La Coalition pour l’Alternance Pacifique en Côte d’Ivoire (CAP-CI) par la voix de Charles Blé Goudé appelle à une mobilisation massive des ivoiriens pour le grand meeting le samedi 31 mai 2025.
Ce rassemblement politique, placé sous la coordination de Charles Blé Goudé, marque une étape importante dans la contestation de la liste électorale provisoire et de l’organe électoral en place.
La CAP-CI, plateforme regroupant plusieurs partis de l’opposition, remet en question la crédibilité de la Commission Électorale Indépendante (CEI) et exige une réforme du processus électoral. À cet effet, elle appelle les citoyens à participer massivement à cette mobilisation qui se tiendra à Abidjan.
Charles Blé Goudé, président du Congrès panafricain pour la justice et l’égalité des peuples (COJEP), récemment désigné coordonnateur de cette initiative, a lancé un appel vibrant à la mobilisation ce mardi 20 mai via les réseaux sociaux.
“Je lance un message à tous les militants des partis politiques : levez-vous et venez avec nous,” a-t-il déclaré. Avant d’ajouter : “Depuis les années 90 jusqu’à aujourd’hui, chaque période électorale en Côte d’Ivoire est marquée par des tensions, des violences, des blessés et des morts. Il est temps de rompre avec ce cycle.”
Ce meeting constitue également un test de mobilisation pour Blé Goudé, depuis sa rupture avec son ancien allié politique Laurent Gbagbo. Il ambitionne de s’imposer comme l’une des figures majeures de l’opposition dans le paysage politique actuel.
Parmi les revendications portées par la CAP-CI figure en bonne place la réintégration sur la liste électorale de plusieurs leaders politiques écartés du processus : Laurent Gbagbo, Tidjane Thiam, Guillaume Soro et Charles Blé Goudé lui-même.
L’ancien Premier ministre ivoirien et actuel président du Conseil régional de la Mé, Jérôme Patrick Achi, a été choisi pour diriger les travaux du 2ᵉ Congrès du Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP), qui se déroulera les 21 et 22 juin 2025 à Abidjan.
L’annonce officielle a été faite le lundi 19 mai à l’issue d’une réunion du Présidium du RHDP, tenue au siège du parti, à Abidjan-Cocody.
Cette désignation intervient à quelques jours du démarrage des pré-congrès éclatés, prévus dès le samedi 24 mai dans les 47 régions politiques du parti sur l’ensemble du territoire national.
Figure politique de premier plan, Patrick Achi bénéficie d’une longue expérience dans la gestion des affaires publiques, tant sur le plan administratif que politique. Sa capacité d’écoute, son sens du consensus et sa fine compréhension des enjeux nationaux font de lui un acteur central pour piloter avec efficacité cette grande rencontre partisane.
Il sera aidé dans cette mission par le ministre Amédé Koffi Kouakou, président du Comité d’organisation, et de la ministre Mariétou Koné, présidente du Comité scientifique. Tous trois auront la responsabilité de coordonner les efforts pour faire de ce congrès un moment fort de la vie du parti.
Ce congrès se tiendra au Parc des Expositions d’Abidjan et s’achèvera le 22 juin par une cérémonie de clôture d’envergure au stade Olympique Alassane Ouattara d’Ébimpé.
Le PPA-CI a réagi le lundi 19 mai 2025 lors d’une conférence de presse tenue à son siège sis à Cocody sur la convention signée entre la société aérienne française Corsair et des institutions du pays. Le Président Exécutif , le Secrétaire général Tcheidé Gervais et Damana Adia Pickass Vice-président du CSP du PPA-CI étaient les animateurs de cette conférence de presse.
D’entrée, c’est le Professeur Sébastien Dano Djedjé qui a pris la parole. Sans toute autre forme de procès, les conférenciers ont dénoncé et condamné avec vigueur la signature de cette convention. Car pour eux voir les officiels bénéficiaires aller se faire soigner en France suite à un tel partenariat sonne comme un échec de la politique sanitaire du gouvernement ivoirien. Il s’agit pour eux d’une contradiction sociale dans la mesure où les autorités ivoiriennes font la promotion de la couverture maladie universelle en la rendant obligatoire pour l’accès à certains services publics et se réjouissent du petit bond de l’indice de développement humain (IDH) en vantant la construction d’hôpitaux modernes et super équipés. Mais abandonnent subitement ces infrastructures modernes pour aller se faire soigner en France à moindre coût.
La convention signée le jeudi 15 mai 2025 reconduit en effet le partenariat avec la compagnie française avec cinq institutions ivoiriennes. Notamment le Cesec ( Conseil économique), l’Uvicoci (Union des villes et communes de Côte d’Ivoire), l’Ardci (l’Assemblée des régions et Districts de Côte d’Ivoire), l’Assemblée nationale et le Sénat. Elle va permettre aux officiels de ces institutions et à leurs familles de bénéficier de prix préférentiels en voyageant à bord des avions de ladite compagnie et se faire soigner à l’hôpital américaine de Paris à coût réduit .
Pour le PPA-CI cette convention est signée dans un contexte où des enseignants qui ne réclament que des primes de travail sont bâillonnés et emprisonnés, des populations qui manifestent contre la vie chère subissent aussi le même sort que les enseignants.
Où les populations subissent les effets de la vie chère avec les nombreux postes à peages.
Pour les conférenciers il s’agit aussi d’un coup porté à la compagnie ivoirienne Air Côte d’Ivoire qui après avoir investi 250 milliards FCFA pour son développement et en instance d’ouvrir, dans quelques semaines, une ligne Abidjan-Paris. La compagnie nationale se voit ainsi malheureusement court-circuiter par cette convention.
<< A quoi servent nos hôpitaux et notre compagnie aérienne Air Côte d’Ivoire ? Une situation qui intervient alors que le gouvernement rend obligatoire la CMU pour avoir accès à certains services publics. C’est une contradiction sociale que de faire la promotion de la CMU et aller se faire soigner en France. Il s’agit d’une indécence à la fois politique, économique et publique. Nous crions notre raz-le- bol. Trop c’est trop !>>, a déploré le Professeur Dano Djédjé.
Quand au SG du parti Gervais Tcheidé, il a fait lecture d’une déclaration du parti devant les journalistes qui qualifie ce partenariat « Secrètement négocié » et qui porte atteinte « aux intérêts économiques et stratégiques nationaux. Il s’agit d’un partenariat secrètement négocié. C’est une atteinte grave aux intérêts économiques et stratégiques nationaux. Il a révélé qu’aucun des élus de son parti n’a été informé de la signature de ce partenariat. La déclaration dénonce et condamne ce partenariat tout en appelant à privilégier plutôt l’intérêt général de la population.
Quant à Damana Adia Pickass, se fondant sur la gravité des conséquences de la signature de cette convention, il a appelé non seulement à la démission de la Présidente du Sénat Kandia Camara et à la mise sur pied d’une commission parlementaire d’enquête en vue de mener des investigations sur cette question qui alimente les débats et suscite des grincements de dents chez les populations. Selon lui, ce partenariat devrait interroger sur l’énorme dette contractée par les dirigeants ivoiriens, sur le coût et la nature du partenariat, s’il a été fait par appel d’offres ou de gré à gré.
Répondant à une question des journalistes concernant le Président Laurent Gbagbo qui s’était fait soigner une dent au Maroc alors qu’il était au pouvoir, Dano Djédjé a répliqué que c’était dans un contexte de guerre où les hôpitaux et les plateaux techniques étaient contrôlés par des ex-rebelles mais mieux en allant se faire soigner au Maroc qui est un pays africain le Président Gbagbo prônait le panafricanisme une vision qu’incarne son parti politique. Sur ce sujet Damana Pickass a rappelé qu’en dix années de pouvoir le Président Gbagbo s’est toujours fait soigner en Côte d’Ivoire, mettant en avant son nationalisme et sa proximité avec les populations défavorisées. Et que ce cas est loin d’un partenariat signé qui a des conséquences sur l’économie du pays.
