Douze détenus ont été blessés lundi à la maison d’arrêt d’Abidjan lors d’une émeute déclenchée pour contester une mesure prise dans le cadre de la lutte contre la drogue dans les prisons, a annoncé l’administration pénitentiaire.
La Côte d’Ivoire, avec 27.000 personnes détenues, a un taux d’occupation des prisons de 297%, parmi les plus élevés au monde, selon le site international d’information Prison Insider qui note les systèmes carcéraux dans le monde entier. En 2022, neuf établissements affichaient des taux supérieurs à 600%, selon cette même source.
L’administration pénitentiaire « a engagé une lutte acharnée contre l’introduction et la circulation des substances interdites, notamment de la drogue, dans les établissements pénitentiaires de Côte d’Ivoire », a écrit son directeur Célestin Doheuly Kamin, dans un communiqué.
« Diverses quantités de drogue ont été saisies » dans des établissements pénitentiaires de Bouaké (centre) et « récemment » à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (MACA), a-t-il poursuivi.
Dans le cadre de cette lutte, M. Kamin dit avoir pris une mesure à Abidjan « pour réglementer la gestion des espaces communs, notamment la cour centrale de promenade, devenue le principal lieu de tous les trafics ».
Suite à son application, « des détenus se sont opposés, allant jusqu’à démolir certaines installations, notamment les grilles de séparation des différents établissements pénitentiaires », a-t-il indiqué.
Il a fait état de « 12 blessés parmi les détenus (..) pris immédiatement en charge par les services de santé ».
« L’ordre a été rétabli », a-t-il affirmé.
Selon un cadre de la police nationale contacté par l’AFP, l’émeute a duré environ 30 minutes.
Des vidéos circulaient lundi après-midi sur les réseaux sociaux, qui montraient des hommes fuir des tirs dans la cour d’un bâtiment, présenté comme la MACA.
Il y a une semaine, un détenu est mort asphyxié et trois personnes ont été blessées lors d’une tentative d’évasion à la prison de Bouaké.
La veille, des troubles avaient déjà agité cette prison après des saisies de drogue dans les colis des visiteurs destinés aux détenus.
Depuis quelque temps, l’administration pénitentiaire a engagé une lutte acharnée contre l’introduction et la circulation des substances interdites, notamment de la drogue, dans les établissements pénitentiaires de Côte d’Ivoire. Ainsi, diverses quantités de drogue ont été saisies à la Maison d’Arrêt et de Correction de Bouaké, à la Maison Pénale de Bouaké et récemment au Pôle Pénitentiaire d’Abidjan.
Dans le cadre de cette lutte, le Directeur de l’Administration Pénitentiaire a pris, conformément à l’article 12 de l’arrêté n°209/MJDH/DAP du 18 août 2023 portant création du Pôle Pénitentiaire d’Abidjan, la note de service n°127/MJDH/DAP du 21 février 2025, pour réglementer la gestion des espaces communs, notamment de la cour centrale de promenade, devenue le principal lieu de tous les trafics.
C’est à l’application de cette mesure que, ce lundi 14 avril 2025, des détenus se sont opposés, allant jusqu’à démolir certaines installations, notamment les grilles de séparation des différents établissements pénitentiaires.
Grâce au professionnalisme des agents pénitentiaires appuyés par la Police et la Gendarmerie Nationales, l’ordre a été rétabli et le calme ramené au pôle pénitentiaire.
L’opération de rétablissement de l’ordre n’a occasionné aucun mort. Toutefois, il est à déplorer douze (12) blessés parmi les détenus. Ils ont été pris immédiatement en charge par les services de santé.
Jean Bonin Kouadio, un ancien cadre dirigeant du FPI sous Laurent Gbagbo
« Un génie et un stratège politique ?
Je lis ça et là qu’un tel serait un génie politique. Quelquefois je me demande si je dois en rire ou en pleurer. Analysons.
Octobre 2000
Après 20 ans passés dans l’opposition, pour qu’il soit « élu » il a fallu exclure deux de ces principaux adversaires politiques ; Bedié et Ouattara. Quel honneur a-t-on à avoir battu Guéi Robert ? Non, à vaincre sans péril on triomphe sans gloire. C’est en réalité un échec.
Décembre 2000
Le RDR ne participe pas aux législatives. Nonobstant cela, il ne les gagne pas. Houphouët, Bédié et Ouattara au pouvoir ont toujours eu la majorité absolue au parlement. Encore un échec.
Mars 2001
Le RDR et le PDCI participent aux municipales. Bien qu’étant au pouvoir il ne les gagne pas. Mieux, il perd dans ses fiefs de Gagnoa, Daloa et San Pédro notamment. Encore un échec.
2002
Nonobstant tous les moyens que confère le pouvoir d’Etat, il ne gagne pas les élections des Conseils généraux, contrairement à Bedié et Ado au pouvoir qui gagnent les élections locales. Encore un échec.
2002 – 2003
Une rébellion contrôle une partie du pays et y règne en maître absolu. Impensable sous Houphouët ou Ado. Encore un échec.
Octobre 2010
Contrairement aux autres chefs d’Etat de la sous région qui, tous, gagnent la présidentielle chez eux dès le 1er tour ou avec une confortable avance, lui il ne s’en sort qu’avec 38 %. Au 2ème tour il a fallu annuler le vote dans 7 grands départements du nord pour qu’un conseil constitutionnel envoûté par le diable proclame sa « victoire » à 51%. Encore un échec.
2011
Il est capturé et trimballé de prisons en prisons alors que les rebelles qui l’ont attaqué vaquent, eux, tranquillement à leurs occupations. Encore un échec.
Juillet 2021
Après 10 ans passés à la CPI, il s’aplatît devant Ouattara à qui il ne demande pas « qui a gagné la présidentielle de 2010 » mais l’appelle à plusieurs reprise « M. le Président de la république » et lui présente comme tel des doléances. Encore un échec.
Août 2021
Après s’être vainement accroché au FPI, lui qui s’auto proclamait illégalement président du FPI finit part aller créer un nouveau parti, ayant échoué face à Affi qu’il disait pourtant avoir radié et exclu du fpi. Lamentable échec.
Toujours en 2021
Le rancunier qui veut enfariner les ivoiriens avec un pseudo discours de réconciliation nationale refuse de parler à Simone, Blé Goudé (qui s’est occupé de lui durant 8 ans à la CPI) et à Affi (qui a tenu haut l’étendard du FPI pendant que ses camarades fuyaient tous vers le Ghana). Aveu d’échec d’un homme incapable de rassembler autour de lui.
2025
Exclu de la liste électorale sans autre forme de procès. Il continue de faire rêver ses militants et les maintient dans l’autocratie sans option alternative. Encore un échec patenté qui mettra à coup sûr fin à sa vie politique.
Alors dites-moi en quoi un tel homme est un GRAND STRATÈGE ?
Affi est un stratège parce qu’il a gagné la bataille du contrôle du FPI.
Bedié était un stratège parce qu’il a fait de son adversaire politique d’hier un escabeau sur lequel il comptait marcher pour accéder au pouvoir en 2025. Mais hélas ! Le Seigneur en a décidé autrement.
