Auteur/autrice : iciabidjan

  • «l’Iran paiera  un prix très lourd pour sa riposte», menace Israël

    «l’Iran paiera  un prix très lourd pour sa riposte», menace Israël

    L’Iran a lancé dimanche de nouvelles attaques contre Israël où le premier ministre, Benyamin Nétanyahou, a affirmé que Téhéran « paiera un prix très lourd » pour la mort de civils, pendant que l’aviation israélienne bombardait des dizaines de cibles sur le sol iranien, notamment dans la capitale.

    Au troisième jour d’attaques croisées entre Israël et l’Iran, le président américain Donald Trump, allié d’Israël, a appelé les deux pays à « trouver un accord ». Il a ajouté qu’il est « possible » que les États-Unis s’impliquent dans le conflit mais qu’ils ne sont « à cet instant pas impliqués ».

    En Israël, la population a été appelée dimanche après-midi à descendre dans les abris, à l’approche d’une nouvelle attaque de missiles balistiques depuis l’Iran.

    CAPTURE D’ÉCRAN DU COMPTE TRUTH SOCIAL DE DONALD TRUMP

    En Iran, le gouvernement a décidé que les mosquées, les stations de métro et les écoles allaient servir dès dimanche soir d’abris à la population.  

    Les médias officiels iraniens ont annoncé dans l’après-midi qu’une salve de missiles était tirée en direction d’Israël, où les attaques menées samedi soir et dimanche avant l’aube ont fait 10 morts et plus de 200 blessés, selon les secours et la police.

    En Iran, au moins 128 personnes dont des femmes et des enfants ont été tuées et environ 900 blessées vendredi et samedi dans les frappes israéliennes, selon le quotidien Etemad, citant le ministère de la Santé.

    Samedi, M. Nétanyahou a annoncé vouloir frapper « tous les sites et les cibles du régime » en Iran, après que son armée a lancé vendredi une attaque d’une ampleur sans précédent contre ce pays, avec l’objectif affiché de l’empêcher de se doter de l’arme nucléaire.

    Après des décennies de guerre par procuration et d’opérations ponctuelles, c’est la première fois que les deux pays ennemis s’affrontent militairement avec une telle intensité.

    Trafic à la sortie de Téhéran

    L’armée israélienne a indiqué avoir frappé 80 objectifs à Téhéran lors de raids nocturnes ayant mobilisé « une cinquantaine d’avions de combat ».

    Parmi les cibles, des sites liés au nucléaire et deux dépôts de carburant.

    Dimanche après-midi, de nouvelles explosions ont été entendues à Téhéran. Selon l’agence Isna, le siège de la police, dans le centre de la ville, a été visé.

    PHOTO MAJID ASGARIPOUR, WANA FOURNIE PAR REUTERSUn homme marche dans la fumée après une explosion causée par des frappes israéliennes sur l’Iran, le 15 juin 2025 dans le centre de Téhéran.

    À Téhéran, cafés, magasins et boutiques ont ouvert et la circulation a repris.

    Mais le chef de la police routière, Ahmad Karami, a signalé un « trafic intense aux points de sortie de la capitale » et « l’augmentation » du nombre de véhicules quittant Téhéran « par rapport aux jours normaux ».

    L’armée israélienne a appelé les Iraniens à évacuer les zones « à proximité d’installations militaires », après avoir ciblé notamment « le ministère de la Défense » et ce qu’Israël présente comme « le siège du projet nucléaire [militaire] iranien [l’Organisation d’innovation et de recherche défensives], ainsi que des sites où le régime cachait les archives nucléaires » à Téhéran.

    « Plus rien »

    À plus de 1500 kilomètres de là, les sirènes d’alerte ont retenti dans la nuit dans plusieurs villes d’Israël, après des salves de missiles iraniens qui ont provoqué dégâts et destructions à Bat Yam, au sud de Tel-Aviv, et à Tamra, dans le nord.

    À Bat Yam, seuls les casques orange des secouristes se détachaient des amas de décombres.

    PHOTO GIL COHEN-MAGEN, AGENCE FRANCE-PRESSEDes sauveteurs et des soldats israéliens effectuent des recherches au milieu des décombres d’un bâtiment gravement endommagé, après une frappe de missile iranienne nocturne à Bat Yam, le 15 juin 2025.

    « Il ne reste plus rien, plus de maison, c’est fini ! », dit Evguenia Doudka, dont l’appartement est totalement retourné. « L’alerte a retenti et nous sommes allés dans l’abri. Soudain, tout l’abri s’est rempli de poussière, et c’est là que nous avons réalisé qu’une catastrophe venait de se produire ».

    « Je suis sous le choc. J’ai traversé des périodes difficiles dans ma vie, mais je n’ai jamais été dans une situation comme celle-ci », a aussi témoigné Julia Zilbergoltz, une femme dont la maison a été touchée par un missile.

    Depuis le début du conflit vendredi, 13 personnes ont péri et 380 ont été blessées en Israël, selon les autorités.  

    « L’Iran paiera un prix très lourd pour le meurtre prémédité de civils, femmes et enfants », a déclaré M. Nétanyahou en visite à Bat Yam.

    Une grande partie des missiles et des drones iraniens a été interceptée, selon l’armée israélienne. Les États-Unis ont aidé Israël à les abattre, avait indiqué vendredi un responsable américain.

    « Collecte de renseignements »

    Affirmant que l’Iran s’approchait du « point de non-retour » vers la bombe atomique, Israël a lancé vendredi une campagne aérienne massive contre la République islamique en ciblant des centaines de sites militaires et nucléaires.

    Il a aussi tué les plus hauts gradés d’Iran dont le chef des Gardiens de la Révolution, Hossein Salami, le chef d’état-major de l’armée, Mohammad Bagheri, et neuf scientifiques du programme nucléaire.

    PHOTO ATTA KENARE, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSEIsraël a tué parmi les plus hauts gradés d’Iran dont le chef des Gardiens de la Révolution, Hossein Salami (photo).

    L’Iran est soupçonné par les Occidentaux et par Israël de vouloir se doter de l’arme atomique. Téhéran dément et défend son droit à développer un programme nucléaire civil.

    « Si l’agression cesse, notre riposte cessera », a déclaré le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi.  

    Il a accusé Israël de chercher à « faire dérailler » les négociations indirectes sur le nucléaire avec les États-Unis dont un sixième cycle, prévu dimanche à Oman, n’a pas eu lieu.

    En Iran, Israël a ciblé notamment le centre pilote d’enrichissement d’uranium de Natanz, dans le centre du pays, et dit aussi avoir « démantelé » une usine de conversion d’uranium à Ispahan.

    Après avoir visé des systèmes de défense aériens et des dizaines de lanceurs de missiles, Israël a assuré samedi disposer désormais d’une « liberté d’action aérienne dans tout l’ouest de l’Iran, jusqu’à Téhéran ».

    « Cela fait plus de 15 ans qu’Israël suit le programme nucléaire » iranien, relève Michael Horowitz, géopoliticien israélien. Ces frappes, selon lui, constituent « l’aboutissement d’années de collecte de renseignements et de pénétration de la République islamique ».

    Trump « ouvert » à une médiation de Poutine

    Donald Trump s’est dit dimanche « ouvert » à ce que le président russe Vladimir Poutine joue un rôle de médiateur dans le conflit entre Israël et l’Iran, dans lequel il « est possible » que les États-Unis s’impliquent.

    Le président américain a aussi assuré qu’il n’y avait « pas de date butoir » pour que les Iraniens reviennent à la table des négociations, a rapporté une journaliste d’ABC News dimanche matin.

    « Il n’y a pas de date butoir. Mais [les Iraniens] parlent. Ils aimeraient trouver un accord. Ils parlent. Ils continuent d’échanger », a-t-il affirmé, selon une publication sur X de la reporter Rachel Scott.

    Allié d’Israël, Donald Trump avait appelé vendredi l’Iran à conclure un accord avec les États-Unis sur son programme nucléaire alors qu’un nouveau cycle de pourparlers indirects était prévu dimanche à Oman. Mais Mascate a annoncé samedi que ces discussions n’auraient pas lieu, l’Iran accusant Israël de les avoir sapées.

    PHOTO ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSECette photo diffusée par la présidence égyptienne montre le président égyptien Abdel Fattah El-Sisi (C) et le ministre égyptien des Affaires étrangères Badr Abdelatty (D) rencontrant le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) Rafael Grossi, au Caire, le 2 juin 2025.

    Interrogé sur une possible médiation du conflit par Vladimir Poutine, le président républicain a répondu : « Il y est ouvert. Il est prêt, il m’a appelé à ce propos, nous en avons discuté longuement. Nous avons parlé de cela plus que de sa propre situation. »

    Les deux présidents ont échangé samedi au téléphone, et « l’escalade dangereuse au Moyen-Orient » était, selon le Kremlin, au centre du coup de fil.

    La Russie avait dénoncé vendredi des frappes « inacceptables » d’Israël contre l’Iran.

    Donald Trump a encore déclaré dimanche sur ABC à propos du conflit entre Israël et l’Iran qu’il « est possible que nous nous impliquions ». « Mais nous ne sommes pas, à cet instant, impliqués », a-t-il ajouté.

  • Les images des attaques iraniennes contre Israël dans la nuit du 14 au 15 juin

    Les images des attaques iraniennes contre Israël dans la nuit du 14 au 15 juin

    Dans la nuit de samedi à dimanche, des missiles iraniens ont touché l’Etat hébreu à plusieurs endroits.

    Au moins dix personnes sont mortes et plusieurs sont toujours portées disparues, à la suite des bombardements iraniens qui ont atteint la banlieue de Tel-Aviv et les alentours de Jérusalem et de Haïfa. Depuis trois jours maintenant, l’Iran et Israël procèdent à des frappes.

    Service vidéo du Monde (avec AFP)

  • CIV-Présidentielle 2025 : « Ceux qui ne satisfont pas aux exigences devraient se regarder dans le miroir et reconnaître les raisons de leur inéligibilité » (Alain Lobognon)

    CIV-Présidentielle 2025 : « Ceux qui ne satisfont pas aux exigences devraient se regarder dans le miroir et reconnaître les raisons de leur inéligibilité » (Alain Lobognon)

    Présidentielle du 25 octobre 2025 Un nouveau candidat à la candidature s’est déclaré ce 14 juin 2025 à Yamoussoukro. Il ambitionne de diriger la Côte d’Ivoire et de devenir le prochain président de la République.

    L’annonce officielle de la candidature et des ambitions du député Assalé Tiémoko est à saluer. Espérons que d’autres citoyens remplissant les conditions de candidature sortent de l’anonymat et affichent clairement leur projet pour diriger les Ivoiriens.

    En effet, pour être candidat à l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire, des conditions précises doivent être remplies. Ceux qui ne satisfont pas à ces exigences et laissent croire à une certaine opinion que l’on craint de les affronter devraient se regarder dans le miroir et reconnaître les raisons de leur inéligibilité, sans chercher à accuser la Commission électorale indépendante ou les institutions de la République.

    Alain LOBOGNON

  • Côte d’Ivoire . L’émissaire de l’UA invite la classe politique à œuvrer pour des élections apaisées

    Côte d’Ivoire . L’émissaire de l’UA invite la classe politique à œuvrer pour des élections apaisées

    Le Chef de l’État ivoirien a reçu Mahamat Saleh Annadif, Chef de la Mission d’évaluation électorale de l’union africaine (UA) pour la Côte d’Ivoire le vendredi 13 juin 2025, à sa résidence de Cocody, rapporte une note d’information de la Présidence de la République. Les deux personnalités ont échangé sur la tenue d’une élection présidentielle paisible en octobre 2025.

