Auteur/autrice : iciabidjan

  • Réussir son immigration au Canada, rencontre avec un spécialiste du processus.

    Réussir son immigration au Canada, rencontre avec un spécialiste du processus.

    S’installer au Canada représente un rêve pour des milliers de personnes chaque année. Mais entre les démarches administratives, les critères d’admissibilité, et les pièges à éviter, l’aventure peut vite tourner au casse-tête. C’est ici qu’intervient un acteur clé : le consultant agréé en immigration canadienne. Dans cette entrevue exclusive, nous découvrons le parcours d’Ali Hisseine Ladoual, fondateur du cabinet Ladoual Immigration Canada, et figure montante dans le milieu de l’immigration. Avec son expertise, son éthique et sa vision humaine, il éclaire les candidats à l’immigration et les aide à bâtir un avenir au Canada.

    1. Qui est un consultant agréé en immigration au Canada ?

    • Un consultant réglementé en immigration est un professionnel autorisé et certifié par le Collège des consultants en immigration et en citoyenneté (CCIC).
    • Il a suivi une formation spécialisée, a réussi l’examen d’entrée, et est tenu de respecter un code de déontologie strict.
    • Il peut accompagner, conseiller et représenter légalement des clients dans leurs démarches d’immigration auprès d’IRCC et d’autres autorités canadiennes.

    2. Quels conseils pour ceux intéressés par l’immigration au Canada et les programmes disponibles ?


    ✔ Conseils essentiels :

    • Bien se renseigner sur les critères avant de commencer.
    • Être réaliste par rapport à son profil (âge, études, langue, expérience).
    • Préparer un dossier complet et honnête.
    • Se méfier des promesses trop faciles.

    ✔ Principaux programmes d’immigration :

    • Entrée Express (travailleurs qualifiés).
    • Programmes des candidats des provinces (PCP).
    • Programme de l’Atlantique pour certaines provinces de l’Est.
    • Regroupement familial (parrainage).
    • Voies humanitaires ou demande d’asile pour situations de protection.

    3. Quelles sont les conditions pour un visa études ?

    • Lettre d’acceptation d’un établissement désigné (EED).
    • Preuve de capacité financière pour couvrir les frais de scolarité et de vie.
    • Lettre d’explication démontrant l’intention temporaire de venir étudier.
    • Passeport valide et bonne préparation des formulaires d’immigration.

    4. Que pouvez-vous apporter à ceux qui sont déjà au Canada et souhaitent régulariser leur situation ?

    • Analyse de leur statut actuel et options disponibles (prolongation de permis, demande de résidence permanente, permis de travail ouvert, etc.).
    • Accompagnement pour rétablissement de statut en cas de dépassement de séjour.
    • Préparation de demandes humanitaires ou d’asile si nécessaire.
    • Suivi professionnel pour sécuriser leur statut légal au Canada.


    •  Consultant agréé en immigration : rôle, mission et obligations
      Qu’est-ce qu’un consultant réglementé en immigration canadienne (CRIC) ?
      Un consultant agréé en immigration est un professionnel autorisé par le Collège des consultants en immigration et en citoyenneté (CCIC). Ce titre garantit que la personne :
      A suivi une formation juridique spécialisée.
      A réussi un examen national rigoureux.
      Est soumise à des normes éthiques et de formation continue.
      Peut représenter légalement les clients auprès d’IRCC (Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada), de la CISR et d’autres organismes.
       À retenir : Seuls les CRIC sont reconnus légalement pour représenter les clients. Faire appel à un non-membre du CCIC constitue un risque juridique important.
      Pour en savoir plus sur les consultants CRIC : Collège des consultants (CCIC)

       Bien préparer son immigration : conseils d’un expert
      Les erreurs les plus fréquentes des candidats à l’immigration
      « L’immigration ne s’improvise pas. Faites-vous accompagner par un professionnel reconnu. » — Ali Hisseine Ladoual
      Parmi les pièges courants :
      Recourir à des agences frauduleuses ou non accreditées.
      Construire un projet incohérent avec son parcours.
      Mal interpréter les exigences des programmes.
      Soumettre des documents incomplets ou incohérents.
      Les principaux programmes d’immigration au Canada

      Entrée Express
      Processus rapide basé sur un système de points (CRS)
      Travailleurs qualifiés
      PEQ / PRTQ
      Spécifiques au Québec, favorisent les francophones
      Étudiants, travailleurs temporaires
      Parrainage familial
      Permet de faire venir conjoint, enfants ou parents
      Citoyens ou résidents permanents
      Permis d’études
      Pour étudier dans un établissement désigné (DLI)
      Jeunes et adultes en reconversion
      Permis de travail
      Lié à un employeur ou ouvert selon le statut
      Travailleurs étrangers
      Demandes humanitaires / asile
      Cas particuliers, humanité ou persécution
      Personnes en situation vulnérable

       Visa d’études : une porte d’entrée stratégique
      Conditions pour obtenir un permis d’études
      Pour étudier légalement au Canada, un candidat doit :
      Obtenir une lettre d’acceptation d’un établissement désigné (DLI).
      Démontrer une capacité financière suffisante.
      Présenter un projet d’études logique.
      Rédiger une lettre d’explication convaincante.
      Prouver son intention de quitter le Canada (ou de régulariser son statut après).

    •  Conseil pratique : Un permis d’études bien préparé peut ensuite ouvrir la voie à un permis de travail postdiplôme (PTPD) et à la résidence permanente.

       Cas complexes : sans statut, demandeurs d’asile, permis expirés
      Ali Hisseine Ladoual souligne que chaque situation est unique. Voici des cas fréquents traités par son cabinet :
      Étudiants en détresse financière : prolongation de séjour avec motif humanitaire (article R208a).
      Demandeurs d’asile LGBTQ+ : preuve de persécution dans le pays d’origine.
      Victimes de violence conjugale ou de traite humaine.
      Travailleurs avec permis expiré ou en attente : régularisation par un permis de travail ouvert.
       Méthodologie : Analyse complète du statut légal → Diagnostic personnalisé → Stratégie réaliste de régularisation.

       Le parcours inspirant d’Ali Hisseine Ladoual
      D’un rêve à l’expertise
      Originaire du Tchad, Ali a connu lui-même les réalités de l’immigration. Après une carrière en cybersécurité, il se tourne vers le droit international, puis se spécialise en immigration canadienne.
    • Aujourd’hui :
      CRIC réglementé (catégorie N3).
      Diplômé d’un Master en Droit international et d’un DESS en Droit de l’immigration.
      Trilingue : français, anglais, arabe.
      Membre du CCIC et de CAPIC.
      Un acteur engagé et visionnaire
    • Découvrons ensemble le parcours d’Ali Hisseine Ladoual, consultant agréé en immigration canadienne, et ses conseils pour réussir votre projet d’immigration.

    • Ali ne se limite pas à l’accompagnement individuel :
      📱 IMMIMAX : une plateforme IA pour aider les consultants CRIC à automatiser leur travail.
      📘 CRIC Examprep : un programme de préparation à l’examen d’entrée pour les futurs consultants.
      🖋️ Auteur du livre « De Résident Temporaire à Citoyen Canadien », à paraître chez Lexis Nexis en 2025.

       Pourquoi choisir Ladoual Immigration Canada ?
      Atout
      Détail
       Approche humaine
      Écoute, respect, empathie
       Expertise reconnue
      Maîtrise des lois IRCC et du droit canadien
       Services personnalisés
      Analyse juridique sur mesure
       Expérience vécue
      Ali connaît les défis de l’immigration
       Clients internationaux
      Dossiers acceptés au Canada et à l’étranger

       FAQ – Immigration au Canada
      Qu’est-ce qu’un CRIC ?
      Un CRIC est un consultant réglementé en immigration autorisé par le CCIC à représenter les clients auprès des instances canadiennes.
      Combien coûte un dossier d’immigration ?
      Cela varie selon le programme, la complexité du dossier et les frais gouvernementaux. Une évaluation initiale est souvent proposée pour estimer les coûts.
      Peut-on travailler au Canada après des études ?
      Oui, grâce au permis de travail postdiplôme (PTPD). Il permet souvent de cumuler de l’expérience pour la résidence permanente.
      Peut-on rester au Canada après un refus de visa ?
      Parfois oui, selon les circonstances. Des options comme les demandes de réexamen, les appels à la CISR, ou les demandes humanitaires peuvent s’appliquer.
      Quelle est la durée du processus de résidence permanente ?
      Elle dépend du programme : 6 à 12 mois via Entrée Express, mais peut aller jusqu’à 24 mois ou plus pour d’autres.
       Conclusion : un accompagnement éthique et stratégique
      Immigrer au Canada est un projet de vie majeur. Avec un professionnel comme Ali Hisseine Ladoual, vous bénéficiez non seulement d’une expertise juridique rigoureuse, mais aussi d’un accompagnement humain et authentique. Son cabinet, Ladoual Immigration Canada, offre une aide précieuse pour transformer une intention en réalité.
      Pour un accompagnement personnalisé dans votre démarche, contactez Ali Hisseine Ladoual, consultant réglementé en immigration canadienne.
      Coordonnées complètes :
      Ali Hisseine Ladoual
      Consultant réglementé en immigration canadienne
      Membre du CCIC et de CAPIC
       8850 boulevard Saint-Laurent, bureau 6, Montréal, QC
       438-925-8632
       contact@ladoualimmigration.ca
       www.ladoualimmigration.ca