Ado est un stratège parce que malgré tous les bavardages inutiles sur le patriotisme et les attaques qu’il a subis il a fait tranquillement 3 mandats et peut-être même un 4 ème s’il le veut.
Mais votre gars là, qui navigue d’échec en échec depuis 40 ans, en quoi est-il stratège, réduit à lutter un fauteuil de président d’un parti politique avec son ancien collaborateur. Non et non, ce n’est pas cela un stratège en politique. »
Jean BONIN KOUADIO Un génie et un stratège politique ?
Je lis ça et là qu’un tel serait un génie politique. Quelquefois je me demande si je dois en rire ou en pleurer. Analysons.
Octobre 2000
Après 20 ans passés dans l’opposition, pour qu’il soit « élu » il a fallu exclure deux de ces principaux adversaires politiques ; Bedié et Ouattara. Quel honneur a-t-on à avoir battu Guéi Robert ? Non, à vaincre sans péril on triomphe sans gloire. C’est en réalité un échec.
Décembre 2000
Le RDR ne participe pas aux législatives. Nonobstant cela, il ne les gagne pas. Houphouët, Bédié et Ouattara au pouvoir ont toujours eu la majorité absolue au parlement. Encore un échec.
Mars 2001
Le RDR et le PDCI participent aux municipales. Bien qu’étant au pouvoir il ne les gagne pas. Mieux, il perd dans ses fiefs de Gagnoa, Daloa et San Pédro notamment. Encore un échec.
2002
Nonobstant tous les moyens que confère le pouvoir d’Etat, il ne gagne pas les élections des Conseils généraux, contrairement à Bedié et Ado au pouvoir qui gagnent les élections locales. Encore un échec.
2002 – 2003
Une rébellion contrôle une partie du pays et y règne en maître absolu. Impensable sous Houphouët ou Ado. Encore un échec.
Octobre 2010
Contrairement aux autres chefs d’Etat de la sous région qui, tous, gagnent la présidentielle chez eux dès le 1er tour ou avec une confortable avance, lui il ne s’en sort qu’avec 38 %. Au 2ème tour il a fallu annuler le vote dans 7 grands départements du nord pour qu’un conseil constitutionnel envoûté par le diable proclame sa « victoire » à 51%. Encore un échec.
2011
Il est capturé et trimballé de prisons en prisons alors que les rebelles qui l’ont attaqué vaquent, eux, tranquillement à leurs occupations. Encore un échec.
Juillet 2021
Après 10 ans passés à la CPI, il s’aplatît devant Ouattara à qui il ne demande pas « qui a gagné la présidentielle de 2010 » mais l’appelle à plusieurs reprise « M. le Président de la république » et lui présente comme tel des doléances. Encore un échec.
Août 2021
Après s’être vainement accroché au FPI, lui qui s’auto proclamait illégalement président du FPI finit part aller créer un nouveau parti, ayant échoué face à Affi qu’il disait pourtant avoir radié et exclu du fpi. Lamentable échec.
Toujours en 2021
Le rancunier qui veut enfariner les ivoiriens avec un pseudo discours de réconciliation nationale refuse de parler à Simone, Blé Goudé (qui s’est occupé de lui durant 8 ans à la CPI) et à Affi (qui a tenu haut l’étendard du FPI pendant que ses camarades fuyaient tous vers le Ghana). Aveu d’échec d’un homme incapable de rassembler autour de lui.
2025
Exclu de la liste électorale sans autre forme de procès. Il continue de faire rêver ses militants et les maintient dans l’autocratie sans option alternative. Encore un échec patenté qui mettra à coup sûr fin à sa vie politique.
Alors dites-moi en quoi un tel homme est un GRAND STRATÈGE ?
Affi est un stratège parce qu’il a gagné la bataille du contrôle du FPI.
Bedié était un stratège parce qu’il a fait de son adversaire politique d’hier un escabeau sur lequel il comptait marcher pour accéder au pouvoir en 2025. Mais hélas ! Le Seigneur en a décidé autrement.
Ado est un stratège parce que malgré tous les bavardages inutiles sur le patriotisme et les attaques qu’il a subis il a fait tranquillement 3 mandats et peut-être même un 4 ème s’il le veut.
Mais votre gars là, qui navigue d’échec en échec depuis 40 ans, en quoi est-il stratège, réduit à lutter un fauteuil de président d’un parti politique avec son ancien collaborateur. Non et non, ce n’est pas cela un stratège en politique. »
Le Ministre Koné Katinan Justin séjourne aux Etats-Unis depuis mardi 8 avril 2025. Jeudi 10 avril, il s’est rendu au siège des Nations-Unies à New York. Il y a été reçu par Mme Nathalie Ndongo-Seh Kane, directrice de la division Afrique de l’Ouest, chargée des Affaires Politiques et de la consolidation de la paix. Le président du CSP a pu lui exposer la situation socio-politique de la Côte-d’Ivoire marquée par l’exclusion du Président Laurent Gbagbo et d’autres leaders de l’opposition de la liste électorale. Il a brièvement rappelé les évènements de 2011 qui ont conduit le Président Gbagbo à la CPI qui l’a acquitté. Il a également rappelé que, pendant que le Président du PPA-CI était à la CPI, et que lui-même en exil au Ghana, ils ont été jugés et condamnés pour braquage de la BCEAO à 20 ans de prison en même temps que le 1er Ministre Aké Ngbo et le Ministre Désiré Dallo. Tous ont été amnistiés par le Président Alassane Ouattara sauf le Président Gbagbo. De ce fait, son nom ne figure pas sur la liste électorale.
Dr Koné Katinan a attiré l’attention de Madame la Directrice et de l’ONU sur les conséquences de cet acte. Le PPA-CI ne souhaite pas que le pays sombre de nouveau dans les violences. Il souhaite que l’injustice soit réparée. Tout en soulignant l’impartialité de l’ONU, Mme Ndongo-Seh a dit que le message aux dirigeants de la Côte d’Ivoire, est de promouvoir la paix et consolider le processus de réconciliation. Elle a promis le leur signifier. Un représentant spécial M. Chimao devrait se rendre en Côte-d’Ivoire la semaine prochaine. Aussi a-t-elle demandé à la délégation du PPA-CI de prendre attache avec celui-ci. Elle a conseillé d’éviter la violence mais d’user de tous les moyens légaux pour faire rétablir la justice
La délégation du PPA-CI conduite par le Ministre Koné Katinan comprenait le SGA Abdon Bayeto, le Représentant de New Jersey Dr Kragbé, la représentante Ajointe Isabelle Ekoran, le SG Rodrigue Lohouri, le Commissaire électoral Marc Boyou, Mme Lobouet Fatoumata et l’imam Koné, Conseiller du Président du CSP. Il faut noter que le mercredi 9 avril le président du CSP avait rencontré le Sénateur Cory Booker de New-Jersey-vice-président des affaires africaines. Ce 11 avril, il devrait se rendre au département d’Etat et samedi 12 avril, il présidera l’Assemblée générale de la représentation PPA-CI du New-Jersey.
