Auteur/autrice : iciabidjan

  • Douala : saisie record de 245 kg (9 milliards FCFA) de cocaïne à l’aéroport

    Douala : saisie record de 245 kg (9 milliards FCFA) de cocaïne à l’aéroport

    Des agents des douanes en service à l’aéroport international de Douala viennent de saisir une cargaison de psychotropes. Une « saisie record d’environ 200 kilogrammes de cocaïne », selon une note officielle publiée à cet effet.

    Selon Cameroon Tribune, la drogue a été saisie en début d’après-midi ce 18 juillet, précise la note. Découverte dans des fûts en plastique provenant d’Europe, la cargaison est estimée à 15 millions de dollars US, soit environ 9 milliards de francs Cfa. Les autorités douanières relèvent qu’il s’agit plus précisément de chlorhydrate de cocaïne, « une drogue puissante aux effets euphorisants et à haut risque d’addiction », indique la note.

    « J‘ai été informé qu‘une cargaison suspecte trainait au niveau du magasin Adc de l’aéroport depuis un mois, sans que l‘importateur ne soit trouvé », a déclaré le Directeur général des Douanes, Edwin Fongod Nuvaga, faisant le point aux médias. « Il y a moins de deux mois, nous avons saisi également une très grande quantité de drogue », a-t-il rappelé.

    Cette nouvelle saisie de drogue rappelle celle effectuée par la Douane dans le même aéroport en avril 2025. En effet, le Service des douanes de l’aéroport international de Douala a procédé à une nouvelle saisie importante de drogue en provenance d’Afrique du Sud il y a quelques semaines, cette fois-ci, c’est une saisie de drogue à destination de New Delhi en Inde.

    Selon la CRTV, cette nouvelle saisie de drogue concerne 30 kg de cocaïne dont la valeur est évaluée à plus d’un milliard de francs CFA, soit environ 173,7 millions de dollars.

    La quantité importante de drogue était dissimulée dans les bagages enregistrés d’un vol à destination de New Delhi, en Inde.

    Un suspect principal a été interpellé par le Service des douanes de l’aéroport international de Douala. Selon les dernières informations, le suspect est actuellement en exploitation. Il devrait faire l’objet d’un interrogatoire approfondi.

    Rappelons que les mêmes services des douanes de l’aéroport international de Douala avait intercepté le 15 avril dernier 70kg de drogue.

  • Coopération internationale : La Côte d’Ivoire et ses partenaires traquent les financements occultes du Hezbollah

    Coopération internationale : La Côte d’Ivoire et ses partenaires traquent les financements occultes du Hezbollah

    Depuis plusieurs années, le renseignement ivoirien observe avec une attention particulière, certaines activités communautaires et commerciales à Abidjan d’une minorité libanaise identifiée et soupçonnée d’être proche idéologiquement du Hezbollah, dans le but de le financer.

    La diaspora libanaise est présente ici depuis plus d’un siècle. Ils contribuent activement à l’économie du pays. Tout comme nous, le Liban est multiethnique, multiconfessionnel, et les actes d’une minorité ne sauraient entachés leur intégration. Qu’est donc le Hezbollah ?

    Dans Abidjan, plus particulièrement Adjamé, Treichville et Abobo, les autorités ont détecté des mouvements financiers suspects provenant de cercles communautaires restreints issus de la diaspora libanaise chiite, sous couvert de solidarité ou d’aides humanitaires.

    Ces fonds seraient en partis réorientés vers l’étranger par des circuits parallèles via l’hawala (méthode de transfert de fonds reposant sur la confiance entre individus, sans mouvement d’argent et sans écriture), des sociétés écrans ou des entreprises de commerce international.

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    Difficiles à tracer, la Cellule Nationale de Traitement des Informations Financières (CENTIF), en étroite collaboration avec la Direction de la Surveillance du Territoire sont mobilisées pour mener l’enquête grâce à leurs moyens et compétences particulières.

    Une coopération internationale a lieu entre les services ivoiriens et des services étrangers pour identifier les suspects et tracer les flux financiers. En mai dernier, des membres du FBI s’étaient déplacés à Abidjan, suite à un renseignement des services marocains.


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    Abidjan opte pour une stratégie de prudence et de discrétion, avec des surveillances ciblées, et une coopération plus prononcée avec ses partenaires régionaux, qui sont eux aussi victimes de ces activités criminelles qui grèvent nos économies.

