Même en retrait de la scène politique active, je ne peux rester silencieux face aux dérives financières persistantes du régime actuel.
Peut-être faudrait-il rappeler à ceux qui nous gouvernent qu’ils n’ont jamais su accroître durablement la part des recettes fiscales dans le PIB. Et pourtant, en dollars courants, ils ont bénéficié de beaucoup, beaucoup, beaucoup plus d’aides au développement que tous les gouvernements qui les ont précédés.
Ce ne sont donc pas leurs efforts propres, ni une quelconque réforme structurelle rigoureuse, qui expliquent les réalisations qu’ils affichent fièrement. Ce sont les dettes massives, et les artifices comptables d’une cavalerie financière effrénée, qui soutiennent leur politique de dépenses.
Incapables de réconcilier un pays qu’ils ont contribué à fracturer, ils sont surtout incapables de mobiliser l’épargne nationale pour financer leurs ambitions. Alors ils s’endettent à l’extérieur, souvent à des taux élevés, dans une frénésie qui ne tient pas compte des conséquences.
Le résultat est sans appel : une facture colossale que devront payer demain, non pas ceux qui prennent aujourd’hui les décisions, mais les générations futures, que l’on prive ainsi d’une souveraineté budgétaire et économique.
Le chef de l’Etat Français a tenu à réagir, depuis le Vietnam, à la « gifle » qu’aurait infligée la première dame à son époux dans l’Airbus présidentiel, après que ses équipes ont dénoncé un « fake ».
Emmanuel Macron prononce une déclaration à la presse, avant un dîner d’Etat, à Hanoï, le 26 mai 2025.
Il est un peu plus de 18 heures à Hanoï, lundi 26 mai, soit 11 heures à Paris. Emmanuel Macron, arrivé la veille au Vietnam, première étape d’une tournée en Asie du Sud-Est qui le mènera, un peu plus tard, en Indonésie puis à Singapour, s’apprête à rejoindre son homologue vietnamien, Luong Cong, pour un dîner d’Etat.
Le président de la République, l’air satisfait, pense avoir « semé », dit-il, des graines de prospérité dans le pays asiatique pour faire fructifier les relations commerciales entre la France et le Vietnam, avide de trouver des alternatives aux partenaires américain et chinois. Quelques contrats (pour 9 milliards d’euros, notamment pour l’achat de 20 Airbus) et beaucoup de promesses (la coopération sur le nucléaire civil ou la construction d’infrastructures) nourrissent les espoirs de la France et des hommes d’affaires qui ont pris part au voyage.
Mais avant de s’engouffrer dans sa berline pour se rendre aux agapes présidentielles, Emmanuel Macron convoque les journalistes pour régler leur compte aux « fadas », aux « mabouls » et à tous ceux, dit-il, qui « ont le caramel qui leur monte à la tête ». Depuis plusieurs heures, médias et réseaux sociaux s’interrogent sur la « gifle » qu’aurait infligée la première dame à son époux dans l’Airbus présidentiel, juste avant de débarquer sur le sol vietnamien. La scène, filmée par l’agence Associated Press à l’ouverture de la porte de l’avion, montre Brigitte Macron repoussant son mari en posant ses mains sur son visage. Le chef de l’Etat recule. Puis tente, en vain, de prendre la main de son épouse lors de la descente de l’Airbus.
« Je laisse une institution forte, innovante et intégrée », a déclaré le président sortant de la BAD, Akinwumi Adesina
« Je laisse une institution forte, innovante et intégrée », a déclaré le président sortant de la BAD, Akinwumi Adesina
Les 60es assemblées annuelles du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) se sont ouvertes lundi à Abidjan, en Côte d’Ivoire, sous le thème : « Tirer le meilleur parti du capital de l’Afrique pour favoriser son développement ».
À la veille de la cérémonie officielle d’ouverture prévue mardi, le président sortant de la BAD, Dr Akinwumi Adesina, a animé ce lundi un petit-déjeuner de presse, marquant le coup d’envoi de ces assises prévues du 26 au 30 mai 2025.
« Je passe le flambeau avec confiance. Je laisse une institution forte, innovante, intégrée, préparant l’Afrique à être leader en sécurité alimentaire, énergie, numérique et climat », a déclaré Dr Adesina devant la presse.
Élu en 2015 et reconduit en 2020, Adesina a rappelé les principales avancées enregistrées sous sa présidence.
Selon lui, le capital de la BAD est passé de 93 à 318 milliards de dollars en dix ans, soit une hausse de 242 %. Le Fonds africain de développement, bras concessionnel du Groupe, a connu sa reconstitution la plus importante avec 8,9 milliards de dollars levés lors de son 16e cycle.
Il a également mis en avant les innovations financières de la Banque, saluées comme inédites dans le paysage des institutions multilatérales, telles que les titrisations synthétiques ou encore les instruments hybrides de capital.
S’adressant aux médias, Adesina a lancé un appel à « ne pas se limiter au rôle de simples observateurs, mais à devenir des amplificateurs de la voix de l’Afrique », soulignant l’importance de « façonner le récit africain » dans un monde en mutation.
Plus de 5000 participants sont attendus à Abidjan, dont des chefs d’État et de gouvernement, des ministres des Finances, des gouverneurs de banques centrales ainsi que des représentants du secteur privé.
L’élection du nouveau président du Groupe de la BAD est prévue pour le jeudi 29 mai, avec cinq candidats en lice.
L’orphelinat National des Filles, situé dans la ville côtière historique de Grand-Bassam, est aussi un foyer d’espoir et d’éducation grâce au soutien au développement humain fourni par l’Agence Turque de Coopération et de Coordination (TIKA).
L’Orphelinat National des Filles, situé dans la ville côtière historique de Grand-Bassam en Côte d’Ivoire, est non seulement un orphelinat mais aussi un foyer d’espoir et d’éducation grâce au soutien au développement humain fourni par l’Agence Turque de Coopération et de Coordination (TIKA).
Grâce aux contributions multidimensionnelles de la TIKA, l’orphelinat, dont l’infrastructure a été renforcée, offre un nouvel avenir à des dizaines de filles orphelines ou placées sous protection pour des raisons sociales.
Les aides de la TIKA, allant de l’infrastructure de base à l’éducation, de la santé à la petite enfance, ont renforcé la structure de l’établissement et amélioré la qualité des services offerts aux enfants.
– Un soutien polyvalent et durable
Le directeur de l’Orphelinat National des Filles de Grand-Bassam, Marcel Legris, et l’une des éducatrices, Kamara Isha Ishata, ont passé en revue pour le correspondant d’Anadolu les aides apportées par la TIKA à l’orphelinat et les activités de l’établissement.
« Nous avons actuellement 74 élèves. Leur niveau scolaire va de l’école primaire à l’université. Nos enfants restent ici pendant toute l’année scolaire. Ce n’est que pour des fêtes spéciales comme Pâques ou Noël qu’ils rejoignent soit l’organisme qui les a orientées vers nous, soit leur famille d’origine. Tous les enfants demeurent ici, y compris durant les week-ends. Notre personnel travaille sur la base d’un système de 24 heures, il n’y a aucune interruption dans les services de soins », a déclaré Legris.
Soulignant que les contributions de la TIKA ont donné une grande impulsion à l’établissement, Legris a poursuivi :
« La première contribution de la TIKA a été de résoudre le problème de l’eau, l’un de nos plus grands besoins. Ils ont construit un château d’eau. Nous avons ensuite reçu un générateur pour pallier aux fréquentes coupures d’électricité. Ils ont également apporté un soutien très important dans le domaine de l’éducation, notre bibliothèque a été équipée, et nous avons reçu 10 ordinateurs modernes. »
Legris a indiqué qu’une salle de soins spéciale a été aménagée pour les jeunes enfants et qu’un environnement adapté a été créé pour les enfants ayant de légers handicaps, ajoutant :
« Les tables ont été conçues pour être adaptées à leur usage, des aires de jeux en plein air ont été créées. En outre, notre infirmerie a été entièrement rénovée. Les lits, les tables, les armoires à médicaments et tout le reste ont été rendus possibles grâce aux contributions de la TIKA. »
– La Türkiye ne nous a jamais laissés seuls
« Son Excellence l’Ambassadrice de la République de Türkiye (Deniz Erdogan Barim) a visité notre établissement à plusieurs reprises. Son équipe vient régulièrement ici. Le 29 février 2016, la Première Dame de Türkiye, Emine Erdogan, ainsi que le Président de la Grande Assemblée Nationale de Türkiye (Numan Kurtulmus) nous ont également rendu visite. Comme vous pouvez le voir, cette coopération repose sur des bases anciennes. La Türkiye ne nous a jamais laissés seuls. Nous adressons une fois de plus nos plus profonds remerciements à la République sœur de Türkiye et à Son Excellence l’Ambassadrice », a-t-il dit en soulignant que la coopération avec la Türkiye remonte à de nombreuses années.
– Un environnement construit avec amour
La formatrice spécialisée Kamara Isha Ishata a rappelé qu’un processus éducatif non seulement académique mais aussi psychologique et émotionnel est mis en œuvre à l’orphelinat, expliquant : « Nos enfants arrivent ici souvent après avoir perdu père et mère, ou souffrant de conditions socialement fragiles. Nous les accueillons, nous observons leurs comportements pour essayer de comprendre leurs traumatismes passés. »
Indiquant qu’ils se concentrent d’abord sur la confiance, puis sur l’amour envers les enfants, Ishata a déclaré : « Cet environnement de confiance permet aux enfants de créer des liens avec les éducateurs et de ressentir une ambiance familiale. Nous représentons pour eux la présence d’un père ou d’une mère. Nous leur offrons non seulement une éducation scolaire, mais aussi une éducation familiale et des compétences de vie. Notre objectif est qu’ils deviennent des individus capables de se débrouiller seuls lorsqu’ils quitteront l’établissement. »
La signature du Protocole d’Accord relatif au Projet de rénovation du quartier Yobou Lambert (ex-Biafra) a eu lieu, le jeudi 15 mai 2025, à l’hôtel Sofitel Ivoire à Cocody. A cette occasion, le ministre de la Construction, du logement et de l’Urbanisme, Bruno Nabagné Koné, a fait observer que « l’habitat précaire n’est pas une fatalité ». Il a dit sa foi en cette alliance entre l’État, les collectivités, les habitants et les acteurs privés pour faciliter la transformation durable des villes. Avant de présenter cette cérémonie comme un acte politique, porté par la volonté du Gouvernement, sous l’impulsion du Président de la République, Alassane Ouattara, de mettre l’humain au cœur de l’action publique et de mettre en œuvre des mesures concrètes pour améliorer les conditions de vie des populations vulnérables.
