, cadre du Directoire du RHDP. Ecoutons-le parler de Tidjane Thiam, le président du PDCI-RDA.

    Cheick Ibrahim

  • Côte d’Ivoire, Sénégal-Le premier ministre Ousmane Sonko prépare une visite à Abidjan

    Côte d’Ivoire, Sénégal-Le premier ministre Ousmane Sonko prépare une visite à Abidjan

    Ousmane Sonko s’active dans les préparatifs d’un déplacement à Abidjan au cours de la première quinzaine d’avril. Une première depuis qu’il a été nommé à la primature. […]