Faute d’amnistie du président Alassane Ouattara après sa condamnation ivoirienne à la suite de la grave crise post-électorale de 2010-2011, il ne peut pas être réinscrit sur la liste électorale.
L’ancien président et opposant ivoirien Laurent Gbagbo s’est dit, samedi 12 avril, déterminé à participer à la présidentielle d’octobre, malgré son inéligibilité en raison d’une condamnation pénale.
« Nous allons aller aux élections et nous allons gagner les élections », a-t-il assuré, lors d’un rassemblement à Dabou devant plusieurs milliers de militants. « Je ne peux plus accepter une commission électorale qui rampe. Mais nous allons aux élections. Ceux qui croient qu’on va » les boycotter, « allez leur dire qu’ils se trompent », a prévenu le candidat déclaré à la présidentielle du 25 octobre, mais radié de la liste électorale.
Agé de 79 ans, Laurent Gbagbo s’est vu infliger vingt ans de prison pour des faits liés à la grave crise post-électorale de 2010-2011 qui a fait quelque 3 000 morts. Il a été acquitté par la justice internationale et a pu rentrer en Côte d’Ivoire, mais, faute d’amnistie du président Alassane Ouattara après sa condamnation ivoirienne, il ne peut pas être réinscrit sur la liste électorale.
« Commission électorale boiteuse »
Laurent Gbagbo avait annoncé, vendredi, la suspension de son mouvement, le Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI), des activités de la commission électorale, refusant de « cautionner un processus électoral qui porte déjà les stigmates de l’exclusion, de la fraude et de la manipulation ». « C’est une commission électorale boiteuse, a-t-il lancé samedi. Quand vous voyez une commission électorale qui boîte, il faut la combattre jusqu’à ce que son pied soit redressé. »
L’ancien président (2000-2011) s’est réjoui de la décision du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI, principal parti d’opposition) de suspendre également sa participation à la commission électorale. Pour M. Gbagbo, « c’est bien, mais ce n’est pas suffisant ».
La commission électorale compte dix-huit membres : un représentant du président de la République, un du ministère de l’intérieur, six de la société civile, neuf des partis politiques dont cinq de l’opposition, et un représentant du Conseil supérieur de la magistrature.
Au pouvoir depuis 2011, Alassane Ouattara, 83 ans, n’a encore rien annoncé sur une éventuelle intention de briguer un quatrième mandat, mais s’est dit en janvier « désireux de continuer à servir son pays ».
Marcel Amon-Tanoh, conseiller du président du RHDP, a clarifié sur Life TV, la position du parti au pouvoir concernant la candidature controversée de Tidjane Thiam.
À six mois de l’élection présidentielle ivoirienne, la question de l’éligibilité de Tidjane Thiam, président du PDCI, cristallise les débats politiques. Lors de son intervention télévisée sur le plateau télévisé de l’émission « Le Grand Talk », Marcel Amon-Tanoh a souhaité replacer le débat sur le terrain juridique, loin des polémiques partisanes.
« Monsieur Thiam tombe sous le coup de la loi et subit les effets de cette dernière, rien d’autre », a affirmé l’ancien ministre des Affaires étrangères. Pour étayer ses propos, le conseiller présidentiel a rappelé les dispositions de l’article 48 de la Constitution, issu d’une loi promulguée par Félix Houphouët-Boigny en 1961.
Celui-ci stipule que « tout Ivoirien majeur qui acquiert une nationalité étrangère perd automatiquement sa nationalité ivoirienne, sauf s’il est inscrit au tableau de d’enrôlement ».
L’interprétation de ce texte fondamental devient ainsi le point névralgique de la controverse.
Marcel Amon-Tanoh précise : « Le tableau d’enrôlement est similaire au service militaire. C’est pour cela que parmi ceux qui sont chargés de l’exécution de ce décret, figure le ministre de la Défense ». Cette précision vise à réfuter les arguments des partisans de Tidjane Thiam quant à la nature exacte de cette disposition.
Le conseiller du RHDP a établi un parallèle avec les défis juridiques qu’avait rencontrés l’actuel président Alassane Ouattara lors de précédentes élections : « Le Président Ouattara, on a été jusqu’à dire qu’il n’était pas Ivoirien. […] Qu’est-ce qu’il a fait quand on l’a exclu ? Il a immédiatement appelé ses partisans au calme et s’est soumis à ces décisions injustes ».
Cette comparaison intervient alors que des manifestations de sympathisants du PDCI ont été signalées dans plusieurs villes du pays. Marcel Amon-Tanoh invite ainsi Tidjane Thiam à « comprendre que c’est une affaire de droit », suggérant que l’état de droit doit prévaloir sur les passions politiques.
L’interprétation de ces dispositions constitutionnelles pourrait ainsi déterminer la configuration finale de la prochaine présidentielle, attendue pour octobre prochain. La Commission électorale indépendante et le Conseil constitutionnel devraient se prononcer prochainement sur cette épineuse question d’éligibilité.
Par une invitation en apparence anodine, la Commission Électorale Indépendante (CEI) de Côte d’Ivoire tente d’éteindre un feu qu’elle a elle-même attisé. Ce mercredi 16 avril 2025, les confessions religieuses sont conviées à une « importante réunion d’information et d’échanges sur le processus électoral », à son siège de Cocody. Le communiqué, relayé par la presse locale précise que chaque organisation devra se faire représenter par deux personnalités. Une manœuvre de dernière minute qui ne trompe personne.
Car cette convocation survient dans un climat particulièrement tendu. Plusieurs partis politiques viennent de suspendre leur participation au processus (oui au processus) électoral, dénonçant une CEI « inféodée au pouvoir » et refusant la révision des listes électorales. Une revendication pourtant élémentaire dans toute démocratie soucieuse d’équité. En opposant une fin de non-recevoir à cette exigence, la CEI a volontairement fermé la porte à toute transparence. Dès lors, son soudain empressement à dialoguer avec les chefs religieux interroge.
Derrière cette réunion aux airs de consultation républicaine, c’est une opération de légitimation en urgence qui se joue. La CEI, désavouée par une bonne partie de la classe politique, cherche à s’appuyer sur une autre autorité morale : les leaders religieux. Leur présence, leur bénédiction implicite, seraient précieuses pour habiller un processus électoral discrédité. En convoquant l’imaginaire d’un « consensus social », on tente de reléguer les partis politiques significatifs au rang de perturbateurs isolés.
Mais les chefs religieux ne sont pas dupes. Leur rôle n’est pas d’offrir un vernis moral à des institutions défaillantes, encore moins de servir de caution silencieuse à un simulacre électoral. S’ils acceptent de répondre à cette convocation, ce ne peut être que pour rappeler à la CEI – et au pouvoir en place – que la paix sociale ne saurait reposer sur la mise à l’écart des forces politiques, de personnalités et de citoyens, encore moins sur le refus obstiné de la transparence électorale.
La mascarade ne convainc plus personne. Et le recours aux figures spirituelles pour contenir la colère citoyenne risque, à terme, de les exposer eux aussi à une crise de légitimité. Il appartient aux religions de rappeler, avec fermeté, que leur neutralité ne doit jamais devenir une complicité.