‘’L’objectif politique de Benyamin Netanyahu et de son gouvernement, c’est la déportation de la population de Gaza, ce qui est la marque d’une épuration ethnique, d’un nettoyage territorial’’, a dénoncé l’ex-premier ministre français
L’ex-premier ministre français, Dominique de Villepin, a appelé mardi les Occidentaux à ‘’isoler économiquement et stratégiquement’’ Israël pour empêcher la ‘’déportation’’ de la population de Gaza.
‘’Nous sommes devant un plan israélien (…). Après la réoccupation de Gaza, la deuxième étape sera la déportation. L’objectif politique de Benyamin Netanyahu et de son gouvernement, c’est la déportation de la population de Gaza, ce qui est la marque d’une épuration ethnique, d’un nettoyage territorial’’, a dénoncé Dominique de Villepin sur la radio France Info.
‘’Les Européens le savent parfaitement et ils sont là avec des sabres de bois alors qu’il y a trois choses à faire immédiatement’’, a-t-il estimé.
Premièrement, ‘’suspendre immédiatement l’accord européen avec Israël. L’essentiel du commerce d’Israël se fait avec l’Europe. Deuxièmement, embargo sur les armes de tous les pays européens. Troisièmement, déferrement de l’ensemble du gouvernement israélien et des principales autorités militaires israéliennes devant la Cour pénale internationale (…) en écrivant collectivement à la Cour’’, a-t-il détaillé.
‘’Si vous voulez arrêter ce qui est en cours aujourd’hui, il faut marquer vis-à-vis d’Israël qu’il y aura un avant et un après’’, a-t-il insisté.
L’ancien chef de la diplomatie française, a fustigé l’action du président Emmanuel Macron. ‘’Quelle crédibilité peut-on avoir sur le dossier ukrainien quand nous ne sommes que capables de signer des communiqués ? Je peux vous dire que Jacques Chirac aujourd’hui ne se contenterait pas de signer un communiqué avec le Canada et avec le Royaume-Uni’’, a souligné Dominique de Villepin.
Emmanuel Macron, le Premier ministre britannique Keir Starmer et celui du Canada, Mark Carney, ont prévenu lundi qu’ils ne resteraient ‘’pas les bras croisés’’ face aux ‘’actions scandaleuses’’ du gouvernement israélien de Benyamin Netanyahu à Gaza, menaçant de ‘’mesures concrètes’’ s’il ne cesse pas sa guerre génocidaire et ne débloque pas l’aide humanitaire.
‘’La lecture de ce communiqué est terrifiante d’impuissance. Que faut-il pour que les dirigeants européens, les dirigeants occidentaux, passent aux travaux pratiques ? ‘’, s’est indigné Dominique de Villepin.
Dans une autre déclaration commune publiée lundi, 22 pays, dont la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, et le Canada, ont exigé d’Israël une ‘’reprise complète de l’aide à Gaza, immédiatement’’.
Dicoh Balamine a été officiellement nommé administrateur provisoire de l’institution, selon une décision rendue publique. Cette désignation intervient dans un contexte de fortes tensions internes, marquées par des affrontements violents devant le siège de la MATCA au Plateau, dans la journée du lundi 19 mai 2025.
Dicoh Balamine a été installé dans ses nouvelles fonctions ce mardi 20 mai 2025 à Abidjan-Plateau. Cette nomination intervient à la suite de l’assemblée générale convoquée pour désigner un directeur intérimaire. L’événement a dégénéré lorsque des hommes armés non identifiés ont ouvert le feu à balles réelles sur des membres de la mutuelle, causant plusieurs blessés. Une vidéo amateur devenue virale montre des manifestants pris pour cible alors qu’ils réclamaient le départ de ces individus armés afin de permettre la tenue de l’assemblée dans le calme.
Selon les premières informations, Dicoh Balamine aura pour mission de restaurer l’ordre au sein de la structure, de rétablir un climat de confiance entre les membres, et de préparer la tenue d’élections régulières pour la mise en place d’une direction définitive. Sa désignation vise également à apaiser les tensions qui minent la mutuelle depuis plusieurs mois, sur fond de querelles de leadership et de gestion jugée opaque.
Pour l’heure, les autorités ivoiriennes ne se sont pas encore exprimées publiquement sur les événements survenus devant le siège de la MATCA. Plusieurs mutualistes, choqués par les violences, appellent à une enquête rapide et transparente afin de situer les responsabilités.
Un parfum de scandale sature l’air ivoirien depuis la révélation explosive par la télévision nationale d’une convention signée entre plusieurs institutions étatiques et une compagnie aérienne française.
Des avantages sociaux et tarifaires sur les billets d’avion, offerts non pas au citoyen ivoirien lambda, mais aux élites politiques et à leurs familles, pour des voyages “officiels ou privés” vers l’Occident, notamment l’Europe, voici le deal qui heurte les Ivoiriens depuis quelques jours.
Des privilèges aériens pour une élite
La convention, révélée récemment, a choqué l’opinion publique. Elle aurait été signée par cinq institutions majeures : le Sénat, l’Assemblée nationale, le Conseil économique et social, l’Autorité de développement des régions côtières (ADRCI) et l’Union des villes et communes de Côte d’Ivoire (UVICOCI). L’objectif ? Permettre aux membres de ces institutions, ainsi qu’à leurs proches, de voyager à moindre coût… aux frais de l’État.
Un avantage indécent dans un pays où l’écrasante majorité de la population peine à accéder aux soins de santé de base, où les hôpitaux manquent d’équipements essentiels, et où des milliers de familles ne peuvent même pas envisager de simples vacances à l’intérieur du pays.
“Quel foutage de gueule !” : l’indignation des médecins Dr Osman Chérif, président de l’Association nationale des Médecins de Côte d’Ivoire, ne mâche pas ses mots :
“Quel foutage de gueule ! Quel mépris pour le peuple ivoirien ! Ce sont eux-mêmes qui prétendent avoir construit des hôpitaux modernes… mais pour leur propre santé, ils fuient en France avec femmes et enfants.”
Le médecin s’indigne du cynisme de dirigeants qui vantent des progrès dans le système de santé local, tout en choisissant eux-mêmes de se faire soigner à l’étranger. Il pointe également du doigt l’inefficacité de la Couverture Maladie Universelle (CMU), rendue obligatoire mais incapable d’offrir des services décents à ceux qui la financent.
Pendant que les dirigeants s’envolent vers Paris à prix réduits, le taux de mortalité infantile en Côte d’Ivoire reste alarmant, à 58 décès pour 1 000 naissances vivantes. Un chiffre qui témoigne de la fragilité du système de santé… que l’élite fuit.
Une “honte suprême” pour les institutions ivoiriennes Le journaliste et analyste politique André Sylver Konan a, lui aussi, vivement dénoncé cette affaire sur les réseaux sociaux. Il parle d’une “honte suprême” :
“Honte au Sénat, honte à l’Assemblée nationale, honte au Conseil économique et social, honte à l’ADRCI, honte à l’Uvicoci ! Honte suprême à Kandia Camara qui a pris le leadership de cette action.”
Pour le journaliste, ce partenariat avec une compagnie étrangère (Corsair) est d’autant plus choquant qu’il ne profite à aucun Ivoirien ordinaire. Il note avec amertume que si ce partenariat avait été signé avec Air Côte d’Ivoire, cela aurait au moins contribué à soutenir une entreprise nationale. Mais non : même le luxe du favoritisme profite à l’extérieur.
Deux poids, deux mesures
Ce scandale souligne une fois de plus la fracture entre la classe dirigeante et le peuple ivoirien. Alors que les dirigeants vivent dans un confort protégé, grâce aux deniers publics, les citoyens font face à une réalité rude : pauvreté persistante, services publics corrompus, et un sentiment grandissant d’abandon.
L’Indice de développement humain (IDH), souvent brandi par le gouvernement comme signe de progrès, devient presque une insulte lorsqu’il est utilisé pour vanter des avancées dans un pays où les dirigeants fuient leur propre système.
