Auteur/autrice : iciabidjan

  • Canadian Shield 2025 : Emerse Faé dévoile sa liste de 23 Éléphants pour Toronto

    Canadian Shield 2025 : Emerse Faé dévoile sa liste de 23 Éléphants pour Toronto

    Le sélectionneur national de la Côte d’Ivoire, Emerse Faé, a révélé ce vendredi 23 mai 2025, au siège de la Fédération ivoirienne de football, la liste des 23 joueurs convoqués pour le « Canadian Shield », un tournoi amical international qui se tiendra du 7 au 10 juin à Toronto, au Canada.

    Le stade Bmo Field  de Toronto (28.000 places), le lieu où se dérouleront tous les matches de cette première édition du Canadian Shield

    Le stade Bmo Field de Toronto (28.000 places), le lieu où se dérouleront tous les matches de cette première édition du Canadian Shield

    Une occasion de tester et d’affiner l’équipe

    Lors de cette conférence de presse très attendue, le technicien ivoirien, récent vainqueur de la CAN 2023, a souligné l’importance de cette compétition dans la préparation des Éléphants en vue de la Coupe du monde 2026.

    « C’est une fenêtre très importante pour nous. Elle va nous permettre de découvrir quatre nouveaux profils tout en testant les habitués de la sélection. Nous avons longuement réfléchi pour sortir cette liste », a déclaré Faé.

    Interrogé sur les critères ayant guidé ses choix, il a précisé : « La forme du moment, le temps de jeu en club, mais aussi la capacité d’intégration au projet collectif ont été déterminants. Ce tournoi est un bon révélateur du niveau international. »

    La liste complète des 23 Éléphants sélectionnés

    Gardiens de but (3) :

    Yahya Fofana (SCO Angers, France)

    Mohamed Koné (Charleroi SC, Belgique)

    Badra Ali Sangaré (Sekhukhune United, Afrique du Sud)

    Défenseurs (8) :

    Clément Apka (RC Strasbourg, France)

    Jean-Philippe Gbamin (FC Zurich, Suisse)

    Ghislain Konan (Burgos CF, Espagne, D2)

    Odilon Kossonou (Atalanta Bergame, Italie)

    Cédric Kipré (Stade Brestois, France)

    Christopher Operi (Istanbul Başakşehir, Turquie)

    Wilfried Singo (AS Monaco, France)

    Luc Zogbé (Stade Brestois, France)

    Milieux de terrain (6) :

    Lazare Amani (Standard de Liège, Belgique)

    Dorgeles Maho (FC Nordsjælland, Danemark)

    Guiagon Parfait (Charleroi SC, Belgique)

    Ibrahim Sangaré (Nottingham Forest, Angleterre)

    Mohamed Diomandé (Glasgow Rangers, Écosse)

    Franck Kessié (Al-Ahli SC, Arabie Saoudite)

    Attaquants (6) :

    Simon Adingra (Brighton, Angleterre)

    Jérémie Boga (OGC Nice, France)

    Amad Diallo (Manchester United, Angleterre)

    Evann Guessand (OGC Nice, France)

    Sébastien Haller (FC Utrecht, Pays-Bas)

    Nicolas Pépé (Villarreal, Espagne)

    Un test grandeur nature avant 2026

    Ce tournoi, qui se déroulera au Bmo Field stadium de Toronto, réunira quatre sélections de différents continents : la Côte d’Ivoire (41e au dernier classement Fifa), le Canada (30e), l’Ukraine (25e) et la Nouvelle-Zélande (86e). Organisé durant une fenêtre internationale Fifa, il permettra aux participants de se préparer pour la Coupe du monde 2026.

    Chaque journée comportera deux matchs, et en cas d’égalité à l’issue du temps réglementaire, une séance de tirs au but départagera les équipes.

    Calendrier des rencontres :

    Le 7 juin

    15h30 : Canada – Ukraine

    19h00 : Côte d’Ivoire – Nouvelle-Zélande

    Le 10 juin

    17h00 : Nouvelle-Zélande – Ukraine

    20h30 : Canada – Côte d’Ivoire

  • HARVARD PRIVÉE D’ÉTUDIANTS ÉTRANGERS : 1 138 IVOIRIENS DIRECTEMENT CONCERNÉS

    HARVARD PRIVÉE D’ÉTUDIANTS ÉTRANGERS : 1 138 IVOIRIENS DIRECTEMENT CONCERNÉS

    « La certification du programme SEVIS de l’université Harvard est révoquée avec effet immédiat ».

    Par ce communiqué, le Département américain de la Sécurité intérieure a annoncé, ce jeudi 22 mai 2025, une décision aux répercussions mondiales.

    Harvard, l’université la plus prestigieuse des États-Unis, ne pourra plus accueillir d’étudiants internationaux titulaires d’un visa F (étudiant) ou J (échange universitaire) dès la rentrée 2025-2026.

    Ce qui veut dire que les étudiants étrangers ne pourront plus s’y inscrire. Ceux qui y sont déjà devront se relocaliser… ou rentrer dans leur pays.

    Parmi eux, 1 138 jeunes Ivoiriens, dont le rêve américain est brutalement interrompu.

    Pourquoi cette décision ?

    Selon la secrétaire à la Sécurité intérieure, Kristi Noem, l’université américaine serait accusée d’avoir « permis à des agitateurs anti américains et pro terroristes d’agresser des étudiants juifs sur son campus », tout en entretenant un climat qualifié d’ hostile » à travers ses politiques de diversité, jugées « racistes » par Washington.

    Le gouvernement Trump accuse également l’université de refuser de coopérer avec les autorités, et évoque des liens supposés avec le Parti communiste chinois.

    Pourtant, aucune preuve tangible n’a été rendue publique à ce jour.

    Une attaque contre un symbole… et contre des milliers de jeunes Africains

    Fondée en 1636, Harvard n’est pas une université comme les autres.

    Elle est l’incarnation de l’élite mondiale, celle qui a vu passer Barack Obama, Mark Zuckerberg ou encore Ban Ki-moon.

    C’est aussi la première à avoir lancé un MBA (Master of Business Administration), diplôme de haut niveau en gestion d’entreprise, devenu un sésame planétaire.

    Sur les 25 000 étudiants de Harvard, près de 6 800 sont étrangers, soit 27 % des effectifs. Et l’Afrique y est de plus en plus représentée.

    Selon le classement d’African Exponent basé sur les données Open Doors, 56 780 étudiants d’Afrique subsaharienne étaient inscrits dans des universités américaines en 2023-2024. Parmi eux, entre 30 % et 40 % ont rejoint Harvard.

    La Côte d’Ivoire compte 1 138 étudiants à Harvard, aux côtés du Nigéria (20 029), du Ghana (9 394), du Kenya, de l’Éthiopie ou encore de l’Ouganda. Les Nigérians représentent à eux seuls près d’un quart des étudiants noirs de la Harvard Business School.

    Pour ces jeunes Africains, cette décision n’est pas qu’un bras de fer politique. C’est une cassure. Beaucoup avaient mis toutes leurs économies, obtenu des bourses, quitté leurs familles pour intégrer Harvard. Aujourd’hui, leur avenir est incertain.

    Harvard dénonce une action « illégale et punitive » qui met en péril sa mission d’enseignement et de recherche.

    L’université avait déjà subi une suspension de 2,2 milliards de dollars (environ 1 364 milliards de francs CFA) de subventions fédérales ces dernières semaines, sur fond de tensions avec l’administration Trump.

    Et maintenant ?

    Les conséquences sont majeures : plus aucune nouvelle inscription étrangère ne sera acceptée, les étudiants déjà présents devront trouver une autre université ou quitter le territoire. Pire, d’autres universités pourraient être visées.

    À travers cette décision, l’Amérique de Trump s’en prend à un symbole de liberté académique et d’ouverture internationale. Mais derrière ce geste politique, ce sont des milliers de rêves, notamment africains, qui vacillent. En Côte d’Ivoire, 1 138 jeunes voient aujourd’hui leur avenir suspendu à une décision qui les dépasse, mais qui change tout.