La justice ivoirienne a suspendu la délivrance du certificat de nationalité à Tidjane Thiam, président du PDCI-RDA. Derrière cette décision, une querelle juridique à fort parfum politique, qui fragilise la position de l’ancien banquier dans un parti en pleine recomposition.
La justice ivoirienne a suspendu, le jeudi 10 avril 2025, la délivrance du certificat de nationalité à Tidjane Thiam, figure de proue du PDCI-RDA. Cette décision intervient dans un contexte de tension juridique autour de la légitimité du président du parti, dont la nationalité ivoirienne est officiellement contestée devant les tribunaux. Un revers symbolique et politique qui jette une ombre sur sa position à la tête du parti historique.
Une décision judiciaire lourde de sens
La présidente du tribunal de première instance d’Abidjan, Touré Aminata épouse Touré, a pris une ordonnance suspendant la procédure de délivrance du certificat de nationalité à Cheick Tidjane Thiam. Cette suspension est motivée par une action en justice en cours visant à remettre en cause sa qualité de citoyen ivoirien. En clair, tant que cette contestation n’est pas tranchée par le tribunal, aucune reconnaissance officielle de sa nationalité ne peut lui être accordée.
Cette mesure judiciaire s’appuie sur le principe de prudence juridique : il serait prématuré de délivrer un certificat alors que la nationalité même du demandeur est au cœur d’un litige.
Une bataille politique aux allures juridiques
Derrière ce feuilleton judiciaire se cache une bataille interne au PDCI-RDA. La requête en justice a été déclenchée par Valérie Yapo, militante du parti, qui conteste non seulement la nationalité de Tidjane Thiam, mais aussi sa légitimité à présider le PDCI. Cette attaque, loin d’être anodine, témoigne de profondes divisions au sein du parti d’Houphouët-Boigny, où l’arrivée de Thiam n’a pas fait l’unanimité.
En remettant en cause sa citoyenneté, ses détracteurs visent en réalité à affaiblir sa position politique, voire à l’évincer légalement de la présidence du parti. La justice se retrouve ainsi au cœur d’un jeu d’équilibres politiques, où chaque mot d’une ordonnance peut faire vaciller des ambitions.
Le temps judiciaire face au calendrier politique
Cette suspension de délivrance intervient dans un moment clé pour le PDCI-RDA, en quête de reconstruction et d’unité à l’approche des futures échéances électorales. Pour Tidjane Thiam, c’est un coup dur, même s’il ne s’agit pas encore d’une décision définitive sur sa nationalité. En attendant que le tribunal se prononce sur le fond, il reste dans un flou juridique inconfortable, fragilisant son autorité et son image.
Cette affaire illustre plus largement les tensions persistantes entre droit et politique en Côte d’Ivoire, où la nationalité peut devenir un levier de lutte pour le pouvoir. Tidjane Thiam, ancien banquier international, revenu au pays pour porter les couleurs du PDCI, doit désormais affronter un autre type de défi : prouver, devant les juges, qu’il est bien Ivoirien… de plein droit.
Invitée de l’émission Panel Hebdo, diffusée sur Télésud, Geneviève Goëtzinger, ancienne directrice générale de RFI et experte en communication politique, a livré une analyse sans détour de la situation politique actuelle.
Selon elle, le régime du Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP), dirigé par le président Alassane Ouattara, montre des signes évidents de fébrilité face à la perspective d’une alternance politique.
Une peur de l’alternance
« Je crois que le régime RHDP a peur de l’alternance d’une manière générale, et que le climat politique qui est en train de se mettre en place est particulièrement nauséeux et inquiétant », a-t-elle affirmé au cours de l’émission.
Cette déclaration intervient alors que le front socio-politique ivoirien devient de plus en plus tendu. À six mois du scrutin présidentiel, de nombreuses voix issues de l’opposition s’élèvent pour contester la fiabilité du processus électoral. Les critiques se concentrent notamment sur une Commission électorale indépendante (CEI) jugée « partiale et inféodée » au pouvoir, ainsi qu’une liste électorale « entachée d’irrégularités ».
Outres ces critiques, l’opposition dénonce également l’exclusion de plusieurs figures de l’opposition, parmi lesquelles, Laurent Gbagbo, Charles Blé Goudé et Guillaume Soro, en raison de décision judiciaires controversées.
Le problème, c’est cette peur panique de l’alternance, qui fait qu’aujourd’hui, on ne se dirige pas vers des élections transparentes
Vendredi, le PDCI-RDA de Tidjane Thiam et le PPA-CI de Laurent Gbagbo, les deux principaux partis d’opposition ont annoncé la suspension de leur participation aux activités de l’organe électoral, réclamant l’ouverture d’un dialogue politique ainsi que l’instauration de condition garantissant la tenue d’une élection transparentes, apaisée et ouverte à tous. Commentant cette atmosphère tendue à l’approche du scruti, Geneviève Goëtzinger ne mâche pas ses mots : « Le problème, c’est cette peur panique de l’alternance, qui fait qu’aujourd’hui, on ne se dirige pas vers des élections transparentes. Des élections qui permettent l’alternance. »
Une liste électorale contestée
Pour appuyer son propos, elle a cité les résultats d’une analyse du fichier électoral réalisé par Apollos Dan Thé, actuaire vivant à Londres et vice-président du Front Populaire Ivoirien (FPI). Ce travail, selon elle, révèle que plus de 6 millions d’électeurs, sur environ 8 millions inscrits, ne rempliraient pas les conditions légales d’enregistrement.
Pire encore, l’analyse dont les résultats ont été présenté à la presse le 27 mars dernier, fait état de 430 000 doublons et de cas absurdes, comme des parents ayant plus de 50 enfants rattachés à leur nom sur les listes électorales. Face à ces anomalies, les acteurs de l’opposition tirent la sonnette d’alarme.
Pascal Affi N’Guessan, président d’une des factions du FPI et candidat déclaré à la présidentielle, s’est lui aussi exprimé sur cette question cruciale : « Ce n’est pas juste un problème d’inscription, mais un problème de fiabilité. Cette liste électorale remet en question toute la crédibilité du processus électoral. », dénonçait récemment l’ancien Premier ministre et candidat déclaré à la présidentielle. La suite sur linfodrome
Avec 90,35 % des suffrages exprimés, le président de transition gabonaise Brice Clotaire Oligui Nguema est donné largement vainqueur de l’élection présidentielle du 12 avril, selon les résultats provisoires annoncés par le ministre gabonais de l’Intérieur. Le taux de participation définitif s’établit à 70,4 %, en nette baisse par rapport aux 87,21 % avancés la veille.
Le ministre de l’Intérieur du Gabon a proclamé dimanche 13 avril à Libreville les résultats provisoires de l’élection présidentielle organisée la veille. Selon les chiffres issus de la compilation nationale, le général Brice Clotaire Oligui Nguema recueille 575 222 voix, soit 90,35 % des suffrages exprimés.