  • « 𝐌. 𝐆𝐮𝐢𝐥𝐥𝐚𝐮𝐦𝐞 𝐊𝐢𝐠𝐛𝐚𝐟𝐨𝐫𝐢 𝐒𝐨𝐫𝐨 𝐧’𝐚 𝐣𝐚𝐦𝐚𝐢𝐬 𝐦𝐚𝐧𝐝𝐚𝐭𝐞́ 𝐌𝐚𝐜𝐤𝐲 𝐒𝐚𝐥𝐥 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐩𝐚𝐫𝐥𝐞𝐫 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐀𝐥𝐚𝐬𝐬𝐚𝐧𝐞 𝐎𝐮𝐚𝐭𝐭𝐚𝐫𝐚 »

    « 𝐌. 𝐆𝐮𝐢𝐥𝐥𝐚𝐮𝐦𝐞 𝐊𝐢𝐠𝐛𝐚𝐟𝐨𝐫𝐢 𝐒𝐨𝐫𝐨 𝐧’𝐚 𝐣𝐚𝐦𝐚𝐢𝐬 𝐦𝐚𝐧𝐝𝐚𝐭𝐞́ 𝐌𝐚𝐜𝐤𝐲 𝐒𝐚𝐥𝐥 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐩𝐚𝐫𝐥𝐞𝐫 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐀𝐥𝐚𝐬𝐬𝐚𝐧𝐞 𝐎𝐮𝐚𝐭𝐭𝐚𝐫𝐚 »

    M. Guillaume Kigbafori Soro tient à dénoncer avec la plus grande fermeté la 𝗽𝘂𝗯𝗹𝗶𝗰𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗺𝗮𝗹𝘃𝗲𝗶𝗹𝗹𝗮𝗻𝘁𝗲 𝗱𝘂 𝘀𝗶𝘁𝗲 𝗔𝗳𝗿𝗶𝗰𝗮 𝗜𝗻𝘁𝗲𝗹𝗹𝗶𝗴𝗲𝗻𝗰𝗲, intitulée « Guillaume Soro sollicite l’aide de Macky Sall pour renouer avec Alassane Ouattara ».

    Ce site, notoirement hostile à M. Soro et favorable à M. Ouattara, s’est déjà illustré par une série d’articles relevant de la manipulation de l’opinion.

    Le présent article s’inscrit dans 𝘂𝗻𝗲 𝗰𝗮𝗺𝗽𝗮𝗴𝗻𝗲 𝗱’𝗲́𝗰𝗿𝗶𝘁𝘀 𝗺𝗮𝗻𝗶𝗳𝗲𝘀𝘁𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗼𝗿𝗶𝗲𝗻𝘁𝗲́𝘀, 𝘃𝗶𝘀𝗮𝗻𝘁 𝗮̀ 𝗱𝗶𝘀𝗰𝗿𝗲́𝗱𝗶𝘁𝗲𝗿 𝗠. 𝗚𝘂𝗶𝗹𝗹𝗮𝘂𝗺𝗲 𝗞𝗶𝗴𝗯𝗮𝗳𝗼𝗿𝗶 𝗦𝗼𝗿𝗼 𝗮𝘂 𝗽𝗿𝗼𝗳𝗶𝘁 𝗱𝗲 𝗠. 𝗔𝗹𝗮𝘀𝘀𝗮𝗻𝗲 𝗢𝘂𝗮𝘁𝘁𝗮𝗿𝗮, dont le régime chancelle aujourd’hui sous le poids de son obstination à briguer un quatrième mandat illégal.

    𝗠. 𝗚𝘂𝗶𝗹𝗹𝗮𝘂𝗺𝗲 𝗦𝗼𝗿𝗼 𝗱𝗲́𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗰𝗮𝘁𝗲́𝗴𝗼𝗿𝗶𝗾𝘂𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗹𝗲𝘀 𝗮𝗹𝗹𝗲́𝗴𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻𝘀 𝗰𝗼𝗻𝘁𝗲𝗻𝘂𝗲𝘀 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝗰𝗲𝘁 𝗮𝗿𝘁𝗶𝗰𝗹𝗲. La vérité est simple et connue : M. Soro dispose du numéro personnel de M. Ouattara et peut le joindre directement s’il le souhaite, comme ce fut d’ailleurs le cas en mars 2024 – fait que l’article lui-même reconnaît.

    𝗖𝗲𝘁𝘁𝗲 𝗽𝘂𝗯𝗹𝗶𝗰𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗿𝗲𝗹𝗲̀𝘃𝗲 𝗱𝗼𝗻𝗰 𝗱’𝘂𝗻𝗲 𝘁𝗲𝗻𝘁𝗮𝘁𝗶𝘃𝗲 𝗱𝗲́𝗹𝗶𝗯𝗲́𝗿𝗲́𝗲 𝗱𝗲 𝗺𝗮𝗻𝗶𝗽𝘂𝗹𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻, destinée à semer le doute dans l’opinion et à affaiblir le moral d’une opposition ivoirienne qui, contre vents et marées, retrouve aujourd’hui son unité dans la confiance et la détermination.

    Elle constitue une opération de diversion, maladroitement orchestrée pour détourner l’attention du véritable débat : le refus catégorique du peuple ivoirien de cautionner une nouvelle violation de la Constitution par M. Ouattara.

    Pour M. Soro, il ne saurait être question d’accepter une exclusion injuste, arbitraire et politiquement motivée.

    La résistance à cette forfaiture est un impératif non négociable.

    Enfin, ce 𝗰𝗼𝗺𝗺𝘂𝗻𝗶𝗾𝘂𝗲́ 𝘁𝗶𝗲𝗻𝘁 𝗮̀ 𝘀𝗼𝘂𝗹𝗶𝗴𝗻𝗲𝗿 𝗹𝗲 𝗺𝗮𝗻𝗾𝘂𝗲 𝗱𝗲 𝗽𝗿𝗼𝗳𝗲𝘀𝘀𝗶𝗼𝗻𝗻𝗮𝗹𝗶𝘀𝗺𝗲 𝗳𝗹𝗮𝗴𝗿𝗮𝗻𝘁 𝗱𝗲 𝗔𝗳𝗿𝗶𝗰𝗮 𝗜𝗻𝘁𝗲𝗹𝗹𝗶𝗴𝗲𝗻𝗰𝗲, qui, au lieu de vérifier ses sources ou d’interroger les équipes de M. Soro, s’est contenté de relayer des affirmations invérifiables, à la solde de réseaux bien connus. Ce comportement révèle la nature propagandiste de cette publication, dont les liens avec certaines officines étrangères et le palais d’Abidjan sont désormais notoires.

    En conséquence, cet article est qualifié de fake news intentionnelle, vraisemblablement commanditée pour servir les intérêts d’un pouvoir aux abois, en perte totale de légitimité.

    𝗠𝗼𝘂𝘀𝘀𝗮 𝗧𝗢𝗨𝗥𝗘́

    Responsable de la Communication

  • Effondrement d’un immeuble à Ngor (Sénégal): l’analyse de l’ingénieur Tamsir Mbengue, directeur de Technosol Ingénierie

    Effondrement d’un immeuble à Ngor (Sénégal): l’analyse de l’ingénieur Tamsir Mbengue, directeur de Technosol Ingénierie

    À la suite de l’effondrement tragique d’un immeuble de cinq étages ce jeudi 8 mai à Ngor, qui a coûté la vie à deux personnes, Dakaractu a recueilli les propos de l’ingénieur Tamsir Mbengue, directeur du bureau d’études Technosol. Il livre une analyse technique et critique sur les causes possibles du sinistre et sur les responsabilités en jeu.

    « Ce qui s’est passé, c’est qu’un immeuble déjà existant a été fragilisé par des travaux d’excavation sur un terrain mitoyen. Avait-on réalisé une étude de sol ? Je ne saurais le dire. Mais il existe des techniques obligatoires pour sécuriser les bâtiments voisins lors de tels travaux. Une étude de sol, notamment géotechnique, est exigée par le Code de la construction dès que l’on dépasse le R+3 », a indiqué l’ingénieur Tamsir Mbengue.