    Abidjan est sous surveillance renforcée par le Groupe d’Action Financière (GAFI) en raison de quelques lacunes. En lien avec le Groupe Intergouvernemental d’Action contre le Blanchiment d’Argent en Afrique de l’Ouest (GIABA), le pays veut renforcer son dispositif de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT)

    Notre pays n’est pas seul dans son combat, tant pour lutter contre des financements d’activités terroristes que pour faire respecter sa souveraineté. Dans un contexte de menaces transnationales, nos autorités restent vigilantes. Mais quelle que soit la nationalité des personnes que nous accueillons, la Côte d’Ivoire est et restera une excellente terre d’hospitalité !

    Avec @CapIvoire_Info

  • Fin d’une époque : après 65 ans la France met fin à sa présence militaire permanente en Afrique de l’Ouest

    Fin d’une époque : après 65 ans la France met fin à sa présence militaire permanente en Afrique de l’Ouest

    L’histoire retiendra cette date comme celle d’un tournant stratégique majeur. L’armée française a officiellement achevé son retrait du Sénégal, marquant ainsi la fin de 65 années de présence militaire permanente en Afrique de l’Ouest, une région longtemps considérée comme l’un des piliers de l’influence postcoloniale de Paris sur le continent.

    La cérémonie de transfert s’est déroulée près de Dakar, où le général Ianni, commandant des forces françaises en Afrique, a remis les clés de la base aérienne française au commandant en chef sénégalais, le général Cissé. La base, héritée de l’époque coloniale, était l’un des derniers bastions militaires français dans la sous-région.

    Depuis l’indépendance du Sénégal en 1960, la France y avait maintenu une présence stratégique continue. Mais cette situation a été remise en cause avec l’arrivée au pouvoir de Bassirou Diomaye Faye, élu président en 2024. Ce dernier a exprimé à plusieurs reprises que la souveraineté du Sénégal était incompatible avec le maintien de troupes étrangères sur son sol.

    Prisonniers Africains au camp de Luckenwalde près de Berlin Stalag III A, Luckenwalde bei Berlin. (© Dauerausstellung Heimatmuseum Luckenwalde)

    Faye a également demandé des excuses officielles de la France pour les exactions coloniales, dont le massacre du camp de Thiaroye en 1944, où des tirailleurs sénégalais démobilisés et non armés avaient été abattus par l’armée française. Il souhaite désormais une relation renouvelée avec Paris, fondée sur le respect mutuel et l’égalité des partenaires.

    Le Sénégal n’est pas un cas isolé. La Côte d’Ivoire et le Tchad ont également vu les troupes françaises quitter progressivement leur territoire au cours des derniers mois. Toutefois, quelques dizaines de conseillers militaires français restent actifs dans certains pays, notamment à Abidjan, dans un cadre de coopération bilatérale réduite.

    Cette série de retraits traduit une dynamique plus large : la fin d’un cycle historique de présence militaire française en Afrique de l’Ouest, amorcée à la faveur de crises politiques, de montée du sentiment anti-français et d’une volonté croissante d’autonomie stratégique des États africains.

    Le retrait français s’inscrit dans un contexte de discussions houleuses. Le président Emmanuel Macron avait déclaré que les accords de retrait avaient été conclus de bonne foi et que la France, par courtoisie diplomatique, avait laissé la communication aux pays africains concernés. Mais cette version est contestée par Dakar et N’Djamena, qui affirment que la décision de rupture a été prise unilatéralement par leurs gouvernements, sans négociation véritable avec Paris.

    La France avait déjà été poussée vers la sortie au Niger, au Mali et au Burkina Faso, où des juntes militaires, arrivées au pouvoir par des coups d’État, ont clairement rompu avec la tutelle française. Elles ont désormais le soutien stratégique de la Russie.

    Aujourd’hui, le seul pays africain où la France [aux aux côtés de plusieurs autres pays occidentaux ainsi que la Chine], maintient officiellement une base militaire permanente reste Djibouti, positionné stratégiquement sur la mer Rouge. Environ 1 500 soldats français y sont encore stationnés, dans un contexte géopolitique mondial de plus en plus incertain pour les Occidentaux.