Ce projet de rénovation baptisé « la Perle d’Éburnie » est selon lui, un modèle de renouvellement urbain maîtrisé, un catalyseur de cohésion sociale mais aussi un levier pour restructurer le cœur de la ville d’Abidjan et améliorer le cadre de vie des populations. Il a salué l’engagement remarquable de la société DELFE, qui a su traduire cette ambition en un projet cohérent et ambitieux.
Ce projet s’inscrit dans un programme national plus vaste de rénovation urbaine impulsé par le MCLU. Il repose sur trois piliers fondamentaux. Notamment l’élaboration d’une stratégie nationale de rénovation, fondée sur des partenariats publics-privés solides et transparents ; la résorption planifiée et progressive des quartiers précaires, en mobilisant des mécanismes de financement adaptés aux réalités locales ; la revalorisation du foncier urbain, en particulier autour des grandes infrastructures de transport, pour impulser une transformation qualitative et durable des noyaux urbains existants.
Avant lui, le Directeur général de Delfe, Danny El Feghaly a présenté ce projet ambitieux qui s’étendra sur une quinzaine d’années et se déploiera en trois grandes phases. Il a lancé un appel pour l’implication des urbanistes et architectes locaux dans le cadre de la réalisation de ce projet.
Le président du syndicat des copropriétaires du quartier Yobou Lambert, Mensah Edouard s’est réjoui de cette signature de convention et émis leur souhait de voir le projet se réaliser rapidement. Le maire de Treichville, Albert François Amichia, a relevé la nécessité d’un quartier résidentiel pour sa commune après avoir fait la genèse de ce projet qui bénéficie de l’ appui du chef de l’Etat et du gouvernement.
La représentante du ministre-gouverneur du District autonome d’Abidjan a plaidé pour le respect des engagements pris par les parties prenantes.
Jean-Louis Billon, un cadre du PDCI (opposition) prône la tenue d’une nouvelle convention, réitérant qu’il est plus que déterminé à aller à la conquête du pouvoir dans un contexte où le parti a déjà désigné Tidjane Thiam, ex-CEO de Crédit Suisse comme son candidat pour la présidentielle d’octobre 2025.
« Le PDCI doit urgemment convoquer une nouvelle convention démocratique et inclusive pour choisir un candidat légitime, éligible et porteur d’un véritable projet », a lancé Jean-Louis Billon, un cadre du parti qui s’est déjà déclaré candidat à la présidentielle ivoirienne d’octobre 2025.
« Aujourd’hui, le PDCI n’a pas de candidat, j’appelle au débat démocratique au niveau du parti. Si je suis entendu, tant mieux, si je ne suis pas entendu, j’avance et je ramènerai cette victoire au PDCI », a déclaré Jean-Louis Billon, lors d’une conférence de presse.
Il a confié qu’il est « déterminé (et est) soutenu par un ensemble de mouvements et de partis politiques. Je n’ai pas besoin d’aller en candidat indépendant. Il y a une myriade de mouvements et de partis qui me soutiennent ».
Jean-Louis Billon, dont le père est d’origine française, a fait savoir qu’en Côte d’Ivoire, quand vous êtes majeur et vous allez acquérir une autre nationalité, vous perdez la nationalité ivoirienne, mais « dès lors que vous avez une nationalité subie, vous n’êtes pas concernés ».
Il a fait observer que dans son cas, il a subi la nationalité française à laquelle il a renoncé. Cependant, le président du PDCI, Tidjane Thiam, qui a acquis la nationalité française avant d’y renoncer, a été retiré de la liste électorale parce qu’il n’était plus Ivoirien lors de son inscription en 2022.
Selon l’article 48 du Code de la nationalité ivoirienne, datant du 14 décembre 1961, « perd la nationalité ivoirienne, l’Ivoirien majeur qui acquiert volontairement une nationalité étrangère, ou qui déclare reconnaître une telle nationalité ». Or, pour être candidat à la présidentielle, il faut être exclusivement ivoirien.
La justice a ordonné en avril 2025 la radiation sur la liste électorale de Tidjane Thiam, car il avait perdu la nationalité ivoirienne au moment de son inscription en 2022. Le 22 mai 2025, le tribunal a annulé le 8e congrès du PDCI, tenu en décembre 2023, qui l’a porté à la présidence du parti.
Un 9e congrès du PDCI qui a porté Tidjane Thiam à la présidence du PDCI, lui a permis d’être mieux élu. Pour Jean-Louis Billon, « à cinq mois de l’élection, le PCI n’a pas de candidat pour la résidentielle (du 25 octobre 2025), c’est une réalité. »
« Nous sommes à un tournant décisif et 2025 est une chance à ne pas manquer. Dans moins d’un mois, la liste électorale sera close et la collecte des parrainages va débuter. Pendant que nos adversaires avancent, le PDCI demeure empêtré dans des querelles internes », a-t-il dit.
Pour lui, « il y a des moments où l’intérêt du parti et du pays doivent primer sur des loyautés personnelles. La présidentielle de 2025 peut redonner au PDCI sa place dans la gouvernance (de la Côte d’Ivoire) ou signer sa fin politique ».
« Nous devons nous réorganiser, désigner le meilleur d’entre nous et partir en ordre de bataille pour reconquérir le pouvoir et honorer la mémoire de Félix Houphouët-Boigny et d’Henri Konan Bédié. Le Pdci ne peut se permettre de rater l’échéance de 2025, ce serait une abdication totale », a-t-il affirmé.
Au regard des décisions judiciaires, Jean-Louis Billon, ex-ministre ivoirien du Commerce et actuel député de Dabakala (Nord ivoirien), a martelé que « c’est la faute aux anciens qui ont fauté », ajoutant que « nos propres textes ont été piétinés ».
(MINISTERE DES FINANCES ET DU BUDGET DE COTE D’IVOIRE) – L’édition d’avril 2025 des « Perspectives économiques régionales-Afrique subsaharienne » du FMI a été présentée ce jeudi 22 mai à Abidjan-Plateau.
Le ministre des Finances et du Budget, Adama Coulibaly, a prononcé l’allocution d’ouverture de la présentation du rapport sur ces perspectives économiques en Afrique subsaharienne, en présence notamment d’Amadou Sy et Aminata Touré, respectivement Directeur adjoint au Département Afrique du FMI et représentante résidente de l’institution financière internationale en Côte d’Ivoire. Était également présente à la cérémonie, la représentante résidente du PNUD en Côte d’Ivoire, Blerta Cela.
Intitulé « Une reprise interrompue », ledit rapport fait, entre autres, le constat positif de déséquilibres qui se résorbent et d’une amélioration de l’accès aux marchés pour les 45 pays de l’espace régional. Il relève cependant des défis relatifs à des vulnérabilités qui subsistent, à un environnement mondial en mutation rapide avec des incertitudes considérables et à une probable persistance de la pénurie de financement. Face à ces défis, il dégage des priorités pour l’action publique qui portent notamment sur des ajustements prudents, bien dosés mais continus, ainsi que sur des réformes structurelles cohérentes pour stimuler la croissance, soutenir la diversification, créer des emplois et renforcer la résilience.
Dans le détail, il est ressorti dans cette mise à jour des perspectives économiques en Afrique subsaharienne, qu’après quatre (4) années de Covid-19 suivies de la crise en Ukraine, la reprise économique est menacée par de nouveaux chocs externes tels que les tensions commerciales entre les grandes puissances et un resserrement des conditions financières mondiales, ainsi que des facteurs d’incertitude en rapport avec l’instabilité politique et les risques sécuritaires liés au terrorisme.
Mais le FMI, par la voix de ses deux responsables, n’a exprimé aucune inquiétude pour la Côte d’Ivoire face à ces tensions commerciales, en rappelant que le pays a su résister aux précédents chocs externes grâce à ses politiques macro-économiques ciblées et ses réformes structurelles. « La Côte d’Ivoire est un excellent élève d’un pays qui a su résister après avoir été durement touché par des multiples chocs (…). Les autorités ont mis en œuvre des politiques macro-économiques ciblées et des réformes structurelles pour venir à bout des déséquilibres macro-économiques. Nous ne pouvons que nous réjouir des résultats de la Côte d’Ivoire », a salué la représentante résidente Aminata Touré. Quand, pour sa part, Amadou Sy, Directeur adjoint du Département Afrique du FMI, s’est dit agréablement surpris de la politique économique de la Côte d’Ivoire pour maîtriser son endettement.
Le secret d’une économie plus résiliente : un Président qui anticipe
Dans son allocution d’ouverture, le ministre des Finances et du Budget, Adama Coulibaly, avait donné le ton en assurant que le pays continuera de s’inscrire dans la dynamique de ses prouesses économiques. « S’agissant de la Côte d’Ivoire, l’économie continue de faire preuve d’une résilience remarquable. Cela est notable avec la pertinence des choix des politiques économiques du gouvernement », a-t-il indiqué, tout en soulignant la nécessité de poursuivre les réformes structurelles, diversifier l’économie, les partenaires commerciaux et les investissements dans les infrastructures et le capital humain pour soutenir une croissance économique durable et inclusive.
Après la cérémonie d’ouverture, le ministre Adama Coulibaly a coanimé un panel avec les deux responsables du FMI et la représentante résidente du PNUD. Il a saisi cette occasion pour expliquer qu’il faut se donner les moyens d’avoir une croissance forte en vue d’une économie robuste. Ainsi, a-t-il fait savoir, la Côte d’Ivoire se soumet à des notations financières régulières depuis une dizaine d’année. Ce qui, selon lui, a permis à ce pays d’aller sur le marché des capitaux pour bénéficier des meilleurs taux possibles, avant les actuelles tensions commerciales entre les grandes puissances. « Cela est dû au génie de notre Président de la République qui a une capacité d’anticipation. C’est lui qui nous a demandé d’aller sur le marché des capitaux. (…) Ce qui veut dire que nous avons à la tête de notre pays un bon gestionnaire », a-t-il dit.
Le ministre des Finances et du Budget a ajouté que le pays est sous programme avec le FMI pour la mobilisation des ressources domestiques, tout en ayant mis en place une politique de gestion et de viabilité de sa dette. L’un des buts visés demeure le classement de la Côte d’Ivoire au rang des Pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure.
« La croissance et la résilience de la Côte d’Ivoire ne relèvent pas du hasard. Elles sont le fruit de choix politiques économiques courageuses. (…) La Côte d’Ivoire possède des atouts immenses », a renchéri la représentante résidente du PNUD, Blerta Cela.