Le taux de participation s’établit à 70,4 %, avec 636 606 votants sur un total de 908 916 électeurs inscrits. D’après le ministre, 25 859 bulletins ont été déclarés blancs ou nuls, ramenant le nombre de suffrages valides à 610 747. Il a par ailleurs précisé que le recul par rapport à l’estimation de 87,21 % annoncée samedi à 18h30 s’explique par des « difficultés rencontrées par certains compatriotes à l’étranger à accomplir leur devoir civique », ayant conduit « beaucoup d’entre eux à se décourager ».
Outre Oligui Nguema, plusieurs autres candidats étaient en lice, parmi lesquels l’ancien Premier ministre Alain Claude Bilie By Nze, arrivé en deuxième position avec 19 227 voix (3,02 %). Il est suivi de Joseph Lapensée Essigone (0,56 %), Stéphane Germain Iloko (0,33 %), Alain Simplice Gombré (0,32 %), Gninga Chaning Zenaba (0,38 %), Axel Stophène Ibinga Ibinga (0,13 %) et Thierry Yvon Michel Ngoma (0,09 %).
Ces résultats restent provisoires dans l’attente de leur validation par la Cour constitutionnelle. Alain Claude Bilie By Nze a annoncé la tenue d’une conférence de presse ce lundi.
Portrait de Brice Clotaire Oligui Nguema
Né le 3 mars 1975 à Ngouoni (province du Haut-Ogooué), Brice Clotaire Oligui Nguema est un officier supérieur formé à l’Académie royale militaire de Meknès au Maroc. Ancien aide de camp du président Omar Bongo Ondimba, il est devenu en 2019 commandant en chef de la Garde républicaine. Il a dirigé le coup d’État du 30 août 2023 ayant renversé Ali Bongo Ondimba au lendemain de l’annonce de sa réélection contestée.
A la tête de la transition, il s’est engagé à restaurer les institutions et à organiser des élections libres. Selon le quotidien Le Monde, Oligui Nguema est considéré comme un « héritier du système Bongo » tout en incarnant une volonté de rupture institutionnelle. L’agence Associated précise que cette élection visait à légitimer son pouvoir dans un cadre démocratique.
Marié à Zita Nyangue Oligui, il entretient des liens familiaux avec plusieurs personnalités du pouvoir, dont le ministre des Affaires étrangères, Régis Onanga Ndiaye, son beau-frère. En campagne, Oligui Nguema a promis de diversifier l’économie, de lutter contre la corruption et d’améliorer les services publics, tout en approfondissant les partenariats économiques, notamment avec la Chine dans le domaine du numérique.
En Côte d’Ivoire, le grand meeting de Laurent Gbagbo s’est déroulé à un peu plus de six mois de la présidentielle. Ce 12 avril, devant plusieurs milliers de partisans réunis à Dabou, 50km à l’ouest d’Abidjan, l’ex-chef de l’État est revenu sur sa décision de retirer son parti, le PPA-CI, de la commission électorale indépendante. Une CEI jugée inféodée au pouvoir, selon les termes de la formation. Ce choix est défendu par les militants et ne serait qu’une « première étape ».
T
-shirt bleu à la gloire de Laurent Gbagbo, Ange-Mikaëlle a fait 300 kilomètres juste pour voir son candidat. La militante valide le retrait de la CEI en Côte d’Ivoire. « C’est un ras-le-bol et un cri du coeur en même temps. Tout ce qu’on déplore auprès de la CEI ne se fait pas entendre. Donc, c’est un raz-le-bol ».
Ces partisans exigent entre autres la réintégration de Laurent Gbagbo sur la liste électorale. Il en est radié depuis 2020 à la suite d’une condamnation par la justice. Certains en appellent au président Alassane Ouattara. « Ce ne sera pas la dernière. La question, c’est quand nous allons réagir ».
Laurent Gbagbo promet la victoire
Face à la foule acquise à sa cause, Laurent Gbagbo a félicité la délégation du PDCI, qui a aussi quitté la CEI. « Je suis heureux que le PDCI nous ait suivis ». Et malgré son inéligibilité, l’ex-président promet que son parti ira jusqu’à la présidentielle. « Je ne veux plus d’une CEI qui rampe. Nous allons aller aux élections et nous allons gagner ». Laurent Gbagbo qui donne rendez-vous dans deux semaines à ses militants pour un nouveau mot d’ordre.
Essy Amara s’en est allé sur la pointe des pieds dans la nuit du 8 avril 2025. Tout au long de sa carrière, ce diplomate dans l’âme aura œuvré en faveur de la paix et de l’unité africaine. Né à Bouaké, en 1944, Amara Essy est est un fidèle du premier président de Côte d’Ivoire, Félix Houphouët-Boigny. À ses côtés, il se forge une carrière solide dans la diplomatie : d’abord en tant que président du groupe africain aux Nations unies, à Genève, puis en tant que représentant permanent de la Côte d’Ivoire à l’ONU à New York, de 1981 à 1990, puis en tant que ministre des Affaires étrangères de 1990 à 1993, portefeuille que le chef de l’État Henri Konan Bédié lui confie également, de 1993 à 2000.
Dans sa longue carrière de diplomate, Essy Amara a connu l’âge d’or de la Côte d’Ivoire d’Houphouët Boigny. Une époque où la voix de ce pays appelé alors « la locomotive d’Afrique de l’Ouest » comptait sur la scène internationale. Il en fut un digne représentant. Cet homme frêle à la voix douce aimait se souvenir de ces temps-là et racontait volontiers sa vie qui se conjuguait souvent avec la grande Histoire.
Le président Houphouët Boigny ne s’était pas trompé en envoyant en 1975, ce jeune diplomate en mission aux Nations Unies où il officia une grande partie de sa carrière. Après avoir présidé le Conseil de sécurité dans les années 1990, il sera élu à la tête de la 49ème Assemblée générale de l’ONU en 1994, il deviendra ainsi le premier africain francophone à occuper ce poste. Il aimait se rappeler son discours à cette occasion diffusé sur tous les écrans de la planète et vu par plus d’un milliard d’êtres humains. Dans ces fonctions à New-York, il aura connu tous les grands de ce monde, parmi lesquels un certain Sergueï Lavrov, qui alors conseiller de la représentation permanente de l’URSS, avait déjà fait des garanties de sécurité collectives son cheval de bataille.
La naissance de l’Union Africaine
Mais ce dont ce grand diplomate était le plus fier était sans conteste son rôle en 2001 dans la transformation de l’Organisation de l’Unité africaine en Union africaine avec pour objectif de renforcer le multilatéralisme africain et d’être un instrument de paix. Si les résultats n’ont pas été au rendez-vous, il en avait néanmoins posé toutes les bases. En tant que premier président de cette nouvelle organisation, il joua un rôle prépondérant de médiateur pour résoudre les crises au Libéria et en Angola.
Malade depuis quelques années, il n’aura pas eu le temps de terminer son autobiographie, d’autres peut-être reprendront le flambeau pour écrire les pages de cette grande histoire de la diplomatie ivoirienne.