    L’ingénieur rappelle que sur la base de cette étude, des mesures de stabilisation doivent être mises en œuvre pour préserver l’intégrité des structures alentour. « On peut, par exemple, utiliser des techniques de blindage. Lorsque vous faites une excavation, le sol perd de sa résistance, surtout si un bâtiment pèse à proximité. La situation s’aggrave en présence d’eau, car elle affaiblit encore davantage le terrain. C’est probablement ce qui s’est produit ici. »

    Selon M. Mbengue, les premiers éléments visuels laissent aussi penser que l’immeuble effondré présentait des faiblesses structurelles, liées soit à un mauvais ferraillage, soit à son ancienneté.

    Une responsabilité partagée…

    Interrogé sur la question de la responsabilité, l’ingénieur se veut clair : « La première responsabilité revient à l’entrepreneur qui a ouvert les fouilles sans les dispositifs de sécurité nécessaires. Mais elle est aussi partagée : la municipalité devait vérifier la validité de l’autorisation, et la direction de la construction et de l’urbanisme aurait dû s’assurer que les règles de l’art étaient respectées. » Le Code de la construction prévoit qu’à partir d’une excavation de plus de 5 mètres, un bureau de contrôle technique doit obligatoirement accompagner les travaux. Ce type de surveillance semble avoir été négligé dans ce cas précis.

    Le rôle du Laboratoire National de Référence – BTP

    Enfin, M. Mbengue rappelle que l’État a récemment renforcé le contrôle dans le secteur du bâtiment. En effet, rappelle-t-il, depuis moins d’un an, le CEREEQ, qui est devenu le Laboratoire National de Référence BTP (LNR-BTP), est chargé de délivrer des agréments aux laboratoires pour qu’ils puissent réaliser des études fiables. Sur les 17 laboratoires identifiés, seuls 10 sont actuellement habilités à intervenir sur les calculs de fondations et d’ouvrages. « Ces agréments sont conditionnés par des critères stricts : personnel qualifié, matériel adéquat, expérience, procédures de qualité. Le directeur de Technosol confirme avoir reçu, la veille de l’effondrement, une visite inopinée du LNR-BTP pour vérification des pratiques internes. »

    Vendredi 9 Mai 2025

    Dakaractu

  • Présidentielle 2025 : Gbagbo met en place un comité de collecte des parrainages

    Présidentielle 2025 : Gbagbo met en place un comité de collecte des parrainages

    Alors qu’il ne figure pas sur la liste électorale et ne peut être, pour l’heure, candidat à la présidentielle d’octobre 2025, Laurent Gbagbo continue de préparer le scrutin.

    Selon un communiqué rendu public le vendredi 9 mai 2025, à Abidjan, l’ex-Chef de l’Etat, par ailleurs président du Parti des peuples africains Côte d’Ivoire (Ppa-CI), a nommé les membres du comité de collecte des parrainages. La supervision de ce comité est confiée à Odette Sauyet. « Elle est chargée de la coordination générale, de la bonne articulation entre les pôles d’action et du suivi régulier de l’évolution du travail. Elle est en charge en liaison direct avec les messagères désignées sur le terrain », stipule le communiqué.

    Quant à Adia Damana Médard dit Pickass, il est chargé de s’assurer que les fédéraux travaillent effectivement à la collecte des parrainages des militants et des sympathisants. La mise en œuvre technique, la centralisation, la vérification et l’archivage des données de parrainage sont confiés à Habiba Touré, présidente de Safe. « Elle travaillera en étroite collaboration avec le camarade Kaza Djah, président de la Ceap pour garantir la fiabilité et la conformité juridiques des informations collectées », rapporte la note.

    Pour sa part, Stéphane Kipré est chargé de « la mobilisation militante en appui à la collecte des parrainages ». « Il aura pour tâche d’encadrer les actions de sensibilisation, d’organiser les séances d’information et de motiver les bases à travers le territoire pour une participation massive au parrainage », fait savoir Laurent Gbagbo, à travers le document.

    Le président exécutif du Ppa-CI, Sébastien Dano Djédjé est à son tour en charge de veiller à la bonne exécution de l’ensemble des tâches confiées. « Il rend compte régulièrement au président du parti et prend toutes les mesures d’ajustement nécessaires pour assurer le bon déroulement de la mission », a signifié le président du Ppa-CI dans son communiqué.

    Il faut souligner que le Conseil des ministres du mercredi 7 mai 2025, a adopté une ordonnance portant modification de l’article 51 du Code électoral et le projet de loi de ratification y afférent. Le code électoral, en son article 51, fait obligation à chaque candidat à l’élection du Président de la République de produire une liste d’électeurs consentant à accorder leur parrainage à la candidature, soit un pour cent (01%) de l’électorat local, dans au moins cinquante pour cent (50%) des Districts autonomes et régions.

    Sur proposition de la Commission électorale indépendante (Cei), cette ordonnance précise que l’électorat local concerné par le parrainage est celui des trente-et-une (31) régions et des deux (02) Districts autonomes d’Abidjan et de Yamoussoukro.

    « Cette mesure vise à éviter une augmentation du nombre de circonscriptions administratives où les parrainages seraient requis, en raison de l’augmentation du nombre de Districts autonomes de deux (2) à quatorze (14), par l’effet du décret n° 2021-276 du 9 juin 2021 portant création de douze (12) districts autonomes », a souligné le Conseil des ministres.

  • Présidentielle ivoirienne: le gouvernement veut « réduire au silence » l’opposition, dit Thiam, candidat exclu

    Présidentielle ivoirienne: le gouvernement veut « réduire au silence » l’opposition, dit Thiam, candidat exclu

    Le gouvernement ivoirien « intensifie ses efforts pour réduire au silence les voix de l’opposition », a déclaré jeudi dans un communiqué le chef du principal parti d’opposition Tidjane Thiam, à moins de six mois de l’élection présidentielle dont il est exclu.

    Jeudi également, un millier de personnes étaient rassemblées au siège de son mouvement, le Parti démocratique de Côte d’Ivoire–Rassemblement démocratique africain (PDCI-RDA), pour contester une nouvelle fois l’éviction de M. Thiam du scrutin, prévu le 25 octobre.

    Fin avril, la justice a rendu M. Thiam inéligible en le radiant de la liste électorale: elle a estimé qu’il n’était pas ivoirien au moment de son inscription en 2022. En tout, quatre figures de l’opposition ne peuvent pas se présenter à l’élection présidentielle.

    « Le gouvernement intensifie ses efforts pour réduire au silence les voix de l’opposition en utilisant à la fois les forces de l’ordre et les tribunaux », a affirmé M. Thiam, banquier international de 62 ans, chef du PDCI et absent du pays depuis plus d’un mois.

    Le gouvernement du président Alassane Ouattara, au pouvoir depuis 2011, « doit mettre fin à sa répression de la société civile et s’engager à organiser des élections libres, équitables et ouvertes à tous », a-t-il ajouté.

    Par ailleurs, ses fonctions de président de parti sont menacées.

    Une militante du PDCI conteste en justice la légitimité de M. Thiam, toujours en raison de sa nationalité. Jeudi matin, l’audience au tribunal du Plateau, un quartier d’Abidjan, a été reportée au 15 mai.

    Toujours jeudi, un meeting était initialement prévu au Plateau mais il a été annulé par la police pour raisons « d’ordre public ». Au final, un millier de personnes se sont rassemblées au siège du PDCI, dans le quartier du Cocody.

    Sur leurs pancartes, on pouvait lire « Exclure Tidjane, c’est exclure l’espoir », ou encore « Non à la justice sélective ».

    « Le président Thiam est notre président, est notre candidat, et nous allons nous battre pour qu’il aille aux élections et qu’il les gagne », a déclaré Noël Akossi Bendjo, vice-président du PDCI.

    « C’est maintenant que ça va commencer. Il faut appeler tout le monde (…) Nous n’avons peur de personne », a assuré le chef des députés PDCI, Simon Doho.

    De son côté, le porte-parole du parti, Soumaïla Bredoumy, a annoncé que « d’ici dimanche on aura un autre meeting », sans plus de précisions.

    Selon lui, « nos renseignements montrent que l’objectif (du gouvernement), c’est de bloquer tout fonctionnement du PDCI-RDA ». Il s’agirait notamment de « limiter le mouvement de

    certains leaders », a-t-il dit.

    Le frère de Tidjane Thiam, Abdel Aziz Thiam, ancien ministre et membre du PDCI, « a été détenu pendant environ 20 minutes à l’aéroport la nuit dernière », mercredi, a indiqué une source de son entourage. « Il a demandé à plusieurs reprises pourquoi il était détenu et il n’a pas eu de réponse. Ils lui ont dit plus tard qu’il s’agissait d’une erreur d’identité », a-t-elle dit.