Les préparatifs du deuxième congrès ordinaire du RHDP vont bon train. Le parti au pouvoir qui voit grand veut faire du rendez-vous des 21 et 22 juin, une démonstration de force. C’est en tout cas ce que Cissé Bacongo, secrétaire exécutif, Amédé Kouakou, président du comité d’organisation, et Mariatou Koné, présidente du comité scientifique, ont fait savoir hier à la rue Lepic. « Le dernier jour sera une démonstration de force. Le RHDP va montrer qu’il est le premier parti du pays, non seulement sur le papier mais aussi sur le terrain », a annoncé Cissé Bacongo. Qui a rappelé que le premier jour du congrès sera marqué par la réflexion, les débats, les échanges politiques, les résolutions et missions. Il a fait savoir que le président du parti a proposé l’ancien Premier ministre Patrick Achi comme président du congrès.
Amedé Kouakou a annoncé que son équipe est déjà à l’œuvre. Et que du travail est en train d’être fait pour mettre en place les différentes commissions et nommer leurs présidents. Il sera secondé dans sa tâche par le ministre Moussa Sanogo et Hien Sié, directeur général du Port autonome d’Abidjan. « Au moins 70000 personnes seront mobilisées au stade Ebimpé pour démontrer que le RHDP est le plus grand parti de Côte d’Ivoire. Ce sera aussi l’occasion d’élire le nouveau président du parti. Nous allons proposer qu’Alassane Ouattara soit candidat du RHDP pour la présidentielle. Avant, chacun des 47 régions politiques organisera un précongrès étant entendu que tout le monde ne peut venir à Abidjan », a-t-il expliqué.
Pour Mariatou Koné, il s’agira d’un rendez-vous historique. « C’est un congrès qui se veut historique et qui doit nous permettre d’afficher notre leadership et saluer les efforts du Président de la République qui a fait de la Côte d’Ivoire un pays où il fait bon vivre grâce à son second miracle économique », a-t-elle expliqué. Son équipe, déjà au travail, sera chargée de mettre à disposition les documents de travail des congressistes, d’entériner les propositions de la base, d’arrêter le thème du congrès.
Le vice-président de la Chambre nationale des promoteurs et constructeurs agréés de Côte d’Ivoire (CNPC-CI), M. Yamoussa Coulibaly, explique le boom des promotions immobilières à Abidjan et éclaire sur les enjeux du marché, dans un entretien à la presse locale.
Yamoussa Coulibaly, vice-président de la CNPC-CI et PDG de Challenge Immobilier International (CHIM INTER), a indiqué les raisons de l’essor du secteur immobilier à Abidjan, citant notamment la croissance démographique et l’urbanisation accélérée.
Invité du Journal télévisé de 19H30 de la RTI2, ce vendredi 23 mai 2025, il a présenté la situation actuelle dans un échange autour du thème « Boom des promotions immobilières : Entre espoir d’accès aux logements et réalités du marché ».
Selon Yamoussa Coulibaly, la population abidjanaise est passée de 4,3 millions d’habitants de 2014 à plus de 5,6 millions en 2021, avec 1,26 million de ménages en quête de logements. Par conséquent, « il faut plus de logements. Sinon, l’inadéquation entre l’offre et la demande rend l’accès au logement difficile ».
Il a admis que l’offre privée reste difficile d’accès pour la classe moyenne, en raison des prix élevés et des mécanismes de vente directe privilégiés par certains promoteurs, soulignant que « beaucoup de projets ciblent la classe aisée pour garantir un retour sur investissement ».
En outre, la spéculation foncière et les taux d’intérêt bancaire élevés justifient ce phénomène. Il a insisté sur « les 3F », le Foncier, le financement et la fiscalité, des éléments clés influençant le coût des logements.
« Le marché est dynamique, mais souvent inadapté aux besoins réels des demandeurs », a-t-il regretté. Pour rassurer les futurs propriétaires, il a recommandé le recours à des promoteurs agréés par la CNPC-CI, ainsi que le dépôt séquestre ou le paiement échelonné selon l’avancement des travaux et l’accompagnement par un notaire pour sécuriser les transactions.
Sur la qualité des constructions, M. Coulibaly a salué les efforts du ministère de la Construction, du Logement et de l’Urbanisme, pour lutter contre les promoteurs peu scrupuleux, à travers « des contrôles techniques (qui) ont permis de suspendre ou de démolir des projets non conformes ».
Evoquant les efforts du gouvernement, Yamoussa Coulibaly a cité, entre autres, le programme de 60 000 logements par an lancé en 2013, étendu à 150 000 logements/an en 2015, les récentes remises de clés à Grand-Bassam, Attécoubé et Bingerville ainsi que le programme d’urgence des 25 000 logements sociaux lancé en juillet 2024.
Il a rappelé les réformes prometteuses, comme la loi sur le bail à usage d’habitation et l’ADU, l’Attestation de droit d’usage coutumier, qui pourraient améliorer la régulation du marché, exhortant les Ivoiriens à planifier (épargne, achat progressif) leur projet d’achat de logements.
Les demandeurs doivent être prudents, privilégier les promoteurs agréés et se renseigner sur les programmes étatiques de location-vente, a dit Yamoussa Coulibaly, insistant sur la vigilance dans un marché immobilier en pleine mutation, où l’équilibre entre rentabilité et accessibilité reste un défi.
Face à plus d’une centaine de militantes réunies le 24 mai à Abidjan dans le cadre du parrainage du président Laurent Gbagbo, Nady Bamba n’a pas mâché ses mots sur le processus électoral en cours et sur le rôle déterminant que jouera le Conseil constitutionnel dans la validation des candidatures. Elle a dénoncé l’interprétation faite par le président de la Commission électorale indépendante (CEI), Ibrahim Coulibaly-Kuibiert, concernant l’éligibilité de son époux à la présidentielle de 2025 et affirmé que celui-ci n’a jamais été privé de ses droits civils et politiques, malgré sa condamnation en 2018 dans l’affaire du braquage de la BCEAO.
« Si le président de la CEI avait vraiment lu la décision, il saurait que Laurent Gbagbo n’a pas été privé de ses droits civils et politiques. C’est la raison pour laquelle, il dirige le parti des peuples africains de Côte d’Ivoire », a déclaré Nady Bamba, en réponse au président de l’organe électoral qui assurait à la télévision nationale, avoir vu la décision de justice justifiant le retrait du nom du président du PPA-CI.
Pour rappel, Laurent Gbagbo avait été condamné en son absence à 20 ans de prison en janvier 2018 par la justice ivoirienne, alors qu’il se trouvait encore à La Haye, pour son implication présumée dans le braquage de l’agence nationale de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) à Abidjan, en 2011. Depuis, cette condamnation suscite débats et interprétations juridiques, notamment sur ses conséquences électorales.
L’épouse de l’ancien président ivoirien insiste sur le fait que la décision judiciaire en question ne comporte aucune mention d’une privation des droits électoraux de son époux. Elle en appelle au respect strict du droit et à l’objectivité de l’institution en charge des élections. « C’est une question de droit, pas de politique. Ce que dit la loi doit s’imposer à tous », a-t-elle martelé.
Nanaba Camara, pas Ponce Pilate
Devant les militantes, Nady Bamba a rappelé que le véritable enjeu n’est pas de convaincre la CEI, mais bien de préparer le terrain devant l’instance suprême de validation des candidatures à la présidentielle de 2025.
« Nous n’avons pas affaire au président de la CEI. Nous aurons affaire à madame Chantal Camara, présidente du Conseil constitutionnel. C’est le Conseil constitutionnel qui déclare qui est éligible et qui ne l’est pas », a affirmé Madame Gbagbo.
« Nous verrons comment elle va déclarer candidate une personne, qui peut-être, ne respectera pas la constitution et non candidat, un monsieur dont le nom n’apparaît juste pas sur la liste électorale alors que ce dernier bénéficie d’une décision favorable de la cour africaine de justice et des droits de l’homme. Que Dieu nous épargne des Ponce Pilate! »
Madame Gbagbo a également imploré Dieu d’adoucir les cœurs de nos dirigeants actuellement au pouvoir, rappelant qu’aucun pouvoir n’est éternel. « Que Dieu inspire le président Ouattara afin de faire de l’élection présidentielle de cette année, une élection inclusive et transparente, seul gage d’une élection apaisée », a-t-elle ajouté.
L’appel au parrainage : un point central
Nady Bamba a par ailleurs rappelé que le contexte a changé. En 2020, Gbagbo était à l’étranger. En 2025, il est bel et bien sur le territoire national. À ceux qui affirment qu’il n’est pas électeur, elle répond que son nom figure toujours dans les bases de données de la CEI. La bataille à venir, dit-elle, ne se limite donc pas à la liste électorale.
« En 2020, ils ont inventé une loi pour dire qu’il faut être électeur pour être candidat. Mais cette fois, nous allons remplir toutes les conditions : être électeur, avoir les parrainages, déposer le dossier complet. Quelles que soient les règles, nous allons cocher toutes les cases », a-t-elle insisté.
Ce rassemblement n’était pas en fait une simple tribune politique. Nady Bamba s’adressait en priorité aux “messagères”, ces militantes chargées de mobiliser pour recueillir les parrainages nécessaires à la candidature de Laurent Gbagbo. Formées pour ce travail de terrain, ces femmes doivent constituer le fer de lance d’une campagne de mobilisation ciblée dans les régions.
Elle leur a rappelé l’importance de leur rôle : « Le président sait que sa présence sur la liste électorale sera résolue, mais si nous ne travaillons pas sur les autres conditions d’éligibilité, sa candidature pourrait être rejetée avec une raison valable. »
Sortant du cadre strictement électoral, Nady Bamba a profité de cette tribune pour critiquer avec virulence le modèle économique et social actuel, qu’elle assimile à une version locale du capitalisme sauvage. « Si vous voulez comprendre comment nos adversaires gèrent ce pays, jouez au Monopoly. Ce jeu, c’est la prison, les impôts, la cherté, la captation des richesses par quelques-uns. C’est ça leur modèle. Et nous, on n’en peut plus », a-t-elle dénoncé.
« Trop, c’est trop ! » a-t-elle ajouté, en défendant les dix engagements humanistes de Laurent Gbagbo, qui « placent l’humain avant l’argent », contrairement à ceux qui mettent l’argent avant l’humain.
L’Inde et le Pakistan ont été impliqués dans quatre guerres majeures depuis leur indépendance de la Grande-Bretagne en août 1947. Ils ont également été impliqués dans des dizaines d’escarmouches et de conflits de moindre intensité.