    C’est dans le cadre d’une mission qu’il effectuait en Côte d’Ivoire, au cours de laquelle il a rencontré l’ensemble de la classe politique et la société civile, que le Chef de la Mission d’évaluation électorale de l’UA a rencontré le Président Ouattara. Il a, au cours de leurs échanges, félicité le Chef de l’Etat pour ses actions en faveur de la stabilité de la sous-région. L’UA entend accompagner le pays pour le bon déroulement de l’élection présidentielle. « Il est important de sauvegarder les acquis de la Côte d’Ivoire. Parce que j’ai eu à le dire, si la Côte d’Ivoire éternue, c’est toute la sous-région qui risque d’être enrhumée », a dit Mahamat Saleh aux journalistes, après son audience avec le Chef de l’État ivoirien. Les partis politiques ont été invités à jouer leur partition pour des élections apaisées. Quant au Président Ouattara, il entend œuvrer de sorte que le scrutin se déroule dans de bonnes conditions.

    Bien avant Mahamat Saleh, le Chef de l’État a reçu la ministre déléguée aux Affaires étrangères du Nigeria, Mme Bianca Odumegwuojukwu. Cette dernière était porteuse d’un message du Président Bola Ahmed Tinubu au Président Alassane Ouattara. L’invitant à prendre part au premier Sommet économique de l’Afrique de l’Ouest prévu, du 20 au 21 juin prochain, à Abuja. Il rassemblera les dirigeants de la sous-région Ouest-africaine.

    L’objectif dudit sommet est d’ensemble « définir un agenda commun en vue de créer plus de prospérité et d’opportunités pour la sous-région et renforcer la libre circulation des biens et des personnes », indique la note de la Présidence de la République. L’émissaire du Président Tinubu a remercié le Président ivoirien pour son soutien à cette initiative.

    Diomandé Karamoko

  • 𝐏𝐨𝐮𝐫𝐪𝐮𝐨𝐢 𝐥’𝐚𝐧𝐧𝐨𝐧𝐜𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐜𝐚𝐧𝐝𝐢𝐝𝐚𝐭𝐮𝐫𝐞 𝐝’𝐀𝐬𝐬𝐚𝐥𝐞́ 𝐓𝐢𝐞́𝐦𝐨𝐤𝐨 𝐦’𝐢𝐧𝐭𝐞𝐫𝐫𝐨𝐠𝐞 – 𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐜𝐚𝐥𝐜𝐮𝐥 𝐬𝐭𝐫𝐚𝐭𝐞́𝐠𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐞𝐭 𝐬𝐚𝐮𝐭 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐞 𝐯𝐢𝐝𝐞

    𝐏𝐨𝐮𝐫𝐪𝐮𝐨𝐢 𝐥’𝐚𝐧𝐧𝐨𝐧𝐜𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐜𝐚𝐧𝐝𝐢𝐝𝐚𝐭𝐮𝐫𝐞 𝐝’𝐀𝐬𝐬𝐚𝐥𝐞́ 𝐓𝐢𝐞́𝐦𝐨𝐤𝐨 𝐦’𝐢𝐧𝐭𝐞𝐫𝐫𝐨𝐠𝐞 – 𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐜𝐚𝐥𝐜𝐮𝐥 𝐬𝐭𝐫𝐚𝐭𝐞́𝐠𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐞𝐭 𝐬𝐚𝐮𝐭 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐞 𝐯𝐢𝐝𝐞

    Je l’ai lu comme tout le monde. J’ai vu les images. L’annonce est tombée, sobrement. Assalé Tiémoko se déclare candidat à l’élection présidentielle de 2025. Et au fond de moi, un double mouvement s’est enclenché : l’admiration d’un geste audacieux… et l’inquiétude d’un possible gâchis politique.

    Car à bien y réfléchir, nous ne sommes pas dans une élection normale. Ce n’est pas un simple scrutin, ni une compétition d’idées. Ce qui se profile à l’horizon, c’est un simulacre, une présidentielle piégée, presque viciée dès la racine. Et dans ce théâtre verrouillé, chaque acte, chaque positionnement stratégique mérite d’être pesé avec une extrême lucidité.

    En effet, nous assistons, impuissants, à une présidentielle qui s’organise sans ses principaux prétendants. Appelons les choses par leur nom. Laurent Gbagbo, fondateur et président du PPA-CI, est écarté pour des raisons judiciaires inexplicables. Tidjane Thiam, président du PDCI, voit son éligibilité compromise par des procédures juridico-administratives incompréhensibles. Guillaume Soro, leader du GPS, est contraint à l’exil. Blé Goudé, du COJEP, se voit freiné dans son retour en scène par cette même mécanique opaque.

    Ce n’est plus une démocratie élective, c’est une démocratie sélective. Et dans ce contexte empoisonné, je comprends que certains veuillent briser le silence, occuper le vide, ne pas abandonner le terrain. Je comprends que Assalé Tiémoko, avec sa rigueur morale et son parcours indépendant, veuille incarner une alternative. Mais à quel prix ? 𝑼𝒏𝒆 𝒄𝒂𝒏𝒅𝒊𝒅𝒂𝒕𝒖𝒓𝒆 𝒒𝒖𝒊 𝒑𝒆𝒖𝒕 𝒂𝒗𝒐𝒊𝒓 𝒅𝒖 𝒔𝒆𝒏𝒔… 𝒎𝒂𝒊𝒔 𝒑𝒂𝒔 𝒇𝒐𝒓𝒄𝒆́𝒎𝒆𝒏𝒕 𝒎𝒂𝒊𝒏𝒕𝒆𝒏𝒂𝒏𝒕

    Soyons justes. Il y a des arguments en faveur de cette candidature. Je reconnais que Assalé a su se forger une image d’homme intègre, à la parole libre, capable de secouer les murs d’un hémicycle trop souvent complice. Il incarne un certain espoir, une figure de renouvellement qui tranche avec les postures politiciennes usées. Et peut-être que son ambition est moins de gagner 2025 que de poser les jalons d’un leadership futur. Peut-être veut-il, dès aujourd’hui, marquer le paysage, structurer l’ADCI, semer ses idées pour récolter en 2026, 2028 et en 2030. Dans ce cas, je dirais : pourquoi pas ? C’est une stratégie de long terme, une montée en puissance patiente.

    Car oui, pour gagner demain, il faut parfois perdre aujourd’hui, mais utilement. Je ne peux m’empêcher de penser à Kouadio Konan Bertin, en 2020. Lui aussi s’était présenté comme une voix nouvelle, courageuse, face à une présidentielle tronquée. Résultat : il a été perçu comme la caution démocratique d’un scrutin illégitime, et sa carrière politique n’a jamais vraiment survécu à cette étiquette, surtout avec les différents postes ministériels et d’ambassadeur qu’il a occupés après les élections en guise de “prime”. Le risque est là, sous nos yeux.

    Si Assalé se présente sans dénoncer clairement les exclusions, sans critiquer le verrouillage du jeu, il pourrait apparaître non comme un résistant… mais comme un figurant utile tout comme KKB. Et cela, ni lui ni nous ne pouvons nous le permettre. 𝑼𝒏𝒆 𝒑𝒓𝒆́𝒔𝒊𝒅𝒆𝒏𝒕𝒊𝒆𝒍𝒍𝒆 𝒏’𝒆𝒔𝒕 𝒑𝒂𝒔 𝒖𝒏𝒆 𝒎𝒖𝒏𝒊𝒄𝒊𝒑𝒂𝒍𝒆 Je le dis avec respect, mais sans détour : gagner à Tiassalé ne signifie pas pouvoir prétendre à la Côte d’Ivoire. Une municipale, c’est du contact, de la proximité, une alchimie de terrain. Mais une présidentielle, c’est un autre monde. C’est une guerre de coalitions, d’implantations régionales, de récits partagés et de relais communautaires puissants.

    Assalé a peut-être la morale, la rigueur, l’énergie. Il a sans doute l’indignation sincère, et l’envie d’incarner une autre façon de faire de la politique. Mais a-t-il la structure ? Les réseaux ? Les appuis interrégionaux ? Le maillage rural ? La capacité à défendre ses suffrages dans un système électoral gangrené par la fraude et la manipulation ?

    Rien n’est moins sûr. Et les sondages – lorsqu’ils existent, même en sourdine – le confirment. Dans un contexte aussi polarisé que celui de la Côte d’Ivoire, les intentions de vote restent figées autour des camps historiques. Les électeurs votent par réflexe, par loyauté communautaire ou par rejet viscéral d’un camp adverse. Les candidats indépendants, aussi sincères soient-ils, ne bénéficient d’aucune marge de progression réelle – sauf s’ils s’inscrivent dans une coalition plus large, capable de provoquer un transfert de voix massif.

    En l’état, y aller seul, c’est sauter sans parachute. Et je crains qu’Assalé le sache… mais qu’il y aille quand même. Je crois que la tentation est grande, pour tout homme politique ambitieux, de vouloir marquer son époque. Je crois aussi que le silence gêné des grands partis, l’effondrement moral de la scène politique, la soif d’une alternative authentique… peuvent pousser à l’action. Mais dans le contexte actuel, se lancer en solo, c’est courir le risque de légitimer une mascarade. Pire : c’est offrir une image héroïque au prix d’une perte de crédibilité durable.

    Alors je pose la question à voix haute : ne vaudrait-il pas mieux consacrer 2025 à dénoncer, rassembler, former, et bâtir un véritable mouvement national ? Car c’est là que tout commence. Remporter des députés. Gagner des mairies. Contrôler des régions. Asseoir une force politique réelle, inscrire une histoire dans la durée. 2025 peut être le tremplin d’une conquête… ou le point final d’une illusion précipitée. 𝑨𝒗𝒂𝒏𝒄𝒆𝒓, 𝒐𝒖𝒊. 𝑺𝒆 𝒔𝒂𝒄𝒓𝒊𝒇𝒊𝒆𝒓, 𝒏𝒐𝒏.

    Pour terminer, je dirai je n´aimerais pas voir Assalé Tiémoko devenir le candidat alibi d’un scrutin vidé de sens. Je ne veux pas qu’il perde ce capital de crédibilité qu’il a mis des années à construire, par passion, par vérité, par courage. Nous avons besoin de voix neuves. Mais nous avons surtout besoin de voix utiles, lucides, stratégiques. Et parfois, la meilleure façon d’être entendu dans l’histoire, c’est de refuser de jouer le rôle que le système vous assigne. Koffi Badou – Consultant spécialiste en marketing politique et propagande électorale.

  • « L’Afrique est dans une quête de justice fiscale internationale »

    « L’Afrique est dans une quête de justice fiscale internationale »

    Comment mobiliser le maximum de ressources internes dans les pays africains ? Patrick Ndzana Olomo de l’Union africaine et Arthur Minsat de l’OCDE répondent.

    Dans un rapport publié fin octobre sur les « Statistiques des recettes publiques en Afrique », l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) et l’Union africaine font le bilan pour 33 pays du continent. Résultat : malgré des efforts notoires dans un contexte international contrarié et où le capital se raréfie, leurs gouvernements peinent encore à mettre en place de véritables politiques fiscales, au détriment de leur stratégie de développement. La question est posée alors que la mobilisation des ressources intérieures fait partie des priorités de l’Agenda 2063 de l’Union africaine (UA) et des Objectifs de développement durable (ODD). Ensemble, Patrick Ndzana Olomo, chef par intérim de la division politique économique et développement durable de l’Union africaine, et Arthur Minsat, chef de l’unité Afrique du centre de développement de l’OCDE, dressent dans cet entretien accordé au Point Afrique, en marge du 22e forum économique international sur l’Afrique tenu à Paris, un panorama complet de la situation fiscale du continent et soulignent les perspectives pour les années à venir.

    Le Point Afrique : Quels sont les points saillants de ce rapport ?