  • ÉTATS-UNIS-Santé du président-Donald Trump diagnostiqué d’une insuffisance veineuse

    ÉTATS-UNIS-Santé du président-Donald Trump diagnostiqué d’une insuffisance veineuse

    Donald Trump souffre d’une insuffisance veineuse chronique, a annoncé jeudi la Maison-Blanche, après que le président américain de 79 ans a fait état de « légers gonflements dans le bas de ses jambes ».

    Des examens « approfondis » ont révélé ce problème, qui correspond à une accumulation du sang dans les membres inférieurs.  

    La porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, a qualifié cette affection de « bénigne et courante, particulièrement chez les individus de plus de 70 ans », avant de préciser qu’aucune indication de « thrombose veineuse profonde ou de maladie artérielle » n’avait été découverte.

    Tous les résultats des examens « étaient dans les normes », et « le président demeure en excellente santé », a-t-elle ajouté.

    La porte-parole a ainsi voulu répondre aux spéculations grandissantes sur les réseaux sociaux d’un problème de santé du président républicain, après la publication de photos montrant des ecchymoses sur ses mains.

    PHOTO ANDREW CABALLERO-REYNOLDS, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSEUne tache qui ressemble à une ecchymose sur la main de Donald Trump dans une photo prise hier à la Maison-Blanche.

    Selon Karoline Leavitt, ces ecchymoses sont la conséquence « des fréquents serrages de mains » et de sa prise d’aspirine, « dans le cadre d’un régime préventif cardiovasculaire standard ».

    En janvier, Donald Trump était devenu le plus vieux président à entrer en fonction de l’histoire des États-Unis, remplaçant Joe Biden, qui avait quitté le pouvoir à 81 ans.

    Le milliardaire républicain se vante fréquemment de son niveau d’énergie et ses services ont même publié récemment une image le montrant en Superman.

    Donald Trump accuse régulièrement l’entourage de Joe Biden, qui l’avait battu en 2020, d’avoir cherché à masquer le déclin du président démocrate octogénaire.

    Joe Biden s’était retiré tardivement de la course à la présidentielle de 2024, sur fond d’inquiétudes quant à son état de santé après un débat calamiteux face à Donald Trump.

    En mai, un cancer de la prostate a été diagnostiqué chez le démocrate.

  • MOLARE, L’ARTISTE DU COUPÉ DÉCALÉ CONDUIT À L’EX-MACA

    MOLARE, L’ARTISTE DU COUPÉ DÉCALÉ CONDUIT À L’EX-MACA

    Molare, l’artiste du coupé décalé, à l’origine d’un accident de la circulation qui a conduit au décès d’une personne est sous mandat de dépôt. La décision de justice vient de tomber cet après-midi du jeudi 17 juillet 2025.

    Soumahoro Moryféré, alias Molare, homme d’affaires et artiste du “Coupé Décalé“, vient d’être écroué à l’ex-Maca.

    Auteur d’un accident de la circulation qui a coûté la vie à dame Elise Tola, le mercredi 02 juillet 2025, il a été placé sous mandat de dépôt ce jeudi 17 juillet.

    À bord d’un véhicule cyclomoteur, Molare avait percuté violemment une femme. Il avait ensuite terminé sa course contre un mur.

    Le lendemain, la victime a perdu la vie. Deux semaines après le drame, il a été placé sous mandat de dépôt au pôle pénitentiaire d’Abidjan (PPA-CI).

    Homicide involontaire, ce que dit la loi ?

    Est dit homicide involontaire lorsque l’action d’ôter la vie à autrui n’est pas faite de manière délibérée.

    En d’autres termes, sans aucune réelle intention de tuer de la part de l’auteur. La loi ivoirienne prévient cela.

    Selon l’article 392 du code pénal “Est puni d’un emprisonnement de trois mois à trois ans et d’une amende de 100 000 à 1 000 000 de francs, quiconque, par maladresse, imprudence, inattention, négligence ou inobservation des règlements commet involontairement un homicide ou en est involontairement la cause“.

  • Le Maroc pleure la disparition d’Ahmed Faras, étoile éternelle du football

    Le Maroc pleure la disparition d’Ahmed Faras, étoile éternelle du football

    Mercredi 16 juillet 2025, le Maroc a perdu l’un de ses plus grands sportifs : Ahmed Faras, ancien capitaine des Lions de l’Atlas et Ballon d’Or africain est décédé. À 78 ans, l’enfant prodige de Mohammédia s’est éteint après une longue maladie, entraînant une vague d’émotion à travers le royaume.