    Eirena Etté

  • Côte d’Ivoire/ Saison des pluies: la météo annonce des orages ce vendredi, la vigilance jaune maintenue dans le district d’Abidjan

    Côte d’Ivoire/ Saison des pluies: la météo annonce des orages ce vendredi, la vigilance jaune maintenue dans le district d’Abidjan

    En Côte d’Ivoire, les pluies continueront dans les régions du sud-est ( sud-comoé, le district d’Abidjan et les Grands Ponts), de San-Pedro et du Gbôklé ce vendredi 23 mai 2025, a indiqué la société d’exploitation et de développement aéroportuaire, aéronautique et météorologique ( Sodexam) dans une note d’information publiée aux environs de 8h20 ( heure locale).

    Par  ailleurs, cette institution appelle à la  » vigilance jaune  » sur le district d’Abidjan.

    « La vigilance jaune « , rappelle-t-on, sous-entend qu’il y a une possibilité de fortes pluies avec des risques d’inondation.

    Dans la nuit du 20 au 21 mai dernier, un éboulement causé par une pluie torrentielle, a fait six ( 6) morts et six blessés ( 6) à Attécoubé dans l’ouest d’Abidjan.

    L.Barro

  • Près de 80 000 réfugiés burkinabè dénombrés en Côte d’Ivoire (officiel)

    Près de 80 000 réfugiés burkinabè dénombrés en Côte d’Ivoire (officiel)

    Le Burkina Faso, pays voisin de la Côte d’Ivoire, est menacé par des groupes djihadistes, causant un déplacement massif des populations vers les localités de l’extrême nord ivoirien.

    Face à l’afflux des personnes déplacées fuyant les menaces djihadistes, la Côte d’Ivoire vont de privilégier la solidarité agissante héritée du président Félix Houphouët-Boigny.

    « C’est ainsi que nous avons près de 80 000 réfugiés venus du Burkina dans le nord de la Côte d’Ivoire, fuyant les attaques terroristes », a déclaré jeudi Alassane Ouattara, lors de la remise du Prix Félix Houphouët-Boigny – UNESCO pour la recherche de la paix 2024, à Abidjan.

    Il a fait savoir que « le crédo de la politique ivoirienne a toujours été la construction et la promotion de la paix par le dialogue ». Ajoutant : « notre nation suivant les jalons posés par le premier président ivoirien, a su répondre au rendez-vous de l’histoire en demeurant fondamentalement hospitalière ».

    C’est pourquoi, le sol ivoirien « continue d’accueillir en temps de paix ou de crise, les frères et sœurs venus d’ailleurs, (car l’Etat de Côte d’Ivoire a) fait de la solidarité agissante un principe de vie », a souligné le président ivoirien, Alassane Ouattara.

    « Les valeurs de paix et de solidarité, chères au président Félix Houphouët-Boigny en vue de construire un monde meilleur, fondé sur la fraternité, la justice, et la tolérance, passent bien entendu par l’éducation, en particulier, de la jeunesse à qui nous devons transmettre ces valeurs cardinales », a-t-il dit.

    Ardent défenseur du multilatéralisme, du dialogue interculturel et de la promotion des pays en développement, le Portugais Antonio Costa, président du Conseil européen, a reçu ce jeudi 22 mai 2025, à Abidjan, le Prix Félix Houphouët-Boigny – UNESCO pour la recherche de la paix 2024.

    « Je me suis interrogé, pourquoi j’ai mérité ce prix ? Pourtant je n’ai jamais signé un traité de paix et je ne me suis jamais engagé dans une négociation pour la paix. Mais, j’ai compris que la paix, c’est beaucoup plus que l’absence de la guerre », a déclaré Antonio Costa, déclaré lauréat en octobre 2024.

    Pour Antonio Costa, le président du Conseil européen, « la paix, c’est avant tout, nous faire confiance, nous comprendre, dialoguer, et par l’éducation et la culture, promouvoir des valeurs qui peuvent nous rassembler dans un esprit commun de notre planète. »

    AP/Sf/APA

  • Mali : premiers échanges entre l’AES et la Cédéao à Bamako

    Mali : premiers échanges entre l’AES et la Cédéao à Bamako

    Les ministres des Affaires étrangères de l’AES et le président de la Commission de la Cédéao ont entamé, ce 22 mai à Bamako, des consultations en vue de futures négociations après le retrait des trois pays sahéliens de l’organisation régionale.

    Les ministres des Affaires étrangères des pays membres de la Confédération des États du Sahel (AES) et le président de la Commission de la Cédéao se sont réunis ce jeudi 22 mai à Bamako pour une première session de consultations, marquant une étape formelle dans la transition post-retrait des trois États sahéliens de l’organisation régionale ouest-africaine, a appris APA.

    Selon un communiqué conjoint publié à l’issue des échanges, les deux parties ont adopté un relevé de conclusions destiné à encadrer les négociations à venir. Ces discussions ont porté sur des questions politiques, diplomatiques, institutionnelles, juridiques, sécuritaires ainsi que sur le développement économique et social.

    Les délégations ont réaffirmé leur attachement à l’intérêt supérieur des peuples de la sous-région, convenant de préserver les acquis majeurs de l’intégration régionale, notamment la libre circulation des personnes et des biens, jusqu’à la signature de nouveaux accords.

    La situation sécuritaire dans la région, marquée par la menace persistante du terrorisme, a également été au cœur des discussions. Les participants ont exprimé une volonté commune de renforcer leur coopération dans ce domaine jugé prioritaire.

    Cette première rencontre, saluée pour son climat de « fraternité et de responsabilité », marque une volonté affichée des deux blocs de poursuivre le dialogue malgré les tensions apparues depuis l’annonce du retrait de l’AES en janvier 2024 et son  officialisation une année plus tard.

    Entre février et avril 2025, le processus de séparation entre la Cédéao et les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) s’est accompagné de signaux d’ouverture de part et d’autre. À Bamako, les 22 et 23 février, le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont réaffirmé leur unité et leur volonté d’approfondir leur intégration dans une logique souverainiste, tout en validant une approche commune vis-à-vis de la Cédéao fondée sur un esprit constructif. Deux mois plus tard à Accra, les 22 et 23 avril, la Cédéao a finalisé les modalités du retrait des trois pays, en insistant sur la nécessité de préserver les ponts. Le président de la Commission, Omar Alieu Touray, a évoqué de nouvelles formes de coopération avec l’AES, tandis que John Dramani Mahama a proposé l’envoi d’un émissaire pour renouer le dialogue.

    AC/Sf/APA

  • « L’Union africaine ne peut être heureuse » de la tentative d’expulsion des Palestiniens vers l’Afrique

    « L’Union africaine ne peut être heureuse » de la tentative d’expulsion des Palestiniens vers l’Afrique

     « Nous défendons définitivement la solution à deux États », a déclaré Tete Antonio, ministre des Affaires étrangères de l’Angola.

    Le ministre angolais des affaires étrangères Téte António à Bruxelles, lors de la 3ème réunion ministérielle conjointe UE/UA, tenue en Belgique, le 21 mai 2025.

    Le ministre des Affaires étrangères angolais, Tete Antonio, a déclaré que l’Union africaine (UA) « ne peut être heureuse lorsqu’il y a une tentative d’expulsion des Palestiniens vers l’Afrique ».

    « Nous défendons définitivement la solution à deux États, deux États côte à côte, et les résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU actuelles », a déclaré Antonio lors d’une conférence de presse conjointe avec la cheffe de la politique étrangère de l’UE, Kaja Kallas, mercredi, après la troisième réunion ministérielle UE-UA à Bruxelles.

    « Nous sommes proches de la région et, bien sûr, nous ne restons pas indifférents aux souffrances de ces peuples », a-t-il ajouté.

    Antonio a précisé que le « principe de non-indifférence » de l’UA sera toujours là, partout où un conflit se déroule, et pour le peuple palestinien.

    Il a également mentionné que le seul invité permanent aux sommets de l’UA est le président de l’Autorité palestinienne, ajoutant qu’il s’agit d’une « question d’intérêt, une grande préoccupation » pour l’union.

    De son côté, Kallas a exprimé que la situation dans la région du Sahel en Afrique « inquiète profondément » l’UE et que le bloc discutera de la « nouvelle stratégie pour le Sahel ».

    « J’ai également eu de nombreuses réunions bilatérales aujourd’hui, demandant également aux pays africains leurs contributions », a-t-elle indiqué.