    Patrick Ndzana Olomo : La première chose qu’il faut retenir, c’est que la collecte des impôts s’améliore en Afrique. Ensuite, beaucoup d’efforts ont été faits pour mieux flécher les recettes fiscales vers les besoins de développement. Ces résultats ont été obtenus alors que les pays africains sont confrontés à de multiples crises, dont les conséquences de la pandémie de Covid-19, les effets du changement climatique et les tensions géopolitiques internationales. Dans cette période on a plutôt observé une réduction des capacités des États à mobiliser des ressources internes.

    Dans quel contexte s’inscrivent ces efforts ? Et sont-ils suffisants ?

    Ces efforts s’inscrivent dans un contexte où les dettes publiques augmentent partout. Pour l’Afrique, on se rapproche de 66 % du PIB. C’est très élevé, mais moins que dans les pays développés.

    Cependant, l’Afrique doit faire plus pour mieux collecter, aller vers plus de transparence et de rigueur dans la gestion de ses ressources internes. D’autant qu’elles constituent le pilier de notre stratégie de développement dans le cadre de l’Agenda 2063, que l’UA s’est fixé.

    Dans cette optique, il va falloir redoubler d’efforts, parce que dans le même temps l’Afrique perd chaque année environ 90 milliards de dollars à cause des flux financiers illicites, notamment à travers les échanges commerciaux. L’Afrique perd près de 220 milliards de dollars par an à cause des avantages fiscaux indus accordés aux multinationales et aux entreprises internationales. Nos États doivent être plus vigilants dans l’octroi de ces avantages censés attirer les investisseurs.

    Qu’est-ce qui génère le plus d’impôts ? Le développement ou la bonne collecte de ceux-ci ?

    Arthur Minsat : Il n’y a pas de règle en la matière. Certains pays connaissent de forts taux de croissance sans que cela ne se traduise par un développement spectaculaire et d’autres avec peu de croissance se développent à une bonne vitesse.

    En revanche, il est évident que sans recettes, on ne peut pas investir dans l’économie réelle, et donc le développement.

    La capacité de lever des recettes est aussi un signal important pour les investisseurs ; c’est un gage sur la capacité des États à rembourser. Si celle-ci est faible, automatiquement le coût de la dette sera élevé. C’est ce qu’on a pu observer au Nigeria où le niveau de mobilisation des ressources domestiques est assez faible avec un ratio de 5,5 %.

    L’un des défis qui se pose à l’Afrique c’est la diversité des situations. Comment tracer une stratégie claire avec des trajectoires plurielles contrastées, des réalités géopolitiques, sociales et culturelles aussi différentes ?

    Le continent africain a la particularité d’offrir une très grande diversité de profils, et ceci à plusieurs niveaux. La Tunisie ou le Maroc ont des niveaux de taxation proches des pays de l’OCDE, mais l’informel reste très fort. Pour ces pays les enjeux sont très spécifiques et portent sur l’élargissement de l’assiette fiscale. D’où la nécessité de réfléchir à des politiques très ciblées parce que les moyennes ne reflètent pas la réalité dans la mesure où les grandes économies influencent souvent les données.

    Arthur Minsat est chef de l’unité Afrique du Centre de Développement de l’OCDE.
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    Arthur Minsat est chef de l’unité Afrique du Centre de Développement de l’OCDE.© DR

    Quels pays ont le mieux progressé et pourquoi ?

    Parmi les pays qui ont fait le plus de progrès dans la mobilisation des recettes fiscales, nombreux sont ceux qui ont simplifié leurs administrations fiscales, mis en place des guichets uniques, procédé à une baisse des exonérations et engagé une meilleure communication avec les contribuables.

    Le Togo a, par exemple, augmenté de 6 points de pourcentage entre 2010 et 2021 son ratio taxes sur PIB, essentiellement grâce à des mesures de réformes fiscales. Cela signifie qu’aujourd’hui introduire de nouveaux impôts n’est pas la seule solution.

    Au Mali, également, les recettes fiscales ont augmenté malgré une plus faible capacité de gouvernance et le fait que le secteur informel représente une part importante de l’activité économique du pays, soit un peu plus de 85 %, la moyenne en Afrique de l’Ouest.

    Mais si on prend le contrepied de l’informalité, il y a l’Afrique du Sud, qui compte 5 % d’informel mais qui doit aussi élargir son assiette fiscale. Le gouvernement a encouragé les déclarations d’impôts numérisées et touché plus de contribuables.

    L’Éthiopie a amélioré son système de communication en ciblant les entreprises, notamment les PME, pour élargir sa base d’imposition.

    Il est important de pouvoir apprendre des autres pays parce que, très souvent, on méconnaît ce qui est fait ailleurs. Pour autant, il faut pouvoir continuer à adapter les solutions et non pas les télécharger ou faire des copier-coller.

    Quels sont les enjeux qui sous-tendent ces problématiques alors que les sources de financements se tarissent ?

    Patrick Ndzana Olomo : Aujourd’hui, l’aide publique au développement décroît, l’environnement financier international n’est pas favorable aux capitaux africains, les pays sont confrontés à des problématiques de notation et de dette souveraine. Notre capacité à trouver des leviers pour augmenter les recettes fiscales internes est tout à fait déterminante. C’est un changement de paradigme. Car, jusqu’à présent, le développement était perçu comme un phénomène qu’on devait importer. Plus on augmentera nos capacités de mobilisation, plus notre développement sera basé sur l’économie réelle et donc sera endogène.

    Le Dr. Patrick Ndzana Olomo occupe la fonction de Chef par intérim de la Division Politique économique et développement durable au sein de l'Union africaine, auparavant, il était responsable de l'investissement et de la mobilisation des ressources au département des affaires économiques de l'organisation panafricaine.
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    Le Dr. Patrick Ndzana Olomo occupe la fonction de Chef par intérim de la Division Politique économique et développement durable au sein de l’Union africaine, auparavant, il était responsable de l’investissement et de la mobilisation des ressources au département des affaires économiques de l’organisation panafricaine.© DR

    Pour accroître ses recettes fiscales, l’Afrique doit transformer ses ressources et s’industrialiser, en particulier dans le contexte de la zone de libre-échange continentale et son vaste marché de 1,3 milliard de personnes.

    Si nous parvenons à opérer cette transformation productive, nous pourrons générer des revenus qui permettront de financer tous les projets de développement dont l’Afrique a tant besoin.

    Arthur Minsat : D’autant que ces ressources locales constituent déjà la première source de financement du continent. En 2021, les recettes publiques représentaient 15 % du PIB de l’Afrique, c’est plus que les investissements directs étrangers ou l’aide publique au développement.

    Patrick Ndzana Olomo : Toutes les économies d’Asie du Sud-Est, d’Amérique latine ont amorcé leur processus de transformation productive. On peut annuler toutes les dettes des pays africains, tant que nous ne produisons pas ce que nous consommons, nous serons toujours au même niveau de développement.

    Au moment où le FMI et la Banque mondiale annoncent des réformes, comment l’Afrique peut-elle peser ?

    Patrick Ndzana Olomo : Nous sommes entrés dans une ère de réformes fiscales internationales. Dans cette perspective, l’Afrique a besoin de transparence et d’équité fiscale. Parce qu’on le sait désormais, « qui taxe le mieux se développe ». Les ressources internationales du FMI, de la Banque mondiale, et d’autres organisations ne sont plus suffisantes.

    Sans compter que l’environnement de la notation internationale n’est pas des plus amical même pour des pays qui sont en perspectives de croissance et dont les résultats sont visibles !

    L’avantage qu’ont les pays de l’OCDE, c’est qu’ils empruntent à des taux préférentiels. Or, l’environnement économique mondial se complexifie davantage, l’interdépendance entre les indicateurs est plus forte que jamais. Paradoxalement, les pays capables de mobiliser des ressources ont les coûts de la dette les plus faibles.

    Comment continuer à attirer les investisseurs tout en évitant les écueils actuels autour des exonérations d’impôt en particulier dans les zones économiques spéciales ?

    Arthur Minsat : Il y a une multiplication des zones économiques spéciales dans plusieurs pays et je pense que c’est aussi une volonté d’émuler le modèle chinois : une ville, une usine. Les gouvernements pensent ainsi attirer les investisseurs avec la promesse d’exonérations. Il y a clairement un risque avec ce modèle. Car si ces zones représentent des poches de développement, elles peuvent rapidement creuser les inégalités territoriales à l’intérieur d’un pays. Le risque est qu’il n’y ait pas de péréquation fiscale, puisqu’il n’y a pas d’impôts et donc on ne peut pas réinvestir la richesse qui est créée dans ces zones vers d’autres secteurs.

    Presque toutes les enquêtes montrent que les exonérations fiscales ne sont jamais un facteur déterminant pour les investisseurs.

    Quelles sont les pistes de solutions ?

    L’une des solutions est d’adopter des politiques fiscales graduelles, car des seuils de taxation trop rigides peuvent constituer une barrière à la croissance de certaines entreprises, surtout les petites entreprises ainsi que les start-up.

    L’exemple du Maroc est parlant. Le deuxième niveau de cotisation dans le royaume, ce sont les cotisations de la sécurité sociale, et ce, malgré la taille du secteur informel.

    Patrick Ndzana Olomo : Cette question est à peine effleurée dans notre rapport sur les recettes publiques en Afrique parce qu’il n’y a pas de base de comparaison commune. Mais le rapport « Dynamique de développement 2021 » avait montré que l’Afrique a eu le taux de pénétration numérique le plus élevé au monde au cours des dernières décennies.

    Malheureusement, on constate que tous les autres continents cherchent à taxer cette économie du numérique et nous, Africains, sommes embarqués sans avoir pris toute la mesure du sujet. Il y a des entreprises qui ne sont pas logées chez nous. Prenez, les géants comme Yahoo !, Meta ou TikTok ! Ils ne sont taxés par aucun pays africain.

     Viviane Forson


  • « L’Afrique ne réclame plus des aides, elle exige une juste rémunération de ses ressources »

    « L’Afrique ne réclame plus des aides, elle exige une juste rémunération de ses ressources »

    En marge de l’Ibrahim Governance Weekend, tenu à Marrakech, Nathalie Delapalme, directrice exécutive de la Fondation Mo Ibrahim, plaide pour une Afrique qui s’affranchit de ses dépendances et mise sur ses propres ressources.

    u palais des congrès de Marrakech, une conviction s’impose : l’Afrique ne peut plus construire son avenir en dépendant des autres. L’édition 2025 de l’Ibrahim Governance Weekend a sonné l’heure d’un réveil collectif, avec un message clair et offensif. L’aide internationale décline, les engagements climatiques sont insuffisants, mais le continent dispose des leviers nécessaires : fonds de pension, ressources naturelles, fiscalité modernisée, diaspora. Nathalie Delapalme, directrice exécutive de la Fondation Mo Ibrahim, analyse pour Le Point Afrique les enjeux de cette nouvelle ère. Pour elle, il est temps que l’Afrique reprenne en main son propre développement, sans attendre que d’autres en fixent les règles.

    Le Point Afrique : Dans un monde en pleine recomposition géopolitique, marqué par le retour du protectionnisme et l’essoufflement de l’aide internationale, que révèlent les chiffres 2025 ? Quels signaux d’alerte doivent impérativement mobiliser les dirigeants africains ?