Alors que le phénomène de la désinformation grandit sur le continent africain, la Côte d’ivoire met en place un cadre juridique pour contre les fake news qui prolifèrent sur les réseaux sociaux. Depuis maintenant deux ans, et particulièrement à l’approche des échéances électorales, le pays est confronté à une vague de désinformation menée par des acteurs internes et étrangers. La désinformation est devenue une arme redoutable, une menace à prendre en considération. Bien que difficile à contrôler, des moyens efficaces sont mis en place quotidiennement pour contrer cette menace. Ainsi, la Côte d’Ivoire tente de préserver l’intégrité de l’information dans le pays.
Campagnes et initiatives pour contrer la désinformation Lancée en juin 2024, une campagne a été menée dans le but de sensibiliser les citoyens à une utilisation responsable des réseaux sociaux et de lutter contre la propagation des fausses informations. Ce programme national est connu sous le nom de « #EnLigneTousResponsables ». C’est en juillet 2024 que la campagne a effectué sa première intervention publique majeure. Amadou Coulibaly, ministre de la Communication, s’est rendu dans la commune populaire d’Adjamé pour la cérémonie de lancement. L’objectif était clair : faire passer le message aux citoyens en leur rappelant que « lorsque vous partagez une fausse information, vous êtes un sorcier numérique ». Plus récemment, en février 2025, la Plateforme de Lutte Contre la Cybercriminalité (PLCC), en étroite collaboration avec la Préfecture de Police d’Abidjan, a organisé des conférences de sensibilisation aux dangers des réseaux sociaux, abordant notamment les menaces sexuelles en ligne ainsi que les fake news. L’unité spéciale de veille numérique « Alerte 100 », créée au sein de la Police nationale, a pour mission de détecter et contrer les campagnes de désinformation en ligne. Après avoir identifié une vaste opération coordonnée visant à diffuser de fausses informations sur l’état de santé du président Alassane Ouattara, l’unité s’est chargée de mener l’enquête et de traquer les activistes et cybermilitants impliqués.
Les acteurs semeurs de troubles et de confusion Toutes les enquêtes menées par les autorités ont permis d’identifier clairement les acteurs impliqués. Un profil burkinabé aurait diffusé une fausse capture d’écran attribuée à France 24, le 31 mars 2025, utilisant une technique de désinformation appelée « Doppelgänger ». Cette stratégie consiste d’abord à renforcer une rumeur en laissant croire qu’elle a été relayée par un média réputé fiable, puis à discréditer ce même média après avoir révélé qu’il s’agissait d’une fake news. D’autres personnalités, telles que Maïmouna Camara (alias « La Guêpe ») et le cyberactiviste « Souley de Paris B-52 », tous deux liés au mouvement GPS, ont activement relayé et attisé cette rumeur. Par la suite, l’information a été amplifiée par des pages connues pour leur propagation régulière de fake news, notamment « Ma Patrie Mon Combat » et « Esprit Africain ». Selon l’unité spécialisée Alerte 100, il est évident qu’il s’agit d’une opération de manipulation médiatique coordonnée. L’enquête approfondie menée par cette unité a permis de remonter à l’auteur initial de la fausse capture d’écran de France 24, identifié sous le nom de « Tingin-Biiga ».
Défis et perspectives Malgré les mesures prises par la Côte d’Ivoire pour contrer la désinformation, la régulation des réseaux sociaux reste très complexe, notamment sur des plateformes comme WhatsApp, très populaire. Les campagnes de désinformation évoluent constamment et demeurent un défi majeur, nécessitant une vigilance accrue et une adaptation continue des stratégies gouvernementales.
Coffee beans from Côte d’Ivoire La nature dynamique de la désinformation exige donc une approche proactive et coordonnée afin de préserver durablement la cohésion sociale et la stabilité nationale.
Négociations, réciprocité ou contre-mesures, la Chine, l’Union européenne et les pays asiatiques répondent aux nouveaux droits de douanes de Donald Trump qui visent quelque 60 pays, avec une escalade commerciale entre Pékin et Washington.
LA RIPOSTE CHINOISE
Particulièrement ciblée avec droits supplémentaires de 104%, la Chine a annoncé mercredi qu’elle allait porter ses surtaxes de rétorsion contre les produits américains à 84%, et non pas à 34% comme initialement prévues.
Ils seront relevés «de 34% à 84%» à compter de jeudi 04H01 GMT.
Pékin a promis des contre-mesures et de combattre jusqu’au bout si les États-Unis insistent.
Pékin a aussi annoncé des restrictions à l’exportation de terres rares, dont certaines utilisées dans l’imagerie magnétique et l’électronique grand public.
Dans ce contexte, le Japon, la Corée du Sud et la Chine avaient déjà annoncé dimanche vouloir renforcer leur coopération pour offrir «un environnement prévisible» aux entreprises, et «accélérer» leurs négociations en vue d’un accord de libre-échange.
L’UE VEUT RÉPONDRE
Bruxelles espère toujours pouvoir négocier avec Washington, mais l’Union européenne a promis une réponse «ferme et proportionnée» aux différents droits de douane imposés par Donald Trump.
L’UE propose de répliquer d’abord aux taxes sur l’acier par des droits de douane de 25% sur des produits américains: les motos, le maquillage, la volaille, le soja. Un vote est organisé mercredi après-midi pour que les États membres approuvent cette liste avec une entrée en vigueur mi-mai pour la plupart des produits.
La riposte européenne sur l’automobile et les 20% pourrait, elle, être présentée en début de semaine prochaine, mais les 27 sont divisés sur l’opportunité de frapper la «tech» amércinaine.
Paris et Berlin prônent aussi le recours à «l’instrument anticoercition», jamais utilisé, qui permettrait notamment le gel de l’accès aux marchés publics européens ou le blocage de certains investissements.
SÉOUL DÉBLOQUE UNE AIDE D’URGENCE
La Corée du Sud, frappée par des surtaxes de 25%, a annoncé mercredi une aide d’urgence de 1,8 milliard d’euros pour soutenir ses constructeurs automobiles, pour lesquels les exportations s’avèrent essentielles, après l’imposition de droits de douane supplémentaires de 25% sur les voitures importées aux États-Unis.
LE CANADA APPLIQUE LA RÉCIPROCITÉ
Le Canada, premier partenaire des États-Unis, a décidé d’appliquer dès mercredi des droits de douane de 25% sur les importations de certains véhicules américains, en réponse à une mesure similaire prise par les États-Unis.
Ottawa a déjà imposé, en représailles aux surtaxes américaines sur l’acier et l’aluminium de jusqu’à 25%, des droits de douane sur des biens de consommation américains d’une valeur de 30 milliards de dollars canadiens et sur des importations américaines d’acier et d’aluminium au Canada d’une valeur de 30 milliards de dollars canadiens.
LA MALAISIE VEUT UN FRONT COMMUN DE L’ASEAN
Le président chinois Xi Jinping effectuera une visite d’État de trois jours la semaine prochaine en Malaisie, qui assure la présidence tournante de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (Asean). La Malaisie, qui appelle à faire front commun, accueille jeudi une réunion des ministres de l’Économie et des finances d’Asie du Sud-Est et des gouverneurs des banques centrales.
Les dix pays membres de l’Asean, qui comptent les États-Unis comme principal marché d’exportation et figurent parmi les plus touchés par les surtaxes.