    Affirmant son soutien à l’UA dans ses efforts de médiation régionale, elle a souligné : « Tous ces processus, également en Afrique, doivent être menés et détenus par les Africains, même si une médiation est nécessaire ».

    Kallas a également mentionné qu’il y a une « lutte des récits » partout, et que « la désinformation est l’un des outils que la Russie utilise, notamment en Afrique ».

    « Nous devons combattre la désinformation et l’influence malveillante étrangère en permanence », a-t-elle ajouté.

  • VALÉRIE YAPO, “JE SUIS HEUREUSE PARCE QUE JE SUIS RÉINTÉGRÉE “

    VALÉRIE YAPO, “JE SUIS HEUREUSE PARCE QUE JE SUIS RÉINTÉGRÉE “

    La justice a tranché. Le verdict de l’affaire Valérie Yapo contre Tidjane Thiam, président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) est désormais connu. Ce jeudi 22 mai 2025, la plaignante a été déboutée.

    Contestant la légitimité de Tidjane Thiam à la tête du PDCI, elle avait introduit une requête en annulation de la mesure d’exclusion temporaire prononcée en son encontre ; l’annulation de l’élection de Tidjane Thiam  et la suspension des organes mis en place par Tidjane Thiam et la nomination d’un administrateur provisoire.

    AFFAIRE TIDJANE THIAM / VALÉRIE YAPO : LE TRIBUNAL JUGE SANS OBJET LES DEMANDES DE SUSPENSION DES ORGANES DU PDCI-RDA
    JEUDI 22 MAI 2025 – LE TRIBUNAL DE PREMIÈRE INSTANCE D’ABIDJAN-PLATEAU A DÉCLARÉ SANS OBJET LES DEMANDES DE SUSPENSION DES ORGANES DIRIGEANTS DU PDCI-RDA ET DE DÉSIGNATION D’UN ADMINISTRATEUR PROVISOIRE.

    Ce jeudi 22 mais 2025, le juge a fait droit à sa demande d’annulation de la sanction disciplinaire et l’a débouté de toutes les autres demandes.

    Malgré la décision de la justice, Valérie Yapo savoure sa réintégration au sein du bureau politique du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) comme une victoire.

    “Je suis heureuse parce que je suis réintégrée au Bureau politique“, a-t-elle.

    Pour rappel, pendant l’attente du délibéré, Tidjane Thiam a démissionné de la présidence du PDCI, le dimanche 11 mais, pour être régulièrement réélu, le mercredi 14 mai lors d’un congrès extraordinaire.

    Cet épisode judiciaire se termine ainsi par une défaite pour Valérie Yapo.

  • UNESCO : Antonio Costa reçoit à Abidjan le Prix FHB

    UNESCO : Antonio Costa reçoit à Abidjan le Prix FHB

    Ardent défenseur du multilatéralisme, du dialogue interculturel et de la promotion des pays en développement, le Portugais Antonio Costa, président du Conseil européen, a reçu ce jeudi 22 mai 2025, à Abidjan, le Prix Félix Houphouët-Boigny – UNESCO pour la recherche de la paix 2024.

    De gauche à droite: Sonia Viveros, Audrey Azoulay, Alassane Ouattara et Antonio Da Costa

    Dr Denis Mukwege, Prix Nobel 2018 et président du jury, a déclaré que ce prix lui a été décerné pour sa défense du « multilatéralisme, ses efforts pour faire avancer les idéaux de paix et de justice dans le monde, la seule voie pour relever les grands défis de l’humanité et de la planète. »

    « Je me suis interrogé, pourquoi j’ai mérité ce prix ? Pourtant je n’ai jamais signé un traité de paix et je ne me suis jamais engagé dans une négociation pour la paix. Mais, j’ai compris que la paix, c’est beaucoup plus que l’absence de la guerre », a dit Antonio Costa, déclaré lauréat le 7 octobre 2024.

    Le Président Ouattara et la Première Dame étaient entourés de plusieurs invités de marque dont le Président togolais, Faure Gnassingbé

    Pour lui, « la paix, c’est avant tout, nous faire confiance, nous comprendre, dialoguer, et par l’éducation et la culture, promouvoir des valeurs qui peuvent nous rassembler dans un esprit commun de notre planète. »

    Antonio Costa a, par ailleurs, estimé que « l’Afrique doit avoir son propre siège permanent au sein du Conseil de sécurité des Nations unies ; et doit avoir une représentation juste au sein des institutions financières internationales, parce que sans réformes du système international, le déclin de celui-ci ne fera que s’accélérer. »

    Convaincu que la paix durable repose sur des institutions solides et des politiques inclusives, il a toujours œuvré pour une Europe unie et solidaire, à travers le renforcement des relations entre l’UE et le reste du monde, en encourageant des partenariats équilibrés, basés sur le développement durable.

    Son leadership et sa capacité à favoriser le dialogue et le compromis entre les Etats membres de l’UE, lui valent d’être désigné président du Conseil européen en décembre 2024. Son accession à la présidence du Conseil de l’UE marque son engagement pour un monde plus juste, pacifique et stable.

    Antonio Da Costa recevant son Prix des mains du Président Ouattara et la Dg de l'Unesco

    Figure incontournable dans le dialogue mondial, Antonio Costa s’engage dans la gestion humaniste des crises migratoires, en plaidant pour une politique d’accueil respectueuse des droits humains et fondée sur la solidarité entre les Etats membres.

    Audrey Azoulay, la directrice générale de l’Unesco, a fait observer que c’est « un prix né de l’Afrique (…) nous rappelle que la paix ne se contente pas d’une simple coexistence, de même qu’une pratique de la tolérance fut-elle soutenue, mais la paix trouve son équilibre par le dialogue. »

    Le jury a également décidé de décerner à La Fondation de Desarrollo Social Afroecuatoriana Azucar, dirigée par Mme Sonia Viveros, le Prix spécial du Prix Félix Houphouët-Boigny – UNESCO pour la recherche de la paix 2024, en reconnaissance de ses actions en faveur des droits Afro-descendants en Amérique Latine.

    Selon Dr Denis Mukwege, elle a reçu « une mention d’honneur pour ses œuvres en faveur des droits des Afro-descendants en Equateur et en Amérique du Sud ». Alassane Ouattara a encouragé cette fondation à persévérer dans sa volonté de promouvoir l’équité pour construire un monde meilleur.

    Créé en 1989, le Prix Félix Houphouët-Boigny – UNESCO pour la recherche de la paix honore des personnalités, institutions ou organisations ayant contribué de manière significative à la promotion, à la recherche et au maintien de la paix.

    Ce prix international a été établi en hommage à Félix Houphouët-Boigny, premier président de la République de Côte d’Ivoire, qui plaçait le dialogue et la coopération internationale au cœur de sa vision de la paix. Il s’inspire de l’acte constitutif de l’Unesco.

    Au fil des décennies, ce prix est devenu une référence mondiale en matière de la promotion de la paix. Plusieurs lauréats de ce prix ont reçu le Prix Nobel, témoignant ainsi de la portée de cette distinction sur la scène internationale.

    AP/APA

  • Côte d’Ivoire . Un nouvel hôpital ouvrira bientôt à Yopougon GESCO.

    Côte d’Ivoire . Un nouvel hôpital ouvrira bientôt à Yopougon GESCO.

    Un hôpital flambant neuf est en cours de réalisation dans la commune de Yopougon, précisément au quartier GESCO, selon une note d’information de la mairie de ladite commune.

    Bâti sur une superficie de 10 000 m2 dont 3000m2 pour le bâtiment et 7000m2 pour le parking et les espaces, le «

    » va coûter environ deux milliards de Francs CFA, financé par l’ONG internationale pakistanaise « Humanity First International » à laquelle appartient la communauté musulmane Ahmadiyya de Cote d’Ivoire.

    Le maire Adama Bictogo a effectué une visite sur le site le lundi 19 mai 2025, pour s’enquérir de l’état d’avancement des travaux.

    Cet hôpital viendra ainsi renforcer le plateau technique médical avec la garantie des soins de qualité.

    Au terme de la visite, Adama Bictogo s’est dit satisfait du choix de sa commune pour la réalisation de ce projet, tout en affirmant son engagement à accompagner le projet jusqu’à son exécution effective. Il a également pris acte des doléances du constructeur notamment en ce qui concerne l’accès des populations à l’hôpital.