    Nathalie Delapalme : Le coup de frein porté à l’aide au développement en 2025, notamment par les États-Unis, est brutal. Mais il s’inscrit dans une tendance plus large. En dix ans, la part de l’Afrique dans l’aide publique mondiale a reculé de 11 %. Pendant ce temps, les dépenses militaires mondiales ont bondi – + 9 % en 2024 – et le système financier multilatéral montre chaque jour un peu plus son inadaptation aux réalités africaines. Il faut donc cesser de s’accrocher à un modèle à bout de souffle. D’ailleurs, l’aide publique au développement ne représente déjà que moins de 10 % du financement du continent. Quant aux coupes drastiques de l’USAID, elles pèsent, pour 42 pays africains, moins de 1 % de leur RNB. En face, l’Afrique concentre une part majeure des minerais critiques, dispose d’un potentiel colossal en énergies renouvelables, en agriculture, en biodiversité ou en séquestration carbone. Des atouts massifs, encore largement sous-exploités. Le message de cette édition 2025 de l’IGW, à un mois du Sommet de Séville sur le financement du développement, est clair : il est temps d’en finir avec la logique de dépendance. L’Afrique a les moyens de redéfinir les règles du jeu.

    Face aux discours alarmistes, souvent nourris par la baisse de l’aide et les crises, vous appelez à un changement de narration ?

    C’est un constat brutal : le monde a radicalement changé depuis la création des Nations unies et du système de Bretton Woods il y a 80 ans. À l’époque, l’Afrique était perçue comme un territoire confiné, lointain, porteur de toutes les misères – guerres, pauvreté chronique, épidémies, catastrophes naturelles. Aujourd’hui, les lignes ont bougé : la guerre est en Europe, les pandémies et le dérèglement climatique frappent sans distinction de frontières ou de richesses, et le terrorisme sévit partout. Les crises ne sont plus locales, mais globales, imposant des réponses collectives. 

    L’Afrique ne peut plus être considérée seulement le simple bénéficiaire passif, et reconnaissant, de solutions, elle peut, elle doit, elle entend y contribuer activement. Cela suppose que le continent adopte un regard ambitieux sur ses propres atouts, mais aussi lucide sur ses propres limites , qu’il lui appartient de surmonter. C’est bien ce qui est largement ressorti de ces trois jours très intenses. Avec deux points en particulier : la nécessité d’accélérer l’intégration du continent, en particulier au niveau économique, pour « passer à l’échelle ». Et le fait que faute d’assurer paix, sécurité, justice et gouvernance, il est illusoire d’espérer changer de modèle de développement et attirer les investissements privés.

    Vous décrivez un moment de bascule. L’Afrique est-elle à la croisée des chemins ?

    Ce que nous vivons est un véritable électrochoc. Le retrait brutal de bailleurs historiques – Trump en tête, mais pas uniquement – a sonné la fin d’un modèle révolu. Fini, l’illusion d’un retour en arrière. Les transitions sont toujours chaotiques, avec leurs déséquilibres et leurs tensions. Mais c’est justement dans ces ruptures que se forgent les nouveaux cycles. Ce que nous observons aujourd’hui, c’est un basculement majeur : la volonté farouche du continent, en particulier de sa jeunesse, de mobiliser ses propres forces pour porter un agenda qu’il s’est enfin réapproprié. C’est une révolution silencieuse, une réécriture des règles du jeu, taillée sur mesure pour les réalités contemporaines, et non sur les vestiges du passé.

    Chaque année, les rapports de la Fondation pointent la même urgence : mieux exploiter les ressources et redistribuer la richesse. Sur le terrain, constatez-vous enfin de vrais progrès à l’échelle du continent ?

    De plus en plus de gouvernements africains prennent conscience que leur intérêt stratégique n’est plus d’exporter des matières premières brutes à faible valeur ajoutée, mais bien de repenser leurs modèles économiques de croissance. Cela veut dire : transformer localement, intégrer les chaînes de valeur, et surtout faire en sorte que les bénéfices soient mieux redistribués. Mais ce qui change aussi – et c’est fondamental –, c’est le regard que les citoyens du continent, et en particulier la jeunesse, désormais fortement majoritaire, portent sur cette question. Ils entendent désormais que les ressources naturelles bénéficient en priorité aux territoires qui les hébergent : que ces ressources se traduisent sur le terrain en termes d’emplois locaux, de recettes fiscales, d’infrastructures, de services publics.

    Cette prise de conscience, dites-vous, est aussi nourrie par les évolutions géopolitiques. Dans quelle mesure le contexte international bouscule-t-il les rapports de force autour des ressources africaines ?

    Il y a aujourd’hui une revalorisation stratégique des actifs africains. On l’a vu avec la guerre en Ukraine : tout à coup, les Européens ont mesuré l’intérêt stratégique du gaz africain pour assurer la diversification de leur propre approvisionnement. Mais le vrai basculement, c’est la montée en puissance de l’intérêt stratégique des ressources critiques du continent. Sans les minerais africains – cobalt, lithium, manganèse, bauxite, chrome, phosphate – il n’y aura pas d’économie verte globale. Le continent africain le sait, comme beaucoup de ses « nouveaux partenaires » qui y affluent depuis longtemps, moins sans doute malheureusement que ses voisins européens.

    Le Maroc accueille pour la deuxième fois cet événement, une rareté. Est-ce un choix motivé par ses progrès en gouvernance ou par son rôle régional stratégique ?

    C’est un peu des deux. Revenir au Maroc, pays hôte en 2017, souligne ses avancées remarquables en gouvernance. En dix ans, il est passé de la 13ᵉ à la 8ᵉ place sur le continent selon l’indice de gouvernance, avec des progrès bien au-dessus de la moyenne africaine. Le Maroc domine désormais en infrastructures et administration publique. Mais au-delà des chiffres, c’est surtout son leadership africain affirmé qui justifie ce choix : un acteur clé régional et continental. Le Maroc est donc un cadre idéal pour discuter du financement de « l’Afrique que nous voulons », en insistant sur la mobilisation des ressources internes plutôt que sur la dépendance à l’aide extérieure, de plus en plus incertaine.

    Pourtant, le classement du Royaume chérifien à la 120e place mondiale de l’IDH interpelle. Comment expliquez-vous ce déséquilibre dans son développement ?

    Ce qui frappe au Maroc, c’est la cohérence et l’équilibre des progrès. L’Indice Ibrahim, qui compile 49 sources indépendantes, montre une amélioration dans les quatre grandes dimensions : sécurité et État de droit, participation et droits, opportunités économiques, développement humain. Mieux : ces avancées se sont même accélérées entre 2014 et 2023. Peu de pays africains peuvent se targuer d’un tel parcours. Souvent, les progrès sont déséquilibrés : développement humain ou économique d’un côté, stagnation ou recul côté sécurité ou droits. Ce n’est pas le cas du Maroc. Cela signifie-t-il qu’il n’y a aucun défi ? Évidemment non. Inégalités et fortes attentes sociales, surtout chez les jeunes, demeurent. Plus un pays progresse, plus les exigences montent, avec leur lot d’impatience. Mais au final, le Maroc avance de manière régulière et homogène, dans un contexte régional et mondial instable.

    De Yasmine Tijani,

  • Israël avertit que « Téhéran brûlera » en cas de nouveaux tirs de missiles iraniens

    Israël avertit que « Téhéran brûlera » en cas de nouveaux tirs de missiles iraniens

    Israël a menacé samedi de « brûler » Téhéran et affirmé avoir la maîtrise du ciel sur tout l’ouest de l’Iran jusqu’à la capitale, au deuxième jour d’une attaque sans précédent menée sur le territoire iranien.

    L’armée de l’air israélienne a poursuivi ses frappes contre plusieurs sites en Iran, ciblant notamment des systèmes de défense aériens dans la région de Téhéran et des dizaines de lanceurs de missiles. L’objectif : démanteler les capacités militaires de son ennemi juré.

    Disant disposer de renseignements prouvant que Téhéran s’approchait du « point de non-retour » vers la bombe atomique, Israël a lancé vendredi son opération contre l’Iran, touchant plus de 200 sites militaires et nucléaires et tuant les plus hauts gradés du pays.

    L’Iran, qui dément fabriquer l’arme nucléaire, a affirmé qu’Israël avait « lancé une guerre » qui mènera à « sa ruine » selon les termes du guide suprême Ali Khamenei vendredi.

    « Le dictateur iranien transforme les citoyens iraniens en otages et crée une réalité dans laquelle ils, en particulier les habitants de Téhéran, paieront un lourd tribut en raison des dommages criminels causés aux civils israéliens », a prévenu le ministre de la Défense Israël Katz. « Si Khamenei continue de tirer des missiles sur le front intérieur israélien, Téhéran brûlera. »

    La plupart des missiles tirés vendredi et samedi par l’Iran vers Israël, pays distants de plus de 1500 km, ont été interceptés, selon l’armée israélienne. Les États-Unis ont aidé à les abattre, d’après un responsable américain.

    Mais il y a eu d’importants dégâts à des habitations et des destructions dans la région de Tel-Aviv, où les secouristes ont fait état de trois morts et de dizaines de blessés.

    « Sous le choc »

    « Je suis un peu sous le choc, abasourdi par ce qu’il s’est passé », dit Eliyahu Bachar, habitant de Ramat Gan près de Tel-Aviv. « Nous avons entendu un énorme boum — nous savions que c’était quelque chose de grave », raconte Tal Friedlander, un autre habitant.

    Sept soldats israéliens ont été légèrement blessés à la suite d’un impact de missile iranien sur le centre d’Israël, a indiqué l’armée. Cette région inclut Tel-Aviv où se trouve le ministère de la Défense et le quartier général de l’armée.

    Le représentant iranien à l’ONU Amir Saeid Iravani, a fait état de 78 morts et plus de 320 blessés dont une « large majorité de civils » dans l’attaque israélienne.

    Allié d’Israël, le président américain Donald Trump a appelé vendredi l’Iran à « conclure un accord » sur son programme nucléaire et prévenu que les « prochaines attaques » israéliennes seraient « encore plus brutales ».

    Pourparlers incertains

    « Nous nous sommes créé une liberté d’action aérienne dans tout l’ouest de l’Iran, jusqu’à Téhéran », a dit Effie Defrin, porte-parole de l’armée israélienne. « Téhéran n’est plus à l’abri. »

    Samedi, des médias iraniens ont fait état aussi de frappes sur Tabriz (au nord-ouest) et sur des zones des provinces de Lorestan, Hamedan et Kermanshah (à l’ouest), qui abritent des bases militaires.

    L’espace aérien de l’Iran est fermé jusqu’à nouvel ordre, a annoncé l’agence officielle IRNA. En Israël, le principal aéroport international, Ben Gourion, près de Tel-Aviv est aussi fermé jusqu’à nouvel ordre.

    Selon l’agence de presse iranienne Mehr, l’Iran a averti qu’il attaquerait dans la région des cibles de tout pays qui aiderait Israël à repousser les attaques iraniennes. 

    L’Iran est soupçonné par les Occidentaux et par Israël, considéré par des experts comme la seule puissance nucléaire au Moyen-Orient, de vouloir se doter de l’arme atomique. Téhéran dément et défend son droit à développer un programme nucléaire civil.

    Samedi, l’Iran a affirmé qu’au vu de l’attaque israélienne, poursuivre les pourparlers indirects sur le nucléaire avec les États-Unis « n’a pas de sens ». Ces pourparlers sont prévus dimanche à Oman.

    « Plus à venir »

    Malgré les appels internationaux à cesser les attaques, le premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou a averti qu’il y en aurait « plus à venir ».

    L’opération durera « un petit nombre de semaines », a dit l’ambassadeur d’Israël en France Joshua Zarka sur France Info.

    « Nous avons éliminé les principaux commandants militaires, des scientifiques nucléaires, l’installation d’enrichissement (d’uranium) la plus importante du régime islamique et une grande partie de son arsenal de missiles balistiques », a affirmé M. Nétanyahou vendredi.

    Son armée a affirmé avoir « démantelé » une usine de conversion d’uranium à Ispahan (centre) et la base militaire de Tabriz (nord-ouest).

    L’Iran a affirmé que les dégâts à Ispahan et sur le site de Fordo, au sud de Téhéran, étaient mineurs. Le centre pilote d’enrichissement d’uranium de Natanz (centre) a été visé, selon Téhéran.