En 1947, deux États distincts furent créés, constituant le «divorce» le plus violent de l’histoire. L’Inde, où les hindous prédominent, et le Pakistan, où les musulmans prédominent. La coexistence des deux pays a été entachée par des violences de masse et des mouvements de population, causant des blessures irréparables et une profonde suspicion mutuelle. La guerre indo-pakistanaise de 1947-1948, également connue sous le nom de première guerre du Cachemire, opposa l’Inde et le Pakistan au sujet de l’État princier du Jammu-et- Cachemire, une région stratégiquement importante de l’Himalaya occidental, au nord de l’Inde et du Pakistan. L’Inde occupait alors environ les deux tiers de la région et le Pakistan l’autre tiers.
Il convient également de noter que la Chine contrôle une partie du Cachemire, l’Aksai Chin à l’est, depuis les années 1960. Le Cachemire couvre une superficie de 222.200 kilomètres carrés. Environ 4 millions de personnes vivent au Cachemire sous administration pakistanaise et 13 millions au Jammu-et- Cachemire sous administration indienne. La population de la région est majoritairement musulmane. Le Pakistan contrôle les parties nord et ouest, à savoir l’Azad Cachemire, le Gilgit et le Baltistan, tandis que l’Inde contrôle les parties sud et sud-est, dont la vallée du Cachemire et sa plus grande ville, Srinagar, ainsi que le Jammu et le Ladakh. Le Cachemire revêt non seulement une importance stratégique, mais aussi une profonde valeur symbolique pour l’Inde et le Pakistan, que les deux pays revendiquent dans leur intégralité. Le Pakistan souligne que la majorité de la population du Cachemire est musulmane et le considère donc comme une extension naturelle de lui-même, tandis que l’Inde met en avant son caractère multiconfessionnel et le considère donc comme partie intégrante de celui-ci. Le Cachemire est également devenu un élément essentiel du récit national des deux pays, rendant tout retrait politiquement difficile. L’expression «Cachemire occupé par l’Inde» domine le discours médiatique pakistanais, tandis que les manuels scolaires pakistanais présentent l’Inde sous un jour négatif. Parallèlement, la région est riche en ressources hydriques, vitales pour l’agriculture du nord de l’Inde et du Pakistan. Les plus grands fleuves de la région, entre autres, prennent leur source ou traversent le Cachemire. En particulier, le fleuve Indus prend sa source au Tibet, traverse l’Inde depuis le Cachemire indien et se jette au Pakistan, constituant ainsi l’artère principale du système hydrologique pakistanais. Plus de 90% de l’agriculture pakistanaise dépend directement ou indirectement de ses eaux. Les eaux de l’Indus ne sont pas seulement une ressource naturelle, mais aussi un enjeu géopolitique.
En 1965, la guerre éclata à nouveau entre l’nde et le Pakistan, connue sous le nom de deuxième guerre du Cachemire, et fut une série d’escarmouches entre les forces militaires des deux pays, d’août 1965 à septembre de la même année. Les combats ont eu lieu dans cette zone territoriale, revendiquée par les deux pays, et s’inscrivaient dans la continuité des batailles qui y avaient eu lieu en 1947. Bien que la guerre n’ait duré que trois semaines, elle a été particulièrement sanglante.
La sanglante guerre d’indépendance du Bangladesh en 1971
La guerre indo-pakistanaise de 1971 débuta avec la guerre d’indépendance du Bangladesh, alors connu sous le nom de Pakistan oriental. Le soutien indien au mouvement d’indépendance du Bangladesh fut à l’origine de ce conflit, qui s’inscrivait dans la continuité de la guerre précédente de 1965 entre l’Inde et le Pakistan. Le 3 décembre 1971, l’armée de l’air pakistanaise lança une frappe préventive spectaculaire contre des bases aériennes du nord de l’Inde, dans le but de détruire l’armée de l’air indienne au sol. Cette frappe entraîna l’Inde dans la guerre entre le Pakistan et le Bangladesh, qui avait déjà éclaté le 26 mars
1971 et se termina par la défaite de l’armée pakistanaise le 16 décembre de la même année et l’indépendance du Bangladesh. La guerre de Kargil a opposé le Pakistan et l’Inde dans la région de Kargil entre mai et juillet 1999. Ce conflit d’une ampleur considérable et meurtrier s’est déroulé à une altitude d’environ 5.000 mètres et dans des conditions extrêmes. Il a fait d’importantes victimes des deux côtés: on estime à environ 527 le nombre de morts parmi les soldats indiens et entre 400 et 4. 000 les pertes pakistanaises. l’Inde et le Pakistan, qui sont estimés posséder un nombre égal d’ogives nucléaires – l’Inde possède 172 ogives nucléaires et le Pakistan 170 – ont récemment été impliqués dans un nouveau conflit militaire, le conflit le plus grave entre les deux puissances nucléaires depuis deux décennies.
Le 6 mai, l’Inde a mené des tirs de missiles sur plusieurs régions du Pakistan
Le nouveau «chapitre» de tension s’est ouvert aux premières heures du mercredi 7 mai 2025, lorsque l’Inde a bombardé neuf cibles à l’intérieur du Pakistan et du Cachemire pakistanais, en représailles au massacre du 22 avril 2025, lorsque 25 touristes indiens et un ressortissant népalais ont été assassinés par des hommes armés dans la station touristique de Pahalgam dans la vallée de Baisaram, provoquant une colère généralisée en Inde. Dès les premières heures suivant le massacre, New Delhi a accusé Islamabad de soutenir le groupe extrémiste responsable de cette attaque meurtrière, ce que le gouvernement pakistanais a catégoriquement nié. Après quatre jours d’affrontements acharnés à la frontière entre les deux puissances nucléaires, un accord de cessez-le-feu a été conclu le 10 mai 2025, suite à une intense pression diplomatique américaine. Ce qui sera gratifiant s’il est consolidé et ne se révèle pas fragile.
L’Inde est cependant plus importante que le Pakistan en termes de population, de puissance économique et de puissance militaire. Sa population s’élève à 1,438 milliard d'habitants, contre 247,5 millions pour le Pakistan. Elle est également classée quatrième puissance militaire mondiale, tandis que le Pakistan est douzième. l’Inde se classe également cinquième parmi les économies les plus puissantes du monde.
Suite au tragique incident de Pahalgam, l’Inde a suspendu le traité de 1960 sur les eaux de l’Indus, qui divisait les six fleuves du bassin de l’Indus entre les deux pays. La suspension du traité par l’Inde, en guise de représailles après la violente attaque, n’est pas seulement symbolique, elle a également des conséquences matérielles.
En conclusion, je voudrais souligner avec insistance que les deux pays devraient enfin trouver une solution à leurs différends – ce qui n’est certainement pas facile – et s’engager sur la voie d’une paix durable, étant donné qu’ils sont des puissances nucléaires, et qu’une confrontation nucléaire entre eux, qui pourrait résulter d’une erreur fatale, serait absolument dévastatrice.
Isidoros Karderinis
*Isidoros Karderinis est né à Athènes en 1967. Il est journaliste, correspondant de presse étrangère accrédité auprès du ministère grec des Affaires étrangères, ainsi qu’économiste, romancier et poète. Ses articles et reportages ont été publiés dans des journaux, des magazines et des sites web de 130 pays.
La problématique du logement urbain s’intensifie dans une Côte d’Ivoire qui, en réponse, accélère sa politique de logements sociaux. Le pays bénéficie dans ce cadre de l’appui de la BOAD.
À l’issue de son Conseil des ministres du mercredi 21 mai, la Côte d’Ivoire a ratifié un accord de prêt de 69 millions USD accordé par la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) pour financer un programme de logements sociaux. Ce financement servira à construire au total 5500 logements à travers certaines communes du pays.
Le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement Amadou Coulibaly a précisé que le projet s’inscrit dans la continuité de programmes existants, avec l’objectif de fournir « davantage de logements à des coûts abordables aux populations vulnérables et à celles ayant de faibles revenus ».
Le déficit de logements en Côte d’Ivoire est estimé à plus de 836 000 unités, selon les chiffres fournis en 2024 par la Chambre nationale des promoteurs et constructeurs agréés de Côte d’Ivoire (CNPC-CI). Il touche particulièrement les zones urbaines où la demande croît plus vite que l’offre, aggravant la précarité et la prolifération des habitats informels.
Le programme soutenu par la BOAD entre dans le cadre d’un ambitieux plan national visant à construire 150 000 logements à travers le pays. Il mobilise les PME locales pour favoriser l’insertion professionnelle tout en réduisant la précarité urbaine. Selon le ministre de l’Urbanisme Bruno Nabagné Koné, ce projet pourrait créer entre 750 000 et 1,5 million d’opportunités d’emplois dans le secteur du BTP, stimulant ainsi l’économie locale.
Son succès dépendra néanmoins du respect des délais, de la qualité des ouvrages et du ciblage des véritables bénéficiaires. Pour maximiser son impact, le pays pourrait s’inspirer du Bénin, où un projet de logements sociaux à Ouèdo a permis d’employer plus de 3500 personnes par jour. Cette expérience révèle qu’une bonne organisation, l’implication des PME et un encadrement rigoureux peuvent transformer un chantier d’habitat en levier de développement durable.
Abidjan a signé plusieurs protocoles d’accord avec des entreprises américaines, notamment pour construire une seconde raffinerie de pétrole, d’une capacité de 170 000 barils par jour.
Le ministre ivoirien des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, Mamadou Sangafowa-Coulibaly, a obtenu mardi 13 mai 2025 des intentions d’investissement d’un montant total de 4 000 milliards de francs CFA de la part d’entreprises américaines,
Un cap a peut-être été franchi dans les relations économiques entre la Côte d’Ivoire et les États-Unis. Le 14 mai, en marge du premier sommet des chambres de commerce américaines d’Afrique de l’Ouest et du centre, Abidjan a signé plusieurs protocoles d’accord avec des entreprises américaines, essentiellement dans le secteur de l’énergie. Le montant des investissements pourrait atteindre près de 7 milliards de dollars (6,2 millions d’euros) – dont 550 millions sont déjà engagés –, ce qui constitue le partenariat public privé le plus ambitieux jamais conclu entre les deux pays.