Le rêve s’est brisé en quarts de finale. Les Lionceaux du Sénégal, tenants du titre, ont été éliminés ce vendredi par la Côte d’Ivoire (5-3 aux tirs au but) après un match âprement disputé qui s’est achevé sur un score vierge (0-0) en temps réglementaire. Une sortie prématurée qui rappelle douloureusement l’élimination des Lions A face aux mêmes Ivoiriens lors de la CAN 2023.
Dans un stade municipal de Berrechid électrisé, les Sénégalais ont pourtant maîtrisé les débats avec 68% de possession, mais se sont heurtés à une défense ivoirienne héroïque et à un gardien, Christ Kouassi, intraitable. Le portier éburnéen a réalisé un arrêt décisif sur une frappe d’Abdourahmane Mbodj dans les ultimes secondes, sauvant son équipe in extremis.
L’expulsion du défenseur ivoirien Obli Kouamé à la 89e minute, après un coup de pied dangereux sanctionné par la VAR, avait redonné espoir aux Sénégalais. Mais en infériorité numérique, les Éléphanteaux ont résisté, forçant la séance fatidique des tirs au but, où Seydou Ndiaye a heurté le poteau, scellant ainsi le sort des protégés de Pape Ibrahima Faye.
Avec cette élimination, le Sénégal perd son titre continental seulement deux ans après son sacre en Algérie. La Côte d’Ivoire, quant à elle, se qualifie pour les demi-finales où elle affrontera le Maroc, portée par son attaquant Alynho Haïdara, auteur de six buts dans la compétition.
Une page se tourne pour les Lionceaux, qui laissent derrière eux une défense invaincue en phase de groupes (aucun but encaissé), mais une attaque trop timorée au moment décisif. Les supporters devront désormais se tourner vers l’avenir, avec en ligne de mire la Coupe du Monde U17 au Qatar, prévue du 3 au 27 novembre 2025.
À Abidjan, le profilage des quartiers précaires réalisée en 2023-2024 par le ministère de la Construction à dénombré « 1 99 quartiers précaires où habitent plus de 1 million d’habitants.»
La révélation sur les 199 quartiers précaires du Grand Abidjan a été faite lors de la 10e édition du Salon de l’architecture et du bâtiment (ARCHIBAT 2025) s’est ouverte, ce vendredi 11 avril 2025, autour du thème « Architecture et renouvellement urbain », au Parc des expositions d’Abidjan.
Ce salon qui se déroule du 11 au 15 avril 2025, regroupe des acteurs du secteur immobilier, des faîtières et 15 organisations professionnelles venues de 15 pays d’Afrique, a indiqué M. Joseph Amon, le président de l’Ordre des architectes de Côte d’Ivoire.
Pour Joseph Amon, le renouvellement, au cœur des échanges à ce rendez-vous, apparaît comme une pratique de réorganisation en vue de travailler sur les secteurs antiques et défavorisés de la ville. Cette approche, basée sur une réécriture spatiale, est nécessaire à la modernisation de la ville.
Toutefois, réaliser de telles opérations nécessite la disponibilité foncière, la collaboration entre les politiques, les gestionnaires de la ville et les populations affectées, ce qui n’est pas souvent le cas, a fait savoir M. Joseph Amon.
La politique de renouvellement urbain, censée favoriser l’inclusion sociale, la participation citoyenne, les préoccupations environnementales, urbanistiques et architecturales, peine à intégrer dans le bâtiment transformé, toutes les classes sociales, a-t-il relevé.
Clap d’ouverture pour la 10e édition de ARCHIBAT à Abidjan
Penser l’avenir des villes
« Parler de renouvellement urbain, c’est en réalité poser la question de l’avenir de nos villes, non seulement en termes d’extension et de densification, mais de reconfiguration du tissu existant », a dit le ministre ivoirien de la Construction, du logement et de l’urbanisme, M. Bruno Koné.
Cela induit également l’adaptation aux changements dans le temps et la résilience face aux vulnérabilités sociales et environnementales, a-t-il soutenu, ajoutant que le cœur de la ville, appelle-lui aussi à être repensé, ainsi que les quartiers anciens.
Dans ce contexte, « le renouvellement urbain s’impose comme une priorité nationale. Pas seulement pour Abidjan, mais pour également les villes de l’intérieur du pays, qui partagent toutes cette même problématique : comment réhabiliter sans détruire et comment transformer sans exclure ? ».
« Renouveler la ville, c’est aussi affronter avec lucidité les responsabilités, la question de l’habitat précaire. Cette réalité, longtemps tolérée, parfois ignorée, ne peut plus être marginalisée dans nos politiques publiques », a-t-il poursuivi.
Cette situation « nous oblige, elle nous interpelle, elle nous engage. A Abidjan, les résultats préliminaires d’une étude de profilage des quartiers précaires réalisée en 2023-2024 par le ministère de la Construction, dresse un constat sans appel », a-t-il lancé.
Rénovation quartiers précaires
« Il a été dénombré 199 quartiers précaires dans le Grand Abidjan, dans lesquels habitent plus de 1 million d’habitants et plus de 560 000 personnes résidant dans des zones dites à risques absolus, exposées à l’érosion, aux inondations et au non-respect des servitudes », a-t-il révélé.
Bruno Koné a fait observer que « ces chiffres ne sont pas abstraits. Ils traduisent un enjeu de dignité humaine, mais également un défi urbanistique majeur, car l’habitat précaire, ce n’est pas seulement une forme d’occupation du sol, ça doit être vu comme un symptôme, celui du manque de régulation, d’un déficit de planification et d’une inégalité dans l’accès aux services essentiels. »
Selon le ministre ivoirien de la Construction, quelques projets pilotes de « rénovation urbaine » sont aujourd’hui développés, notamment à Cocody Blockhaus et le second au quartier Biafra de Treichville, une commune cosmopolite dans le Sud d’Abidjan.
Pour le quartier Biafra, « nous avons décidé de développer une approche partenariale avec le secteur privé, mais qui implique complètement les populations habitant ce quartier », a-t-il souligné, expliquant que « ce projet vise la requalification complète du tissu urbain : l’aménagement des voies, la réinstallation des populations et la prise en compte de leurs apports. »
L’apport des populations, notamment les « ressources foncières doivent être prises en compte complètement », a-t-il mentionné. Cette rénovation des quartiers précaires intègre des infrastructures modernes et la valorisation du patrimoine existant.
Le Parti Démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA) hausse le ton face à ce qu’il qualifie de dysfonctionnements persistants au sein de la Commission Électorale Indépendante (CEI). Dans une déclaration faite le 11 avril 2025 par son porte-parole, Dr Bredoumy Soumaïla, au siège du parti à Abidjan-Cocody, le vieux parti a annoncé la suspension de la participation de son représentant aux travaux de la CEI centrale, dénonçant le refus du gouvernement d’instaurer un véritable dialogue politique autour du processus électoral.