    L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a déclaré que la partie en surface avait été « détruite », citant des informations iraniennes. Mais « aucune augmentation des niveaux de radiation » n’avait été observée.

    Source : Institute for the Study of War

    Généraux et scientifiques tués

    « Israël peut endommager le programme nucléaire iranien, mais il est peu probable qu’il puisse le détruire », a commenté à l’Agence France-Presse le chercheur Ali Vaez, de l’International Crisis Group, un cercle de réflexion américain.

    Dans les frappes israéliennes, le chef des Gardiens de la Révolution, armée idéologique d’Iran, le général Hossein Salami, le commandant de la force aérospatiale des Gardiens, Amirali Hajizadeh, et le chef d’état-major, le général Mohammad Bagheri, ont été tués ainsi que d’autres responsables et généraux iraniens, selon Téhéran. Neuf scientifiques du programme nucléaire iranien ont aussi péri.

    En octobre 2024, Israël a mené des frappes sur des cibles militaires en représailles au tir de quelque 200 missiles iraniens vers son territoire. Les tirs iraniens étaient en riposte à une attaque imputée à Israël qui a ciblé le consulat d’Iran à Damas.

    Selon l’analyste en géopolitique Michael Horowitz, « Israël a depuis longtemps infiltré plusieurs échelons de l’appareil sécuritaire iranien et profite aussi de l’extrême impopularité du régime qui offre énormément d’opportunités au Mossad [le service de renseignement israélien] ».

    Face à l’escalade militaire, plusieurs compagnies aériennes ont supprimé ou dérouté des vols et les cours du brut ont flambé.

    Avec Benoît Finck, Agence France-Presse, à Jérusalem

  • Marche de milliers de militants du PDCI à Abidjan

    Marche de milliers de militants du PDCI à Abidjan

    Des milliers de militants et sympathisants du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI, opposition) ont battu le pavé, ce samedi 14 juin 2025, à Abidjan, pour protester contre la radiation de Tidjane Thiam et des principaux leaders de l’opposition de la liste électorale.

    La marche qui a débuté à l’Espace Sococé, à Cocody, dans l’Est d’Abidjan, s’est achevée devant le siège de la Commission électorale indépendante (CEI), sous une haute surveillance des forces de l’ordre. Des dirigeants du PDCI ont ensuite échangé avec des membres de la CEI au sein de l’institution.

    Après cette rencontre, Sylvestre Emmou, secrétaire exécutif en chef du PDCI, a lancé que « nous exigeons la réintégration, sans condition, de Tidjane Thiam, le président du PDCI, et des principaux leaders de l’opposition sur la liste électorale. »

    Selon Sylvestre Emmou, ils ont été « abusivement et injustement radiés de la liste électorale » et « cela est inacceptable, dangereux pour la paix et la démocratie » en Côte d’Ivoire, où les Ivoiriens sont appelés aux urnes le 25 octobre 2025 pour élire le président de la République.

    « Nous considérons ces radiations comme des manœuvres pour éliminer des adversaires politiques aux moyens d’artifices juridiques inopérants », a déclaré le secrétaire exécutif du PDCI, M. Sylvre Emmou, devant une foule de militants du parti.

    Sylvestre Emmou a, en outre, appelé à une réforme de la CEI afin qu’elle soit « neutre et au service de tous les Ivoiriens ». Il a martelé que l’actuelle CEI est « inféodée » au RHDP (pouvoir) et est « en totale phase avec les idéologies du parti au pouvoir, au mépris des principes d’équité. »

    Le PDCI, à l’instar des autres partis de l’opposition, demande une autre Révision de la liste électorale (RLE), conformément aux dispositions du Code électoral, ce qui permettrait d’ailleurs à M. Thiam d’être réintégré. Mais, la CEI estime qu’une nouvelle RLE poserait un problème de timing.

    @tidjanethiam_officiel

    Remerciements du président du PDCI-RDA, Tidjane Thiam, pour la mobilisation massive des militants à l’occasion de la marche de ce samedi 14 juin 2025.

    ♬ son original – Tidjane Thiam Officiel – Tidjane Thiam Officiel

    « C’est une lutte pour la vérité, la transparence et l’égalité de tous devant la loi », a dit Sylvestre Emmou qui a, à nouveau appelé le gouvernement, au nom du parti, à engager « un dialogue politique franc et inclusif pour restaurer la confiance et garantir des élections apaisées. »

    « Monsieur le président de la CEI, l’histoire vous regarde, le peuple ivoirien vous regarde et le monde entier vous regarde », a conclu Sylvestre Emmou, soulignant que cette marche était « dans l’unique but de dénoncer la situation grave qui menace l’avenir démocratie en Côte d’Ivoire. »

  • Côte d’Ivoire : l’Union africaine s’engage à « accompagner » la Côte d’Ivoire pour la présidentielle de 2025

    Côte d’Ivoire : l’Union africaine s’engage à « accompagner » la Côte d’Ivoire pour la présidentielle de 2025

    L’Union africaine (UA) est disposée à accompagner la Côte d’Ivoire pour le bon déroulement de l’élection présidentielle d’octobre 2025, a déclaré vendredi à Abidjan l’ancien ministre des Affaires étrangères du Tchad, Saleh Annadif Mahamat, chef d’une délégation africaine reçue par le président Alassane Ouattara.

    « Nous sommes venus d’abord féliciter le Président pour tout ce qu’il a fait, pour tout ce qu’il continue de faire, non seulement pour la Côte d’Ivoire, mais aussi pour la stabilité de la sous-région de façon générale, et lui exprimer la disponibilité de l’Union africaine à accompagner la Côte d’Ivoire afin que les élections à venir puissent se dérouler dans de très bonnes conditions », a déclaré Saleh Annadif Mahamat à la presse, au terme de l’audience.

    Il a rappelé que cette mission de l’Union africaine, présente à Abidjan depuis quatre jours, a échangé avec l’ensemble des acteurs politiques afin que chacun joue « sa partition pour que ces élections puissent se dérouler dans de bonnes conditions ».

    « La sous-région, la CEDEAO, traverse une zone de turbulences. Vous savez tous le rôle que joue la Côte d’Ivoire au sein de cette sous-région. Il est donc important de préserver les acquis au niveau de la Côte d’Ivoire, car si demain la Côte d’Ivoire éternue, c’est toute la région qui risque d’être enrhumée. Il faut éviter cela. L’Union africaine est donc venue exprimer son soutien et son accompagnement pour que ces élections se tiennent dans les meilleures conditions », a souligné Saleh Annadif Mahamat.

    Selon lui, le président Ouattara a salué l’initiative de l’Union africaine et a assuré qu’« il ferait tout pour que ces élections se déroulent dans de bonnes conditions ».

    Avant cette rencontre avec le président Alassane Ouattara, la délégation de l’Union africaine avait échangé mercredi dernier avec le président du Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI), Laurent Gbagbo. Jeudi, elle a également rencontré des représentants du parti au pouvoir.

    La mission de l’Union africaine en Côte d’Ivoire s’achèvera le samedi 14 juin.

  • Laurent Gbagbo, le Tribun de la Plèbe mobilise ses partisans – les Patriciens par fraude tremblent et menacent

    Laurent Gbagbo, le Tribun de la Plèbe mobilise ses partisans – les Patriciens par fraude tremblent et menacent

    Le samedi dernier (7 juin 2025), le Président Laurent Gbagbo, ancien illustre pensionnaire de
    la prison du Tribunal de la Cour Pénale International (CPI) de Scheveningen à la Haye, a fait
    un discours déterminant et mémorable pour l’avenir immédiat de la Côte, notre riche et
    beau pays. C’était à l’occasion de sa tournée « Côcôcô » à Port-Bouët.

    La Plèbe attendait
    son Tribun, pour un mot d’ordre clair et rémobilisateur. La Plèbe (du latin plebs, plebis) veut
    tout simplement dire le Peuple (en Latin Populus). Plus précisément, c’est une partie du
    Peuple composée de citoyens libres de la Rome antique. Il faut préciser que Laurent Gbagbo,
    ici le Tribun de la Plèbe ou le Représentant du Peuple, grand Orateur reconnu, a été à la
    hauteur de toutes les attentes des militants et sympathisants du Parti des Peuples Africains
    de Côte d’Ivoire (PPA-CI). Ceux-ci, ont retrouvé, dans l’espérance et l’allégresse, leur Leader
    avec sa verve oratoire d’antan qui enflamme les foules.

    Le Tribun retrouvé, Laurent Gbagbo, a su créer une communication interactive simple avec
    son Peuple qui l’aime ainsi. Dans son humour habituel très apprécié par ses partisans et des
    métaphores justifiés, sur son exclusion incompréhensible de la liste électorale et
    l’inéligibilité du Président Ouattara, frappé par la Constitution de 2016, chaque idée, chaque
    phrase de sa part, était suivie de salves d’applaudissements incessants. Dans le fond, le
    Président Laurent Gbagbo, avec l’élégance rhétorique qu’on lui connaît, a dit tout ce que les
    Ivoiriens attendent de lui, en ce moment précis de la vie de la Nation. Dans la situation
    sociopolitique actuelle tendue, en Côte d’Ivoire, il ne pouvait en être autrement. Rappelons
    que pour se maintenir au pouvoir à partir du 25 octobre prochain, le régime d’Abidjan a fait
    le vide autour de lui.

    Le Président Ouattara a grossièrement écarté de la Présidentielle, ceci par des artifices
    judiciaires, tous les Leaders de l’Opposition significative, notamment Laurent Gbagbo. Sa
    dernière grande sortie de Port-Bouët, très offensive et bien ciblée, a fait penché le rapport
    de force politique du coté du Tribun de la Plèbe qui connaît très bien le Président Ouattara.

    Ce dernier ne serait jamais arrivé au pouvoir en 2011, sans un complot international contre
    la Côte d’Ivoire. Pour rappel, ce complot managé par Jacques Chirac puis Nicolas Sarkösy de
    Nagy-Bocsa de la France, Barak Hussein Obama des Etats-Unis et David William Donald
    Cameron du Royaume-Uni, appuyés par l’ONU, avait pour objectif d’écarter du pouvoir, à
    coup de bombes, , Séplou, le souverainiste Tribun de la Plèbe.

    Une petite incursion dans la Rome antique ne serait pas superflue pour définir et bien
    comprendre le groupe de mot « Tribun de la Plèbe ». Tribun (en latin : Tribunus) désigne

    aujourd’hui un orateur éloquent qui enflamme les foules, en défendant une cause, une idée
    au bénéfice du Peuple. À Rome, dans l’Antiquité, le Tribun de la Plèbe, était un magistrat élu
    pour défendre les droits et les intérêts légitimes de la Plébe. C’est-à-dire, les droits des
    pauvres contre la politique des Patriciens, des hommes du pouvoir. Ces derniers
    appartenaient, de par leur naissance ou par acquisition, à la classe sociale la plus élevée à

    Rome. Ils jouissait, naturellement, de nombreux privilèges et étaient les seules à prétendre à
    toutes les hautes fonctions. Le Président Laurent Gbagbo, lui, s’est toujours réclamé d’être
    « un Enfant de la Plèbe », arrivé au sommet de l’État avec une résilience remarquable.