    Les responsables du PDCI n’ont pas fait mention de ce fait pendant le meeting.

    bdi-bam/mba

  • Affaire Valérie Yapo-Tidjane Thiam : Le Pdci-Rda sonne la mobilisation à Cocody

    Affaire Valérie Yapo-Tidjane Thiam : Le Pdci-Rda sonne la mobilisation à Cocody

    Parallèlement au procès qui oppose Valérie Yapo à Tidjane Thiam qui devait avoir lieu le jeudi 8 mai 2025, au Tribunal d’Abidjan, le Pdci-Rda avait prévu organiser un meeting à la Permanence de leur parti au Plateau. À la veille de cette manifestation populaire, une décision a été notifiée officiellement aux organisateurs par une note signée du Commissaire divisionnaire-major Yéo Kollo Roger, invoquant des raisons liées à l’ordre public.

    Le vice-président et Haut représentant de Tidjane Thiam dans le district d'Abidjan, Aby Raoul, a demandé aux militants de se mobiliser contre cette décision de radiation. (Ph: Dr)
    Le vice-président et Haut représentant de Tidjane Thiam dans le district d'Abidjan, Aby Raoul, a demandé aux militants de se mobiliser contre cette décision de radiation. (Ph: Dr)

    Dans la foulée, la direction du Pdci-Rda a délocalisé le rassemblement au siège de son parti à Cocody. En ce lieu, les leaders de cette formation politique ont appelé leurs militants à faire bloc autour de leur président Tidjane Thiam. « Nous sommes soudés derrière notre président. Il a été élu à plus 96% au Congrès extraordinaire du 23 décembre 2023 à Yamoussoukro. Nous l’avons choisi comme notre candidat à 99% à la Convention de notre parti. C’est notre candidat à la présidentielle », a clamé Aby Raoul, vice-président et Haut représentant de Tidjane Thiam dans le district d’Abidjan.

    Occasion pour lui de saluer la mobilisation spontanée des militants. « Je salue votre mobilisation. Nous sommes le Pdci-Rda, bâtisseur de la Côte d’Ivoire moderne. Ayons de la retenue dans nos déclarations. La Côte d’Ivoire nous tend la main. Bientôt la mangue sera mûre et elle tombera dans notre main », a promis Aby Raoul, qui avait à ses côtés des élus et membres de la direction de son parti.

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    La décision de radier Tidjane Thiam de la liste électorale provisoire est tombée le mardi 22 avril 2025, dans le cadre du contentieux judiciaire, après la saisine du tribunal par plusieurs électeurs dénonçant l’inscription de Tidjane Thiam.

    Depuis, la direction du Pdci-Rda enchaîne des meetings et multiplie des déclarations pour dénoncer cette décision.

  • RADIATION DE TIDJANE THIAM : LES CHEFS AKOUÊ, NANANFOUÊ ET DU V BAOULÉ HAUSSENT LE TON

    RADIATION DE TIDJANE THIAM : LES CHEFS AKOUÊ, NANANFOUÊ ET DU V BAOULÉ HAUSSENT LE TON

    Les chefs Nananfouê et Akouê de Yamoussoukro ont exprimé leur vive indignation après la radiation de Tidjane Thiam, président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA), de la liste électorale.

    Ces têtes couronnées étaient réunies dans un complexe hôtelier de la ville de Yamoussoukro, à l’initiative de Yao Lazare. Plus de 2 000 chefs Akouê et Nananfouê issus des régions du V Baoulé ont répondu à l’appel du président de l’Association des élus et cadres du PDCI-RDA du Grand Centre (AEC-PDCI-GC).

    Soutien à Tidjane Thiam

    L’objectif de ce conclave était de manifester ouvertement le soutien des cadres et des autorités traditionnelles à Tidjane Thiam, candidat désigné du PDCI-RDA à l’élection présidentielle d’octobre 2025, récemment radié de la liste électorale. À l’occasion de cette rencontre, un soutien massif a été exprimé par les chefs Akouê et Nananfouê, qui n’ont pas mâché leurs mots.

    « Il ne s’agit ni plus ni moins d’une cabale contre notre brillant fils », a fustigé Nguessan Konan, porte-parole de la chefferie. Selon lui, remettre en cause la nationalité ivoirienne de Tidjane Thiam revient à nier l’ivoirité même de Félix Houphouët-Boigny, de Yamoussoukro et du peuple Akouê. « Cette décision est une insulte à notre mémoire collective. La chefferie exprime son attachement indéfectible à Tidjane Thiam et condamne fermement cette persécution politique », a-t-il martelé.

    Nous ne pouvons accepter son exclusion, pas plus que celle d’aucun autre Ivoirien

    Le message a été relayé et amplifié par les chefs du V Baoulé, représentés par Nanan Kouamé Konan Jacques :
    « Tidjane Thiam est notre neveu, il est baoulé, il est ivoirien. Nous ne pouvons accepter son exclusion, pas plus que celle d’aucun autre Ivoirien. »

    La Justice ivoirienne a ordonné le 20 avril dernier la radiation de Tidjane Thiam de la liste électorale au motif qu’il aurait perdu sa nationalité ivoirienne au moment de son inscription sur la liste électorale. Réagissant à cette décision, l’ancien CEO du Crédit Suisse a dénoncé une décision « inique, injuste, injustifiée et incompréhensible ».

    Déclarant qu’il est absolument « déterminé à ne pas accepter cette radiation », a-t-il affirmé. Selon lui, le PDCI reste « uni derrière lui » et ne compte pas désigner un autre candidat. « Il n’y aura pas de plan B, il n’y aura pas de plan C », a-t-il insisté, appelant ses partisans à rester mobilisés.

    Jean Kelly KOUASSI

  • Qui est Robert Francis Prevost, le nouveau pape Léon XIV ?

    Qui est Robert Francis Prevost, le nouveau pape Léon XIV ?

    Il est né à Chicago d’un père d’ascendance française et italienne et d’une mère d’origine espagnole, découvrez qui est Robert Francis Prevost, le nouveau pape Léon XIV.

    Une élection inattendue. Personne n’avait évoqué le nom de Robert Francis Prevost parmi les papabiles. Mais les voies du Seigneur et des cardinaux électeurs sont impénétrables. Né à Chicago, dans l’Illinois, le 14 septembre 1955, de nationalité américaine, d’un père d’ascendance française et italienne, de Louis Marius Prevost et d’une mère Mildred Martínez, d’origine espagnole, il est un religieux augustin, qui est entré dans les ordres en 1977, puis a été ordonné prêtre à Rome en 1982. Il a deux frères, Louis Martín et John Joseph.

    Missionnaire augustin au Pérou, dans les années 80, d’abord chancelier d’une prélature territoriale reculée, Chulucanas, puis professeur de droit canonique et directeur du séminaire diocésain de Trujillo, il retourne à Chicago en 1998. Dans le détail, explique le site spécialisé Vatican News,  c’est en 1987 qu’il discute sa thèse de doctorat sur « Le rôle du prieur local de l’Ordre de Saint-Augustin » et qu’il est nommé directeur des vocations et directeur des missions de la province augustinienne « Mother of Good Counsel » à Olympia Fields, Illinois (USA). L’année suivante, il rejoint la mission de Trujillo, également au Pérou, en tant que directeur du projet de formation commune pour les aspirants augustins des vicariats de Chulucanas, Iquitos et Apurímac. Pendant onze ans, il a occupé les postes de prieur de la communauté (1988-1992), de directeur de la formation (1988-1998) et de professeur des profès (1992-1998) et, dans l’archidiocèse de Trujillo, de vicaire judiciaire (1989-1998) et de professeur de droit canonique, de patristique et de morale au grand séminaire « San Carlos et San Marcelo ». Parallèlement, il s’est vu confier la charge pastorale de Notre Dame Mère de l’Église, devenue plus tard une paroisse portant le nom de Sainte Rita (1988-1999), dans la périphérie pauvre de la ville, et a été administrateur paroissial de Notre Dame de Monserrat de 1992 à 1999.