    Marie-Claude N’da

  • Côte-d’Ivoire: Pdci Rda / Valérie Yapo déboutée par la justice ce matin.

    Côte-d’Ivoire: Pdci Rda / Valérie Yapo déboutée par la justice ce matin.

    a demande de suspension des organes du PDCI-RDA « déboutée » (avocat)

    Yapo Valérie, ancienne déléguée départementale du PDCI à Akoupé

    Le verdict était attendu ce 22 mai par les militants du Pdci-Rda. A l’arrivée, c’est la plaignante qui pleure et les militants et cadres du Pdci qui rient. Valérie Yapo a perdu son procès. Elle réclamait la destitution de Thiam et la.nomination d’un administrateur provisoire à la tête du parti. Elle n’a pas été suivie par le tribunal.

    Selon Me Suy Bi, avocat du Pdci, il ne pouvait en être autrement parce que la plainte était devenue caduque après la démission de Thiam qui avait été élu au congrès de décembre 2023.

    Le Pdci gagne ainsi une bataille sur le long chemin du combat pour faire admettre la candidature de Thiam à la Présidentielle d’octobre 2025. Reste maintenant celle de la radiation de la liste électorale. Une autre bataille à l’issue incertaine mais pas impossible à surmonter

  • Ouattara invité à rempiler à la présidence de son parti

    Ouattara invité à rempiler à la présidence de son parti

    Le RHDP, parti présidé par Alassane Ouattara, tient son 2e congrès les 21 et 22 juin 2025, qui devrait permettre d’élire le président de la formation politique et de désigner le candidat à l’élection présidentielle ivoirienne d’octobre 2025. Ouatara pourrait être appelé à briguer un second mandat.

    Le Congrès est un moment crucial en route pour à la présidentielle, qui permettra également « la révision des textes » du Rassemblement des Houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP) et « d’entériner les propositions et la volonté de la base », a indiqué mercredi Mariatou Koné, la présidente du Comité scientifique du 2e congrès du parti.

    « C’est un congrès qui permettra de renforcer notre offre politique au peuple de Côte d’Ivoire et de sceller une fois de plus, le pacte de confiance, d’engagement et de sacerdoce pour la consolidation de la paix, de la stabilité, de la sécurité et de la solidarité », a dit Mariatou Koné.

    « Pour nous, ce congrès qui permettra de faire le bilan qualitatif de notre parti se veut historique pour le RHDP, parce qu’il s’agit de mieux affûter nos stratégies pour la confirmation de notre leadership dans le paysage politique national », a ajouté Mme Mariatou Koné, la ministre de l’Education.

    Le ministre de l’Equipement et de l’Entretien routier, Amédé Koffi Kouakou, a fait savoir que la journée du 21 juin 2025, sera consacrée à la partie scientifique, notamment au toilettage des statuts et se déroulera au Parc des expositions d’Abidjan, où 7 000 congressistes sont attendus.

    La journée du 22 juin 2025, elle, aura lieu au Stade Alassane Ouattara d’Ebimpé (Sud), dans le cadre d’« un grand rassemblement d’au moins 70 000 personnes pour montrer que le RHDP, c’est le plus grand parti de Côte d’Ivoire », a affirmé M. Amédé Kouakou.

    Au cours de ce 2e congrès électif, « on va désigner le président du parti, mais probablement on souhaite que le président Alassane Ouattara soit notre candidat, donc on va le proposer ; est-ce qu’il va accepter, je ne sais pas », a-t-il lancé.

    « Notre souhait le plus ardent, c’est qu’il accepte » de briguer un second mandat à la présidence du RHDP, a-t-il poursuivi, faisant observer qu’avant le congrès lui-même, il est prévu dans les 47 régions politiques du pays, des précongrèss régionaux.

    Le secrétaire exécutif du RHDP, M. Cissé Bacongo, a précisé qu’avant la tenue de ce 2e congrès du RHDP, des précongrèss régionaux sont prévus pour démarrer le 24 mai 2025 pour finir le 15 juin 2025, mentionnant qu’il y aura trois vagues de précongrès.

    Les deux premières vagues des précongrès commencent le 24 mai 2025 et concernent les régions autres que celles d’Abidjan, a fait remarquer .M Cissé Bacongo, soulignant que les 13 communes d’Abidjan, elles, constituent chacune une région politique, et auront leur précongrès début juin 2025.

    Le chef de l’Etat, Alassane Ouattara, président du RHDP, a procédé à des nominations pour l’organisation de ce 2e congrès : l’ex-Premier ministre, Patrick Achi, en assure la présidence, Mariatou Koné dirige le Comité scientifique et Amédé Kouakou est le président du Comité d’organisation.

    Le premier congrès du Rassemblement des Houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP), regroupant plusieurs partis politiques, a été organisé les 25 et 26 janvier 2019. Il s’est clôturé le 26 janvier 2019 au stade Félix Houphouët-Boigny avec le plébiscite de Alassane Ouattara comme président du parti.

    AP/Sf/APA

  • Les répercussions des surtaxes américaines en Afrique

    Les répercussions des surtaxes américaines en Afrique

    Les droits de douane élevés annoncés par le président américain Donald Trump ébranlent les liens commerciaux entre les Etats-Unis et les pays étrangers. Les pays africains ne font pas exception.

    En Afrique, les pays les plus touchés par les surtaxes américaines seront les exportateurs de pétrole brut, comme l’Angola, le Gabon, le Ghana ou le Nigeria.

    Mais aussi ceux qui exportent des produits textiles comme le Lésotho, Madagascar ou le Kenya.

    En Côte d’Ivoire, le secteur du cacao pourrait souffrir de ces mesures, ainsi que la vente de véhicules et de métaux précieux en provenance d’Afrique du Sud.

    C’est pourquoi ces surtaxes, qui entrent en vigueur aujourd’hui [09.04.25], suscitent des inquiétudes sur l’ensemble du continent. 

    Le textile du Lesotho

    Parmi les pays africains les plus durement touchés par les droits de douane, il y a le Lesotho. Grand exportateur de textile, ce petit royaume enclavé, entouré par l’Afrique du Sud, est désormais confronté à un prélèvement de 50 % sur ses exportations vers les États-Unis.

    Un taux élevé qui n’est pas basé sur « des faits tangibles sur le terrain« , selon le ministre du Commerce du Lesotho. Onze usines du pays approvisionnent le marché américain. Elles emploient plus de 12 000 personnes, ce qui représente environ 42 % de l’emploi total dans l’industrie textile du pays. Si ces droits de douane étaient maintenus au niveau annoncé, ils entraîneraient la fermeture de ces usines ainsi que la perte de milliers d’emplois.

    Des emplois menacés dans l’automobile en Afrique du Sud

    Autre pays durement touché : l’Afrique du Sud. Elle devra payer 30% de droits de douane, ce qui pourrait faire mal à certaines branches, comme l’explique l’analyste financier Daniel Silke :

    « Les droits de douane n’auront pas d’effet dramatique sur le PIB global du pays, mais ils auront un effet dramatique sur certaines industries qui sont les plus durement touchées. Comme le secteur agro-industriel et celui de l’exportation de véhicules.« 

    A l’heure actuelle, 10% des voitures produites en Afrique du Sud sont exportées vers les Etats-Unis, tandis que l’Association des producteurs d’agrumes en Afrique australe a indiqué que plus de 35.000 emplois étaient en péril.

    L’alternative chinoise ou panafricaine ?

    Les pays africains pourraient donc désormais se tourner vers d’autres partenaires, comme la Chine. « Le protectionnisme est l’arme des faibles et (…) le président Trump se rend compte que dans la compétition avec la Chine, les États-Unis sont devenus les plus faibles« , a notamment déclaré Kako Nubukpo.

    Ancien ministre au Togo, l’économiste estime que ces droits de douane surviennent dans un environnement politique déjà très difficile en Afrique et ailleurs : « les laissés-pour-compte de la mondialisation semblent de plus en plus nombreux et d’un point de vue politique, il y a une montée des régimes illibéraux« , rappelle-t-il.

    En réponse, il préconise que les pays africains promeuvent « leurs propres chaînes de valeur nationales et régionales » en guise de tampons, en quelque sorte, contre les surtaxes imposées à la douane par Donald Trump.