    Né le 7 décembre 1946 à Mohammédia, Ahmed Faras aura marqué le football national comme nul autre. Attaquant emblématique et numéro 10 naturel, il a porté les couleurs du SC Chabab Mohammédia durant toute sa carrière (1965–1982), devenant le meilleur buteur du club et remportant le championnat en 1980, deux Coupes du Trône (1972, 1975), la Coupe du Maghreb (1973) et la Supercoupe du Maroc (1975).

    Un géant du football africain

    En 1975, Faras est sacré Ballon d’Or africain, premier Marocain et Arabe à recevoir cette distinction prestigieuse. Un an plus tard, en tant que capitaine, il mène les Lions de l’Atlas à la victoire lors de la CAN 1976 en Éthiopie, décrochant également le titre de meilleur joueur du tournoi.

    International marocain de 1966 à 1979, il détient encore aujourd’hui le record du meilleur buteur national avec 36 buts en 94 sélections.

    Hommages officiels et populaires

    Le Roi Mohammed VI a exprimé ses plus vives condoléances à la famille, au club du Chabab Mohammédia et à l’ensemble de la communauté sportive nationale. Il a salué la mémoire d’un « grand nom du football marocain » et d’un « modèle à suivre pour les générations suivantes ».

    Parmi les nombreux témoignages, Glaoua, ancien international et champion d’Afrique 1976, a loué son « humilité et sa gentillesse », tandis que l’artiste Nouamane Lahlou évoquait « un homme qui a hissé haut le drapeau marocain, arabe et amazigh ».

    Ahmed Faras laisse un héritage riche : un modèle de fidélité (il n’a jamais quitté son club), une carrière exemplaire et d’innombrables buts marqués pour le club comme pour la sélection.

    Paix à son âme.

    Amadou Atar

  • AFFAIRE ‘‘MARABOUT COUCHE AVEC LES JEUNES GARÇONS À PORT-BOUËT’’ : KARIM OUATTARA LANCE ‘‘ ARRÊTEZ CE PÉDOPHILE’’

    AFFAIRE ‘‘MARABOUT COUCHE AVEC LES JEUNES GARÇONS À PORT-BOUËT’’ : KARIM OUATTARA LANCE ‘‘ ARRÊTEZ CE PÉDOPHILE’’

    Suite au scandale du marabout homosexuel qui secoue la commune de Port-Bouët depuis la semaine dernière, Karim Ouattara, DGA de la Lonaci, s’est exprimé sur les réseaux sociaux pour demander l’arrestation de ce « pédophile ».

    Depuis plusieurs jours, des vidéos virales sur TikTok et d’autres plateformes montrent un homme surnommé « Gari » en train de profiter sexuellement de jeunes garçons en échange de cadeaux tels que des téléphones haut de gamme et de grosses sommes d’argent.

    Cette affaire a créé un vif émoi dans l’opinion publique, mettant en lumière la vulnérabilité des mineurs face à la tentation de gains matériels. Karim Ouattara, outré par ces révélations, a lancé un appel appuyé pour que les autorités interviennent rapidement et mettent fin à ces agissements. Sur ses réseaux sociaux, il a exhorté la société ivoirienne à une prise de conscience collective et à la mise en place de solutions durables pour protéger les enfants.

    Lutter contre le gain facile chez les jeunes

    « Cette histoire peut être l’arbre qui cache la forêt », a insisté Karim Ouattara, avant d’interpeller parents, autorités et citoyens sur la nécessité d’une vigilance accrue pour débusquer ces prédateurs tapis dans l’ombre. Pour lui, il ne suffit pas d’arrêter ce seul individu ; il faut s’attaquer aux causes profondes de la vulnérabilité des jeunes, trop souvent attirés par l’argent facile et les gadgets modernes.

    Des habitants et leaders d’opinion dénoncent l’impunité de tels actes et réclament des enquêtes rigoureuses pour identifier d’éventuels complices ou d’autres victimes.

    L’homme, sur ses réseaux sociaux appelle également à la création de centres d’écoute et de prise en charge pour les victimes, garçons et filles confondus. A l’en croire, ces enfants restent prisonniers de la honte, ce qui rend d’autant plus urgent un accompagnement psychologique et social adapté pour briser le silence et permettre la reconstruction.