    Nommé par le Pape François, administrateur apostolique du diocèse de Chiclayo au Pérou, il reçoit des fonctions à la Curie romaine comme membre des Dicastères pour le Clergé en 2019 puis pour les Évêques en 2020. Le pape François l’élève archevêque et le nomme préfet du Dicastère pour les Évêques, en janvier 2023. Diplômé en mathématiques à l’université de Villanova (proche de Philadelphie) et de théologie à l’université de Chicago, il a aussi un doctorat en droit canonique à l’Angelicum (Université pontificale Saint-Thomas d’Aquin).  Robert Francis Prevost était cardinal-évêque d’Albano depuis 2025 ; auparavant cardinal-diacre de la diaconie du titre de Santa Monica, indique le site Le Grand Continent. Lors de la dernière hospitalisation de son prédécesseur à la polyclinique «Gemelli», Mgr Prevost a présidé le rosaire pour la santé de François le 3 mars sur la place Saint-Pierre. Sa devise épiscopale est « In Illo uno unum », des mots que Saint Augustin a prononcés dans un sermon, l’Exposition sur le Psaume 127, pour expliquer que « bien que nous, chrétiens, soyons nombreux, dans l’unique Christ, nous sommes un ».

    « Merci au pape François »

    C’est le cardinal « protodiacre », le Français Dominique Mamberti, qui a prononcé la célèbre formule « Habemus papam » (« nous avons un pape ») et a présenté le successeur de François, décédé le 21 avril à 88 ans. Dans la foulée, Léon XIV s’est adressé aux plus de 1,4 milliard de catholiques : « Que la paix soit avec vous tous ! », ont été ses premiers mots, dans un italien teinté d’accent américain. « Merci au pape François », a-t-il aussi lancé, remerciant ses collègues cardinaux de l’avoir élu.

    Classé parmi les modérés, il a été élu dès le deuxième jour du scrutin, une surprise là encore, tant le conclave s’annonçait ouvert et donc incertain. Quatrième non italien de suite, le Polonais Jean-Paul II (1978-2005), l’Allemand Benoît XVI (2005-2013) et l’Argentin François (2013-2025), Léon XIV, 267e pape de l’Église catholique, est le premier pape originaire des États-Unis. 

  • Cote d’Ivoire : amendement de la loi sur le parrainage électoral

    Cote d’Ivoire : amendement de la loi sur le parrainage électoral

    Le Conseil des ministres ivoirien a adopté, ce mercredi 7 mai 2025, une ordonnance portant modification de l’article 51 du Code électoral et le projet de loi de ratification y afférent, à six mois de l’élection présidentielle d’octobre 2025.

    Le Code électoral ivoirien, en son article 51 fait obligation à chaque candidat à l’élection présidentielle de produire une liste d’électeurs consentant à apporter leur parrainage à la candidature, soit pour 1% de l’électorat local dans au moins 50% des districts autonomes et des régions.

    Sur proposition de la Commission électorale indépendante (CEI), le gouvernement a adopté une ordonnance qui précise que « l’électorat local concerné par le parrainage est celui des 31 régions du pays et des deux districts autonomes d’Abidjan et de Yamoussoukro ».

    Le porte-parole du gouvernement ivoirien, Amadou Coulibaly, a expliqué que « cette mesure vise à éviter une augmentation du nombre de circonscriptions administratives où les parrainages seraient requis en raison de l’augmentation du nombre de districts », porté de deux à 14 en juin 2021.

    Selon M. Amadou Coulibaly, le porte-parole du gouvernement ivoirien, « ce n’est pas véritablement une modification, c’est une précision, voire une clarification ». Le texte précise que le candidat devra mobiliser « 1% de l’électorat dans 50% des Districts et régions » hormis les 12 nouveaux Districts.

    « A l’époque, nous avions seulement deux districts, au moment où cette loi a été prise. Aujourd’hui, nous sommes passés à 14 districts, donc si on tient compte des 12 nouveaux districts créés, ça augmente le nombre de districts dans lesquels le candidat devrait chercher les parrainages », a-t-il relevé.

    « Cette précision qui est faite par cet amendement permet de dire que c’est uniquement dans les deux districts autonomes d’Abidjan et Yamoussoukro et dans les 31 régions (que le candidat devra chercher 50%) » de soutien des électeurs, a-t-il indiqué.

    AP/Sf/APA

  • Succession du pape François – Fumée noire au Vatican, pas de nouveau pape

    Succession du pape François – Fumée noire au Vatican, pas de nouveau pape

    De la fumée noire s’est échappée de la cheminée de la chapelle Sixtine mercredi soir vers 20H00, signe que le premier vote des 133 cardinaux réunis en conclave n’a pas permis d’élire un nouveau pape.

    Les volutes de fumée étaient visibles sur la place Saint-Pierre par des milliers de curieux et fidèles qui ont attendu plus de trois heures pour connaître en direct l’issue de cette première journée de réunion, qui se tient dans le plus strict huis clos.

  • INDÉPENDANCE DE LA JUSTICE : LE CONSEIL SUPÉRIEUR DE LA MAGISTRATURE RÉPOND AU BARREAU D’ABIDJAN

    INDÉPENDANCE DE LA JUSTICE : LE CONSEIL SUPÉRIEUR DE LA MAGISTRATURE RÉPOND AU BARREAU D’ABIDJAN

    Le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) a réagi ce mercredi 7 mai 2025 à la récente déclaration de l’Ordre des avocats de Côte d’Ivoire qui soulevait des inquiétudes sur l’indépendance du pouvoir judiciaire à l’approche de la présidentielle.

    Dans un communiqué signé par son président des sessions, M. Kanvaly Diomandé, le CSM affirme avoir pris acte de la déclaration rendue publique le 2 mai par Maître Messan Tompieu, au nom du Barreau, sous le titre : « Déclaration du Barreau sur la situation pré-électorale en Côte d’Ivoire : la paix par le droit ».

    Le Conseil souligne que cette intervention des avocats évoque notamment des préoccupations relatives à l’indépendance de la magistrature et au respect de la déontologie judiciaire.

    En réponse, le CSM rappelle que, conformément à l’article 5 de la loi organique n° 2022-221 du 25 mars 2022, il est légalement chargé de veiller à l’indépendance des magistrats ainsi qu’au strict respect de leurs obligations déontologiques.

    Le Conseil invite par ailleurs les avocats, en tant qu’acteurs du service public de la justice, à signaler directement toute situation susceptible de compromettre cette indépendance ou d’enfreindre les règles de conduite des magistrats

    Souhaitant apaiser les tensions, le Conseil se veut rassurant à l’égard non seulement du Barreau, mais aussi de l’opinion publique nationale et internationale. Il affirme son attachement aux principes fondamentaux d’une justice indépendante, gage d’un climat électoral apaisé et équitable.

     Le Conseil invite par ailleurs les avocats, en tant qu’acteurs du service public de la justice, à signaler directement toute situation susceptible de compromettre cette indépendance ou d’enfreindre les règles de conduite des magistrats.

    Jean Kelly KOUASSI

    Lire aussi:BARREAU DE CÔTE D’IVOIRE : « LA JUSTICE NE DOIT PAS ÊTRE UN THÉÂTRE D’OMBRE OÙ SE JOUENT DES LUTTES DE POUVOIR »

  • Circulation des motos et tricycles : Le blvd Houphouët-Boigny (ex-VGE) désormais interdit aux deux et trois roues à partir du 15 mai

    Circulation des motos et tricycles : Le blvd Houphouët-Boigny (ex-VGE) désormais interdit aux deux et trois roues à partir du 15 mai

    Le Ministère des Transports vient de rendre public, ce mardi 6 mai 2025, un nouveau plan de circulation visant à renforcer la sécurité routière sur le boulevard Félix Houphouët Boigny, communément appelé ex-VGE. À compter du 15 mai 2025, les motos, tricycles et vélos seront formellement interdits d’emprunter les voies centrales de cet important axe routier, dans la section comprise entre le carrefour Aboussouan à Treichville et le carrefour ancien Koumassi.

    Cette décision, annoncée par la Direction Générale des Transports Terrestres et de la Circulation (DGTTc), s’inscrit dans une démarche de lutte contre l’incivisme sur la route et vise à fluidifier le trafic dans une zone régulièrement sujette à des embouteillages et à des accidents impliquant des engins à deux et trois roues.

    Toutefois, le ministère précise que les traversées aux différents carrefours du boulevard et l’usage des bretelles restent provisoirement autorisés, le temps d’une transition progressive vers une interdiction plus stricte.

    Le Ministère des Transports appelle donc tous les usagers concernés à respecter rigoureusement ces nouvelles règles, sous peine de voir leur engin confisqué de manière administrative en cas d’infraction.

    Cette mesure, qui pourrait sembler contraignante à court terme, s’inscrit dans une volonté globale d’améliorer la sécurité routière et d’instaurer une meilleure cohabitation entre les différents types d’usagers sur les grandes artères de la capitale économique.

  • AFFAIRE « SOUPÇONS DE FRAUDE » AU HADJ 2025 : CE QUE DEMANDENT LES AUTORITÉS IVOIRIENNES !

    AFFAIRE « SOUPÇONS DE FRAUDE » AU HADJ 2025 : CE QUE DEMANDENT LES AUTORITÉS IVOIRIENNES !