« Ces accords témoignent de la position stratégique de la Côte d’Ivoire pour les entreprises américaines », se félicite Stéphane Hie Nea, directeur exécutif de la Chambre de commerce des Etats-Unis en Côte d’Ivoire. Le cœur de ces investissements porte sur les infrastructures énergétiques. Avec un projet phare : la construction d’une seconde raffinerie de pétrole, pour un montant pouvant atteindre 5,1 milliards de dollars (4,5 millions d’euros). Cette future unité, d’une capacité de 170 000 barils par jour, viendra compléter celle d’Abidjan, opérationnelle depuis 1965. Cette usine traite actuellement environ 100 000 barils par jour.
Le ministre du Commerce et de l’Industrie, Souleymane Diarrassouba, a procédé, le 12 décembre, à l’ouverture du premier bureau régionale de la Dfc pour l’Afrique de l’Ouest francophone au sein de l’ambassade des États-Unis en Côte d’Ivoire, à Cocody. À cette occasion, le directeur régional de la Dfc, Biron Condé, a annoncé que son institution dispose d’un portefeuille de 41,5 millions de dollars (près de 26 milliards de FCfa) pour le financement des activités dans les secteurs de l’agriculture, de l’énergie et de l’inclusion financière en Côte d’Ivoire.
Ce montant permet à la Dfc d’augmenter considérablement ses investissements dans le pays, grâce à une forte présence sur le terrain.
Il s’est réjoui de diriger le nouveau bureau de la Dfcf à Abidjan. Soulignant que la Côte d’Ivoire est un partenaire essentiel de l’Afrique de l’Ouest côtière qui joue un rôle important en tant que pôle régional, abritant la Banque africaine de développement (Bad) et au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). L’ouverture de ce bureau s’est matérialisée par la signature d’une convention entre Advance Côte d’Ivoire et la Dfc.
Au cours de la cérémonie, Souleymane Diarrassouba a affirmé que cette collaboration permettra de relever les grands défis, notamment le changement climatique, la réduction de la pauvreté et le renforcement de la résilience économique. « Nous adhérons pleinement aux principes de gouvernance transparente, de durabilité environnementale et de responsabilité sociale des entreprises », a-t-il fait savoir.
Pour l’ambassadrice des États Unis en Côte d’Ivoire, Jessica Davis Ba, l’établissement de la première présence régionale de la Dfc en Côte d’Ivoire pour l’Afrique de l’Ouest francophone répond directement à la nécessité croissante des efforts menés par le secteur privé pour répondre aux besoins évolutifs de la région dans des domaines des infrastructures, de l’énergie, de l’inclusion financière et de la sécurité alimentaire.
Nisha Biswal, directrice générale adjointe de la Dfc a, quant à elle, indiqué que l’ouverture de ce bureau met en révèle l’importance de la Côte d’Ivoire et renforce la capacité de son institution financière à investir dans des projets qui stimuleront la croissance économique et la connectivité régionale en Afrique de l’Ouest.
Témoin de cette cérémonie, Eugène Aka Aouélé, président du Conseil économique, social, environnemental et culturel (Cesec), a signifié que ce bureau régional est un symbole fort des relations économiques entre la Côte d’Ivoire et les États-Unis. « Il représente une opportunité exceptionnelle pour les entrepreneurs ivoiriens et ouest-africains », a-t-il souligné.
La Dfc se distingue par sa capacité à financer des projets ambitieux avec des prêts et garanties allant jusqu’à 1 milliard de dollars sur une durée de 25 ans. Les secteurs prioritaires incluent l’énergie, la santé, la sécurité alimentaire, l’agriculture, les infrastructures, les petites entreprises et les minéraux stratégiques.
« Si nous sommes déclarés vainqueurs, vous verrez que vous les jeunes, vous êtes au cœur de mon programme, vous êtes le socle de mon projet. Vous êtes ma préférence et ma priorité. Vous voulez étudier ? Je vais vous aider car pour l’éducation, j’ai des solutions. Vous voulez du travail ? Je vais vous en créer car pour l’emploi, j’ai des solutions. Vous voulez vivre dans la paix ? Je vous la garantis. Pour la paix aussi j’ai des solutions. »
Ces propos remontent à près de 16 années en arrière. Ils ont été prononcés le samedi 9 mai 2009, à la place Ficgayo à Yopougon. Celui qui les a tenus, vous le devinez aisément, s’appelle Alassane Ouattara. Il était alors un opposant déterminé, qui s’exprimait devant plus de 50.000 jeunes à qui il ne demandait qu’à le croire et à accepter d’investir en lui leur capital de confiance. Ils l’ont fait. Ils ont cru aux solutions multiformes qu’il leur a proposées. Ils ont cru en l’homme. Peut-être davantage parce qu’ils n’en pouvaient plus de sombrer chaque jour dans la misère ambiante qui les étreignait depuis une bonne décennie et qui obstruait leur horizon, ruinant ainsi tous leurs espoirs en un avenir meilleur. Mais toujours est-il que c’est bien sur l’unique Premier ministre d’Houphouët-Boigny que la jeunesse de Côte d’Ivoire a jeté son dévolu.
Près de quinze ans après, peut-elle estimer, cette jeunesse, avoir eu le nez creux ? Alassane Ouattara a-t-il vraiment inscrit cette importante tranche d’âge de la population au cœur de son programme ? En a-t-il fait sa priorité ? À l’épreuve de la gouvernance, cet engagement fort qu’il prenait jadis s’est-il traduit par des résultats concrets dans les domaines qu’il avait si clairement et résolument identifiés ?
Les réponses à ce faisceau de questions, au-delà des jeunes eux-mêmes, c’est à la Côte d’Ivoire entière, à son vaillant peuple, qu’il revient de les apporter, en toute objectivité. Quel est donc le diagnostic que les Ivoiriens et les habitants de ce pays – ainsi que les observateurs extérieurs de notre vie nationale – établissent-ils de la gouvernance Ouattara, en rapport à cette problématique ? Autrement dit, depuis bientôt quinze ans qu’il est aux manettes ivoiriennes, Alassane Ouattara a-t-il apporté des solutions aux problèmes existentiels des jeunes de son pays ?
C’est Albert Einstein qui le disait : “Un problème sans solution est un problème mal posé.” En d’autres termes, pour venir à bout d’une difficulté, encore faut-il bien en cerner les contours. Or, en l’occurrence, Alassane Ouattara, dès lors qu’il s’est engagé à prendre en main le destin de ses compatriotes, s’est posé la bonne question : comment parvenir au bien-être de l’ensemble des Ivoiriens sans prendre à bras-le-corps le devenir de la frange qui en constitue le substrat, c’est-à-dire la jeunesse ? Comment, plus clairement, prétendre réaliser le bonheur des Ivoiriens et reléguer aux calendes grecques celui de sa jeunesse ?
Transformer qualitativement le sombre héritage d’une jeunesse sacrifiée
C’est donc sur la base de ce questionnement que, dès son accession au pouvoir d’Etat, le Président Ouattara s’est assigné cette mission importante, voire déterminante : transformer l’héritage pour le moins sombre d’une jeunesse en perdition, sans repère, livrée à elle-même – jetée en pâture par une équipe d’aventuriers qui n’avaient d’yeux que pour leurs propres ventres – en une jeunesse responsable, imprégnée de valeurs essentielles telle que le travail, la formation, l’éducation, l’entrepreneuriat, etc.
Ce défi était d’autant plus important à relever que sous le pouvoir décennal de Laurent Gbagbo, la jeunesse ivoirienne avait littéralement touché le fond. Le fond du désespoir ! L’école était en panne, minée qu’elle était par une Fesci foncièrement politisée et où régnait une mafia presque sicilienne, dont les chefs de file étaient aux ordres de « parrains » tapis dans l’ombre des dédales du palais présidentiel. Sous le parapluie du régime, elle s’est donc adonnée à des actes répréhensibles et bien souvent criminels.
En dehors de l’école, c’est dans la rue qu’une partie de cette jeunesse s’est retrouvée, captive qu’elle était d’une oisiveté résultant d’un système scolaire hasardeux, sans vision sérieuse pour les apprenants. Résultat : la prolifération des « agoras » et « parlements » où, fanatisés par un discours populiste, à forte odeur nationaliste, panafricaniste, anti-impérialiste et dont l’arrogance le disputait à la forfanterie propres aux refondateurs, les jeunes, désœuvrés comme de pauvres hères, péroraient à longueur de journée dans des espaces dédiés.
C’est dans cette rue que cette proie facile et vulnérable est récupérée et chauffée à blanc par un certain Charles Blé Goudé à travers son organisation les « jeunes patriotes », et utilisés comme bras politique (et parfois paramilitaire) du FPI d’alors. Leur cible : le RDR d’Alassane Ouattara et tout ce qui pouvait luire dans le miroir politique et sociologique de ce parti. Discours et actions xénophobes, notamment envers les ressortissants ouest-africains ou perçus comme « non ivoiriens », chasse aux boubous, déchirage de cartes d’identité sur la simple base du patronyme et du faciès, étaient leur lot quotidien.
Sous Laurent Gbagbo, la jeunesse ivoirienne a donc clairement été sacrifiée sur l’autel d’une politique égoïste et antisociale menée par une bande d’arrivistes prêts à « assassiner » cette classe d’âge – pourtant considérée comme précieuse par tout gouvernement responsable – pour sauvegarder leurs privilèges personnels.
Du supplice à la délivrance
Mais une fois au pouvoir, et que la douloureuse parenthèse Gbagbo fut fermée, que fit donc Alassane Ouattara de ce « cimetière social » où « gisait » une jeunesse cadavérisée, sans perspective d’avenir que lui avait honteusement léguée le désormais futur prisonnier de Scheveningen ? Eh bien, il entreprit tout de suite d’en « exhumer » puis « ressusciter » les « occupants ». Pour réussir ce pari audacieux, il s’attaqua tout de suite à la racine du problème : l’éducation et la formation.