    Mobilisation citoyenne et attentes envers les autorités

    Cette affaire a provoqué un tollé dans la commune de Port-Bouët et sur les réseaux sociaux, où de nombreuses voix réclament l’arrestation immédiate du marabout « homosexuel » mis en cause. Des habitants et leaders d’opinion dénoncent l’impunité de tels actes et réclament des enquêtes rigoureuses pour identifier d’éventuels complices ou d’autres victimes.

    Les autorités locales sont désormais sous pression pour agir rapidement et fermement. Au-delà de l’arrestation du principal suspect, beaucoup estiment qu’il faut renforcer l’éducation des jeunes sur les dangers des abus et de l’exploitation sexuelle. Cette mobilisation pourrait marquer un tournant dans la lutte contre la pédocriminalité en Côte d’Ivoire, en brisant les tabous et en favorisant la dénonciation des prédateurs.

    Mominé COULIBALY

  • Cajou : la Côte d’Ivoire espère désormais une récolte de 1,5 million de tonnes en 2025

    Cajou : la Côte d’Ivoire espère désormais une récolte de 1,5 million de tonnes en 2025

    En 2015, la Côte d’Ivoire dépassait l’Inde pour devenir le premier producteur mondial de noix de cajou. Depuis lors, le pays a connu un rapide développement de sa filière aussi bien au niveau de la transformation que de la production.

    En Côte d’Ivoire, la production d’anacarde est attendue à 1,5 million de tonnes en 2025. C’est ce qu’a annoncé, mardi 15 juillet, Mamadou Berté (photo), directeur général du Conseil du Coton Anacarde (CCA).

    Un tel objectif, s’il est atteint, représenterait une hausse d’environ 59 % par rapport à l’année dernière et un nouveau record pour Abidjan. Il s’agirait aussi de la 3e fois que le pays franchit le cap du million de tonnes après 2022 et 2023. D’après M. Berté, la nation éburnéenne qui ciblait en début de campagne environ 1,15 million de tonnes a déjà enregistré un volume officiel de 1,39 million de tonnes.

    Cette progression s’explique notamment par les efforts déployés pour lutter contre la contrebande dans le nord et l’est de la Côte d’Ivoire et à l’amélioration du prix bord-champ à 425 FCFA/kg cette année (275 FCFA en 2024) qui a réduit l’écart avec le Ghana et le Burkina Faso (385 FCFA/kg)

    « Nous allons reconduire l’opération de sécurisation de nos frontières avec la gendarmerie et même en faire une nouvelle politique nationale pour le secteur cajou », souligne-t-il.

    Dans le pays où la campagne devrait durer jusqu’en août contre juin habituellement, le responsable explique également que des négociations sont en cours pour trouver des clients pour 100 000 tonnes de noix encore disponibles en stock au niveau des producteurs dans les zones de production.  

    Une situation liée à la suspension des commandes par les acheteurs asiatiques, dans la foulée de l’annonce par le président américain Donald Trump de droits de douane de 46 % sur le Vietnam, premier importateur de noix brutes et numéro un des exportations d’amandes.   

    Finalement, le 2 juillet dernier, l’administration a indiqué un tarif douanier de 20 % sur les exportations vietnamiennes vers les USA ainsi qu’une taxe de 40 % sur les transbordements via le Vietnam en provenance de pays tiers.

    Dans sa dernière note sur le marché de l’anacarde, le service indépendant N’kalô exprimait plusieurs inquiétudes sur la qualité des stocks qui sont restés chez les exploitants.

    « Au niveau de la qualité des stocks résiduels, elle continue de se dégrader à cause de l’humidité et le manque d’infrastructures chez les producteurs. Les opérations de ventes groupées du CCA se poursuivent, mais la qualité actuelle ne va pas permettre que cela continue très longtemps », indiquait le bulletin d’analyse publié le 11 juillet dernier. 

    Espoir Olodo

  • Transport aérien : Des journées pour promouvoir la médecine aéronautique

    Transport aérien : Des journées pour promouvoir la médecine aéronautique

    La Société d’exploitation et de développement aéroportuaire, aéronautique et météorologique (Sodexam), à travers le Centre régional de médecine aéronautique et aéroportuaire (Cerma), organise les 17 et 18 juillet 2025, à Abidjan-Marcory, la première édition des journées aéronautiques. Cette édition a pour thème : « La médecine aéronautique et sécurité des vols ».