Abidjan, 19 mai 2025 (AIP)-Des individus armés ont ouvert le feu, lundi 19 mai 2025 aux environs de 9h, sur des sociétaires de la Mutuelle d’assurance des taxis-compteurs d’Abidjan (MATCA), provoquant plusieurs blessés par balle.
Selon le délégué et administrateur au sein du conseil d’administration de la mutuelle, Diabaté Maliki, l’attaque est survenue alors que les administrateurs étaient réunis afin d’organiser la mise en place d’un directeur général par intérim, en remplacement de Guédou Elie Ousmane, actuellement en difficulté avec la justice.
« C’est dans le cadre de cette démarche que des hommes armés ont fait irruption dans l’enceinte de la mutuelle et ont ouvert le feu à balles réelles sur des sociétaires », a-t-il déclaré.
Plusieurs blessés par balle sont à déplorer. Selon les témoignages recueillis sur place, entre six et sept personnes auraient été touchées.
Aux alentours de 14h, l’AIP a constaté sur les lieux un important dispositif sécuritaire déployé autour du siège de la MATCA, situé dans la commune du Plateau. La présence conjointe de la police nationale et de la gendarmerie a été notée, ainsi que plusieurs camions de transport de troupes.
Cette attaque intervient dans un contexte de tensions internes au sein de la mutuelle. En effet, depuis le mercredi 16 avril 2025, le directeur général de la MATCA, Guédou Elie Ousmane a été interpellé par la justice pour des accusations portant à la fois sur une fraude liée à sa nationalité ivoirienne et un détournement de fonds.
Un directeur général par intérim, Seri Kanon Roger, a été désigné et installé le 18 avril 2025, lors d’une cérémonie présidée par le président du Haut conseil du patronat des entreprises de transport routier de Côte d’Ivoire, Abdramane Camara.
Créée en juin 1989, la MATCA a pour mission d’assurer les taxis-compteurs contre les risques liés à leur activité, au moyen de contrats d’assurance automobile adaptés.
Le groupe parlementaire PDCI-RDA s’est prononcé relativement au renouvellement de la convention entre la compagnie aérienne CORSAIR et des institutions de la République de Côte d’Ivoire. Ladite convention est censée offrir des tarifs préférentiels aux élus locaux pour leurs voyages à Paris et l’accès au soin à l’hôpital américain de Paris. La déclaration signée du président Simon Doho dénonce « un acte à la fois scandaleux et honteux ».
Depuis le jeudi 15 mai 2025, l’actualité est marquée par le renouvellement de la convention entre les Institutions de la République de Côte d’Ivoire et la compagnie aérienne CORSAIR.
Un tollé
Cette annonce, qui a créé un tollé et suscité l’indignation dans le corps social ivoirien, est la preuve incontestable et évidente du mépris du pouvoir actuel à l’égard du peuple de Côte d’Ivoire. Aussi, cette situation appelle-t-elle quelques précisions de la part du Groupe parlementaire PDCI-RDA à l’Assemblée nationale dans l’optique de lever tout équivoque.
Pour rappel, en 2022, des documents portant sur la conclusion d’un accord de partenariat sur la réduction du coût du transport avec plusieurs compagnies aériennes dont CORSAIR, avaient été remis au Groupe parlementaire PDCI-RDA pour information. Aucun Député du Groupe parlementaire PDCI-RDA n’a activé ce partenariat dans le cadre de déplacements privés ou de missions parlementaires en Europe.
Le 15 mai 2025, si l’Assemblée nationale figurait au nombre des Institutions signataires du renouvellement de cette convention selon ce qu’a dévoilé Madame Kandia CAMARA, Présidente du Sénat, le Groupe parlementaire PDCI-RDA à l’Assemblée nationale voudrait faire remarquer qu’il n’a jamais été associé à ce projet, ni impliqué dans sa conception, dans sa négociation, encore moins dans sa mise en œuvre.
Le Groupe parlementaire PDCI-RDA n’a pas été informé des contours, du contenu ainsi que des objectifs de cette nouvelle convention
Le Groupe parlementaire PDCI-RDA n’a pas été informé des contours, du contenu ainsi que des objectifs de cette nouvelle convention. Le Groupe parlementaire PDCI-RDA découvre avec stupéfaction que dans cet avenant, outre la réduction des coûts de transport des officiels et de leurs familles dans le cadre de voyages parlementaires ou privés, l’on relève un premium de prix réduits pour des soins à l’hôpital américain de Paris.
Le Groupe parlementaire PDCI-RDA dénonce avec vigueur cette partie de la convention relative à la santé. Pour le Groupe parlementaire PDCI-RDA à l’Assemblée nationale, le mandat d’Élu de la Nation ne doit pas être un moyen d’enrichissement ni d’obtention de privilèges démesurés et choquants au détriment du peuple dont il a la responsabilité de servir et de défendre les intérêts.
Cette convention est un acte à la fois scandaleux et honteux. En effet, au moment où l’espérance de vie en Côte d’Ivoire, selon la Banque mondiale, est de 59 ans, tandis que celle du Sénégal est de 68 ans, un tel projet de soins et de séjours médicaux à l’étranger constitue, à n’en point douter, une honte pour notre Nation. Les Gouvernants actuels avouent ainsi leur incapacité notoire à apporter des solutions viables au diagnostic de notre système de santé qui met en exergue l’insuffisance et la vétusté du plateau technique dans les hôpitaux publics du pays.
Sinon, comment comprendre que des officiels ivoiriens ainsi que leurs familles se payent le luxe d’étaler sur la place publique, sans gêne quelconque, leur suffisance en s’arrogeant des avantages de cette nature aux frais du contribuable ivoirien. C’est inacceptable !
L’on comprend mieux pourquoi, le RHDP « s’en fou de l’IDH ». Les tenants actuels du pouvoir ont choisi de se faire soigner dans les hôpitaux huppés en Europe. Que de peines pour nos populations en détresse dans les hôpitaux publics de Côte d’Ivoire qui sont devenus de véritables mouroirs.
Cela est assez symptomatique de l’échec du programme d’accès à la santé pour tous et à la couverture maladie universelle du Gouvernement actuel.
Le Groupe parlementaire PDCI-RDA dénonce le fait que l’Etat ivoirien favorise des élites et leurs familles pour des soins extrêmement coûteux à l’étranger alors que dans le même temps, le Gouvernement se vante de la réalisation d’infrastructures et de services de santé performants dans notre pays. Quel paradoxe ! Cela est assez symptomatique de l’échec du programme d’accès à la santé pour tous et à la couverture maladie universelle du Gouvernement actuel. Le PDCI-RDA ne saurait s’associer à une telle dérive morale.
La vision du PDCI-RDA et, de son Président, le Ministre Cheick Tidjane THIAM, est axée sur une approche intégrée de l’amélioration de la performance de notre système de santé qui prend en compte notamment l’état des routes, la formation initiale et continue des personnels de santé, la mise en œuvre d’équipements modernes adaptés, le traitement salarial des personnels de santé, les mesures d’accompagnement pour les personnels de santé tout au long de leur carrière.
Le PDCI-RDA ne saurait s’associer à une telle dérive morale.
Le PDCI-RDA, pour lequel la « Santé pour tous » est une priorité pour chacune et chacun d’entre nous, ne saurait s’associer à des pratiques qui tournent le dos aux souffrances des populations ivoiriennes. Les Députés du Groupe parlementaire PDCI-RDA ne sont en aucun cas associés à cette fuite en avant du Gouvernement contre le vaillant peuple Ivoirien.
Par ailleurs, le Groupe parlementaire PDCI-RDA invite, une fois de plus, le Gouvernement à faire la promotion des champions nationaux dans tous les secteurs notamment dans le domaine du transport aérien. Notre compagnie aérienne nationale Air Côte d’Ivoire mérite amplement un accompagnement stratégique pour devenir une compagnie de référence dans le transport aérien vers l’Europe.