    Par ailleurs, l’accès privilégié au marché américain pour certains produits africains, prévu par l’Agoa, pourrait être remis en cause.

    Ali Farhat 

  • Présidentielle ivoirienne d’octobre 2025:  » les élections se dérouleront dans les délais constitutionnels », assure le parti au pouvoir

    Présidentielle ivoirienne d’octobre 2025:  » les élections se dérouleront dans les délais constitutionnels », assure le parti au pouvoir

    Le porte-parole du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix ( RHDP), Kobenan Kouassi Adjoumani Étienne, a assuré le mercredi 21 mai 2025 que les prochaines élections présidentielles ivoiriennes  » se dérouleront de manière apaisée dans les délais constitutionnels ».

    M. Adjoumani s’exprimait au cours d’une conférence de presse qui s’est tenue au siège de son parti à Cocody en présence de plusieurs cadres du parti présidentiel ivoirien dont le secrétaire exécutif Cissé Ibrahima Bacongo et les ministres Mamadou Touré, Amédé Kouakou et Mariatou Koné. 

    Cette rencontre a été l’occasion pour le RHDP de se prononcer sur l’actualité politique ivoirienne et de faire le point de l’organisation de son deuxième congrès prévu à Abidjan Les 21et 22 juin prochain. 

     » Le RHDP est un parti qui demeure concentré et focus sur ses objectifs pendant que nos adversaires sont plutôt préoccupés par d’autres débats qui n’ont rien à voir avec la préparation des élections… Je peux vous rassurer, les élections se dérouleront de manière apaisée, comme annoncé par le président de la République, dans les délais constitutionnels « , a promis le porte-parole du RHDP.

    Par ailleurs, M. Adjoumani a soutenu qu’il y a  » une ruée des militants de l’opposition vers le parti au pouvoir ivoirien. 

     » Il y a une ruée de militants du PDCI-RDA qui viennent vers nous. Mais on ne fait pas de tapage là-dessus « , a-t-il indiqué. 

    Selon le porte-parole du parti d’Alassane Ouattara,  » la Côte d’Ivoire aujourd’hui est un pays qui se porte bien et un pays qui compte « .

    Avant lui, le ministre Amédé Koffi Kouakou, le président du comité d’organisation du deuxième congrès du RHDP, a expliqué que ce congrès sera organisé sur deux jours ( 21 et 22 juin 2025) au parc des Expositions d’Abidjan et au stade Alassane Ouattara d’Ebimpé.

    Le 21 juin prochain, environ 7000 congressistes seront attendus au parc des Expositions d’Abidjan  » pour toiletter » les textes du RHDP et le lendemain 22 juin, un grand meeting est prévu au stade Alassane Ouattara d’Ebimpe où 70 mille personnes sont attendus. 

     » Nous allons désigner le président du Parti et notre candidat à la présidentielle. Le président Alassane Ouattara sera proposé comme notre candidat », a affirmé M. Kouakou soulignant que ce congrès sera précédé de pré-congrès éclatés qui débuteront le 24 mai prochain. 

    Dans un autre registre, le secrétaire exécutif du RHDP, Cissé Ibrahima Bacongo, a révélé que le report de la rencontre entre le RHDP et la coalition de l’opposition dénommée  » CAP-Côte d’Ivoire » est dû  » à des contraintes d’agenda « .

    L.Barro 

  • Coopération sécuritaire : Les États-Unis distinguent le Ministère de la Défense de Côte d’Ivoire

    Coopération sécuritaire : Les États-Unis distinguent le Ministère de la Défense de Côte d’Ivoire

    Dans le cadre du renforcement de la coopération sécuritaire internationale, le Gouvernement des États-Unis a salué l’engagement et le professionnalisme du Centre de Renseignement Opérationnel Anti-Terroriste (CROAT). Ce centre est placé sous l’autorité du Ministère d’État, Ministère de la Défense de Côte d’Ivoire.

    À travers un Certificat d’Appréciation et de Reconnaissance, décerné au Général Ousmane Yéo et à son équipe, les autorités américaines, par la voix du Directeur Général du FBI, ont tenu à magnifier l’excellence de la collaboration stratégique entre les deux pays dans la lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale.

    Cette distinction, remise officiellement par M. Junaid Munir, Chargé d’Affaires à l’ambassade des États-Unis en Côte d’Ivoire, consacre l’efficacité du CROAT dans l’anticipation du renseignement antiterroriste ainsi que dans la conduite d’enquêtes complexes, notamment sur des cas de sextorsion et d’autres formes de cybercriminalité. Les actions du centre ont permis, à plusieurs reprises, l’interpellation de cibles terroristes et de cybercriminels, dans une synergie opérationnelle exemplaire avec les services du Federal Bureau of Investigation (FBI).

    Cette reconnaissance illustre la solidité du partenariat sécuritaire ivoiro-américain et témoigne de l’engagement constant de la Côte d’Ivoire à œuvrer pour la paix, la sécurité régionale et la lutte contre toutes les menaces transnationales.

    Ce geste symbolique renforce la volonté des deux nations à poursuivre leur coopération dans la prévention et la répression des menaces globales, au bénéfice de la stabilité sous-régionale.

  • Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 21 mai 2025

    Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 21 mai 2025

    Le mercredi 21 mai 2025, un Conseil des Ministres s’est tenu de 11h 00 à 13h30, au Palais de la Présidence de la République à Abidjan, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Alassane OUATTARA, Président de la République, Chef de l’Etat.

    Les délibérations du Conseil ont porté sur les points suivants :

    A/-Mesures Générales,

    • Projet de loi
    • Projets de décrets

    B/-Mesures Individuelles

    C/-Communications

    D/-Divers

    A/– MESURES GENERALES

    PROJET DE LOI

    Au titre du Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme ;

    Le Conseil a adopté un projet de loi modifiant la loi n° 2017-727 du 09 novembre 2017 portant répression des infractions prévues par les actes uniformes du Traité relatif à l’Harmonisation du Droit des Affaires en Afrique.

    Depuis décembre 2022, de nouvelles dispositions ont été introduites dans la nomenclature des actes uniformes du Traité OHADA. Il s’agit notamment du nouvel Acte uniforme relatif au système comptable des entités à but non lucratif, adopté le 22 décembre 2022 à Niamey, et des réformes de l’Acte uniforme portant organisation des procédures simplifiées de recouvrement et des voies d’exécution révisé, le 17 octobre 2023 à Kinshasa. Ces actes, entrés respectivement en vigueur le 1er janvier 2024 et le 16 février 2024, annoncent de nouvelles incriminations ou reformulations d’incriminations existantes, en vue de renforcer la sécurité juridique dans le monde des affaires en Afrique et d’encourager les investissements.

    Conformément au traité OHADA, ce projet de loi introduit dans la législation nationale, ces nouvelles incriminations assorties des sanctions y afférentes.

    PROJETS DE DECRETS

    1. Au titre du Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité, en liaison avec le Ministère des Finances et du Budget ;

    Le Conseil a adopté un décret fixant les modalités d’application de la loi organique n°2020-942 du 25 novembre 2020 portant composition, attributions et fonctionnement de la Chambre Nationale des Rois et Chefs Traditionnels.

    La loi organique suscité prévoit divers organes, dont l’Assemblée des Rois et Chefs Traditionnels et le Directoire de la Chambre Nationale des Rois et Chefs Traditionnels, pour assurer le fonctionnement régulier de l’institution.

    Ce décret détermine la procédure de désignation et de nomination des membres des différents organes, précise les attributions et détermine les modalités de fonctionnement de ces organes, de façon à permettre à l’institution de remplir efficacement ses missions.

    1. Au titre du Ministère des Mines, du Pétrole et de l’Energie, en liaison avec le Ministère des Finances et du Budget ;

    Le Conseil a adopté un décret portant approbation de la Convention de concession, dénommé « Convention KATIOLA SOLAR POWER », pour la conception, le financement, la construction, la détention en pleine propriété, l’exploitation et la maintenance d’une centrale solaire de 50 MWC, dans la région du Hambol à Katiola, en Côte d’Ivoire.

    Cette convention a été signée avec la société JC Mont Fort, en décembre 2024, pour une durée de 25 ans. Le coût global du projet, comprenant les infrastructures associées, est évalué à 33 milliards de francs CFA, pour une production annuelle de 85.934 MWh.