La gouvernance d’Alassane Ouattara en matière d’éducation et de formation en Côte d’Ivoire a, en effet, été marquée par plusieurs réformes et investissements visant à améliorer l’accès à l’éducation, la qualité de l’enseignement et l’adéquation entre la formation et le marché du travail. Conscient à la suite de Nelson Mandela que « l’éducation est l’arme la plus puissante (qu’on peut) utiliser pour changer le monde », et que, selon Léonard de Vinci, « l’apprentissage est la seule chose que l’esprit ne regrette jamais », l’unique Premier ministre d’Houphouët-Boigny n’a lésiné sur aucun moyen pour adresser crânement la problématique. Ainsi, à partir de 2011, Le gouvernement ivoirien a progressivement augmenté les crédits alloués à l’éducation. Selon les données officielles, le budget du ministère de l’Éducation nationale est ainsi passé de 362 milliards FCFA en 2011 à un peu plus de 1 000 milliards FCFA au début des années 2020, puis, aujourd’hui en 2025, à 1.440 milliards de nos francs. Cette manne financière quasiment multipliée par quatre a boosté le nombre d’infrastructures affectées à l’école ivoirienne. Entre 2011 et 2025, les écoles préscolaires publiques sont passées de 535 à 3.087, soit 6 fois plus que l’existant ; le nombre d’écoles primaires publiques est lui passé de 10.123 à 15.694. Les lycées et collèges ont fait un bond de 294 à 902, auxquelles il faudra ajouter, comme l’a récemment annoncé le ministre de la Communication, porte-parole du Gouvernement, Amadou Coulibaly, à l’issue du conseil des ministres du 23 avril dernier, les 114 collèges de proximité actuellement en construction. Quant aux lycées d’excellence, ils sont passés de 4 à 7, non compris les 15 lycées de jeunes filles en construction. Et comme aux infrastructures, il faut faire concorder le personnel enseignant, l’effectif de ce corps de métier s’est substantiellement renforcé en passant de 77.324 à 120.410 sous le l’actuel magistère. Les apprenants, la principale cible de cette politique hardie, autrefois au nombre de 3.061.983, ont quasiment doublé pour caracoler à 5.160.279 élèves. Le nombre de centres d’alphabétisation, celui des Cafop, des directions régionales, etc. sont quasiment tous passés du simple au triple !
Mais il y a mieux, sous la présidence d’Alassane Ouattara, les salaires des enseignants en Côte d’Ivoire ont connu plusieurs revalorisations, visant à améliorer leur pouvoir d’achat et à les positionner parmi les plus compétitifs de la sous-région ouest-africaine. Ainsi donc, les données disponibles pour 2024 nous apprennent que les salaires nets mensuels des enseignants, qui varient en fonction du grade et de l’ancienneté, sont pour les instituteurs adjoints (Grade C3) : de 224 079 FCFA à 279 992 FCFA ; instituteur (Grade B3) : de 276 421 FCFA à 406 365 FCFA ; professeur (Grade A3) : de 317 861 FCFA à 534 727 FCFA ; professeur (Grade A4) : de 346 351 FCFA à 593 978 FCFA ; assistant universitaire (Grade A4) : à partir de 707 904 FCFA.
Les enseignants bénéficient également de diverses primes et allocations : indemnité contributive au logement augmentée de 20 000 FCFA par mois. Une allocation familiale revalorisée à 7 500 FCFA par enfant et par mois. Une prime de transport : majorée pour la première fois depuis 2008. Un 13ème mois équivalant à un tiers du salaire de base en janvier.
Électrochoc pour adresser la racine du problème : l’éducation nationale
Cette consolidation de la capacité matérielle et humaine du secteur éducation-formation visait à améliorer la qualité de l’enseignement et à renforcer les capacités des structures existantes. A ces milliers de salles de classe construites à travers le pays, notamment dans les zones rurales, pour réduire le taux d’enfants non scolarisés, le gouvernement a adjoint le lancement des programmes pour réhabiliter des écoles délabrées et fournir du mobilier scolaire. Le développement de l’enseignement supérieur a pour sa part vu la création ou la réhabilitation d’universités et d’instituts supérieurs. Par exemple, l’université de Man, celle de Bondoukou, de San Pedro, la réhabilitation de l’université Félix Houphouët-Boigny. Au total, selon des données statistiques de 2023-2024, le pays compte 629 établissements d’enseignement supérieur répartis comme suit : 9 universités publiques, 127 universités privées, 36 grandes écoles publiques et 457 grandes écoles privées. Il y a aussi la mise en place de programmes d’enseignement technique et de formation professionnelle pour mieux adapter la formation aux besoins du marché du travail. La mise en œuvre de la politique de l’école obligatoire de 6 à 16 ans ; la distribution de manuels scolaires ; l’augmentation des bourses et aides aux étudiants, etc.
Cette thérapie de choc – à la limite de l’électrochoc – pour un secteur sinistré, presque à l’article de la mort, c’est évidemment au bénéfice de la jeunesse de Côte d’Ivoire qu’Alassane Ouattara en a fait usage. Cela, en parfaite conformité avec sa promesse solennelle formulée d’une tranche d’âge de la population restaurée dans sa dignité, mais surtout dans son droit pour le moins inaliénable à l’éducation, que, rappelez-vous, le candidat à la présidentielle de 2010 faisait aux 50.000 jeunes de Yopougon.
Alassane Ouattara a-t-il réussi le pari de l’éducation nationale ? La question, au regard de ce qui précède – et pour peu qu’on soit honnête – est « oui !». Certes un « oui » tempéré, au regard de l’immensité du challenge dans un pays qui, à l’instar de bien d’autres en Afrique, compte encore beaucoup de jeunes déscolarisés. Mais un « oui » réaliste, qui prend sa source sur un aspect important de cette jeunesse : l’accès à l’emploi.
Quand l’accès à l’emploi des jeunes devient une obsession
Sous la présidence d’Alassane Ouattara, la Côte d’Ivoire a mis en œuvre plusieurs initiatives pour promouvoir l’emploi et l’entrepreneuriat, notamment chez les jeunes. L’une des actions phares est le « Prix Alassane Ouattara du Jeune Entrepreneur Émergent », instauré par le District Autonome d’Abidjan. Ce prix vise à encourager l’esprit entrepreneurial, à favoriser l’auto-emploi et l’autonomisation économique, à accompagner des projets à fort potentiel de croissance et d’impact social, cela en offrant un soutien financier aux jeunes porteurs de projets innovants. Depuis sa création en 2014, le prix a connu plusieurs éditions avec des impacts significatifs. Ainsi, en une dizaine d’éditions plus de 02 milliards de FCFA ont été octroyés aux 440 entreprises lauréates ; environ 1000 emplois directs ont été créés. Pour l’édition 2025, le budget alloué aux prix sera porté à 300 millions de FCFA.
A l’échelle nationale, le programme « Agir pour les Jeunes » est une initiative du gouvernement ivoirien en faveur de la promotion de l’auto-emploi et l’insertion professionnelle des jeunes à travers le financement et l’accompagnement de projets générateurs de revenus. Il a pour objectif, un peu dans la même veine du Prix Alassane Ouattara, de former et insérer plus de 117 000 jeunes dans le tissu socio-économique, de promouvoir l’auto-emploi en soutenant les jeunes porteurs de projets, d’accompagner et suivre les jeunes financés pour assurer la pérennité de leurs activités, de renforcer le tissu économique national en créant de la richesse et des emplois pour les jeunes. Le programme propose plusieurs paliers de financement adaptés aux besoins des jeunes entrepreneurs : Projets individuels : de 100 000 à 1 000 000 FCFA. Projets collectifs : jusqu’à 2 500 000 FCFA. Projets de plus grande envergure : au-delà de 5 millions FCFA, avec des financements pouvant atteindre jusqu’à 200 millions FCFA, notamment en partenariat avec des institutions financières comme la BNI.
Par ailleurs, le gouvernement ivoirien, renforçant son engagement en faveur de la jeunesse, a validé au sortir du Conseil des ministres du mercredi 23 avril 2025, la relance du projet « Carte Jeunes ». Ce programme ambitieux destiné aux Ivoiriens âgés de 15 à 40 ans, piloté par le ministère de la Promotion de la jeunesse, de l’Insertion professionnelle et du Service civique, en collaboration avec plusieurs autres ministères sectoriels, se veut un levier d’inclusion sociale et un outil de résilience économique. Elle permettra aux jeunes de bénéficier de tarifs préférentiels sur des services liés à la culture, aux loisirs, à l’éducation, à la formation et au transport. Une mise en œuvre en deux étapes. Le projet sera déployé progressivement. Une phase pilote qui s’étalera d’avril à août 2025, concernera 5 000 jeunes. Objectif : tester la viabilité technique de l’initiative et recueillir les attentes des premiers bénéficiaires. À partir d’août 2025, la phase de généralisation débutera avec 100 000 jeunes supplémentaires, avant d’atteindre un total de 200 000 bénéficiaires d’ici la fin de l’année, grâce à l’intégration de 100 000 autres jeunes à partir d’octobre. La carte existera en version physique et numérique, afin de répondre aux réalités aussi bien en milieu urbain qu’en zone rurale. L’application mobile dédiée, « Carte Jeunes.CI », est d’ores et déjà disponible sur les plateformes de téléchargement. Avec un budget de 813,5 millions de FCFA, ce projet traduit la volonté du gouvernement de corriger les échecs passés et de proposer un dispositif plus adapté, plus accessible et plus durable. À ce jour, 100 000 cartes sont prêtes à être distribuées. En misant sur cette carte, l’État entend renforcer les opportunités d’accès aux services de base pour les jeunes, tout en stimulant leur implication citoyenne et leur autonomie.
D’ordinaire à vocation commerciale, une foire est un événement organisé à intervalles réguliers (une, deux ou trois fois par an), où des exposants présentent et vendent leurs produits ou services à un large public. Mais en Côte d’Ivoire, ces codes ont été royalement cassés et on a pu assister récemment à une foire … de l’emploi et du recrutement ! Eh bien oui, il fallait y penser ! Et le gouvernement d’Alassane Ouattara y a pensé ! Le ministère de la Promotion de la jeunesse, de l’Insertion professionnelle et du Service civique n’avait plus qu’à prendre en main la mise sur pied et l’organisation pratique. Du 3 au 9 mars 2025 au Palais de la Culture de Treichville, à Abidjan, s’est donc opérée cette « petite révolution », dont l’engouement exceptionnel a dû nécessiter la prolongation de deux jours supplémentaires. Au total, 42 844 opportunités ont été mobilisées, incluant des emplois directs, des stages et des formations. Les résultats de cette première édition ont été d’autant plus significatifs qu’ils ont abouti, au niveau des emplois directs, à 5 891 opportunités, dont 2 930 emplois validés sur 13 930 entretiens. En ce qui concerne la formation, sur 20 260 opportunités de formation à visée d’insertion, 2 375 ont pu être validés. Face au succès de cette initiative, le gouvernement a annoncé que la FNER serait désormais organisée tous les trois mois. La prochaine édition est prévue du 2 au 8 juin 2025 et se tiendra non seulement à Abidjan, mais également à Bouaké, Korhogo, San Pedro et Daloa, afin de toucher un plus grand nombre de jeunes à travers le pays.