Pour conclure, le Groupe parlementaire PDCI-RDA tient clairement à préciser qu’il désolidarise totalement du projet indigne du RHDP présenté particulièrement dans le volet Santé de cette fameuse convention de partenariat avec la Compagnie Corsair. Le Groupe Parlementaire PDCI -RDA réaffirme son engagement à continuer à agir aux côtés du Président Tidjane THIAM pour l’avènement urgent d’une Côte d’Ivoire où les dirigeants travaillerons dans l’intérêt supérieure de toute les populations pour le progrès pour tous et le bonheur pour chacun.
Le Groupe parlementaire PDCI-RDA rassure toutes les populations de notre pays quand à la prise en compte prioritaire de toutes questions liées au développement humain avec justice et équité dans le programme de société proposé par le Président Tidjane THIAM.
En pleine montée des tensions à l’approche de l’élection présidentielle ivoirienne prévue en octobre 2025, le président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA), Tidjane Thiam, ont été reçu au Parlement européen, à Bruxelles, le vendredi 16 mai, confirme des sources proches du PDCI-RDA.
Selon des sources proches du PDCI-RDA, il était accompagné de cadres de son parti, dont le député Simon Doho, président du groupe parlementaire PDCI-RDA. L’ancien patron du Crédit Suisse, selon les mêmes sources, est allé, à cette rencontre qui aurait eu lieu à huis clos, dénoncer l’exclusion qu’il subit du processus électoral ivoirien, à la suite d’une décision de justice controversée ordonnant sa radiation de la liste électorale.
Offensive diplomatique
Cette visite s’inscrit dans le cadre d’une offensive diplomatique du PDCI-RDA auprès des institutions européennes.
L’objectif : alerter la communauté internationale sur ce que l’opposition qualifie de dérive autoritaire et de manipulation de la justice à des fins politiques.
Avant, l’ancien CEO du Crédit Suisse avait pris part à un sit-in des militants de son parti devant l’institution européenne. Dans son intervention, Tidjane Thiam a fermement dénoncé une tentative d’écarter arbitrairement les principaux challengers du pouvoir en place, rappelant que l’élection ne saurait être crédible sans la participation de tous les acteurs politiques majeurs.
Il faut que la Côte d’Ivoire soit gouvernée différemment, au profit des Ivoiriens et non d’un clan
« Je suis venu à Bruxelles pour porter un message clair : il faut que la Côte d’Ivoire soit gouvernée différemment, au profit des Ivoiriens et non d’un clan », a-t-il déclaré. « Nous menons un combat juste. Je veux parler de l’espérance de vie bloquée à 59 ans, des élèves de terminale au niveau de la troisième… Nous devons changer cela. »
Il a appelé l’Union européenne à jouer un rôle plus actif pour garantir un scrutin libre, équitable et apaisé, soulignant l’importance d’un environnement électoral inclusif pour préserver la paix et la démocratie en Côte d’Ivoire.
En parallèle à cette intervention, une manifestation pacifique de soutien s’est tenue devant le Parlement européen, rassemblant des membres de la diaspora ivoirienne ainsi que des sympathisants du PDCI, mobilisés pour dénoncer l’exclusion de leur leader et défendre les principes démocratiques.
Sous pression de l’Union africaine, l’ex-président gabonais, son épouse Sylvia et leur fils Noureddin ont quitté Libreville pour Luanda. Une évacuation diplomatique discrète, encore entourée de zones d’ombre.
Ce vendredi 16 mai 2025, la présidence angolaise a annoncé l’arrivée à Luanda de l’ancien président du Gabon, Ali Bongo, renversé en août 2023, et de sa famille. Si l’ancien chef d’État est libre, l’ex-première dame et son fils font toujours l’objet d’une procédure judiciaire à Libreville.
Jeudi 15 mai, à 23 h 30, heure locale, Ali Bongo, son épouse Sylvia et leur fils Noureddin ont atterri à Luanda, libres, enfin presque. La famille présidentielle, destituée lors du putsch orchestré par l’actuel président gabonais Brice Oligui Nguema, a été accueillie à sa sortie de l’avion par des représentants de la république de l’Angola.
Si l’ancien président du Gabon était libre de ses mouvements depuis plusieurs mois, d’après les autorités gabonaises, l’ex-première dame et l’ancien directeur de cabinet, emprisonnés depuis le coup d’État du 30 août 2023 pour haute trahison et détournements d’argent publics, étaient sortis de prison le 1er mai, affirme une source proche du dossier. « Après avoir été auscultés durant plusieurs jours à l’hôpital militaire de Libreville », ils ont été conduits, « sous surveillance militaire », à leur résidence du quartier huppé de la Sablière, au nord de la capitale, où vivait reclus Ali Bongo depuis sa destitution.
C’est dans un avion aux couleurs de l’Angola, jaune, rouge et noir, que l’ex-famille présidentielle a quitté le sol gabonais dans la nuit, jeudi 15 mai. Au petit matin, ce vendredi 16 mai, cet exil discret n’a été confirmé que par la présidence angolaise qui s’est fendue d’un post sur Facebook quelques minutes après l’atterrissage. Sur des photos apparaissent Ali Bongo et son épouse, saluant le commandant de bord qui les a menés jusqu’à Luanda.
Retour sur deux semaines de tractations diplomatiques
Tandis que le dossier de l’incarcération des Bongos s’enlisait, tout s’est accéléré en l’espace de quinze jours. Mercredi 30 avril, deux semaines après l’élection de Brice Oligui Nguema, l’Union africaine a levé les sanctions qui pesaient sur le Gabon depuis deux ans. Le pays a été réintégré à l’institution, néanmoins cette dernière a, en même temps, adopté une résolution exigeant la libération de la famille Bongo. Elle préconisait notamment « la libération immédiate et la garantie des droits humains, de l’intégrité personnelle, de la sécurité et de la santé de l’ancien président Ali Bongo Ondimba, des membres de sa famille et des membres de son ancien gouvernement ».
D’après une source politique, « cette résolution a fortement pesé sur la décision de libérer Sylvia et Noureddin de leurs cellules ». Mais la décision aurait été scellée par l’état de santé préoccupant des membres de la famille qui avait commencé une grève de la faim quelques jours après l’élection présidentielle au Gabon, mi-avril. D’après les informations collectées à Libreville, Noureddin, âgé de 33 ans, souffrirait d’un tympan perforé à la suite de tabassage. Sylvia, âgée de 62 ans, aurait perdu régulièrement connaissance ces derniers jours. De retour dans la résidence familiale du quartier huppé de la Sablière, respectivement les 6 et 9 mai, la mère et le fils, désormais aux côtés du père, restaient encore sous surveillance militaire.
La venue à Libreville, lundi 12 mai, de Joao Lourenço, président de l’Angolais investi à la présidence tournante de l’Union africaine (UA) pour l’année 2025, apparaît aujourd’hui comme les préludes de l’exfiltration des Bongo hors des frontières du Gabon. La visite avait déjà une symbolique : le chef d’État angolais, qui avait refusé de recevoir le putschiste vis-à-vis des valeurs de l’UA, renouait officiellement les liens avec son voisin.
Mais les deux chefs d’État s’étaient déjà rencontrés à Rome, en marge des obsèques du pape François, le 25 avril – avant même la réintégration du Gabon dans l’union. Un entretien qui, d’après l’entourage du président, aurait posé « les bases de la libération de la famille Bongo ». Effectivement, étant une des conditions immuables au retour du Gabon dans l’UA, Oligui Nguema a dû montrer qu’il irait dans le sens de l’Union africaine », affirme une source, sans que cela soit corroboré.
Les avocats de la famille confirment, par ailleurs, l’intensification du lobbying de l’UA, après la prestation de serment du général Brice Oligui Nguema, le 3 mai. « Cette libération est le fruit de longs efforts tant sur le plan judiciaire que diplomatique », indique Me François Zimeray qui avait porté le dossier devant les tribunaux français.
Lundi 12 mai, les 24 heures du président angolais dans la capitale gabonaise avaient également été ponctuées par une brève visite à Ali Bongo, en privé.