    Ce décret approuve les termes de la convention et engage sa mise en œuvre, conformément à la législation en vigueur en matière d’énergie électrique.

    1. Au titre du Ministère des Affaires Etrangères, de l’Intégration Africaine et des Ivoiriens de l’Extérieur, en liaison avec le Ministère des Finances et du Budget et le Ministère de la Construction, du Logement et de l’Urbanisme ;

    Le Conseil a adopté un décret portant ratification de l’Accord de prêt n°2024044/PR CI 2025 02 00, d’un montant total de quarante milliards (40 000 000 000) de Francs CFA, conclu le 07 février 2025, entre la Banque Ouest-Africaine de Développement (BOAD) et la République de Côte d’Ivoire, en vue du financement partiel du projet de construction de 4300 logements sociaux et économiques en Côte d’Ivoire phase 2 de 1200 logements à Akoupé-Zeudji PK 24 (Abidjan).

    En complément des programmes de construction de logements sociaux et économiques en cours, ce projet vise à fournir davantage de logements à des coûts abordables aux populations vulnérables et à celles ayant de faibles revenus.

    1. Au titre du Ministère des Affaires Etrangères, de l’Intégration Africaine et des Ivoiriens de l’Extérieur, en liaison avec le Ministère d’Etat, Ministère de l’Agriculture, du Développement Rural et des Productions Vivrières, le Ministère de l’Economie, du Plan et du Développement et le Ministère des Finances et du Budget ;

    Le Conseil a adopté un décret portant ratification de l’Accord de financement, d’un montant total de soixante-neuf millions cinq cent trente mille (69 530 000) Euros, soit quarante-cinq milliards six cent huit millions six cent quatre-vingt-dix mille deux cent dix (45 608 690 210) Francs CFA, composé d’un prêt A (n°2000005244) d’un montant de 27 050 000 Euros et d’un prêt additionnel B (n°2000005243) d’un montant de 42 480 000 Euros, conclu le 13 février 2025, entre le Fonds International de Développement Agricole (FIDA) et la République de Côte d’Ivoire, pour le financement du Projet de Pôle Agro-Industriel dans le Nord-Est (2PAI-NE).

    En synergie avec les initiatives en cours, ce projet vise à transformer durablement les zones rurales, notamment les zones cibles du projet, avec une agriculture moderne, orientée vers le marché et offrant un accès équitable à des opportunités de revenus de nature à réduire significativement la pauvreté.

    Le projet prévoit plus spécifiquement le renforcement des systèmes de production agricole, la réalisation d’infrastructures de transformation et de mise en marché, ainsi que l’amélioration de l’environnement relatif à l’investissement privé.

    1. Au titre du Ministère des Affaires Etrangères, de l’Intégration Africaine et des Ivoiriens de l’Extérieur, en liaison avec le Ministère de l’Economie, du Plan et du Développement, le Ministère des Finances et du Budget et le Ministère des Transports ;

    Le Conseil a adopté un décret portant ratification de l’Accord de prêt, d’un montant total soixante-seize millions six cent mille (76 600 000 ) USD, soit environ quarante-sept milliards neuf cent treize millions trois cent mille (47 913 300 000) Francs CFA, réparti en un crédit de tranche A, d’un montant de 20 000 000 USD, et un crédit de tranche B, d’un montant de 56 600 000 USD, conclu le 18 mars 2025, entre la Banque Arabe de Développement Economique en Afrique (BADEA) et la République de Côte d’Ivoire, relatif au financement du projet d’appui à la Compagnie Aérienne Ivoirienne (ACI) pour l’acquisition d’avions.

    Le financement, objet de cet accord, permettra à Air Côte d’Ivoire de lancer des vols longs courriers, directs et réguliers, à partir d’Abidjan à destination des plus grandes villes américaines et européennes, telles que New York et Paris, et plusieurs autres destinations internationales.

    Le projet comprend plus précisément l’acquisition de deux (2) avions Airbus A330-900 Néo long courrier, d’une capacité de 242 sièges, pour soutenir la croissance de Air Côte d’Ivoire, réduire le coût du tarif aérien et améliorer la connectivité aérienne de notre pays.

    1. Au titre du Ministère de la Construction, du Logement et de l’Urbanisme, en liaison avec le Ministère des Finances et du Budget, et le Ministère de la Communication ;

    Le Conseil a adopté un décret portant déclaration d’utilité publique des parcelles formant les ilôts 27A, d’une contenance de 1673 m², et 27 B, d’une contenance de 1745 m², du lotissement dénommé « Riviera Palmeraie », sises au rond-point « place Alassane OUATTARA », dans la commune de Cocody, pour la construction d’infrastructures dédiées à la communication gouvernementale.

    Ce site a été identifié pour abriter un centre d’appel du Gouvernement dénommé « Allo 101 ». Ce projet d’intérêt public permettra au Gouvernement d’interagir avec les populations sur leurs diverses préoccupations, à travers le déploiement de technologies modernes de la télécommunication.

    En conséquence, les détenteurs de titres définitifs de propriété sur le site, ou leurs ayants droit percevront une indemnisation, conformément à la réglementation en vigueur.

    1. Au titre du Ministère des Transports, en liaison avec le Ministère des Finances et du Budget, et le Ministère du Patrimoine, du Portefeuille de l’Etat et des Entreprises Publiques ;

    Le Conseil a adopté un décret portant approbation de l’Avenant N°002/2024 à la Convention de Concession entre l’Etat de Côte d’Ivoire et la Société des Transports Abidjanais (SOTRA) pour l’exploitation du service public de transport collectif de personnes dans le Grand Abidjan et les villes de l’intérieur du pays.

    Cet avenant réaménage les modalités de la concession actuelle de la SOTRA dans la perspective de l’avènement de nouveaux modes de transport public, tels que la Ligne 1 du Métro d’Abidjan sur l’axe Anyama-Port-Bouët et les BRT, dont le BRT Est-Ouest sur l’axe Yopougon-Bingerville, qui sont en cours de réalisation.

    A cet effet, il lève l’exclusivité accordée à la SOTRA et ouvre le réseau public de transport concédé à l’exploitation de nouveaux opérateurs, en vue de répondre aux défis actuels de la mobilité dans le Grand Abidjan et dans les grandes villes de l’intérieur du pays.

    Ce décret approuve les termes de la modification de la convention de concession tels que prévus par l’avenant n°002/2024, et engage sa mise en œuvre, conforment à la législation en vigueur en matière de partenariat public-privé.

    B/– MESURES INDIVIDUELLES

    Au titre du Ministère des Affaires Etrangères, de l’Intégration Africaine et des Ivoiriens de l’Extérieur ;

    Le Conseil a adopté deux (02) décret portant nomination de deux (02) Ambassadeurs Extraordinaires et Plénipotentiaires de la République de Côte d’Ivoire, dans le cadre des accréditations multiples, à l’étranger.

    Ainsi sont nommés :

    • Monsieur CISSE Yacouba, Ambassadeur, 3e échelon, Matricule 361.307-P, actuellement Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République de Côte d’Ivoire près la République d’Autriche, en qualité d’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République de Côte d’Ivoire près la République Slovaque, avec résidence à Vienne, en Autriche ;
    • Madame Nogozene BAKAYOKO, Ambassadeur, 3e échelon, Matricule 303.643-N, actuellement Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République de Côte d’Ivoire près la République italienne, en qualité d’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République de Côte d’Ivoire près la République d’Albanie, avec résidence à Rome, en Italie.

    C/– COMMUNICATIONS

    1. Au titre du Ministère des Finances et du Budget ;

    Le Conseil a adopté une communication relative aux conclusions de la Revue Générale et Conjointe des projets du Contrat de Désendettement et de Développement (C2D).

    A l’issue des travaux de la revue générale, tenus du 07 au 11 avril 2025, les deux parties, française et ivoirienne, ont unanimement salué le niveau d’exécution des opérations de terrain et les résultats obtenus, après douze (12) années de mise en œuvre des projets C2D.