Toute cette politique d’engagement fort en faveur des jeunes s’inscrit, faut-il le souligner, dans le vaste et bienheureux Programme Jeunesse du Gouvernement (PJ-GOUV), cette initiative majeure de la Côte d’Ivoire lancée par le gouvernement ivoirien pour la période 2023-2025, visant à renforcer l’autonomisation, l’insertion professionnelle et le bien-être des jeunes en les soutenant à travers divers axes stratégiques. Un programme qui émane de la volonté du Président Alassane Ouattara de prioriser la jeunesse, à qui il avait du reste dédié l’année 2023, « Année de la Jeunesse ».
Au bout du compte, après 14 ans de gouvernance, Alassane Ouattara peut-il se targuer d’avoir tenu ses promesses de la place Ficgayo de Yopougon ? Peut-il s’enorgueillir d’avoir sorti la jeuneuse de son pays du précipice social dans lequel il avait été jeté par des gouvernants sans réelle vision pour leur pays et ce qui en constitue le vrai socle pour l’avenir ? Peut-il dès lors envisager de continuer l’œuvre ainsi bellement enclenchée depuis le 11 avril 2011 ? La Réponse est évidemment « OUI !». A quelque 5 mois de l’élection présidentielle d’octobre 2025, le rêve d’une Côte d’Ivoire si bien partie pour faire de sa jeunesse le fer de lance d’un pays développé, à même de rivaliser avec les nations qui comptent dans ce monde, doit-il s’arrêter en si bon chemin ? A chacun d’apprécier…
Scandant « L’homosexualité n’existera pas au Sénégal », brandissant des pancartes réclamant « Zéro tolérance » et la « criminalisation » de l’homosexualité, les manifestants ont défilé sur la route d’une banlieue de Dakar en bloquant la circulation, sous la surveillance des forces de sécurité, ont constaté des journalistes de l’AFP.
Le rassemblement a eu lieu à l’appel notamment de l’ONG islamique Jamra, du collectif « Noo Lank », qui se présente comme une « initiative citoyenne qui œuvre pour la préservation des valeurs sociétales », et d’un rappeur sénégalais présent dans le défilé.
Les tensions et les discriminations à l’égard de la communauté LGBT+ sont régulières au Sénégal et le sujet reste largement tabou.
Dans ce pays musulman à 95 % et très pratiquant, l’homosexualité est largement considérée comme une déviance. La loi réprime d’un emprisonnement d’un à cinq ans les actes dits « contre nature avec un individu de son sexe ».
Le sujet est aussi instrumentalisé politiquement. En 2022, l’ancien opposant Ousmane Sonko – devenu premier ministre depuis le printemps 2024 – avait fait de la lutte contre l’homosexualité un argument de campagne pour des législatives.
Lundi, des responsables du collectif « And sàmm jikko yi » (« Ensemble pour la sauvegarde des valeurs »), composé de nombreuses associations, ont rencontré le groupe parlementaire du parti au pouvoir Pastef, pour lui remettre une initiative visant le dépôt d’une proposition de loi pour renforcer la répression de l’homosexualité.
L’initiative est entre les mains des députés du Pastef qui décideront de son sort.
En mai 2021 et février 2022, des milliers de personnes avaient manifesté à Dakar pour un renforcement de la répression de l’homosexualité.
En décembre 2021, à l’initiative du collectif « And sàmm jikko yi », des députés avaient déposé une proposition de loi qui aurait puni l’homosexualité d’une peine de cinq à 10 ans de prison. La proposition de loi avait alors été rejetée par le bureau de l’Assemblée, qui avait jugé la législation existante assez sévère.
Une juge fédérale a empêché vendredi l’administration Trump de suspendre les inscriptions d’étudiants étrangers à Harvard, une mesure que l’université de l’Ivy League a dénoncée comme inconstitutionnelle, en représailles pour avoir défié les exigences politiques de la Maison-Blanche.
Dans sa plainte déposée plus tôt vendredi devant un tribunal fédéral de Boston, Harvard a déclaré que la mesure du gouvernement violait le Premier amendement de la Constitution américaine et aurait un « effet immédiat et dévastateur pour Harvard et plus de 7000 titulaires de visa ».
Photo: Charles Krupa Associated Press L’Université de Harvard accueille près de 6800 étudiants étrangers originaires de plus de 100 pays sur son campus de Cambridge.
« D’un trait de plume, le gouvernement a cherché à radier le quart du corps étudiant de Harvard, des étudiants internationaux qui contribuent significativement à l’université et à sa mission », a déclaré Harvard dans sa plainte. « Sans ses étudiants internationaux, Harvard n’est plus Harvard. »
L’ordonnance de restriction temporaire a été accordée par la juge de district américaine Allison Burroughs.
La décision de l’administration Trump a semé le chaos sur le campus quelques jours avant la remise des diplômes, a indiqué Harvard dans sa plainte. Les étudiants internationaux qui dirigent des laboratoires, enseignent, assistent des professeurs et participent aux activités sportives de Harvard doivent désormais choisir entre leur transfert ou risquer de perdre leur statut légal pour rester dans le pays, selon la plainte.
L’impact est particulièrement lourd dans les écoles doctorales telles que la Harvard Kennedy School, dont près de la moitié des étudiants viennent de l’étranger, et la Harvard Business School, dont environ un tiers sont internationaux.
Outre son impact sur les étudiants actuels, cette mesure bloque des milliers d’étudiants qui prévoyaient de venir suivre les cours d’été et d’automne.
PHOTO SOPHIE PARK, ARCHIVES THE NEW YORK TIMES Le président de Harvard, Alan Garber
Harvard a déclaré que cela la désavantageait immédiatement dans sa compétition pour attirer les meilleurs étudiants mondiaux. Même si elle retrouvait la possibilité d’accueillir des étudiants, « les futurs candidats pourraient hésiter à postuler par crainte de nouvelles représailles de la part du gouvernement », précise la plainte.
Si la décision du gouvernement est maintenue, a soutenu Harvard, l’université ne serait pas en mesure d’accueillir de nouveaux étudiants internationaux pendant au moins les deux prochaines années universitaires. Les écoles dont la certification a été retirée par le gouvernement fédéral ne peuvent pas présenter de nouvelle candidature avant un an, a précisé Harvard.
Harvard accueille près de 6800 étudiants étrangers sur son campus de Cambridge, dans le Massachusetts. La plupart sont des étudiants de troisième cycle originaires de plus de 100 pays.
Accusations d’un environnement de campus « dangereux »
Le département de la Sécurité intérieure a annoncé cette mesure jeudi, accusant Harvard de créer un environnement de campus dangereux en autorisant des « agitateurs anti-américains et pro-terroristes » à agresser des étudiants juifs. Il a également accusé Harvard de coordination avec le Parti communiste chinois, affirmant que l’université avait accueilli et formé des membres d’un groupe paramilitaire chinois pas plus tard qu’en 2024.
Le président de Harvard, Alan Garber, a déclaré plus tôt ce mois-ci que l’université avait modifié sa gouvernance au cours des 18 derniers mois, notamment en adoptant une vaste stratégie de lutte contre l’antisémitisme. Il a ajouté que Harvard ne transigerait pas sur ses « principes fondamentaux, protégés par la loi », par crainte de représailles.
Harvard a indiqué qu’elle répondrait ultérieurement aux allégations initialement soulevées par les républicains de la Chambre des représentants concernant une coordination avec le Parti communiste chinois.
La menace pesant sur les inscriptions internationales à Harvard découle d’une demande du 16 avril de la secrétaire à la Sécurité intérieure, Kristi Noem, qui a exigé que Harvard fournisse des informations sur les étudiants étrangers susceptibles de les impliquer dans des violences ou des manifestations pouvant entraîner leur expulsion.
PHOTO JESSICA HILL, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS La secrétaire à la Sécurité intérieure, Kristi Noem
Harvard affirme avoir fourni « des milliers de données » en réponse à la demande de Mme Noem du 16 avril. La lettre qu’elle a envoyée jeudi indique que Harvard n’a pas satisfait à sa demande, mais l’université a dit qu’elle n’avait pas fourni d’explications supplémentaires.
« [L’administration] fait des déclarations généralisées sur l’environnement du campus et l’« anti-américanisme », sans établir de lien rationnel entre ces déclarations et la décision de prendre des mesures de rétorsion contre les étudiants internationaux », indique la plainte.
La plainte de Harvard fait valoir que l’administration a violé la réglementation gouvernementale relative au retrait de la certification d’un établissement.
Le gouvernement peut exclure, et exclut, les établissements du programme Student and Exchange Visitor, les rendant inadmissibles à l’accueil d’étudiants étrangers sur son campus. Cependant, il s’agit généralement de raisons administratives prévues par la loi, telles que le non-respect des accréditations, le manque d’installations adéquates pour les cours ou le manque d’embauche de personnel professionnel qualifié.
Mme Noem a déclaré que Harvard pourrait retrouver sa capacité à accueillir des étudiants étrangers si elle produisait une série de documents les concernant dans les 72 heures. Sa nouvelle demande exige la communication de tous les enregistrements, y compris les enregistrements audio et vidéo, des étudiants étrangers participant à des manifestations ou à des activités dangereuses sur le campus.
La plainte de Harvard est distincte d’une autre déposée par l’université contestant plus de 2 milliards US de coupes fédérales imposées par l’administration républicaine.
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Ce jeudi 22 mai 2025, le ministre Justin Katinan Koné, Président du Conseil politique et stratégique( CSP) a, lors de la 37e Tribune du PPA-CI, exprimé l’inquiétude de son parti politique quant à la politique de l’endettement public pratiquée par l’actuel régime ivoirien. Il a jugé cette politique de la dette »mauvaise et suicidaire pour le peuple ivoirien ».
Pour rappel le président Laurent Gbagbo avait lui-même qualifié cette dette de « digba » dette qui signifie en langue populaire ivoirien quelque chose d’astronomique.
La sortie du ministre Justin Katinan sur le sujet de la dette publique visait, selon lui, à interpeller sur les conséquences de l’opacité dans la question de la dette publique contractée par les dirigeants ivoiriens au détriment des populations ivoiriennes. Une dette compromettant l’avenir et le développement socio-économique du pays.
« On ne connait pas exactement quel est le volume de la dette de la Côte d’Ivoire », a affirmé le ministre Justin Katinan Koné. Il a appelé à faire un audit de la dette. Et que lorsque son parti va reconquérir le pouvoir d’Etat, il n’entendra aucunement assumer ce lourd et triste passif que laissera le régime actuel.