Pression internationale
Cette libération a indigné une partie de l’opinion publique. « Une véritable honte », a fustigé Geoffroy Foumboula Libeka, député du parlement gabonais lors de la transition, sur Facebook. « Où est la souveraineté du Gabon ? […] On ne peut utiliser l’Union africaine pour faire du chantage à un autre État », a-t-il dénoncé, traduisant un sentiment partagé par bon nombre d’internautes sous le poste de la présidence angolaise.
Les autorités gabonaises ont finalement communiqué par la voix du procureur général Eddy Minang, en fin de matinée, vendredi 16 mai. Elles ont indiqué qu’une « liberté provisoire » leur avait été accordée « en raison de leur état de santé devenu incompatible avec le milieu carcéral, selon leur médecin traitant ». Le procureur a assuré « que cette mesure n’interrompt nullement le cours normal de la procédure qui se poursuivra jusqu’à la tenue d’un procès équitable ».
Sous fonds d’accusation de torture, le pouvoir militaire faisait l’objet de fortes pressions internationales pour la libération des membres de la famille Bongo. À Paris, la justice a ouvert une enquête en janvier 2025, et d’après les informations révélées par la lettre d’Africa Intelligence, confirmée par une source française, de premières auditions ont été menées. Fin mars, sept anciens chefs d’État de pays africains et de nations latino-américaines accompagnés, notamment, de Boris Jonhson (ancien Premier ministre anglais) avaient par ailleurs fait parvenir une lettre au président gabonais pour demander à être reçus dans le but de visiter Sylvia et Noureddin Bongo lors de leur détention. Pour rappel, c’est depuis Londres, que l’épouse du fils Bongo, Léa, remuait ciel et terre pour faire libérer ses proches qu’elle qualifiait d’« otages ».
En résidence surveillée depuis sa chute en août 2023, l’ex-président gabonais a trouvé refuge en Angola. Qu’en-est-il d’autres dirigeants renversés ?
L’ancien président gabonais qui était en résidence surveillée à Libreville depuis le coup d’Etat d’août 2023 l’ayant renversé, est arrivé vendredi en Angola avec son épouse et son fils.
La libération d’Ali Bongo Ondimba survient deux semaines après la levée par l’Union africaine, des sanctions qu’elle avait prise à l’encontre du Gabon, après le coup d’Etat d’août 2023 et quelques jours seulement après la visite à Libreville du président angolais Joao Lourenço, également président en exercice de l’Union africaine.
Pour Jonathan Ndoutoume Ngom, géopoliticien et enseignant chercheur à l’université Omar Bongo de Libreville, la balle était plutôt dans le camp de l’ancien président.
« Le président de transition avait décidé de permettre à Ali Bongo d’être libre de tous ses mouvements et d’aller poursuivre ses soins et sa convalescence dans le pays de son choix. Ali Bongo avait exigé avant de quitter le Gabon, que son fils et son épouse soient libérés. Ce sont eux qui avaient été emprisonnés pour des faits de corruption. »
Alpha Condé est installé en Turquie où il donne souvent de la voix dans le débat politique en Guinée
Besoin de justice
Ali Bongo avait été victime d’un AVC en octobre 2018 lors d’une visite en Arabie saoudite, suscitant des spéculations sur sa santé. Sa libération passe cependant mal chez certains Gabonais qui auraient voulu que lui, son fils Noureddin et son épouse Sylvia, rendent compte de certains faits qui leur sont reprochés.
« La population gabonaise ne cache pas son malaise face à la libération de Sylvia et Noureddin Bongo étant entendu qu’ils avaient été mis en détention pour malversations. La justice est mise à mal par ces départs. La population est surprise d’apprendre que l’ex-président Ali Bongo a quitté le Gabon avec son fils et son épouse qui avaient été emprisonnés sans qu’aucune poursuite n’ait été engagée, sans qu’aucun procès ne soit organisé. Il va falloir pousser la cohérence jusqu’au bout. Tous ceux qui ont été arrêtés au même moment que Sylvia et Noureddin méritent d’être libérés. »
Sur le continent, d’autres anciens dirigeants chassés du pouvoir à l’instar d’Ali Bongo, ont trouvé refuge ailleurs. C’est notamment le cas du guinéen Alpha Condé renversé en septembre 2021 et qui a été autorisé en mai 2022 à aller se faire soigner en Turquie où il s’est installé.
Mohamed Bazoum toujours en détention
Le burkinabé, Blaise Compaoré, a trouvé refuge en Côte d’Ivoire depuis sa chute en octobre 2014. Condamné à perpétuité pour son rôle dans l’assassinat de Thomas Sankara en 1987, il est cependant revenu à Ouagadougou en juillet 2022 sans être inquiété, dans le cadre d’un sommet consacré à l’unité nationale.
Roch Marc Christian Kaboré autre président burkinabè, renversé en janvier 2022, vit à Ouagadougou où il mène une vie des plus discrètes.
En revanche, au Niger, en dépit des pressions de la Cédéao et de l’Union africaine, Mohamed Bazoum est toujours aux mains des militaires qui l’ont renversé en juillet 2023. Alexis Kalambry éditorialiste malien.
» Pour ce qui concerne Mohamed Bazoum, il a été déposé certes mais, on a voulu qu’il écrive sa démission ce qu’il a refusé. Pour éviter que cela soit qualifié de coup d’Etat, on oblige le président à signer sa démission. Au Niger, Mohamed Bazoum a refusé de signer sa démission et se considère toujours comme chef d’Etat. Donc le laisser partir en exil ce serait très compliqué pour le pouvoir en place puisque ce serait comme un chef d’Etat en exil. »
Quant à Mohamed Ould Abdelaziz, ancien président mauritanien, il a écopé le mercredi dernier, de 15 ans de prison ferme en appel pour enrichissement illicite », « trafic d’influence » ou « blanchiment ».
L’incertitude grandit autour du retour de Tidjane Thiam. Dans une déclaration récente, il a lui-même abordé la question et indiqué qu’il n’a pas encore l’intention de rentrer. Il a évoqué les raisons qui justifient cette hésitation à rentrer au bercail.
Côte d’Ivoire : incertitude persistante autour du retour de Tidjane Thiam
Dans un précédent article, Afrique Sur 7 se demandait si Tidjane Thiam était contraint à l’exil. Ce n’était visiblement pas exagéré, car en ce moment ses propres avocats exprimaient déjà des inquiétudes sur son retour. Ils n’étaient pas sûrs que leur client peut faire usage de ses documents de voyage actuels sans ennuis policiers.
Rester en Europe alors que le combat pour sa réintégration sur la liste électorale se déroule à Abidjan. Personne ne comprenait ce choix que Tidjane Thiam a fait. Mais en réalité, il ne s’agit pas d’un choix volontaire. Cette posture cache en elle des inquiétudes. Il évoque de « l’incertitude quant au statut de ses documents d’identité » en déclarant qu’il n’avait pas « encore l’intention de rentrer ».
Ses difficultés administratives sont liées à sa situation de double nationalité qui n’est pas encore claire à son niveau. Le ministère de la Justice a indiqué que le président du PDCI-RDA est à nouveau « exclusivement ivoirien », mais Tidjane Thiam ne comprend pas par « quel mécanisme » il serait redevenu Ivoirien.
À cinq mois de la présidentielle, Tidjane Thiam reste bloqué en Europe et exclu de la liste électorale. Il s’accroche à ses ambitions présidentielles, mais à l’étape actuelle du processus électoral, il n’a aucune chance de déposer un dossier éligible. La seule possibilité pour Tidjane Thiam de retrouver le chemin de l’élection, c’est une nouvelle révision de la liste électorale avant octobre 2025. Un cas de figure improbable !
Le grand départ pour le pèlerinage à La Mecque a été officiellement lancé ce samedi 17 mai 2025, à l’aéroport international Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan.