    Depuis le lancement des inscriptions pour le Hadj 2025, la Côte d’Ivoire est secouée par des accusations de malversations visant la Direction Générale des Cultes et le Commissariat au Hadj. Dans un communiqué conjoint publié, ce mardi 6 mai 2025, les deux institutions dénoncent des rumeurs « de nature à jeter le discrédit » sur l’organisation du pèlerinage, tout en appelant à la vigilance des citoyens. 

    Le Directeur Général des Cultes, Messamba Bamba, et le Commissaire au Hadj rejettent fermement les allégations. Ils rappellent que le pays figure « parmi les meilleurs organisateurs du Hadj dans la sous-région », grâce à leur « engagement et expérience ». Pourtant, des voix critiques affirment que des intermédiaires monnayeraient des places ou manipuleraient les inscriptions, profitant de la forte demande. 

    Dénoncez sans crainte : L’Appel officiel aux citoyens

    « Nous invitons toute personne victime de ces tractations frauduleuses, ou détenant des preuves, à saisir les autorités » informe M. Bamba. Un numéro vert (100) est mis à disposition pour centraliser les signalements. Les autorités encouragent les Ivoiriens à collaborer pour traquer les éventuels fraudeurs.

    « Nous exhortons les populations à dénoncer ces supposés trafics ou toute personne s’adonnant à des pratiques contraires à la morale et à la loi », sollicite Messamba Bamba.

    Une démarche présentée comme une « volonté d’amélioration continue » du processus, malgré la défiance ambiante. 

    Mise en garde contre les « fausses informations »

    Les services de l’État se disent ouverts aux preuves concrètes, ils menacent aussi les auteurs de rumeurs non étayées. « La diffusion d’informations diffamatoires sans preuves expose à des poursuites judiciaires », avertit le Directeur Général des Cultes. Cet avertissement vise clairement les réseaux sociaux, où les critiques ont fleuri ces dernières semaines. 

    Le Hadj représente un pilier spirituel pour des milliers de fidèles ivoiriens. Des rumeurs sur son organisation, la gestion des flux et l’équité d’accès visent, sans appel, à semer le doute dans l’esprit des fidèles croyants qui entendent accomplir en toute quiétude le cinquième pilier de l’islam.

    Pour éviter toute instrumentalisation, les autorités rappellent la marche à suivre : signaler via le numéro vert 100, et non via des canaux parallèles. « Seules les preuves matérielles tangibles permettront d’éclaircir cette affaire », conclut le communiqué. 

    DJOMANDE Aziz

  • Cote d’Ivoire : meeting de l’opposition à Abidjan le 31 mai

    Cote d’Ivoire : meeting de l’opposition à Abidjan le 31 mai

    L’ex-Première dame, Simone Ehivet, porte-parole de la Coalition pour l’alternance pacifique en Côte d’Ivoire (CAP-CI), a annoncé ce lundi 5 mai 2025, un grand meeting de l’opposition ivoirienne, le 31 mai 2025, à Abidjan.

    Afin de mettre la pression sur le gouvernement, à l’effet d’engager des discussions, en vue de réformes électorales, à six mois de l’élection présidentielle d’octobre 2025, CAP Côte d’Ivoire a décidé de « l’organisation le 31 mai prochain d’un grand meeting à Abidjan ».

    « CAP Côte d’Ivoire réclame fortement la convocation d’un dialogue politique dans notre pays afin de faire aboutir ses revendications pour des élections inclusives et sans violence », a déclaré Mme Simone Ehivet, lors d’une conférence de presse au siège du PDCI.

    Selon Mme Simon Ehivet, présidente du parti MGC (opposition), « nous marchons vers l’organisation d’élections présidentielles par un organe qui n’a plus aucune l’égalité », notamment la Commission électorale indépendante (CEI) dont l’opposition qui y a retiré ses membres, exige la « dissolution ».

    Cap Côte d’Ivoire veut « des élections sur la base de discussions consensuelles ». Pour ce faire, « elle demande au pouvoir de créer un environnement politique pour un scrutin apaisé et sans tension en 2025 ». Et ce, à travers un dialogue politique avec l’opposition et la société civile.

    Les partis de l’opposition « réitèrent l’impérieuse nécessité d’opérer des réformes pour des élections transparentes et crédibles », a-t-elle insisté, indiquant qu’ « une dernière lettre de doléances vient d’être envoyée de nouveau au chef du gouvernement » en vue d’un dialogue politique.

    La CAP Côte d’Ivoire exige « l’organisation de la Révision de la liste électorale 2025, la mise en place d’un autre organe véritablement indépendant capable d’organiser des élections crédibles sans la présence de représentants de partis politiques », a-t-elle poursuivi.

    Elle demande également l’audit de la liste électorale, comportant des « irrégularités », et la réintégration de l’ex-président Laurent Gbagbo, de l’ex président de l’Assemblée nationale Guillaume Soro et de Charles Blé Goudé sur la liste électorale, a-t-elle affirmé.

    Par ailleurs, CAP Côte d’Ivoire « s’oppose à toute tentative de radiation de Tidjane Thiam président du PDCI », a-t-elle ajouté, soulignant que c’est « le premier grand meeting de la CAP-CI sur les questions fondamentales qui, aujourd’hui, risquent de mettre en mal l’organisation d’élections transparentes et crédibles ».

    Elle a annoncé également d’autres actions d’envergure après ce premier meeting à Abidjan. En outre, la CAP Côte d’Ivoire entend faire usage de tout l’arsenal légal et démocratique pour se faire entendre en vue d’un scrutin inclusif.

    Simone Ehivet a annoncé des rencontres d’échanges auprès des chancelleries, des groupes religieux, des chefferies traditionnelles et des organisations syndicales. Mais bien avant, CAP-CI entend « organiser des mini-meetings dans les quartiers pour préparer ce grand meeting du 31 mai 2025 ».

    L’organisation de ce grand meeting a été confiée à Charles Blé Goudé. Pour le président du Congrès panafricain pour la justice et l’égalité des peuples (COJEP). L’enjeu est d’appeler à « des élections inclusives et à un cadre de dialogue pour des élections apaisées » en octobre 2025.

    L’espace du meeting sera déterminé avec les partis politiques de l’opposition, a-t-il laissé entendre, avant de lancer que « ce jour-là les barrières politiques » doivent être mises de côté pour une forte mobilisation, parce qu’il s’agît de la vie de la nation.

    Le président du Front populaire ivoirien (FPI, opposition), Affi N’Guessan, a pour sa part dit que « nous devons être prêts à affronter toutes les résistances et à faire tomber toutes les barrières », dénonçant « une liste électorale qui est une fabrication de nos adversaires politiques ».

    AP/Sf/APA

  • Présidentielle 2025: Depuis Marcory, Cissé Bacongo Attaque Gbagbo et Thiam, s’adresse au PDCI RDA.

    Présidentielle 2025: Depuis Marcory, Cissé Bacongo Attaque Gbagbo et Thiam, s’adresse au PDCI RDA.

    Cissé Ibrahima Bacongo a dit aux militants et aux sympatisans du RHDP :  » j’ai écouté des frères et des sœurs du PDCI lors d’une rencontre organisez ici à Marcory, présidé par celui qui est le maire d’ici. Au cours de cette rencontre, j’ai entendu des choses inimaginables , inimaginables , des gens qui prennent le micro à visage découvert, qui disent que de nous tous ici present ( militants du RHDP) , nous sommes des Maliens , des Burkinabés, des Guinéens, mais il ne faut pas « CÉDER » , c’est de la « PROVOCATION « . Mais nous on est serein, on est imperturbable  »

    «… C’est le même Houphouët-Boigny, le grand père de Tidjane Thiam qui a conçu le code de la nationalité. Il a dit dans le code de la nationalité que si tu es ivoirien et que tu es majeur, si tu t’en vas prendre la nationalité d’un autre pays, ça veut dire que tu n’es pas fier d’être ivoirien, où bien?(…) Quand on est fier d’être ivoirien, on ne va pas prendre la nationalité d’un autre pays pour rien au monde(…) mais aujourd’hui, il traite l’article 48 d’une loi obscure. Mais c’est la loi que ton propre grand père a fait voter.»