Selon le porte-parole du parti de M. Thiam, depuis plusieurs années, le PDCI-RDA, aux côtés de plusieurs partis de l’opposition et d’organisations de la société civile, plaide pour l’ouverture d’un dialogue politique inclusif. Cette concertation est, selon eux, indispensable pour aborder les problématiques liées à l’organisation d’élections transparentes, crédibles et apaisées. Cependant, le Pdci-Rda accuse le gouvernement de rester sourd à ces appels, en maintenant une posture de fermeture.
Après le Parti des peuples africains (PPA-CI), le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), l’autre poids lourd de l’opposition ivoirienne, annonce son retrait de la Commission électorale indépendante (CEI) ce vendredi 11 avril 2025.
La récente révision de la liste électorale (RLE) engagée par la CEI en 2024 est vivement critiquée. Le PDCI-RDA déplore un processus lancé avec un préavis insuffisant et des délais trop courts, ne permettant pas à une large frange de la population, notamment les nouveaux majeurs, de s’inscrire. »Malgré l’appel du président du parti, Tidjane Thiam, en faveur d’une prolongation de la RLE, la CEI est restée inflexible. », dit-il. Poursuivant, Dr Bredoumy a fait savoir qu’en 2025, la demande d’une nouvelle phase d’enrôlement a également été rejetée par l’institution, bien que l’article 6 du Code électoral l’autorise. Le PDCI-RDA pointe une volonté manifeste d’exclure certains électeurs du processus, malgré les moyens techniques et financiers dont disposerait la CEI.
Le parti d’opposition dénonce également de graves irrégularités relevées dans la liste électorale provisoire publiée le 17 mars 2025. Parmi les anomalies évoquées : des inscrits sans prénoms ni dates de naissance, des mères enregistrées avec plus de 50 enfants, des électeurs plus âgés que leurs propres parents, plus de deux millions de cas suspects d’enregistrements frauduleux, sans oublier la présence de nombreux morts parmi les électeurs. Pour le PDCI-RDA, ces éléments remettent sérieusement en cause la fiabilité de la liste électorale, fondement de toute élection crédible.
Face à cette situation, le parti de Tidjane Thiam annonce une mesure forte dont la suspension immédiate de la participation de son représentant à la CEI centrale, ainsi que celle de tous ses représentants locaux. Une décision prise, selon le communiqué lu par Dr Bredoumy Soumaïla, « pour marquer son indignation et appeler à un sursaut démocratique ».
Le PDCI-RDA exige par ailleurs l’ouverture d’un dialogue politique inclusif pour éviter une nouvelle crise électorale ; une réforme en profondeur de la CEI, pour en garantir l’indépendance réelle ; et un audit complet du fichier électoral.
Après le Parti des peuples africains (PPA-CI), le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), l’autre poids lourd de l’opposition ivoirienne, annonce son retrait de la Commission électorale indépendante (CEI) ce vendredi 11 avril 2025.
Dans une vidéo publiée sur les réseaux, on entend le président du groupe parlementaire du PDCI, Simon Doho, entouré de quelques députés de son parti, s’adresser à des militants rassemblés.
“Vous avez vu ce matin que le PPA-CI a quitté la CEI. Je vous annonce que dans les heures à venir que le PDCI et le CAP vont quitter la CEI », a-t-il déclaré.
« Le communiqué est en train d’être préparé. Officiellement, nous allons quitter la CEI’’, a poursuivi l’élu Bangolo, déclenchant une salve d’applaudissements.
“Nous dénonçons cette liste électorale. On ne peut pas avoir une liste électorale avec six millions de personnes qui n’ont pas leurs données personnelles’’, a-t-il ajouté.
Les critiques contre la CEI se sont intensifiées après la publication de la liste électorale provisoire sur laquelle ne figurent pas des leaders de l’opposition comme Laurent Gbagbo, Guillaume Soro et Charles Blé Goudé.
L’opposition accuse l’organe chargé de l’organisation des élections d’être à la solde du pouvoir.
Elle dénonce également sa composition qu’elle juge déséquilibrée en faveur du RHDP, le parti présidentiel.
Dans un communiqué publié ce vendredi 11 avril 2025, le PPA-CI de l’ancien chef de l’Etat Laurent Gbagbo, a annoncé la suspension de sa participation aux travaux de la Commission.
Le parti pointe une CEI devenue “l’instrument docile d’un pouvoir’’ qui “refuse l’alternance, la transparence et l’inclusion’’.
En plus de l’opposition, la conférence des évêques catholiques de Côte d’Ivoire a ouvertement et récemment exprimé ses “doutes sur l’indépendance de la CEI ’’.
Le vendredi 11 avril, la juge des référés s’est déclarée incompétente dans le litige opposant l’ancien banquier, aujourd’hui président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), à Valérie Yapo, une membre dissidente du bureau politique. Celle-ci réclamait sa destitution. Cette décision judiciaire ouvre donc la voie à la participation de Thiam à la convention élective du parti prévue la semaine prochaine, où il est l’unique candidat et devrait être officiellement investi.
Valérie Yapo, qui avait dénoncé « une parodie d’élection » à la tête du PDCI en décembre 2023, avait saisi la justice pour faire annuler le vote ayant porté Thiam à la présidence du parti. Elle l’accusait d’avoir menti sur sa nationalité et demandait que le parti soit placé sous administration provisoire, dirigée par son doyen d’âge, en attendant une nouvelle élection. Une manœuvre visant à écarter le candidat de 62 ans de la course présidentielle.
Depuis plusieurs semaines, la question de la nationalité de Tidjane Thiam, figure majeure de l’opposition face au président sortant Alassane Ouattara, fait polémique. Ses adversaires l’accusent d’avoir perdu la nationalité ivoirienne, ce qui, selon eux, le rendrait inéligible à la magistrature suprême.
La juge des référés s’est déclarée incompétente pour connaître de l’affaire opposant Valérie Yapo, une militante du Parti démocratique de Côte d’Ivoire ( PDCI) à son parti et à son président Cheick Tidjane Thiam.
Selon Maître Ange Rodrigue Dadjé, l’un des avocats du PDCI-RDA, la juge des référés a rendu cette décision ce vendredi 11 avril 2025.
La juge des référés s’est déclarée incompétente pour connaître de l’affaire opposant Valérie Yapo, une militante du Parti démocratique de Côte d’Ivoire ( PDCI) à son parti et à son président Cheick Tidjane Thiam.
» Très bonne nouvelle. Madame Valérie Yapo avait demandé au juge des référés la suspension de la décision qui l’avait sanctionnée. Cette décision étant retirée par le conseil de discipline du PDCI-RDA, elle a changé de position et demandait désormais la suspension de tous les organes du PDCI-RDA dont la présidence du PDCI par le président Thiam. Et elle sollicitait désormais la nomination d’un administrateur provisoire devant la juge des référés. Ce matin la juge des référés vient de rendre sa décision et elle s’est déclarée incompétente. C’est une très bonne nouvelle. Je remercie la juge pour la sagesse et la qualité de sa décision », a dit en substance, Maître Rodrigue Dadjé, dans une vidéo consultée par Abidjan.net.
Mme Valérie Yapo, une membre du bureau politique du PDCI-RDA a assigné en justice son parti contestant la légitimité de Cheick Tidjane Thiam à la présidence de ladite formation politique.