    Au bord de la Lagune Ébrié, les Patriciens d’aujourd’hui, ont va dire les « Nouveaux riches »
    ont oublié leurs origines plébéiennes. Certains, devenus des répondeurs automatiques qui

    renient incroyablement, leurs états même, d’êtres humains, ont oublié cette origine, noble
    et humaniste qu’est la Plèbe. Ils attendraient les Ivoiriens dans la rue. Démarche bien

    incongrue pour les dirigeants d’un parti au pouvoir. Ce qui est sûr, les militants et
    sympathisants du PPA-CI, galvanisés par le discours de leur Leader, sont déterminés à
    défendre légitimement leurs droits constitutionnels par des manifestations dans les jours à
    venir. D’autres « Nouveaux riches » qui habitaient encore, des entrées coucher à Yop City
    (Yopougon) et à Abobo ou des trois pièces à la Riviera 2 et Anono, sont devenus
    milliardaires, en une décennies, en pillant massivement les caisses de l’État, au vu et au su
    de tout le monde. Les détournements de deniers publics documentés, sont d’ailleurs
    devenus très récurrents et impunis.

    Justement, la surdité et l’aveuglement de ces milliardaires, tenants actuels du pouvoir à
    Abidjan qui ne veulent pas dialoguer avec l’Opposition, entrainera sans aucun doute, le pays
    d’Houphouët-Boigny, vers un chao certain, d’ici le 25 octobre prochain. En voulant protéger
    leurs acquis frauduleux, ils privilégient ainsi des intérêts personnels et ceux de leurs clans au
    détriment de celui du Peuple souverain qui compte sur son Tribun pour relever les défis liés
    à sa survie et à l’existence même de notre riche et beau pays. Le Président Laurent Gbagbo
    qui veut laver son honneur dans la rocambolesque histoire de « braquage de la BCEAO » a
    officiellement repris, depuis le samedi 7 juin 2025, sa place de Tribun de la Plèbe.
    Pour revenir à l’origine de cette institution dans la Rome Antique, le Tribun de la Plèbe, était
    sacro-saint, c’est-à-dire que sa personne était inviolable. Celui qui lui portait atteinte était
    maudit et méritait la mort de la part de la Plèbe. La « Lex sacrata », les Lois sacrées de la
    Plèbe, votée en 449, avant Jésus-Christ, décide que la tête du coupable soit vouée à Jupiter,
    que ses biens, confisqués, soient déposés dans les Temples de la Triade plébéienne1

    Le Peuple ivoirien qui a déjà fait sienne cette « Lex sacrata », reste très vigilant, devant les
    menaces des anciens rebelles et des « Nouveaux riches » dont les relais sur les réseaux
    sociaux, ont déjà mis à pris, la tête du Tribun de la Plèbe. Par leurs béguètements, ils crient
    même au Coup d’État pour se faire peurs. Mais, le Président Laurent Gbagbo, intrépide, qui
    en vu des vertes et pas mûres, a adressé à son Peuple, le jeudi (12 juin 2025) une Lettre
    ouverte. Le Tribun du Peuple y appelle justement à l’Union des Ivoiriens, définit les
    attributions et les orientations judicieuses de son Mouvement « Trop c’est Trop ». De toutes
    les façons, comme le disent des Ivoiriens désabusés « 2025 ne sera pas 2020 ».

    Dr. Ben ZAHOUI-DÉGBOU, Géographe-Journaliste,
    Spécialiste de Géopolitique et de Commerce International,
    (glouziletnews.com). Masterant en Théologie, BIBLEDOC,
    Institut de Théologie, P.O. BOX 118 STAFFORD, VA – USA

    1 Cette Triade plébéienne a été introduite à Rome par les rois étrusques (616 à 510 avant Jésus-Christ).

  • En direct : Israël subit une vague d’attaques de missiles tirés depuis l’Iran, Téhéran informe que deux de ses sites nucléaires ont été touchés

    En direct : Israël subit une vague d’attaques de missiles tirés depuis l’Iran, Téhéran informe que deux de ses sites nucléaires ont été touchés

    Téhéran a informé l’AIEA que les sites nucléaires de Fordo et d’Ispahan ont été touchés, précisant par la suite que les dégâts étaient minimes. Le ministre de la défense israélien estime que l’Iran a franchi des « lignes rouges » en tirant des missiles sur des centres urbains, dont Tel-Aviv.
    « Le Moyen-Orient traverse une période de grave danger et nous appelons à la retenue et à la désescalade », a déclaré le chef de la diplomatie britannique, David Lammy, dans une intervention filmée publiée sur son compte X. « Nous comprenons depuis longtemps le besoin d’Israël de protéger son peuple et sa sécurité, et nous nous inquiétons depuis très longtemps du programme nucléaire de l’Iran et de son enrichissement », a-t-il déclaré.

    M. Lammy a réitéré son engagement aux côtés de la France et l’Allemagne pour travailler avec les Etats-Unis, qui sont engagés dans des pourparlers avec l’Iran. « Nous appelons à la diplomatie, à la retenue et à éviter tout conflit régional plus large », a-t-il ajouté.

    « Au cours de la dernière heure, deux barrages de missiles surface-surface ont été lancés depuis l’Iran vers le territoire israélien », a déclaré l’armée israélienne dans un communiqué. « Moins de 100 missiles ont été lancés, et la plupart ont été interceptés par des systèmes de défense antiaériens, ou ont échoué à atteindre leurs cibles », précise-t-elle, faisant état de dégâts sur des immeubles.

    Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a averti les Iraniens de s’attendre à davantage de frappes après l’offensive militaire déclenchée plus tôt par Israël contre la République islamique d’Iran.

    « Au cours des dernières vingt-quatre heures, nous avons éliminé les principaux commandants militaires, des scientifiques nucléaires de haut niveau, l’installation d’enrichissement [d’uranium] la plus importante du régime islamique et une grande partie de son arsenal de missiles balistiques », a déclaré M. Nétanyahou dans une vidéo postée sur sa chaîne Telegram. « Il y en a plus à venir », a-t-il prévenu.

    A la suite des affrontements en cours entre Israël et l’Iran, l’organisation de l’aviation civile iranienne a annoncé que l’espace aérien du pays serait fermé jusqu’à samedi, à 14 heures, rapporte l’agence de presse iranienne IRNA sur Telegram.

    De nombreuses compagnies, comme Air India, Emirates ou Air France avaient déjà supprimé ou dérouté des dizaines de vols vendredi après les frappes israéliennes sur le territoire iranien.

  • PRÉSIDENTIELLE 2025 : LA CAP-CI APPELLE À UNE PARTICIPATION MASSIVE À LA MARCHE DU PDCI-RDA, CE SAMEDI

    PRÉSIDENTIELLE 2025 : LA CAP-CI APPELLE À UNE PARTICIPATION MASSIVE À LA MARCHE DU PDCI-RDA, CE SAMEDI

    La Coalition pour l’alternance pacifique en Côte d’Ivoire (CAP-CI), principale plateforme politique de l’opposition, a, dans une déclaration, exprimé son soutien à Charles Blé Goudé et Tidjane Thiam, des leaders de l’opposition exclus de la liste électorale definitive publiée le 4 juin dernier.  Elle a appellé à une participation massive à la marche de protestation du PDCI-RDA, ce samedi 14 juin 2025. (Déclaration)

    Depuis 2018 et de manière constante, l’opposition ivoirienne n’a eu de cesse d’alerter le Gouvernement et la Commission Électorale Indépendante (CEI) sur l’impérieuse nécessité d’ouvrir un dialogue politique franc, profond et sincère, seul capable de restaurer un climat de confiance et de préserver la paix sociale dans notre pays.

    « Sourds aux attentes des populations »

    Malgré la légitimité de ces appels et leur portée nationale, le Gouvernement et la CEI sont restés sourds aux attentes des populations et ont choisi la voie du mépris institutionnel. Ce refus obstiné de réformer notre système électoral a conduit, en 2020, à une grave crise postélectorale, dont le lourd bilan – plus de 80 morts, des centaines de blessés et de nombreuses arrestations politiques – demeure encore présent dans les mémoires.

    Face à cette dérive, la CAP-CI a toujours choisi la voie de la responsabilité et de la paix. Elle a poursuivi les démarches de concertation, plaidant pour une Révision de la Liste Électorale (RLE) conforme aux dispositions légales, et exigeant une réforme en profondeur de la CEI afin de garantir l’équité et la transparence du scrutin présidentiel de 2025.

     La CAP-Côte d’Ivoire dénonce vigoureusement ce coup de force du Gouvernement, qui entend choisir les adversaires du RHDP, au mépris du pluralisme politique, de la liberté d’expression et de la souveraineté populaire

    Ces requêtes, fondées sur le droit, ont une fois de plus été ignorées. Pire, elles ont été foulées au pied par le pouvoir en place, qui, au lieu d’y répondre avec sérieux, a préféré instrumentaliser des institutions judiciaires et administratives pour disqualifier certains leaders politiques majeurs, dont le Président Cheick Tidjane Thiam et du Ministre Charles Blé Goudé.

    L’analyse des éléments de cette liste disponibles à ce jour, révèle des faits extrêmement graves :

    Les irrégularités dénoncées par l’opposition n’ont pas été corrigées.

    Le Président Cheick Tidjane Thiam y est exclu sans justification recevable.

    Les leaders politiques Laurent Gbagbo, Soro Guillaume Kigbafori,  Charles Blé Goudé et Noël Akossi Bendjo en sont également absents, confirmant leur inéligibilité dans les conditions actuelles.

    La CAP-Côte d’Ivoire dénonce vigoureusement ce coup de force du Gouvernement, qui entend choisir les adversaires du RHDP, au mépris du pluralisme politique, de la liberté d’expression et de la souveraineté populaire. Cette démarche dangereuse porte atteinte à la paix sociale et ouvre la voie à une nouvelle crise politique aux conséquences incalculables.

    La CAP-CI interpelle solennellement la Nation toute entière, les forces vives, les démocrates, les religieux, les autorités morales, ainsi que la Communauté internationale sur :

    Les dérives autoritaires du régime en place, La violation répétée de la Constitution et des lois de la République, Le projet manifeste d’un quatrième mandat illégal pour le Président sortant, Monsieur Alassane Ouattara.

  • Frappes israéliennes contre l’Iran : quelles conséquences économiques pour l’Afrique ?

    Frappes israéliennes contre l’Iran : quelles conséquences économiques pour l’Afrique ?

    Les frappes israéliennes de ce 13 juin 2025 contre les installations nucléaires et militaires iraniennes ont déclenché une onde de choc économique qui frappe déjà le continent africain. Flambée des prix du pétrole de près de 10%, chute des devises, tensions sur les marchés obligataires : l’Afrique subit de plein fouet les contrecoups d’une escalade militaire au Moyen-Orient qui menace de s’inscrire dans la durée.

    Les marchés pétroliers ont réagi instantanément aux frappes israéliennes. Le Brent a bondi de 5,9% pour atteindre près de 71 dollars le baril, tandis que le pétrole américain WTI a grimpé de 8,6% à près de 74 dollars, enregistrant l’une des plus fortes hausses quotidiennes de ces dernières années. Le pétrole brut a atteint 73,60 dollars le baril len hausse de 8,17% par rapport à la veille.

    Pour les pays africains importateurs nets d’énergie – Sénégal, Maroc, Tanzanie – cette envolée représente un choc budgétaire immédiat. Des pays comme le Kenya, la Côte d’Ivoire, les Seychelles et l’Éthiopie consacrent plus de 20% de leur facture d’importation à l’achat de pétrole. La hausse brutale des cours menace d’aggraver leurs déficits commerciaux et d’alimenter une inflation importée déjà problématique. Pour des pays qui sont déjà souvent dans une situation économique difficile, ce nouvel a-coup risque d’avoir d’importantes conséquences économiques et sociales.

    À l’inverse, les producteurs africains pourraient théoriquement bénéficier de cette flambée. Le Nigeria premier producteur de pétrole en Afrique, suivi de l’Angola, de l’Algérie, de l’Égypte et de la Libye. Cependant, l’expérience montre que ces pays restent vulnérables aux chocs externes, leur dépendance excessive aux revenus pétroliers les exposant à une volatilité économique chronique.