  • BARREAU DE CÔTE D’IVOIRE : « LA JUSTICE NE DOIT PAS ÊTRE UN THÉÂTRE D’OMBRE OÙ SE JOUENT DES LUTTES DE POUVOIR »

    BARREAU DE CÔTE D’IVOIRE : « LA JUSTICE NE DOIT PAS ÊTRE UN THÉÂTRE D’OMBRE OÙ SE JOUENT DES LUTTES DE POUVOIR »

    À l’approche de l’élection présidentielle prévue le 25 octobre 2025, le Barreau de Côte d’Ivoire tire la sonnette d’alarme. Dans une déclaration solennelle, les avocats expriment leur profonde inquiétude face aux pressions politiques croissantes qui fragilisent l’appareil judiciaire.  « La justice ne doit pas être un théâtre d’ombre où se jouent des luttes de pouvoir », interpelle la déclaration signée de la bâtonnière Me Florence Loan-Messan. (Déclaration intégrale)
    Le barreau de Côte d’Ivoire appelle à bâtir une paix durable par le respect du droit en cette période préélectorale. À l’heure où la Côte d’Ivoire continue de consolider son tissu social et politique, le barreau de Côtes d’Ivoire réaffirme avec conviction que le droit est le fondement incontournable d’une paix véritable et pérenne. Face aux défis persistants de cohésion nationale, nous, avocats, garants des libertés et défenseurs de l’état de droit, portons l’impérieuse responsabilité de promouvoir la justice comme outil de dialogue, de réconciliation et de stabilité.

    Rappel

    Depuis 1990, les processus électoraux successifs, en particulier les élections présidentielles, ont été marqués par la violence, que ce soit avant, pendant ou après les scrutins. Il est important de se souvenir de la remise en cause de la nationalité de certains acteurs politiques, de rejet de la candidature de leaders politiques, du boycott actif de 1995, ainsi que de la violence qui a suivi la proclamation des résultats de l’élection présidentielle de 2000, de la grave crise post-électorale de 2010-2011, qui a fait au moins 3 000 morts, et de la violence après les élections présidentielles de 2020.

    L’action et les décisions des instances administratives et judiciaires ont été fortement questionnées et certains revirements des acteurs concernés ont pu compromettre le respect effectif des règles légales à des moments décisifs de notre histoire. L’année 2025 est une année électorale, avec l’élection présidentielle prévue pour le 25 octobre. Malheureusement, le barreau de Côte d’Ivoire constate que cette triste et tragique histoire risque de se répéter.

    Le barreau de Côte d’Ivoire constate que les acteurs politiques sont de retour devant les tribunaux

    Le barreau de Côte d’Ivoire observe, en effet, que l’établissement de la liste électorale et l’organe chargé de l’organisation des élections sont l’objet de contestations et de polémiques. Le barreau de Côte d’Ivoire constate des arrestations nocturnes de citoyens en violation des dispositions du Code des procédures pénales.  Le barreau de Côte d’Ivoire constate que le droit syndical, aussi connu sous le nom de liberté syndicale, droit fondamental inscrit dans la Constitution, qui permet aux membres des syndicats de mener diverses actions syndicales, telles que des réunions, manifestations et grèves, semblent être menacés.  Le barreau de Côte d’Ivoire constate que les acteurs politiques sont de retour devant les tribunaux.

    « Le droit doit servir de boussole »

    En Côte d’Ivoire, où les plaies du passé appellent encore à la vigilance, le droit doit servir de boussole pour protéger les fondamentaux de tous les citoyens, sans distinction d’origine, de religion ou d’appartenance politique.  Encadrer le débat public par des règles claires empêchant la haine et la violence de s’installer dans l’espace médiatique ou politique.  Faciliter la réconciliation à travers des mécanismes juridiques apaisés, tels que la médiation, l’arbitrage ou le dialogue entre les acteurs politiques.

    C’est pourquoi le barreau de Côte d’Ivoire réaffirme solennellement que l’indépendance de la justice est une condition sine qua non de l’Etat de droit. Consacrée par la Constitution et les conventions internationales, la déontologie des magistrats exige qu’ils agissent en toute neutralité et indépendance. La séparation des pouvoirs, principe républicain fondamental, doit être préservée. La justice ne doit pas être un théâtre d’ombre où se jouent des luttes de pouvoir. Elle doit demeurer le rempart des libertés et le garant de l’égalité devant la loi. Les exigences de l’État de droit commandent que les règles soient appliquées avec rigueur et impartialité. La Paix doit se faire par l’égalité de tous devant la loi et l’égale protection de tous par la loi.

    𝐋𝐞 𝐁𝐚̂𝐭𝐨𝐧𝐧𝐢𝐞𝐫 𝐅𝐥𝐨𝐫𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐋𝐨𝐚𝐧-𝐌𝐞𝐬𝐬𝐚𝐧

  • Donald Trump veut couper les vivres à la Banque africaine de développement (BAD)

    Donald Trump veut couper les vivres à la Banque africaine de développement (BAD)

    Dans une décision retentissante, l’administration Trump a proposé de supprimer totalement les financements américains alloués au Fonds africain de développement (FAD), le guichet concessionnel de la Banque africaine de développement (BAD).

    Dans le budget 2026 soumis au Congrès, cette coupe est justifiée par un désalignement avec les « priorités de l’administration ». Au total, 555 millions de dollars destinés à des institutions multilatérales africaines, dont la BAD, sont concernés.

    L’exécutif entend réorienter l’aide américaine vers des investissements jugés plus rentables via la DFC (U.S. International Development Finance Corporation), au détriment des financements liés au climat, à l’égalité ou à la gouvernance, qualifiés de « radicaux » ou « idéologiques ».

    Cette décision risque de creuser un important déficit dans le financement de projets vitaux en Afrique subsaharienne, notamment dans les domaines de l’agriculture, des infrastructures, de la santé et de la lutte contre le changement climatique. Elle affaiblit également l’influence stratégique des États-Unis dans les politiques de développement du continent africain, à un moment où les besoins en financement n’ont jamais été aussi critiques.

  • ARTICLE 48 DU CODE DE LA NATIONALITÉ : LE MINISTRE DE LA JUSTICE FAIT DES CLARIFICATIONS

    ARTICLE 48 DU CODE DE LA NATIONALITÉ : LE MINISTRE DE LA JUSTICE FAIT DES CLARIFICATIONS

    Sansan Kambilé, ministre ivoirien de la Justice et des Droits de l’homme a dans une note, apporté des précisions à la publication du Garde des Sceaux, relative à l’article 48 du code de la nationalité.

    Dans le cadre de la rubrique « Les jeudis du Garde des Sceaux », publié le 24 décembre 2024, le Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Monsieur Jean Sansan KAMBILE, apportait une réponse aux préoccupations d’internautes qui l’avaient saisi relativement à la contestation de leur nationalité par certaines administrations.

    Mauvaise interprétation de l’article 48

     Malheureusement, cette réponse destinée aux administrations concernées est abondamment utilisée à des fins de manipulations, en la mettant en contradiction avec une décision de justice rendue dans le cadre du contentieux électoral. Dans sa réponse aux internautes, le Garde des Sceaux indiquait ceci :  « En application de cette disposition, il apparaît que la preuve contraire au certificat de nationalité délivré par le juge ne peut se faire que par la voie de la procédure de « contestation de la nationalité » régie par le Code de la nationalité, qui dispose en son article 77 nouveau que « la juridiction civile de droit commun est seule compétente pour connaître des contestations sur la nationalité. Or, en cette matière, c’est le procureur de la République qui a seule qualité pour intenter, contre tout individu, une action dont l’objet principal et direct est d’établir si celui-ci a ou n’a pas la nationalité ivoirienne (article 83 du Code de la nationalité).

    Dès lors, toute administration publique ou privée qui, dans le cadre de ses attributions, constate qu’un individu disposant d’un certificat de nationalité, a néanmoins perdu sa nationalité ivoirienne ou n’a pas en réalité cette nationalité, et que c’est peut-être à tort que ledit certificat de nationalité lui a été délivré, il lui appartient d’en saisir le procureur de la République du lieu de naissance de l’intéressé ou, s’il n’est pas né en Côte d’Ivoire, le procureur de la République près le Tribunal de première instance d’Abidjan. Il reviendra alors à celui-ci d’exercer l’action en contestation de nationalité devant la juridiction civile compétente ; l’administration concernée devant lui produire les preuves dont elle dispose établissant que l’individu n’a pas ou n’a plus la nationalité ivoirienne. »

    A cette occasion, il invitait les administrations concernées à saisir le Procureur de la République pour éviter toute décision qui serait considérée comme arbitraire par nos concitoyens.  La confusion entretenue autour de cette réponse ne saurait occulter l’essentiel.

    Le juge ne fait pas de la question de la nationalité, une question préjudicielle, il ne fait que constater si oui ou non l’intéressé a perdu sa nationalité à la suite de l’acquisition de la nationalité étrangère

    La question essentielle en effet, est la suivante : Quel est l’objet de l’action du procureur et quel est l’objet du contentieux de la liste électorale ?

    L’objet principal et direct de l’action en contestation de la nationalité du Procureur de la République est :

    –          Etablir si un individu a ou n’a pas la nationalité ivoirienne.