    La médecine aéronautique est une médecine qui assure la sécurité, la santé de toute personne en vol. Il s’agit de la santé mentale et physique du pilote, et aussi des passagers. Cette rencontre vise donc à mettre en lumière le rôle des médecins aéronautiques et à promouvoir la sécurité ainsi que la santé des personnels navigants.

    Le directeur de cabinet adjoint, Abdoulaye Alliagui, représentant le ministre des Transports, Amadou Koné, s’est félicité des progrès enregistrés par la médecine aéronautique en Côte d’Ivoire.

    Selon lui, le Cerma a véritablement pris son envol en novembre 2011 après l’accession au pouvoir du Président de la République, Alassane Ouattara, qui a compris que le développement de l’aviation civile dépendait d’un personnel en bonne santé et d’une expertise médicale fiable.

    « Cette vision du Président de la République a été concrétisée par la dotation du Cerma en équipements médicaux de dernière génération, lui donnant ainsi le statut d’un centre de référence régionale », a précisé l’émissaire d’Amadou Koné.

    Pour le directeur général d’Air Côte d’Ivoire, Loukou Laurent, représentant le président du Conseil d’administration d’Aeria, le général Abdoulaye Coulibaly, cette rencontre met en lumière un maillon essentiel souvent discret, inconnu, mais absolument déterminant pour l’industrie aéronautique.

    A l’en croire, la sécurité des vols passe par la sécurité des passagers et celle de ces effectifs dépend de la médecine aéronautique.

    Le directeur de la sécurité des vols, Dr Konan Koffi, représentant le directeur général de l’Anac, Sinaly Silué, a souligné que cette journée est l’occasion de rendre hommage à tous ceux qui veillent dans l’ombre à la sécurité de l’espace aérien et de la santé humaine.

    « La médecine aéronautique constitue un des piliers fondamentaux de la sécurité aérienne. Nous devons bâtir un système de santé aéronautique réactif, transparent et toujours plus centré sur l’humain », a-t-il exhorté.

    Le directeur général de la Sodexam, Jean Louis Moulot, a souligné que ces journées visent à créer un cadre de réflexion qui permettra d’atteindre l’excellence à travers des recommandations. Celles-ci serviront d’outils d’aide à la décision dans le cadre de l’ambition. « Il s’agit de mettre en lumière l’importance des médecins aéronautiques qui sont les seuls habilités à délivrer des certificats d’aptitude aux pilotes et aux personnels navigants », a-t-il indiqué.

    Pour lui, l’initiative vise à atteindre l’excellence et avoir le centre de référence de la zone Uemoa en Côte d’Ivoire.

  • La République de Côte d’Ivoire émet avec succès un Samouraï Bond, une première en Afrique subsaharienne

    La République de Côte d’Ivoire émet avec succès un Samouraï Bond, une première en Afrique subsaharienne

    La République de Côte d’Ivoire a franchi une étape historique en accédant pour la toute première fois au marché obligataire japonais à travers une émission de Samouraï Bond¹ labélisée ESG, devenant ainsi le premier État d’Afrique subsaharienne à réaliser une telle opération.
    Cette émission, d’un montant de 50 milliards de yens japonais2, est assortie d’un coupon particulièrement attractif de 2,3% sur une maturité de 10 ans. L’instrument, coté à la bourse de Tokyo, a été souscrit par des investisseurs institutionnels japonais de premier plan rencontrés lors d’un roadshow mené par les autorités ivoiriennes au Japon en avril 2025.


    Cette opération, clôturée ce jour avec succès dans un contexte de volatilité sur les marchés financiers internationaux, traduit la confiance manifeste des investisseurs japonais dans la qualité de la signature de la Côte d’Ivoire. Elle s’inscrit également dans une dynamique de diversification des sources de
    financement du pays et d’élargissement de sa base d’investisseurs. Après avoir successivement établi un track record sur les marchés de capitaux en dollars, en euros, et ouvert le marché des eurobonds libellés en francs CFA, la Côte d’Ivoire accède ainsi au marché obligataire en yen, troisième plus important marché des capitaux au monde.