À cette occasion, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, le général Vagondo Diomandé, a tenu à transmettre un message du Président de la République, Son Excellence El Hadj Alassane Ouattara, à l’ensemble des pèlerins. Ce message, a-t-il souligné, est empreint de soutien, de prière et d’encouragements pour un hadj fructueux. « Le message du Chef de l’État est simple mais essentiel : priez pour la Côte d’Ivoire. Priez pour chacun des habitants de ce pays. Et bien évidemment, associez le Président de la République dans vos prières », a déclaré le ministre.
Le ministre Vagondo Diomandé s’adressant aux pèlerins du premier contingent étatique qui vont fouler le sol saoudien (Ph : Salif D. CHEICKNA)
Il a également rappelé que la Côte d’Ivoire fait aujourd’hui partie des sept pays au monde sélectionnés pour bénéficier de l’initiative saoudienne « La route de La Mecque », en raison de la qualité de l’organisation du pèlerinage. « Cela témoigne du leadership du Président Alassane Ouattara, et justifie que nous lui adressions des prières spéciales », a-t-il ajouté.
Le premier vol, avec à son bord 388 pèlerins y compris les encadreurs, s’est envolé aux environs de 18h, suivi du second vol à 23h. En tout, 14 vols sont prévus pour transporter les 7 000 pèlerins du contingent étatique vers les lieux saints de l’Islam. À cela s’ajoutent environ 3 000 pèlerins encadrés par des opérateurs privés.
Le lancement de cette phase de départ marque ainsi une étape importante dans le déroulement du Hadj 2025 pour la Côte d’Ivoire, sous le sceau de l’organisation rigoureuse et de la foi.
Il faut signaler que c’est dans une ambiance solennelle que s’est déroulé cette cérémonie. Et ce, en présence du président du Conseil d’administration d’Aéria, le général Abdoulaye Coulibaly, du directeur général des cultes Massemba Bamba, ainsi que du président du Conseil Supérieur des Imams, des Mosquées et des Affaires Islamiques (Cosim), Cheickoul Aïma Ousmane Diakitéet du président du Conseil Suprême des Imams, Organisations et Structures Sunnites (Codiss) Cheikh Ahli Sounnah Dr Fadiga Moussa
Votre rapport (« Thiam promet de lutter contre l’interdiction électorale en Côte d’Ivoire », 24 avril ) est un exemple frappant de la fragilité actuelle de la démocratie dans le monde.
‘En disqualifiant l’ancien directeur général du Crédit Suisse, Tidjane Thiam, de la course à l’élection présidentielle d’octobre pour une question de nationalité, les tribunaux risquent de soupçonner que les lois sont appliquées de manière sélective pour écarter un candidat qui menace la coterie qui abuse de ses fonctions à des fins personnelles et dont le maintien au pouvoir serait compromis si Thiam remportait l’élection.’En disqualifiant l’ancien directeur général du Crédit Suisse, Tidjane Thiam, de la course à l’élection présidentielle d’octobre pour une question de nationalité, les tribunaux risquent de soupçonner que les lois sont appliquées de manière sélective pour écarter un candidat qui menace la coterie qui abuse de ses fonctions à des fins personnelles et dont le maintien au pouvoir serait compromis si Thiam remportait l’élection.
D’autres contestations douteuses devant les tribunaux visent à démettre Thiam de la direction de son parti, mettant ainsi fin à sa participation au processus politique. Cela témoigne d’une panique provoquée par la menace d’intérêts personnels.
Non seulement Thiam a été élu chef du Parti démocratique (PDCI-RDA) en décembre 2023 avec 96,5 % des voix des délégués, mais il est désormais confortablement en tête dans les sondages nationaux.
La coterie interne nie toute ingérence dans les tribunaux, ce qui n’est ni surprenant ni convaincant.
Aujourd’hui plus que jamais, la communauté internationale des pays démocratiques a des raisons manifestes de lutter contre l’autocratie naissante, où qu’elle surgisse.
Exclure Thiam du processus démocratique sous prétexte fallacieux qu’il a déjà détenu la nationalité française ne fait que risquer de provoquer une nouvelle instabilité dans un pays où les élections ont trop souvent été entachées de violences déclenchées par ces mêmes malversations.
Le président Alassane Ouattara se souvient sans doute qu’il a lui-même été empêché à deux reprises de se présenter aux élections pour des raisons de nationalité : il serait ironique de se retrouver à présider une telle répétition.
Paul Collier Université d’Oxford
Francis Fukuyama Université Stanford
Timothy Garton-Ash Université d’Oxford et Université de Stanford
Tidjane Thiam, président du principal parti d’opposition en Côte d’Ivoire, a appelé vendredi à une élection présidentielle « inclusive, transparente et crédible », alors que son ambition de réussir l’alternance se heurte pour l’instant à son inéligibilité.
Ce pays africain doit montrer qu’ »il a atteint un niveau de maturité politique suffisant pour arrêter d’éliminer les candidats aux présidentielles », a déclaré M. Thiam dans un entretien avec l’AFP à Bruxelles.
« L’essentiel est que la Côte d’Ivoire ait une élection inclusive, transparente, crédible, qu’elle démontre qu’elle peut avoir une alternance politique pacifique, ce que le Sénégal et le Ghana ont fait », a-t-il poursuivi.
Cet homme d’affaires de 62 ans, hors de son pays depuis près de deux mois, a été élu mercredi à la tête du PDCI, principal parti d’opposition ivoirien, dans une élection où il était seul candidat.
Un imbroglio sur sa nationalité ivoirienne – qui lui est contestée devant les tribunaux – l’a poussé à démissionner de ce poste pour se représenter dans la foulée.
Cette élection ne règle toutefois pas la question de son inéligibilité à la présidentielle prévue le 25 octobre: M. Thiam fait partie des opposants au président ivoirien Alassane Ouattara qui sont radiés de la liste électorale et ne peuvent pas participer au scrutin.
Fin avril, la justice ivoirienne a mis en avant une loi de 1961 pour lui signifier qu’il n’était pas ivoirien et par conséquent le radier des listes, ce que Tidjane Thiam a jugé « irresponsable ».
La justice a estimé que M. Thiam avait perdu sa nationalité ivoirienne après avoir été naturalisé français en 1987, considérant, selon cette loi, que l’acquisition volontaire d’une autre citoyenneté entraîne la perte de la nationalité ivoirienne.
« Cette loi est désuète, n’a jamais été appliquée à personne en 64 ans, et ils se sont appuyés dessus pour me faire disparaître de la liste électorale », a souligné M. Thiam, petit-neveu de l’ancien président Félix Houphouët-Boigny et qui fut ministre à la fin des années 1990, avant de faire carrière dans le secteur bancaire à l’étranger.
« Que la raison revienne »
Les autorités récusent régulièrement toute intervention politique dans le processus électoral, assurant qu’il s’agit de décisions prises par une justice indépendante.
« Ces questions d’identité, d’ivoirité, c’est tout ce qui a déjà conduit le pays à des catastrophes et à des milliers de morts. Il faut tirer les leçons du passé et que la raison revienne », a insisté l’opposant.
L’opposant ivoirien Tidjane Thiam au Parlement européen à Bruxelles le 16 mai 2025 AFP JOHN THYS
Tidjane Thiam était en déplacement à Bruxelles pour participer à une manifestation d’opposants ivoiriens prévue dans l’après-midi aux abords des institutions de l’UE.
Il a expliqué ne pas encore envisager un retour au pays, faute de garanties suffisantes sur la validité de ses papiers d’identité.
« On a demandé un certificat de nationalité au ministère de la Justice il y a dix jours, on attend toujours (….) Pour voyager il faut des papiers valides, c’est la décision des autorités », a-t-il fait valoir.
Selon lui, la question de son appartenance nationale, de simple ou double nationalité, est encore totalement floue. « On m’a dit que j’étais de nouveau ivoirien mais par un mécanisme que personne ne comprend, certains m’accusent de l’être redevenu frauduleusement ».
Sur le plan politique, ce fils de journaliste, passé par Polytechnique et les Mines à Paris, dit vouloir « redresser » un pays qui est « dans les trente derniers mondiaux en matière d’espérance de vie et d’éducation ».