Un audit de la dette sera fait afin de voir un peu clair à quoi elle a servi et de situer les responsabilités. << L’audit de la dette de la Côte d’Ivoire aura lieu et s’il y a falsification les auteurs répondront de leurs actes>>, a-t-il averti montrant plus loin l’importance de la question de le dette dans la gouvernance d’un pays. << La question de la dette devient absolument un instrument hautement politique. C’est un instrument de domination c’est pourquoi nous ne cesserons pas de dire de faire attention>>, a souligné M. Katinan à cette occasion. Poursuivant, il a étayé ses propos en s’appuyant sur les cas de la Grèce et du Sénégal. Concernant le Sénégal, il a révélé que l’actuel régime éprouve des difficultés pour la mise en œuvre de son projet de gouvernance à cause des dettes contractées frauduleusement par le régime précédent de Macky Sall et qui n’ont pas été portés au grand jour. Toute chose qui empêche le nouveau régime sénégalais qui a adopté une gouvernance de rupture de mettre en œuvre des engagements vis-à-vis de son peuple. Et son parti le PPA-CI, dit-il, s’inscrit dans cette même vision de rupture que l’actuel régime du Sénégal. Il indique que la Côte d’Ivoire est aussi dans la même structuration que le Sénégal. C’est d’ailleurs, ce qui justifie l’inquiétude du PPA-CI qui demande à voir un peu plus clair dans la gestion de la dette publique.
Les thèmes abordés à cette tribune étaient << La manipulation des données et des comptes publics: quel héritage le RHDP laisse-t-il à la Côte d’Ivoire à la lumière de l’expérience Sénégalaise ?>> – <<La convention d’évacuation sanitaire pour privilégiés : dissonance entre le discours officiel et les réalités sur l’état sanitaire en Côte d’Ivoire>>.
À peine sortie victorieuse de son bras de fer judiciaire contre la direction actuelle du PDCI-RDA, pour sa réintégration dans les instances du parti, Valérie Yapo annonce une nouvelle phase de son engagement politique.
Lors d’une conférence de presse tenue ce vendredi 23 mai 2025, la cadre du plus vieux parti de Côte d’Ivoire a affirmé sa volonté de poursuivre le combat, cette fois pour la désignation d’un candidat éligible à l’élection présidentielle d’octobre prochain. Un plan B qu’elle estime indispensable pour sauver le PDCI-RDA de l’impasse actuelle.
Un combat pour le plan B
« Ce sera le combat pour le plan B », a-t-elle déclaré avec fermeté, 24 heures après que la justice a annulé sa radiation du parti et invalidé le 8ᵉ congrès extraordinaire du 22 décembre 2023, ainsi que l’élection de Tidjane Thiam à la tête du parti. Cette décision de justice réhabilite Valérie Yapo dans ses droits au PDCI-RDA. Pour elle, ce verdict est une reconnaissance de son combat pour l’équité et la légalité.
« J’ai porté cette bataille devant la justice parce qu’il n’y avait que la justice pour me réhabiliter », a-t-elle expliqué. Réaffirmant son attachement aux valeurs fondatrices du PDCI-RDA, elle a exprimé sa détermination à contribuer à la reconstruction d’un parti « uni, fort, crédible et prêt à gouverner », dans la droite ligne de l’héritage d’Henri Konan Bédié.
La crise suit son cours
La fin de cette bataille judiciaire, n’a pas pour autant mis fin à la crise qui secoue le parti depuis des mois. À cinq mois de la présidentielle, le PDCI-RDA reste sans candidat éligible. Tidjane Thiam, désigné candidat du parti à l’issue de la convention des 8 et 9 avril dernier, a été radié de la liste électorale. Dans le cadre du contentieux de la liste électorale, la justice a estimé qu’il n’était pas ivoirien au moment de son inscription sur le fichier électoral en 2022.
Le PDCI-RDA doit avoir un candidat à l’élection présidentielle d’octobre 2025. Un homme ou une femme de convictions, d’expérience, de probité, remplissant tous les critères d’éligibilité
Réagissant à cette décision controversée, l’ancien CEO du Crédit Suisse a dénoncé un verdict « inique et injuste », visant à écarter un candidat sérieux de la course à la présidentielle. « Je suis déterminé à me battre pour que les Ivoiriens puissent choisir librement celui ou celle qui les dirigera. Le PDCI est uni derrière moi. Il n’y aura pas de plan B, il n’y aura pas de plan C », avait réagi le chef du PDCI.
Mais pour l’ancienne déléguée départementale, il est hors de question que le PDCI-RDA soit pris en otage par « une ambition personnelle ». « Le PDCI-RDA doit avoir un candidat à l’élection présidentielle d’octobre 2025. Un homme ou une femme de convictions, d’expérience, de probité, remplissant tous les critères d’éligibilité et dont la candidature ne peut souffrir d’aucune réserve », a-t-elle déclaré, rappelant que M. Thiam, radié des listes électorales, ne peut légitimement prétendre représenter le parti à la prochaine élection présidentielle.
Appel aux militants
Face à cette urgence, elle lance un appel solennel aux militants, aux élus, aux structures de base et aux partenaires historiques du PDCI-RDA : « L’heure est à la reconstruction, à la cohésion, à l’unité autour de nos textes et des principes fondamentaux de notre parti. » Elle appelle à l’organisation d’une nouvelle convention, juste, ouverte et équitable, afin de désigner un candidat capable de porter les espoirs de l’alternance démocratique.
« Nous devons nous ressaisir », exhorte-t-elle. Selon elle, la responsabilité du PDCI-RDA est historique : proposer une alternative forte et crédible au peuple ivoirien, en quête de repères, de stabilité et de renouveau. « Le monde nous regarde. L’Afrique nous observe. Les Ivoiriens attendent. » Convaincue que tout reste possible malgré le peu de temps restant, Valérie Yapo assure que « le PDCI-RDA sera au rendez-vous de 2025 », avec un leadership renouvelé, une vision claire et une ambition collective de changement.
La première édition des Journées du droit numérique en Côte d’Ivoire s’est ouverte, le 22 mai, à la Maison de l’entreprise, au Plateau. Occasion pour le directeur général de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi), le colonel-major Guelpetchin Ouattara de présenter le rapport 2024 sur l’état de la cybercriminalité en Côte d’Ivoire.
Se fondant sur les activités de la Plateforme de lutte contre la cybercriminalité (Plcc), ce sont 12 100 dossiers qui ont été reçus et traités par l’agence. Le nombre de plaintes reçues est en hausse contrairement à l’année dernière où il était de 8 132 cas. Le plus grand nombre de dossiers de l’année 2024 concerne l’attente à la dignité humaine. Ce sont 2 822 dossiers et plaintes qui ont été reçus et traités concernant ce fait. 2 326 cas d’escroqueries sur Internet, 1 577 cas d’atteinte à l’honneur et à l’image, 1 205 cas de spoliation de compte mail/Facebook, fraude sur la transaction électronique et 1 060 cas sont les dossiers reçus.
Ajouter à ces cas, les accès frauduleux à un système d’information, l’appropriation de biens d’autrui, la menace de mort et bien d’autres. « L’augmentation durable du nombre de cas traités se justifie par plusieurs facteurs. Nous observons une évolution de la cybercriminalité traditionnelle vers un usage accru du numérique comme un outil de commission des infractions », a justifié le colonel-major Guelpetchin Ouattara. Et d’ajouter : « L’augmentation du nombre d’utilisations des technologies numériques ainsi que la diversification des services en ligne expliquent, par ailleurs, cette progression du nombre d’affaires ».
Selon le directeur général de l’Anssi, les préjudices financiers consommés sont d’environ 7 milliards de FCfa. Un préjudice financier en baisse contrairement à l’année dernière où il était de plus de 9 milliards de FCfa et en 2022 de plus de 6 milliards de FCfa. Il faut souligner que l’escroquerie sur Internet a engendré un préjudice financier de plus de deux milliards de FCfa. Contrairement à 2023 qui a enregistré 37 affaires de coopération internationale, 13 dossiers de coopération ont été enregistrés en 2024.
La Côte d’Ivoire se classe en première tête en fonction du nombre d’affaires (12 087), les Usa (4), Canada (4) et autres. « En 2024, 338 personnes ont été interpellées contre 465 en 2023, marquant ainsi une baisse de 27, 31% des interpellations », a commenté le directeur général de l’Anssi. Face à cette montée de la cybercriminalité, que faire ? Lors de la présentation du rapport, le commissaire Fofana Mamadou, directeur des investigations et de soutien aux opérations à l’Anssi, a proposé la formation et la sensibilisation. Ainsi donc, L’agence a initié plusieurs formations et conférences sous plusieurs thèmes. À savoir la sécurité et l’éthique en ligne : règle et bonnes pratiques pour un espace digital responsable à l’endroit du grand public. Outre cette formation, les magistrats du Pôle pénal économique et financier ont vu leur capacité renforcée sur « l’état des lieux de la cybercriminalité en Côte d’Ivoire et soutien aux investigations ». D’après le rapport de l’Anssi, ce sont près de 30 000 personnes qui ont été sensibilisées sur plusieurs thèmes. « Globalement, les chiffres 2024 expriment des menaces et risques informationnels croissants liés à des transformations numériques, en l’occurrence l’usage de l’Ia, des algorithmes de ciblage et des techniques d’amplification », fait savoir le rapport. Pour la Côte d’Ivoire, 2025 étant une année particulière en raison de l’élection présidentielle, l’Anssi souhaite le renforcement de leur dispositif pout maintenir un niveau de performance élevé pour garantir la résilience des infrastructures numériques de l’État et surtout contribuer efficacement à la paix sociale.
Pour accomplir efficacement ses missions, l’Anssi s’est dotée de plusieurs centres techniques spécialisés dont certains sont spécifiquement dédiés à la lutte contre la cybercriminalité ou y contribuent de manière significative. Ce sont le Plcc (Plateforme de lutte contre la cybercriminalité), le CI-Cert (Côte d’Ivoire computer emergency response team), le Cfad (Centre de fusion et d’analyse de données) Pki Racine (Centre de gestion de la Pki Racine nationale), Soc (Centre d’opération de sécurité cyber), Alertes 100 (Centre d’alerte) et les acteurs de la procédure pénale. Le premier jour de la première édition des journées du droit numérique en Côte d’Ivoire a débuté le 22 mai, par une allocution d’Ekissi Narcisse, directeur de cabinet du ministre de la Transition numérique et de la Digitalisation. Il s’est félicité de cette initiative qui a eu pour thème : « Rapport 2024 sur la cybercriminalité en Côte d’Ivoire et guide pratique sur la sécurisation des systèmes d’informations en Côte d’Ivoire : aspects juridiques ». Cette première édition s’achève le 23 mai 2025.