    Monnaies sous pression et marchés financiers chahutés

    La volatilité s’est immédiatement propagée aux marchés financiers africains. En Afrique du Sud, le rand, sensible au risque, s’échangeait à 18,04 contre le dollar à 06h57 GMT, soit 1,6% de moins que la clôture de jeudi. Les rendements de référence 2035 ont bondi de 16 points de base, témoignant de la nervosité croissante des investisseurs.

    L’escalade des hostilités au Moyen-Orient – une région majeure de production pétrolière – ajoute une nouvelle couche d’incertitude pour les marchés financiers. Les analystes redoutent un effet domino sur d’autres devises africaines fragiles. Au Ghana, en Égypte et dans d’autres économies à monnaie vulnérable, les banques centrales pourraient être contraintes d’intervenir pour stabiliser leurs devises, au risque d’épuiser leurs réserves de change.

    Diplomatie africaine : la prudence face à l’escalade

    Face à cette crise, les capitales africaines maintiennent un silence diplomatique prudent. Aucune condamnation ni prise de position officielle n’a émergé des principales chancelleries du continent. Seule l’Algérie a dénoncé l’aggression flagrante d’Israël, précisant que « « Cette agression viole l’ensemble du droit international, notamment les principes de la Charte des Nations Unies, confirme la politique d’agression systématique de l’occupation coloniale israélienne ».Cette retenue de la plupart des pays s’explique par la volonté de préserver une neutralité diplomatique traditionnelle, la priorité donnée à la gestion des conséquences économiques internes, et la complexité des relations avec les protagonistes du conflit.

    L’Union africaine et les institutions régionales comme la Banque africaine de développement (BAD) restent en position d’observation. Leurs appels implicites à la désescalade reflètent avant tout une préoccupation : éviter qu’une guerre prolongée au Moyen-Orient ne déstabilise davantage des économies africaines déjà fragilisées.

    Les pays du Maghreb, traditionnellement plus impliqués dans les questions moyen-orientales, privilégient pour l’instant la stabilité régionale à toute prise de position à chaud, à  l’exeption notable de l’Algérie.

    Les vulnérabilités structurelles de l’Afrique exposées

    Cette nouvelle crise met en lumière les fragilités structurelles persistantes des économies africaines. La très grande majorité des pays africains dépendent presque entièrement des exportations de matières premières. Cette dépendance excessive expose le continent à une volatilité économique récurrente.

    Les fonds souverains en Afrique subsaharienne ne détiennent que 1,8% du PIB en actifs – contre 72% au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, privant ces pays de mécanismes d’amortissement face aux chocs externes. Le FMI recommande des réserves de 5 à 10% du PIB pour gérer efficacement la volatilité des prix.

    Enfin, l’inflation importée constitue une menace immédiate. Au-delà du pétrole, la hausse des coûts de transport affectera les prix des denrées alimentaires, des engrais et des biens manufacturés. Les populations urbaines, déjà confrontées à une érosion de leur pouvoir d’achat post-Covid, seront alors les premières touchées.

    Les signaux des marchés financiers sont déjà alarmants, et ils pourraient s’aggraver considérablement si le conflit venait à s’enliser.

    Hélène Bailly

  • Cote d’Ivoire: Réponse à M. Serey Eiffel, un ingénieur qui pense tout savoir(ministre Kalil Ibrahim Konaté) 

    Cote d’Ivoire: Réponse à M. Serey Eiffel, un ingénieur qui pense tout savoir(ministre Kalil Ibrahim Konaté) 

    Voilà un Monsieur qui a bénéficié pendant longtemps de la bonne éducation de certaines hautes personnalités de notre pays. Eh oui, il a fait un tour pour chercher à nouveau une place au Palais Présidentiel ! Il a tourné pendant un moment en Côte d’Ivoire pour tenter de revendre son « talent » mais n’ayant pas pu convaincre à cause de ……..

    Lire aussi:Exclusion de Tidjane Thiam : Philippe Serey-Eiffel accuse Ouattara de « faute morale » et retire son soutien

    Demandez à tous ceux qui ont été de l’équipe de Conseillers de la Présidence de 2011 à 2019! Ouf quel calvaire de travailler avec cet ingénieur qui pense tout savoir. Au point même de penser être…..

    Quand on est Conseiller Spécial d’un Grand Chef on ne se comporte pas comme un petit au point de devenir « Ex Conseiller »

    Il a été viré ! Il a tout tenté pour reconquérir un poste ! Le NON a été à la hauteur de la déception! Il n’a rien refusé, bien au contraire toute réintégration vous a été refusé.

    Rassurez vous, les Soldats Politiques et Techniques, le Président OUATTARA en a.

    Nous avons passé du temps ensemble et je sais des choses même beaucoup de choses sur beaucoup de dossiers.

    Kalil Ibrahim Konaté

  • Côte d’Ivoire : Plus de 120 élèves gendarmes radiés pour usage de drogue

    Côte d’Ivoire : Plus de 120 élèves gendarmes radiés pour usage de drogue

    Plus de 120 élèves gendarmes des écoles de Toroguhé (centre-ouest) et d’Abidjan ont été radiés après avoir été testés positifs à des substances interdites, notamment des drogues. L’annonce a été faite le jeudi 12 juin 2025 par une source sécuritaire proche du haut commandement de la Gendarmerie nationale.

    Selon les premières informations, les tests de dépistage ont été menés de manière inopinée dans le cadre d’une campagne de contrôle de la discipline et de la moralité au sein des forces en formation. Les résultats ont révélé un taux alarmant de consommation de drogues parmi les élèves gendarmes, provoquant une onde de choc au sein de l’institution.

    Les élèves concernés ont été immédiatement exclus du corps en formation. Pour les autorités, il s’agit d’un message fort envoyé à toute la chaîne de commandement, mais aussi à l’opinion publique. « La tolérance zéro face à la drogue sera strictement appliquée. », assure notre source.

    Cyprien K.

  • L’Iran «doit conclure un accord avant qu’il ne reste plus rien», menace Trump

    L’Iran «doit conclure un accord avant qu’il ne reste plus rien», menace Trump

    Le président américain Donald Trump a exhorté vendredi Téhéran à « conclure un accord avant qu’il ne reste plus rien », après les frappes israéliennes en Iran, prévenant que les prochaines « prochaines attaques » seraient « encore plus brutales ».

    « Il y a déjà eu énormément de morts et de destructions mais il est encore temps de faire que ce massacre, y compris de prochaines attaques planifiées encore plus brutales, cesse », a-t-il écrit sur son réseau Truth Social.

    Dans ce long message, Donald Trump affirme avoir donné à l’Iran « opportunité après opportunité de conclure un accord ».

    « Je leur ai dit, dans les termes les plus forts : “Faites-le”. Mais peu importe à quel point ils ont essayé, peu importe à quel point ils ont été proches, ils ne sont tout simplement pas parvenus à le faire », a-t-il affirmé.

    https://truthsocial.com/@realDonaldTrump/114675456780398208/embed

    « Je leur ai dit que cela serait bien pire que tout ce qu’ils avaient connu, anticipé ou ce qu’on leur avait dit, que les États-Unis fabriquent les meilleurs équipements militaires et les plus destructeurs que personne d’autre au monde, DE LOIN, et qu’Israël en a beaucoup, et que beaucoup d’autres vont encore arriver — et qu’ils savent comment les utiliser ».

    Selon le président américain, « certains Iraniens de la ligne dure ont parlé avec courage mais ils ne savaient pas ce qui allait arriver. Ils sont tous MORTS maintenant, et cela ne va faire qu’empirer ! »

    « Plus de mort, plus de destruction, FAITES-LE, AVANT QU’IL NE SOIT TROP TARD », conclut son message.

    Plus tôt, Donald Trump avait confié à la chaîne Fox News avoir su en amont qu’Israël allait conduire des frappes en Iran.

    « L’Iran ne peut pas avoir la bombe nucléaire et nous espérons revenir à la table des négociations. Nous verrons », avait-il déclaré, cité vendredi par la chaîne de télévision américaine sur son site.

    Lors de son premier mandat, Donald Trump avait retiré les États-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien (JCPOA), en 2018.

    « Il a souligné que les États-Unis étaient prêts à se défendre et à défendre Israël si l’Iran ripostait », d’après la chaîne. Et disait surveiller toutes les représailles, avec le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) placé en état d’alerte élevé, toujours selon Fox News.

    Plus tôt, le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio avait souligné que les États-Unis n’étaient pas impliqués dans l’attaque.

    Donald Trump réunira vendredi son conseil de sécurité nationale à 11h (15H00 GMT) à la Maison-Blanche, à Washington.

  • Téhéran qualifie de «déclaration de guerre» l’attaque israélienne massive

    Téhéran qualifie de «déclaration de guerre» l’attaque israélienne massive

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    Emergency services at the site of an Israeli strike in Tehran








    Smoke billows after a strike in Tehran in the early morning
    Smoke billows after a strike in Tehran in the early morning








    People survey the damage in Nobonyad Square, Tehran
    People survey the damage in Nobonyad Square, Tehran








    Rescures work in the rubble of a building in Tehran
    Rescures work in the rubble of a building in Tehran








    The International Atomic Energy Agency meets in Vienna after the strikes
    The International Atomic Energy Agency meets in Vienna after the strikes

    ’Iran a qualifié vendredi l’attaque israélienne de « déclaration de guerre » après des frappes massives d’Israël contre une centaine de cibles dont des sites nucléaires, qui ont tué les deux plus hauts responsables militaires de la République islamique.

    Alors que les appels à la désescalade se multiplient à travers le monde après cette attaque d’une ampleur sans précédent contre l’Iran, de nouvelles explosions ont été entendues à la mi-journée dans le nord-ouest de l’Iran. Des médias locaux ont fait état d’une nouvelle frappe sur le centre d’enrichissement d’uranium de Natanz (centre), et d’un incendie à l’aéroport de Tabriz (nord-ouest).

    Les frappes, notamment sur Téhéran, surviennent alors que la pression ne cessait d’augmenter sur l’Iran pour son programme nucléaire, Israël et des États occidentaux le soupçonnant de vouloir se doter de l’arme atomique, ce que dément Téhéran.

    « Mort à Israël, mort à l’Amérique ! », ont crié dans la matinée des Iraniens venus manifester dans le centre de la capitale, brandissant des drapeaux iraniens. Ahmad Moadi, un retraité de 62 ans, appelle à une « réponse cinglante » contre Israël, un pays non reconnu par l’Iran.

    L’opération a débuté dans la nuit et visé des sites militaires et nucléaires dans plusieurs régions iraniennes. L’armée israélienne a notamment affirmé que les installations souterraines du site de Natanz avaient été touchées.

    De la fumée s’élevant d’un site visé par une frappe israélienne tôt vendredi dans la capitale iranienne, Téhéran.

    « De nombreux jours »

    Le premier ministre israélien, Benjamin Nétanyahou a averti que l’opération militaire durerait « de nombreux jours », et l’armée israélienne a indiqué que ses avions de combat continuaient de frapper le territoire iranien.

    Tôt vendredi, le général Hossein Salami, chef des Gardiens de la Révolution, a été tué dans une frappe sur le quartier général des Gardiens de la Révolution à Téhéran, comme un autre dirigeant de la puissante armée idéologique de la République islamique.

    Le chef d’état-major iranien, le général Mohammad Bagheri, et six scientifiques du programme nucléaire iranien ont également péri dans des frappes, qui ont aussi blessé un haut conseiller du guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, selon des médias locaux.

    Au moins 95 personnes ont été blessées à travers le pays, selon la télévision d’État.

    Une frappe a notamment touché un immeuble du quartier cossu de Nobonyad, dans le nord de Téhéran. Les secouristes s’affairent au milieu des débris du bâtiment endommagé, tandis que la zone est bouclée par un important dispositif de sécurité. Des familles en pleurs et des badauds se sont rassemblés à proximité.