« La Côte d’Ivoire est deux fois plus riche que le Sénégal mais ses habitants ont neuf ans d’espérance de vie en moins (59 ans contre 68) après quinze ans de régime Ouattara. Je n’appelle pas ça un succès ».
L’ancien président gabonais Ali Bongo Ondimba, qui était en résidence surveillée à Libreville depuis le coup d’État d’août 2023 l’ayant chassé du pouvoir, est arrivé dans la nuit de jeudi à vendredi en Angola avec son épouse et son fils, a annoncé la présidence angolaise.
« La famille Bongo a été libérée et vient d’arriver à Luanda », indique un communiqué sur la page Facebook de la présidence angolaise.
Ali Bongo, dont la famille a dirigé pendant 55 ans le Gabon, avait été renversé le 30 août 2023 par le général Brice Clotaire Oligui Nguema et était depuis assigné à résidence dans la capitale Libreville.
La présidence angolaise a également publié des photographies montrant l’ancien dirigeant accueilli à l’aéroport de Luanda, mais pas sa femme, ni son fils.
Cette libération fait suite à des contacts entre le président angolais Joao Lourenço et Brice Oligui Nguema, élu président du Gabon en avril avec près de 95 % des voix, précise le communiqué, sans donner de détails.
« Séquestration »
L’épouse d’Ali Bongo, Sylvia Bongo, 62 ans, et son fils Noureddin, 33 ans, emprisonnés dans l’attente de leur procès pour détournement de fonds publics, avaient été récemment libérés et également placés sous résidence surveillée, selon plusieurs médias gabonais.
L’épouse d’Ali Bongo, Sylvia Bongo
Dans un communiqué, les avocats français de la famille Bongo, François Zimeray, Catalina de la Sota et Pierre-Olivier Sur, ont déclaré : « Cette libération est le fruit de longs efforts tant sur le plan judiciaire que diplomatique. Après vingt mois d’une séquestration aussi arbitraire que cruelle accompagnée de tortures, la famille est enfin réunie autour de l’ancien président Ali Bongo ».
Toutefois, à Libreville, le parquet a tenu à préciser que l’épouse et son fils se trouvent actuellement sous un régime de liberté provisoire en attendant leur procès pour détournement de fonds publics. Leur remise en liberté « n’interrompt nullement le cours normal de la procédure qui se poursuivra jusqu’à la tenue d’un procès juste, transparent, équitable et dans les délais raisonnables ».
Le général Oligui, ex-chef d’une junte militaire, a prêté serment début mai après un scrutin pour lequel les observateurs internationaux n’ont signalé aucune irrégularité majeure.
Le principal rival du général Oligui, Alain-Claude Bilie By Nze, dernier premier ministre sous M. Bongo, a jugé que la libération de la famille démontre que sa détention « ne respectait pas le cadre de la loi et de la justice ».
« Le président Oligui Nguema n’a pas fait preuve de clémence : il a dû s’incliner face aux exigences internationales après ce que tout le monde a compris comme un abus de pouvoir », a-t-il déclaré.
Les avocats de l’épouse d’Ali Bongo, née en France, et de son fils, ont affirmé plusieurs fois qu’ils avaient subi des tortures pendant leur détention.
Plusieurs médias gabonais avaient récemment rapporté qu’ils avaient été transférés de cellules situées dans une annexe de la présidence vers une résidence familiale à Libreville.
Un député du parlement gabonais de transition, Geoffroy Foumboula Libeka, a qualifié le transfert de la famille, « au milieu de la nuit et dans un silence total », de « véritable honte pour les premiers jours » du nouveau gouvernement.
« Où est la souveraineté du Gabon ? », s’est-il interrogé sur les réseaux sociaux, accusant la libération de la famille Bongo d’être « le prix à payer » pour la réintégration du Gabon au sein de l’Union africaine (UA), actuellement présidée par Joao Lourenço.
L’UA a annoncé le 30 avril avoir levé les sanctions contre le Gabon, qui avait été suspendu de l’organisation après le coup d’État.
Santé précaire
Ce pays de 2,3 millions d’habitants souffre d’un chômage élevé, de coupures régulières d’électricité et d’eau, ainsi que d’une lourde dette publique malgré sa richesse pétrolière.
La présidence gabonaise avait annoncé lundi sur les réseaux sociaux que M. Lourenço avait rencontré M. Oligui à Libreville. Les deux hommes ont évoqué la levée des sanctions après la réintégration du Gabon au sein de l’UA.
Âgé de 66 ans, Ali Bongo, dont l’état de santé serait précaire, était arrivé au pouvoir en 2009, succédant à son père, Omar Bongo Ondimba, président pendant 41 ans.
En 2016, il avait été réélu de justesse pour un second mandat avec quelques milliers de voix d’avance, battant le candidat de l’opposition Jean Ping après une campagne marquée par des affrontements sanglants et des accusations de fraude.
Ali Bongo avait été victime d’un AVC en octobre 2018 lors d’une visite en Arabie saoudite, suscitant des spéculations sur sa santé et sa capacité à gouverner.
Ali Bongo a dirigé le Gabon durant 14 ans jusqu’à son renversement, quelques instants après avoir été proclamé vainqueur d’une élection présidentielle que l’armée et l’opposition avaient déclarée frauduleuse.
La Société de Distribution d’Eau de Côte d’Ivoire (SODECI) a annoncé une interruption d’eau potable dans plusieurs communes d’Abidjan le dimanche 18 mai 2025. Cette coupure, qui débutera à partir de 8 heures du matin, intervient dans le cadre des travaux de construction du métro d’Abidjan.
L’information a été rendue publique dans un communiqué officiel diffusé le 14 mai 2025, sur la page Facebook de la SODECI. Les quartiers impactés par cette interruption sont situés au sud de la capitale économique et comprennent Koumassi, Marcory, Vridi, Port-Bouët et Gonzagueville.
Densément peuplées et stratégiques sur le plan économique, ces communes verront leur alimentation en eau suspendue pour une durée encore inconnue, la SODECI n’ayant donné aucun délai de rétablissement.
Des travaux du métro à l’origine de l’interruption
Selon le communiqué, cette coupure est liée à des interventions techniques sur le réseau de distribution d’eau, en lien direct avec le chantier du métro d’Abidjan. Des conduites d’eau traversent le tracé prévu pour les infrastructures du métro, nécessitant une reconfiguration du réseau à certains points sensibles.
Le choix du dimanche, selon la SODECI, vise à réduire l’impact sur les activités économiques et professionnelles, bien que des désagréments soient attendus pour les habitants
La SODECI a précisé que cette interruption temporaire est indispensable pour garantir la sécurité et la bonne exécution des travaux. Le choix du dimanche, selon la SODECI, vise à réduire l’impact sur les activités économiques et professionnelles, bien que des désagréments soient attendus pour les habitants.
Une incertitude qui inquiète les habitants
Si la SODECI assure que « toutes les dispositions sont prises pour le rétablissement dans les meilleurs délais », l’absence d’une estimation claire de la durée de la coupure suscite l’inquiétude. Les résidents comme les entreprises devront s’adapter à cette situation sans avoir une visibilité précise sur le retour à la normale.
La Direction Marketing et Relations Clients, signataire du communiqué, a présenté ses excuses pour les désagréments occasionnés. Elle invite les usagers à contacter le centre d’appels au 175 pour toute information complémentaire, ou à consulter l’application “Ma SODECI en ligne” pour suivre l’évolution de l’intervention.
Le leader la transition en Guinée Conakry, le général Mamadi Doumbouya, a décidé du retrait de la licence concernant plusieurs sociétés minières. Depuis son installation au pouvoir, suite au coup d’État contre l’ancien Président Alpha Condé, Mamadi Doumbouya multiplie les décisions radicales.