    L’émission se distingue par son caractère innovant, à travers la garantie octroyée par la Japan Bank for International Cooperation (JBIC), institution japonaise notée A+, et le label « Sustainability Bond ».

  • ASSI DUGARRY, LA COUR D’APPEL CONFIRME LA CONDAMNATION À 24 MOIS DE PRISON

    ASSI DUGARRY, LA COUR D’APPEL CONFIRME LA CONDAMNATION À 24 MOIS DE PRISON

    La cour d’appel d’Abidjan a confirmé ce mercredi 16 juillet 2025 la condamnation de Assi Dugarry dans l’affaire qui l’oppose à l’Etat de Côte d’Ivoire.

    Assi Dugarry connaît son sort définitif ce mercredi 16 juillet 2025. La cour d’appel vient de confirmer la condamnation déjà prononcée contre lui.

    L’instituteur syndicaliste était condamné à 24 mois de prison ferme dans l’affaire qui l’oppose à l’Etat de Côte d’Ivoire.

    Assi Dugarry est le chargé de communication du MEED.

    C’était l’une des organisations syndicales, signataires d’un mot d’ordre de grève des enseignants de début avril 2025.

    C’est dans la nuit du 2 au 3 avril 2025 à son domicile, à la veille du premier jour de la grève que les forces de l’ordre l’interpelle.

    Ces camarades enseignants et lui revendiquent le paiement de primes d’incitation trimestrielle.

    La justice ivoirienne le poursuivait pour « coalition d’agents publics » et « entrave au fonctionnement du service public ».

    Après un mois de détention, il recouvre la liberté provisoire au cours d’une audience d’un procès en appel. C’était le mercredi 7 mai 2025.

    Mais cela n’avait pas pour autant mis fin à l’affaire qui l’oppose à l’Etat de Côte d’Ivoire.

    Libre, Assi Dugarry était sous étroite surveillance judiciaire.

    Ce mercredi 16 juillet 2025 s’est ouvert un autre round de cette affaire. Il s’agissait du délibéré du procès en appel aura lieu.

    En définitive, la justice a confirmé la décision rendue quelques mois plus tôt.

    Celle de la condamnation à 24 mois de prison, mais sans mandat de dépôt.

    En d’autres terme, il reste libre et rentre chez lui.

    La décision de justice fait réagir dans le camp des organisations syndicales du secteur éducation-formation.

    « Nous sommes déçus par cette décision de la justice. Nous irons jusqu’au bout. Les jours à venir, nous nous prononcerons », réagit Bli Blé David, le porte-parole de l’intersyndicale MENA/METFPA.

    Richard Yasseu

  • AMÉDÉ KOFFI KOUAKOU A-T-IL VRAIMENT SOUTENU LA CANDIDATURE D’ADAMA BICTOGO POUR 2025 ?

    AMÉDÉ KOFFI KOUAKOU A-T-IL VRAIMENT SOUTENU LA CANDIDATURE D’ADAMA BICTOGO POUR 2025 ?

    Le ministre et cadre du RHDP dément toute déclaration de soutien à Adama Bictogo, alors que les spéculations sur la succession d’Alassane Ouattara s’intensifient.

    En pleine incertitude autour de la candidature d’Alassane Ouattara à la présidentielle d’octobre 2025, un communiqué attribué au Dr Amédé Koffi Kouakou, ministre de l’Équipement et cadre influent du RHDP, a circulé sur les réseaux sociaux.

    Ce document prétendait que le ministre appelait les populations de la région du Lôh-Djiboua, dont il est originaire, à accorder leur parrainage à Adama Bictogo, actuel président de l’Assemblée nationale et maire de Yopougon.

    Parrainage

    Rédigé dans un style officiel, le texte présentait Adama Bictogo comme le « digne héritier » des présidents Houphouët-Boigny et Alassane Ouattara, incarnant, selon ses auteurs, « la stabilité, la paix et le développement ».

    Il appelait « solennellement tous les élus, cadres, chefs traditionnels, leaders communautaires, femmes, jeunes et populations du Lôh-Djiboua à se mobiliser pour » accorder leur parrainage à une candidature qui symboliserait « un engagement pour le progrès de notre pays ».