    L’armée israélienne a indiqué qu’environ 200 avions avaient visé une centaine de cibles à travers le pays.

    Des pompiers et des civils nettoyant les dégâts causés par une frappe israélienne à Téhéran, vendredi.

    Le site de Natanz a été visé « plusieurs fois » dès le début de l’attaque, selon la télévision d’État, qui a montré une épaisse fumée noire s’en élevant.

    Les sites nucléaires « ne doivent jamais être attaqués », a dénoncé l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) selon laquelle « aucune augmentation des niveaux de radiation n’a[vait] été observée » sur ce site.

    Trois sites militaires dans le nord-ouest ont également été visés, d’après la télévision iranienne.

    Israël « a frappé au cœur du programme de missiles balistiques de l’Iran », a affirmé M. Nétanyahou, saluant le « succès » de cette opération.

    L’armée israélienne a indiqué disposer de renseignements prouvant que Téhéran s’approchait du « point de non-retour » vers la bombe atomique. Selon elle, « le régime iranien avait un plan concret pour détruire l’État d’Israël ».

    « Pas de limites »

    Le ministère iranien des Affaires étrangères a qualifié l’attaque de « déclaration de guerre », et appelé le Conseil de sécurité de l’ONU à réagir.

    Les forces armées iraniennes ont averti auparavant qu’elles n’auraient « pas de limites » dans leur riposte. L’ayatollah Ali Khamenei a promis un sort « douloureux » à Israël.

    Quant aux États-Unis, allié indéfectible de l’État hébreu, ils seront « responsables des conséquences » de l’attaque, a assuré Téhéran.

    Quelques heures après les premières frappes, l’armée israélienne a fait état d’« environ 100 drones » lancés par l’Iran vers le territoire israélien et un responsable militaire a indiqué en début d’après-midi que l’armée continuait à en intercepter.

    La Jordanie, voisine d’Israël, a déclaré aussi avoir intercepté des drones et missiles qui avaient violé son espace aérien.

    La dernière attaque israélienne contre l’Iran annoncée publiquement remonte à octobre 2024 quand Israël avait dit avoir mené des raids aériens sur des cibles militaires en représailles au tir de quelque 200 missiles iraniens vers le territoire israélien, mais elle n’avait pas l’ampleur de celle de vendredi.

    Alors que plusieurs pays de la région comme l’Arabie saoudite ou la Turquie ont dénoncé l’attaque israélienne, les dirigeants étrangers ont pour la plupart appelé, à l’instar des Nations unies, à la retenue et à la désescalade.

    Le Hamas, en guerre contre Israël à Gaza depuis plus de 20 mois, les rebelles yéménites houthis et le Hezbollah libanais, tous alliés de Téhéran, ont vivement condamné les frappes.

    Une voiture de police israélienne surveillant une route principale sur le Mont des Oliviers surplombant Jérusalem, vendredi matin, après que le gouvernement Benjamin Nétanyahou a décrété l’état d’urgence.

    Les cours du pétrole ont flambé de plus de 12 %, faisant redouter de fortes perturbations sur les approvisionnements d’or noir.

    Signe de l’extrême fébrilité dans la région, les compagnies aériennes dans le Golfe, comme la principale, Emirates, ont annulé plusieurs vols en provenance et à destination de l’Irak, la Jordanie, le Liban, l’Iran et la Syrie. Air France a annoncé la suspension de ses vols entre Paris et Tel-Aviv.

    Le président américain Donald Trump, qui doit réunir vendredi son conseil de sécurité nationale, a affirmé avoir été prévenu de l’opération.

    Le secrétaire d’État Marco Rubio a indiqué que Washington n’était pas impliqué dans l’attaque et que la « priorité » de Washington était de protéger ses forces dans la région.

    Risque de « conflit massif »

    Téhéran avait menacé mercredi de frapper les bases militaires américaines au Moyen-Orient en cas de conflit après un éventuel échec des négociations sur le nucléaire entre Washington et Téhéran. Un sixième cycle de pourparlers, à la tenue désormais incertaine, était prévu dimanche à Mascate.

    Face au risque d’un « conflit massif » au Moyen-Orient, Washington a réduit son personnel diplomatique dans la région, en Irak notamment. Des ambassades américaines au Moyen-Orient ont appelé leurs ressortissants à faire preuve de prudence.

    L’enrichissement de l’uranium est la principale pierre d’achoppement dans les discussions visant à encadrer le programme nucléaire iranien en échange d’une levée des lourdes sanctions imposées au pays.

    Washington exige que l’Iran y renonce totalement, ce que Téhéran refuse, y voyant un droit « non négociable ».

    Téhéran avait dit jeudi vouloir augmenter de manière « significative » sa production d’uranium enrichi avec la prochaine construction d’un nouveau site, en réponse à l’adoption par l’AIEA d’une résolution le condamnant pour « non-respect » de ses obligations en matière nucléaire.

    L’Iran est le seul État non doté d’armes nucléaires à enrichir de l’uranium au niveau de 60 %, selon l’agence basée à Vienne. Il faut un minerai enrichi à 90 % pour fabriquer une bombe atomique.

  • Comprendre La « liste noire » et la « liste grise » du Groupe d’action financière (GAFI)

    Comprendre La « liste noire » et la « liste grise » du Groupe d’action financière (GAFI)

    La « liste noire » et la « liste grise »

    Le GAFI identifie les juridictions dont les mesures de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT) sont faibles dans deux documents publics du GAFI qui sont publiés trois fois par an. Le processus mis en place par le GAFI pour inscrire sur les listes publiques les pays dont les régimes de LBC/FT sont faibles s’est avéré efficace. En février 2025, le GAFI a examiné 139 pays et juridictions et en a identifié publiquement 114. Parmi ceux-ci, 86 ont depuis lors procédé aux réformes nécessaires pour remédier à leurs faiblesses en matière de LBC/FT et ont été retirés du processus.

    Juridictions à haut risque visées par un appel à action, la « liste noire »

    Cette déclaration (précedemment appelée  » déclaration publique « ) identifie les pays ou juridictions présentant de graves lacunes stratégiques dans la lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et le financement de la prolifération. Pour tous les pays identifiés comme présentant un risque élevé, le GAFI appelle tous les membres et exhorte toutes les juridictions à appliquer une diligence accrue et, dans les cas les plus graves, les pays sont appelés à appliquer des contre-mesures afin de protéger le système financier international des risques permanents de blanchiment de capitaux, de financement du terrorisme et de financement de la prolifération émanant du pays.

    Cette liste est souvent désignée à l’extérieur comme la liste noire.

    Juridictions soumises à une surveillance renforcée, la « liste grise »

    Cette déclaration identifie les pays qui travaillent activement avec le GAFI pour remédier aux déficiences stratégiques de leur régime de lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et le financement de la prolifération. Lorsque le GAFI place une juridiction sous surveillance renforcée, cela signifie que le pays s’est engagé à résoudre rapidement les déficiences stratégiques identifiées dans les délais convenus et qu’il est soumis à une surveillance renforcée.

    Cette liste est souvent désignée à l’extérieur comme la liste grise.

    (GAFI)

  • Côte d’Ivoire .Ce qui doit arriver arrivera et nous en serons tous comptables.

    Côte d’Ivoire .Ce qui doit arriver arrivera et nous en serons tous comptables.

    La liste électorale a été publiée et comme il fallait s’y attendre, les noms de Laurent Gbagbo, Blé Goudé, Guillaume Soro et Tidjane Thiam n’y figurent pas. Et comme il fallait s’y attendre aussi, ils ne décolèrent pas et leurs partisans expriment leur frustration à travers des manifestations de rue. Ce qui est tout à fait normal. Comme on le dit chez nous, on ne peut pas frapper un enfant et l’empêcher de pleurer. Qu’ils manifestent donc, et que la vie continue. J’ai vu circuler sur les réseaux sociaux cette publication : « programme minceur : si vous voulez faire une activité sportive régulière afin de perdre du poids, rejoignez les militants du PDCI. Ils prévoient faire une marche tous les jours jusqu’à ce que Tidjane Thiam soit réintégré sur la liste électorale. » Au-delà de l’anecdote, rappelons que ce n’est pas la première fois que des candidats à l’élection présidentielle censés représenter des électorats très importants de notre pays sont écartés de la course. Souvenons-nous de l’arrêt Tia Koné de 2000 qui avait éliminé Alassane Ouattara du Rassemblement des républicains (RDR), Henri Konan Bédié qui, exilé en France, se présentait en indépendant et Emile Constant Bombet qui était le candidat officiel du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI). Toutes ces personnes exclues se sont inclinées et l’élection s’est déroulée normalement. Les deux principaux candidats retenus pour la course à la présidence furent Robert Guéï et Laurent Gbagbo. C’est lorsque Robert Guéï s’est proclamé vainqueur que Laurent Gbagbo a fait descendre ses partisans dans la rue et que le sang a coulé.

    Pour cette élection-ci, Laurent Gbagbo et Blé Goudé ont été privés de compétition électorale à la suite de décisions de justice pour leurs rôles lors de la crise post-électorale de 2010-2011. Guillaume Soro, lui est visé pour atteinte à la sûreté de l’Etat et vit actuellement en exil. Tidjane Thiam pour sa part paie le prix de sa légèreté. Il n’avait simplement pas suivi les procédures qu’il fallait pour s’inscrire sur la liste électorale. Il était le mieux placé pour connaitre sa situation personnelle, à savoir qu’il s’était fait naturaliser Français en 1987, lorsqu’il était majeur. Pour avoir été ministre dans ce pays, il était aussi l’un des mieux placés pour en connaître les lois. Et l’une de ces lois dit que quiconque prend la nationalité d’un autre pays perd celle de la Côte d’Ivoire. Et une disposition de notre nouvelle constitution qu’il ne pouvait pas ne pas connaitre dit que pour prétendre diriger la Côte d’Ivoire, il faut être Ivoirien à titre exclusif. Aussi, lorsque M. Thiam a décidé de briguer la présidence de la Côte d’Ivoire, tout ce qu’il avait à faire était de renoncer à sa nationalité française pour recouvrer sa nationalité ivoirienne qu’il avait à sa naissance, avant d’aller s’inscrire sur la liste électorale. Mais il l’a fait alors qu’il était toujours Français. Or un Français ne peut pas être inscrit sur la liste électorale ivoirienne. Des membres de son propre parti ont porté plainte et la justice a ordonné sa radiation de la liste électorale. Qu’est-ce qui est sombre et difficile à comprendre dans cette affaire ? Qu’est-ce que ses partisans ne veulent pas comprendre ? On dit en bon français que nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude. Personne ne dit qu’il n’est pas Ivoirien. Mais il fut aussi Français et c’est sous cette nationalité qu’il s’est inscrit sur la liste électorale. Ce qui ne se fait pas. Qu’il attende donc la prochaine fois. Il est pressé ? Que ses partisans aillent donc manifester, et espérons qu’ils s’en tiendront à des manifestations pacifiques. Sinon, ce qui doit arriver arrivera et nous en serons tous comptables.

    M. Laurent Gbagbo menace. Il n’est pas un inconnu dans le pays, nous dit-il. Oui, on le connaît très bien. Nous savons tous comment il a dirigé notre pays pendant dix ans. Dix ans pendant lesquels le sang n’a pas arrêté de couler. Dix ans d’anarchie, d’improvisations, d’amateurisme, de stagnation de notre économie. C’est pour revoir cela que des gens veulent manifester ? Qu’ils aillent donc manifester, et espérons qu’ils s’en tiennent à des manifestations pacifiques. Sinon, ce qui doit arriver arrivera et nous en serons tous comptables.

    Venance Konan