    Le C2D a permis, depuis le lancement des premiers projets en 2013, la réalisation de nombreux ouvrages et infrastructures modernes dans presque tous les secteurs. Ces réalisations ont nécessité la signature de 45 conventions d’affectation dont 14 pour le 1er C2D, 15 pour le 2e C2D et 16 pour le 3e C2D, pour un montant total de 1.741,7 milliards de francs CFA.

    Au 31 mars 2025, les décaissements cumulés s’élèvent à 1.506,4 milliards de francs CFA, soit 91% des remboursements effectués, correspondant à 1.654,2 milliards de francs CFA.

    La quasi-totalité des projets du 1er C2D et du 2e C2D sont prévus pour s’achever fin 2025. Aussi, d’importants ouvrages seront inaugurés, notamment le lycée Professionnel aux Métiers Agricoles de Botro, les Hôpitaux Généraux de Duékoué, de Guiglo et de Soubré, l’INFAS d’Aboisso et la Cour d’appel de Daloa.

    Relativement au 3e C2D, d’un montant de 751 milliards de francs CFA, seize (16) projets ont déjà fait l’objet de signature de conventions, pour 587,1 milliards de francs CFA. Les six (6) dernières conventions d’affectation du 3e C2D, d’un montant de 163,7 milliards de francs CFA, seront signées avant le 31 décembre 2025.

    Elles porteront notamment sur le projet d’Appui à la déconcentration et au renforcement des centres de santé primaires, le projet d’Appui au Développement de l’Enseignement des Sciences, de la Technologie, de la Recherche et de l’Innovation, et sur le projet d’Appui à la Production Agricole, Sécurité Alimentaire en région et en espaces Périurbains.

    1. Au titre du le Ministère des Finances et du Budget, en liaison avec et le Ministère de l’Economie, du Plan et du Développement;

    Le Conseil a adopté une communication relative à la présentation du Document de Programmation Budgétaire et Economique Pluriannuelle (DPBEP) 2026-2028.

    Le DPBEP 2026-2028 définit les orientations budgétaires et économiques, et fixe les objectifs d’équilibre budgétaire et financier pour les trois (03) années à venir. Ce document s’appuie sur une prévision de croissance réelle du Produit Intérieur Brut (PIB) de 6,3% en moyenne annuelle sur la période 2026-2028, prenant en compte la poursuite du dynamisme de l’activité économique, en dépit des tensions politiques et commerciales externes, ainsi que des effets négatifs du changement climatique.

    Il prévoit relativement à la politique budgétaire de l’Etat, sur la période 2026-2028, la poursuite des initiatives en cours pour l’amélioration de la capacité de mobilisation des recettes intérieures, la consolidation de la dynamique de rationalisation des dépenses publiques et de la maitrise de l’endettement public, le renforcement des dépenses d’investissement structurants et de lutte contre la pauvreté ainsi que des actions en faveur de la promotion du genre et de la résilience au changement climatique.

    Ainsi, sur la période 2026-2028, les ressources du budget de l’Etat seront dominées par les ressources intérieures, qui représenteraient en moyenne 61,2% de l’ensemble des ressources. Tandis que la structure des dépenses budgétaires sera encline à une prédominance des dépenses d’investissements, projetées à 42,5%, suivies des dépenses de personnel, 24,9%, et de la maîtrise des charges financières de la dette publique à 15,0%.

    De la sorte, le DPBEP 2026-2028 établit, pour le projet de budget de l’Etat pour l’année 2026, une hausse de 12,9% par rapport au budget 2025, soit 17.321,3 milliards de FCFA. Ce niveau devrait continuer de s’accroitre pour atteindre 18.599,4 milliards de FCFA en 2027 et 20.218,5 milliards de FCFA en 2028.

    Toutefois, il convient de relever que, les données économiques et budgétaires qui figurent dans le DPBEP 2026-2028 sont provisoires, et pourraient connaitre des réajustements en fonction des évolutions politiques et économiques internes et externes, qui interviendraient avant la finalisation du projet de budget 2026.

    1. Au titre du Ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, en liaison avec le Ministère de l’Economie, du Plan et du Développement, et le Ministère des Finances et du Budget ;

    Le Conseil a adopté une communication relative à la Politique Nationale sur l’Egalité, l’Equité et le Genre en Côte d’Ivoire, (PNEEG 2024-2030).

    La PNEEG initiée par le Gouvernement avec la participation de toutes les parties prenantes, vise deux (02) objectifs essentiels, à savoir : l’intégration effective du genre dans tous les secteurs de la vie publique et privée, et le changement des mentalités et des comportements des populations en faveur du respect des droits des femmes et des hommes, des filles et des garçons dans leurs spécificités.

    Elle s’articule autour de trois (03) axes majeurs, à savoir l’institutionnalisation du genre dans tous les domaines, la promotion d’un développement économique et financier inclusif, et la mise en place de mécanismes institutionnels de promotion de l’équité et de l’égalité de genre.

    Le dispositif national de la PNEEG, regroupant plusieurs structures transversales, sera conduit par un organe de pilotage dénommé Conseil National de promotion du Genre (CNG) dirigé par le Président de la République.

    La mise en œuvre du PNEEG est évaluée à 3,1 milliards de francs CFA.

    Pour la mobilisation et la programmation des décaissements des financements attendus des partenaires techniques et financiers, une conférence des bailleurs sera organisée incessamment, avec la collaboration de l’ONU Femmes Côte d’Ivoire, cooptée pour assurer la coordination des contributions.

    D- DIVERS

    Le prochain Conseil des Ministres se tiendra le mercredi 11 juin 2025, à Abidjan.

    Fait à Abidjan, le mercredi 21 mai 2025

    M. Amadou COULIBALY

    Ministre de la Communication, Porte-parole du Gouvernement

    porteparolat@communication.gouv.ci

  • Taxes américaines : la BAD craint une crise économique en Afrique

    Taxes américaines : la BAD craint une crise économique en Afrique

    Alors que les Etats-Unis durcissent leur politique commerciale, le président du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), Akinwumi Adesina, a mis en garde contre les graves conséquences économiques que ces décisions pourraient avoir sur l’Afrique.

    Dans une interview accordée à Christiane Amanpour sur CNN, le patron de l’institution financière panafricaine a souligné que « 47 des 54 pays africains seraient directement touchés » par la nouvelle politique douanière américaine, entraînant une « baisse potentielle des recettes d’exportation et des réserves de change ».

    M. Adesina a précisé que « lorsque ces devises s’affaibliront, deux choses se produiront : premièrement, la plupart de ces pays, dépendants des importations, seront confrontés à une inflation élevée ; deuxièmement, le coût du service d’une dette libellée en monnaie locale, mais contractée en devises étrangères, s’alourdira ».

    Au moins 22 pays africains, dont le Lesotho, Madagascar, Maurice, le Botswana, l’Angola, l’Algérie et l’Afrique du Sud, font face à des droits de douane accrus pouvant aller jusqu’à 50 % sur la quasi-totalité de leurs produits. Cette situation est aggravée par les réductions budgétaires dans les programmes de l’USAID, qui affectent déjà « l’accès aux fournitures médicales essentielles et aux services humanitaires » dans plusieurs pays.

    Malgré ces tensions, le président de la BAD a insisté sur l’importance d’éviter une confrontation commerciale avec Washington. « L’Afrique ne peut pas se permettre une guerre commerciale avec les États-Unis », a-t-il averti, rappelant que le continent représente seulement « 1,2 % du commerce mondial américain, soit environ 34 milliards de dollars, avec un excédent de 7,2 milliards ».

    Pour faire face à ces bouleversements, M. Adesina propose une réponse stratégique en trois volets : « des négociations commerciales flexibles et constructives avec les États-Unis ; une diversification des marchés d’exportation ; et l’accélération de la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) », estimée à 3 400 milliards de dollars.

    Il a rejeté l’idée d’un réalignement exclusif de l’Afrique vers la Chine, déclarant que « les États-Unis sont un allié clé de l’Afrique, tout comme la Chine. L’Afrique construit des ponts, elle ne s’isole pas ».
    Il a également rappelé la volonté du continent de tisser des « partenariats équilibrés, transparents et mutuellement bénéfiques » avec tous ses partenaires, y compris l’Union européenne et les États du Golfe.

    M. Adesina a dénoncé le paradigme de la dépendance à l’aide, affirmant que « l’époque de l’aide telle que nous l’avons connue est révolue », et plaidé pour « des investissements audacieux dans la mobilisation des ressources nationales, les infrastructures et l’industrialisation à valeur ajoutée ».