    Cependant, conformément à l’article 12 du Code électoral, l’objet du contentieux électoral qui est un contentieux spécial, est de :

    –          Réclamer l’inscription d’une personne omise.

    –          Réclamer la radiation d’une personne décédée, de celle qui a perdu sa qualité d’électeur, de celle dont la radiation a été ordonnée par décision de l’autorité compétente ou d’une personne indûment inscrite.

    Les compétences du juge

    Comme on peut le constater, chers amis internautes, dans le contentieux de la nationalité, l’office du juge a pour objet principal et exclusif de trancher la question de savoir si une personne est ivoirienne ou non au regard des dispositions du Code de nationalité (ivoirien par attribution ou par acquisition).

    Concernant le contentieux de la liste électorale, qui est au surplus une matière spéciale (brièveté des délais, le caractère immuable de la décision du juge), l’objet de l’office du juge est de trancher la question de savoir si le citoyen remplit les conditions pour être inscrit ou de demeurer ou non sur la liste électorale.

    Dans ce cas, comme l’atteste la décision du conseil constitutionnel en 2011, le juge ne fait pas de la question de la nationalité, une question préjudicielle, il ne fait que constater si oui ou non l’intéressé a perdu sa nationalité à la suite de l’acquisition de la nationalité étrangère. Au regard de la différence entre l’objet de l’action du Procureur de la République en contestation de la nationalité et l’objet du contentieux de la liste électorale, la polémique en cours ne se justifie pas.   

    Merci.

    « Le service public de la justice au service de tous ! »

    MINISTÈRE DE LA JUSTICE ET DES DROITS DE L’HOMME

    Jean Kelly KOUASSI

     

  • Thiam peut-il rendre le pays ingouvernable ?

    Thiam peut-il rendre le pays ingouvernable ?

    Opinion politique

    « Ce sera moi ou personne. Le PDCI ne présentera pas d’autre candidat ». Cette phrase de Tidjane Thiam semble avoir généré un électrochoc dans l’opinion. Elle a montré qu’il a désormais les yeux rivés vers le fauteuil présidentiel. Pourtant la justice a scellé son sort. A-t-il les moyens de rendre le pays « ingouvernable » si les recours qu’il envisage échouent ? A-t-il les moyens d’effectuer un « passage en force » ? La question peut se poser vu la détermination affichée au lendemain de sa radiation de la liste électorale. D’où peut bien lui venir cette assurance de pouvoir faire plier le pouvoir en place ?

    Pourtant le fond de l’affaire est bien simple. Tidjane Thiam est ivoirien de père et de mère. Cela est établi. Seulement à l’âge de 25 ans, il a acquis la nationalité française. L’alinéa 1 de l’article 48 du code de la nationalité ivoirienne stipule qu’un ivoirien majeur qui acquiert une autre nationalité, perd sa nationalité ivoirienne. Cette perte n’intervient pas au terme d’une procédure, elle est automatique. Thiam a renoncé à la nationalité française le 07 Février 2025, avec effet le 20 Mars. Or il s’est inscrit sur la liste électorale en 2022, ce qui signifie simplement que lorsqu’il s’inscrivait, il n’était pas citoyen ivoirien, mais toujours citoyen français. Son inscription était ainsi irrégulière. Il avait certes réussi à se procurer un certificat de nationalité ivoirienne, mais qui est aussi du faux puisqu’il n’était pas citoyen ivoirien au moment où ce document était établi. Voilà toute l’affaire.

    Aujourd’hui, il est citoyen ivoirien de plein droit. Là aussi le rétablissement de sa citoyenneté est automatique, elle n’intervient pas au terme d’une quelconque procédure. Si une nouvelle révision de la liste électorale est organisée, il pourra s’inscrire. Si elle n’intervient pas, il ne pourra pas être électeur, et par conséquent ne pourra pas être éligible, c’est-à-dire candidat à une quelconque élection. Evidemment l’ombre du pouvoir semble se dessiner derrière tout cela, mais ce n’est nullement de l’injustice, c’est le Droit. Le dispositif de Thiam comportait des failles au regard de la loi, et ces failles ont été utilisées pour le neutraliser de façon légale. On ne peut que regretter que l’homme s’y soit pris aussi tardivement pour renoncer à la citoyenneté française, car son nom Thiam est dans le débat politique depuis 2017. Quelles peuvent être ses options si ses recours échouent ?

    Miser sur des manifestations de rue pour exiger son inscription sur la liste électorale, suivi d’ un « boycott actif » des élections, c’est-à-dire empêcher physiquement le vote de se produire ? Ce fut la stratégie de l’opposition en 1995 et en 2020. Dans les deux cas, on a dénombré des morts mais cela n’a pas empêché le vote. Le boycott « actif ou passif » semble ne pas être une solution, car partout en Afrique où il est mis en œuvre, le pouvoir en place parvient toujours à organiser les élections. En l’absence de candidats de l’opposition, ceux du pouvoir remportent le scrutin haut la main, certes avec une participation plus ou moins faible.
    Avec son carnet d’adresse, Thiam peut-il pousser à une médiation régionale ou internationale avec à la clé le report des élections, ou la mise en place d’une d’une nouvelle CEI ? Tout report des élections, débouchera sur un débat pour la mise en place d’un gouvernement de transition, puisque les institutions seront désormais hors cadre légal. Il y a peu de chance que cette demande aboutisse en 2025 pas plus que cela ne fut le cas en 2020. Que ce soit la mise en place d’une nouvelle CEI, ou le report des élections, le pouvoir sait que toute concession à ce niveau peut lui être potentiellement fatale, car il ne sera plus le seul à décider désormais.

    Thiam peut-il « indirectement » pousser à l’intervention de l’armée ? Cela reste une éventualité. En 1999, personne n’a vu venir la chose, tout le monde a été tétanisé. Toutefois le contexte n’est pas le même. Depuis 2011 l’armée ivoirienne a acquis une cohésion interne bien plus forte, avec un haut commandement « homogène », entièrement dévoué au pouvoir en place pour ne pas dire au président de la république. Il ne faut pas sous-estimer l’impact de la crise post-électorale de 2010-2011, elle a été traumatisante pour les populations mais aussi pour l’armée avec les combats acharnés qui se sont produits durant cinq mois (Novembre 2010- Mars 2011). Il ne faut pas non plus sous – estimer la situation sécuritaire dans la sous-région. Tout cela maintient l’armée ivoirienne en état d’alerte permanente. Que ce soit pour des défis extérieurs comme intérieurs.

    Enfin, Thiam va-t-il constituer un « gouvernement de transition en exil » et œuvrer à sa reconnaissance par les Etats occidentaux et les principaux partenaires de la Côte d’Ivoire ? On peut se souvenir que durant la crise postélectorale de 2010-2011, la CI avait deux gouvernements. Celui qui était reconnu par la communauté internationale, n’était pas aux affaires durant les 06 premiers mois de la mandature. Toutefois là encore, il est très peu probable qu’un tel gouvernement soit reconnu, dès lors que les élections se sont déroulées et ont été déclarées justes et équitables, peu importe les candidats qui seront affrontés. 

    echnocrate froid comme le président Ouattara à son âge, Thiam a désormais le fauteuil présidentiel en ligne de mire, décidé cette fois à le conquérir. Faut-il craindre une instabilité permanente du pays s’il n’est pas autorisé à compétir en 2025 ? Le pouvoir en place est tenu d’une main de fer (certes dans des gants de velours). Sous des dehors démocratiques, le pouvoir ivoirien est l’un des plus durs en Afrique. Aussi dans le cas où ses recours échouent, il n’est pas certain que les initiatives futures de Thiam quelles qu’elles soient puissent prospérer.

    spérer.

    Mais la conquête du pouvoir est faite de luttes. Du Président Houphouët au Président Ouattara, ceux qui ont gouverné ce pays ont bravé des obstacles dans leur marche vers le sommet de l’Etat. Le Président Ouattara a dû faire face aux régimes des présidents Bédié, Guéi, et Gbagbo pour enfin monter sur le podium. Le président Gbagbo a dû affronter les régimes des présidents Houphouët, Bédié et Guei pour accéder au trône. Le président Bédié a dû jouer son va-tout suite au décès du président Houphouët pour obtenir le pouvoir. Le président Houphouët a dû combattre les obstacles dressés par le colonisateur, ainsi que les rivalités entre élus africains. Ainsi Thiam devra verser beaucoup de sueur s’il aspire à diriger ce pays. Qu’il ne croit pas un seul instant que le pouvoir lui sera servi sur un plateau. C’est à la taille de l’obstacle que se mesure la valeur du guerrier dit-on.

    Douglas Mountain