Un décret qui s’applique à une cinquantaine de licences minières
La junte militaire en Guinée Conakry a retiré les permis d’exploration à des dizaines de sociétés minières dans le pays. Selon un décret lu à la télévision d’État, la décision a en effet été prise par le chef de la junte militaire, Mamadi Doumbouya. Le décret s’applique à une cinquantaine de licences minières possédées par des dizaines d’entreprises actives dans l’extraction de bauxite, d’or, de diamants et de graphite. Mamadi Doumbouya a commencé par retirer les licences de deux sociétés minières locales, Guiter Mining et Kebo Energy SA, le 9, et la veille, il avait déjà ordonné le retrait des licences des sociétés minières qui ne respectaient pas le code minier du pays, sans donner plus de détails.
Le général, arrivé au pouvoir par un coup d’État militaire qui a renversé le Président élu Alpha Condé en septembre 2021, a fait de l’exploitation des ressources minières l’une des priorités de son gouvernement. Le sous-sol guinéen est riche en ressources naturelles telles que la bauxite, le fer, l’or et les diamants, mais les bénéfices tirés de leur exploitation sont notoirement injustes, profitant principalement aux entreprises et très peu à la population.
Scène politique profondément bouleversée
Les experts soulignent l’insuffisance des investissements dans le développement du tissu économique local, le manque d’infrastructures essentielles comme les routes, la réputation de corruption persistante et les manquements dans l’architecture législative du pays comme les principales raisons pour lesquelles la Guinée Conakry, malgré ses richesses naturelles, est l’un des pays les plus pauvres du monde. Cette décision intervient alors que la scène politique en Guinée Conakry est profondément bouleversée par une autre décision du gouvernement très forte : celle de dissoudre ou suspendre les partis politiques du pays.
Cette mesure résulte d’une campagne d’évaluation lancée en juin dernier par le ministère de l’Administration du territoire. Sur 174 partis examinés, aucun ne remplit entièrement les exigences légales. Une centaine de partis ont ainsi été dissous ou suspendus, principalement pour irrégularités administratives telles que l’absence de compte bancaire ou des documents falsifiés. Les partis disposent de trois mois pour se conformer aux normes sous peine de suspension définitive.
Contexte de transition politique tendue depuis le coup d’État de 2021
Même des formations influentes comme le RPG, l’UFDG ou l’UFR sont concernées. Elles peuvent poursuivre leurs activités mais doivent prouver leur conformité, notamment en organisant des congrès ou en justifiant de la collecte des cotisations. Cette opération s’inscrit dans un contexte de transition politique tendue depuis le coup d’État de 2021 qui a porté le général Mamadi Doumbouya au pouvoir. Les partis d’opposition, dont les leaders sont souvent en exil, dénoncent cette initiative comme une tentative d’exclure des adversaires politiques avant les prochaines élections.
La nouvelle évaluation lancée en juin 2024, un an à peine après la précédente, alimentait déjà les soupçons d’un usage politique du processus. Des voix s’élèvent pour dénoncer une instrumentalisation de la régulation politique au profit du régime actuel. Certains appellent à plus de transparence, d’autres redoutent une dérive autoritaire menaçant le pluralisme et la démocratie en Guinée.
Le Premier ministre de la République du Sénégal, Ousmane Sonko, a été reçu en audience ce vendredi après-midi par le président de la Transition burkinabè, le capitaine Ibrahim Traoré, dans le cadre d’une visite de travail de 48 heures à Ouagadougou.
Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, en visite de travail de 48 heures à Ouagadougou, a été reçu ce vendredi en début d’après-midi par le président burkinabè, le capitaine Ibrahim Traoré, selon la présidence burkinabè. Cette rencontre, marquée par des échanges sur les défis sécuritaires et les perspectives de coopération, a permis à Ousmane Sonko de transmettre un message de soutien au président Traoré et au peuple burkinabè.
Accompagné de son homologue burkinabè, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, Ousmane Sonko a exprimé la solidarité du président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, et de son peuple, face aux défis sécuritaires auxquels le Burkina Faso est confronté.
Le Premier ministre sénégalais a déclaré vouloir « transmettre un message de soutien absolu au président Traoré, à tout son gouvernement et au peuple burkinabè dans leur lutte contre ce terrorisme qui leur a été imposé, et envisager toute possibilité de collaboration et de soutien face à cette épreuve ».
Pour Ousmane Sonko, cette menace ne peut être confinée aux seules frontières du Burkina Faso, du Mali et du Niger. « Aucun pays de la sous-région ne sera épargné si cette gangrène continue de s’étendre à travers l’Afrique de l’Ouest », a-t-il déclaré.
Cette visite intervient également dans le cadre de l’inauguration du Mausolée Thomas Sankara, que Sonko a décrite comme une occasion de « participer à la célébration d’un grand et digne fils de l’Afrique, d’un leader qui illumine depuis quelques décennies tous les combats patriotiques, panafricanistes et souverainistes du continent ».
Le chef du gouvernement sénégalais s’est rendu au Burkina dans un contexte marqué par le départ depuis janvier des pays de la Confédération des États du Sahel (AES) de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao).
En octobre 2024, depuis Bamako, Ousmane Sonko avait déclaré que personne ne passerait par le Sénégal pour déstabiliser le Mali. Le Premier ministre sénégalais s’exprimait alors à l’issue d’un entretien avec le président de la transition malienne, le général Assimi Goïta, et le Premier ministre d’alors, Dr Choguel Kokalla Maïga, réaffirmant l’engagement du Sénégal à défendre la stabilité régionale.
Il avait également rendu hommage aux soldats maliens tombés au combat, et présenté ses condoléances aux familles endeuillées, au nom du président Bassirou Diomaye Faye, en soulignant l’unité historique et culturelle entre les deux nations.
En avril 2025, le président Faye avait réaffirmé son engagement pour une médiation entre l’AES et la Cédéao, tout en respectant la souveraineté de chaque pays. Il avait été mandaté en juillet 2024, aux côtés du président togolais Faure Gnassingbé, pour mener des discussions avec l’AES afin de préserver l’unité régionale.
La Représentante de l’UE, Francesca Di Mauro, a souligné l’importance de la participation de toutes les forces politiques au processus électoral. « Et 2025 est bien sûr une année cruciale pour la Côte d’Ivoire, avec l’élection présidentielle d’octobre. Comme tous les Ivoiriens, le souhait de l’UE est de voir des élections apaisées et crédibles, auxquelles toutes les forces politiques se sentent libres de participer, où les électeurs ressentent cette même liberté, sans crainte de violence quelconque », a-t-elle déclaré.
Mme Di Mauro a insisté sur la responsabilité primordiale du gouvernement et de tous les partis politiques dans la création d’un environnement propice à des élections sans violence (« sans gban gban »). L’Union européenne entend apporter sa contribution à hauteur de 8 millions d’euros (5,2 Milliards FCFA). Ce financement sera alloué à des actions de sensibilisation des citoyens au processus électoral, à la formation des médias contre les risques de désinformation, au soutien des mécanismes nationaux d’alerte précoce, à la promotion du respect des droits de l’homme pendant le scrutin et au déploiement d’observateurs domestiques de la société civile.
Pour conclure, la Représentante de l’Union européenne en Côte d’Ivoire a exprimé le vœu que la « cohésion sociale » soit la véritable candidate de cette élection présidentielle.
Le Ministre des Affaires Etrangères, de l’Intégration africaine et des Ivoiriens de l’extérieur, Léon Kacou Adom, a transmis les chaleureuses félicitations du Président de la République, Alassane Ouattara, et du gouvernement ivoirien à l’ensemble du peuple de l’Union européenne à l’occasion de cette fête. Il a mis en lumière la célébration de 75 années d’intégration régionale, marquée par la libre circulation des personnes et des liens, ainsi que par la mise en œuvre d’un programme multisectoriel orienté vers une communauté de vie et de destin.
Le ministre a également salué la qualité exceptionnelle du partenariat « multiforme et multifactorielle » entre la Côte d’Ivoire et l’Union Européenne. Il a réaffirmé l’engagement de la Côte d’Ivoire à se tenir aux côtés de l’Union européenne pour renforcer davantage la coopération dans tous les domaines structurants, au bénéfice du bien-être des deux peuples.