    Le Nigérian a souligné que la BAD avait déjà investi plus de 55 milliards de dollars dans les infrastructures et que ses initiatives phares, regroupées dans le programme « High 5 », avaient touché plus de 565 millions de personnes. Il a également mis en avant le projet « Mission 300 », une initiative conjointe avec la Banque mondiale pour connecter 300 millions de personnes à l’électricité d’ici 2030. « Sans électricité, que peut-on faire ? Il est impossible de s’industrialiser, de créer de la valeur ajoutée, d’être compétitif dans l’obscurité », a-t-il rappelé.

    Akinwumi Adesina achève, en septembre prochain, son second mandat à la tête de la Banque africaine de développement. Son successeur sera connu le 28 mai prochain lors d’une élection qui mettre aux prises cinq candidats : Amadou Hott du Sénégal, Samuel Maimbo de la Zambie, Sidi Ould Tah de la Mauritanie, Mahamat Abbas Tolli du Tchad et Bajabulile Swazi Tshabalala de l’Afrique du Sud.

    ODL/ac/Sf/APA

  • ATTÉCOUBÉ, 12 MORTS ET PLUSIEURS BLESSÉS DANS UN ÉBOULEMENT

    ATTÉCOUBÉ, 12 MORTS ET PLUSIEURS BLESSÉS DANS UN ÉBOULEMENT

    Dans la nuit du 20 au 21 mai 2025, un éboulement provoqué par la pluie a causé la mort de douze personnes et fait plusieurs blessés.

    Au moins douze personnes sont mortes dans un éboulement provoqué par la forte pluie survenue dans la nuit du 20 au 21 mai 2025 selon les Sapeurs Pompiers Militaires (GSPM). Le drame a eu lieu dans la commune d’Attécoubé, précisément au quartier Mossikro.

    “C’est avec une énorme tristesse que nous avons appris en milieu de matinée, les premiers dégâts causés par la pluie de la nuit dernière à Abidjan. Un éboulement de terre sur 03 maisons à Mossikro banco nord Nematoulaye, provoquant plusieurs victimes“, a révélé à la ministre de la Solidarité, Myss Belmonde Dogo.

    Poursuivant, la ministre a affirmé que les victimes ont été évacuées au CHU de Yopougon.

    Les recherches se poursuivent pour retrouver d’éventuelles victimes.

    Le ministre Gouverneur Cissé Bacongo est attendu sur le lieu du sinistre, annonce des mesures urgentes pour éviter qu’un tel drame se reproduise à l’avenir.

    Serge-Alain Koffi

  • Côte d’Ivoire . Antonio da Costa, lauréat du Prix Felix Houphouët-Boigny pour la Recherche de la Paix 2024

    Côte d’Ivoire . Antonio da Costa, lauréat du Prix Felix Houphouët-Boigny pour la Recherche de la Paix 2024

    Antonio Luis Santos da Costa, Président du Conseil européen et ancien Premier ministre du Portugal a été désigné lauréat du Prix Felix Houphouët-Boigny pour la Recherche de la Paix 2024. La remise du prix aura lieu au cours d’une cérémonie dédiée, le 22 mai 2025 à Abidjan.

    Le prix qui porte le nom du premier Président de la République de Côte d’Ivoire, « récompense des personnalités, institutions ou organisations ayant apporté une contribution significative à la promotion, à la recherche et au maintien de la paix », selon une publication de l’Organisation des Nations unies pour l’Éducation la Science et la Culture (UNESCO). Il a été créé en 1989 par une résolution parrainée par 120 pays et adoptée par la 25e session de la Conférence générale de l’UNESCO. L’actuel Président ivoirien Alassane Ouattara en a été désigné protecteur en octobre 2024.

    Ce prix sera décerné à Antonio pour son « engagement en faveur du multilatéralisme, du dialogue et du développement durable », indique l’organisation. A cette même cérémonie, un prix spécial sera attribué à la Fondation Azucar présidée par Sonia Viveros, pour son action en faveur des afro-descendants en Amérique latine et son engagement pour une société plus inclusive et équitable.

    Avant Antonio, l’ancienne Chancelière allemande Angela Merkel a été lauréate de ce Prix en 2023. Bien d’autres personnalités ont également reçu le prix depuis son institution. Il s’agit notamment de Nelson Mandela, ancien Président sud africain et leader du Congrès national africain, Frédérik De Klerk, également de l’Afrique du Sud qui ont été les premiers à recevoir le prix en 1991. Yasser Arafat, Président de l’Autorité Palestinienne, Yitzha Rabin et Shimon Peres tous les deux, anciens Premiers ministres israéliens sont les lauréats de 1993. Jimmy Carter ancien Président des États-Unis d’Amérique a remporté le prix de 1994.

    Plusieurs personnalités dont Audrey Azoulay, directrice de l’UNESCO, seront présentes à la cérémonie de remise du prix au lauréat 2024.

    Diomandé Karamoko

  • Au Burkina, Sonko pour la réconciliation entre la Cédéao et l’AES

    Au Burkina, Sonko pour la réconciliation entre la Cédéao et l’AES

    En visite officielle de 48 heures au Burkina Faso, le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a plaidé lundi 19 mai pour une approche inclusive face à la crise entre la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) et les pays de la Confédération des États du Sahel (AES), tout en dénonçant les erreurs de l’organisation régionale.

    FK/CRK/SMT

  • Côte d’Ivoire : l’américain Yaatra s’engage sur le projet d’une raffinerie de pétrole de plus de 3000 milliards FCFA (5,1 milliards $)

    Côte d’Ivoire : l’américain Yaatra s’engage sur le projet d’une raffinerie de pétrole de plus de 3000 milliards FCFA (5,1 milliards $)

    Abidjan, qui dispose déjà d’une raffinerie d’une capacité de 100 000 barils par jour, œuvre à renforcer sa position d’exportateur de produits pétroliers raffinés vers les autres pays d’Afrique de l’Ouest.

    La Côte d’Ivoire a signé, le mercredi 14 mai, un mémorandum d’entente avec l’entreprise américaine Yaatra Ventures pour la construction d’une deuxième raffinerie de pétrole dans le cadre d’un partenariat avec la Société ivoirienne de raffinerie (SIR). L’investissement est estimé à plus de 3000 milliards FCFA (5,1 milliards de dollars).

    « Aujourd’hui, nous avons besoin de doubler de capacités de raffinage et les deux sociétés devraient travailler pour mobiliser des ressources pour la construction d’une deuxième raffinerie », a déclaré le ministre ivoirien des Mines, du Pétrole et de l’Energie, Mamadou Sangafowa Coulibaly, lors de la signature de l’accord en marge d’un sommet des entreprises de la Chambre de commerce américaine à Abidjan.

    Le mémorandum d’entente signé avec Yaatra Ventures, une société d’investissement spécialisée dans les infrastructures et les projets énergétiques, intervient quelques semaines après une visite effectuée par une délégation de responsables ivoiriens conduite par le ministre des Mines aux Etats-Unis.

    Le directeur du développement et de la transition énergétique à la SIR, Raphael Souanga, avait révélé en avril dernier que l’entreprise publique prévoit de construire une nouvelle raffinerie d’une capacité de 170 000 b/j.

    La Côte d’Ivoire dispose déjà d’une raffinerie d’une capacité de 100 000 b/j, qui est considérée comme l’une des usines les plus efficaces d’Afrique subsaharienne.

    Il faut par ailleurs noter que la Côte d’Ivoire a signé deux autres protocoles d’accord avec des entreprises américaines, en marge du sommet des entreprises de la Chambre de commerce américaine à Abidjan. L’un porte sur l’exploitation de deux blocs pétroliers de la Société nationale d’opérations pétrolières de Côte d’Ivoire (Petroci), en partenariat avec l’entreprise américaine Valco Energy Systems. Le second est un mémorandum d’entente signé avec Sun Africa, une société américaine spécialisée dans l’énergie solaire qui « aidera la Côte d’Ivoire à mobiliser 700 milliards FCFA, destinés au développement des énergies renouvelables ainsi qu’à l’optimisation du réseau électrique national », indique-t-on.

    Walid Kéfi