    Ce faux communiqué a rapidement été partagé sur plusieurs pages Facebook, suscitant de vives réactions, notamment au sein du RHDP, où certains y ont vu une manœuvre pour tester ou influencer l’opinion dans la perspective d’un éventuel retrait d’Alassane Ouattara.

    Il intervient dans un contexte marqué par l’ambiguïté : si le président Ouattara a été désigné par son parti comme candidat potentiel, il n’a pas encore confirmé sa participation à la présidentielle.

    Cette incertitude alimente les spéculations sur les figures susceptibles de prendre la relève, dont Adama Bictogo, le Premier ministre Beugré Mambé ou encore le ministre de la Défense, Téné Birahima Ouattara.

    Démenti

    D’ailleurs, interrogé récemment sur France 24, Adama Bictogo a affirmé que le président Ouattara « sera bel et bien candidat en 2025 », tout en suggérant qu’il pourrait se « rendre disponible » si le chef de l’État renonçait à briguer un nouveau mandat.

    Face à la polémique, le Dr Amédé Koffi Kouakou a réagi publiquement, moins de 24 heures après la diffusion du faux communiqué. Sur sa page Facebook, il a posté une capture d’écran du document incriminé, annoté de plusieurs mentions « FAKE » et « Fake News », rejetant catégoriquement toute implication dans une telle déclaration.

    En somme, aucune déclaration officielle de soutien à Adama Bictogo n’a été émise par le ministre Amédé Koffi Kouakou. Ce dernier a lui-même démenti, apportant un démenti clair face à une tentative de manipulation en pleine montée des tensions autour de la succession du président Ouattara. Tant que le chef de l’État ne s’est pas prononcé, toute spéculation reste prématurée.

    Samuel KADIO

  • AHOUA DON MELLO BRISE LE SILENCE: « CE N’ÉTAIT PAS UNE LETTRE, MAIS UNE NOTE D’ANALYSE CONFIDENTIELLE »

    AHOUA DON MELLO BRISE LE SILENCE: « CE N’ÉTAIT PAS UNE LETTRE, MAIS UNE NOTE D’ANALYSE CONFIDENTIELLE »

    Accusé de semer le doute au sein du PPA-CI, Ahoua Don Mello contre-attaque. Dans une mise au point transmise à Linfodrome, le vice-président du parti dénonce une « instrumentalisation politique » autour d’un document stratégique adressé à Laurent Gbagbo. Il revient, point par point, sur ce qu’il appelle une tentative de diabolisation.

    Depuis plusieurs jours, une lettre attribuée à Ahoua Don Mello fait couler beaucoup d’encre au sein de la famille politique de Laurent Gbagbo. Présentée comme une proposition de plan B à la candidature du président du PPA-CI, cette missive a provoqué une levée de boucliers dans l’appareil du parti. Mais l’intérêt sort enfin du silence, pour rétablir sa version.

    Dans un document officiel daté du 16 juillet, signé par son cabinet, Don Mello nie catégoriquement avoir remis une lettre ou appelé à un quelconque « plan B ». Pour lui, tout est parti d’une note d’analyse confidentielle, transmise le 29 juin dernier à Laurent Gbagbo, dans un cadre strictement privé.

    « Ce n’était pas une lettre »

    Le document que certains médias ont qualifié de « lettre explosive » n’aurait, selon son auteur, aucune valeur épistolaire ni injonctive. Il s’agissait, précise le communiqué, d’un simple document de travail stratégique, comme il en a souvent échangé avec Laurent Gbagbo au cours de leur longue collaboration.

    L’objectif ? Proposer des axes de réflexion internes en vue d’anticiper les conséquences d’une éventuelle non-validation de la candidature de Gbagbo, écarté de la liste électorale. Rien de plus. Une tradition de dialogue entre le président du parti et l’un de ses plus anciens compagnons.

    « C’est un simple document de travail servant de base de discussions comme il en a été toujours ainsi dans les échanges entre eux. Le Président Laurent GBAGBO a toujours favorablement accueilli les notes stratégiques du camarade Ahoua DON MELLO, cela dans des situations particulières comme celle que connaît le parti à trois (3) mois de l’élection présidentielle. Cette pratique a toujours gouverné la collaboration entre le Président du Parti et son compagnon de lutte de plus de 40 ans », lit-on dans la mise au point.

    Une fuite embarrassante… et incomprise

    On y apprend que le Président Laurent GBAGBO, fort de son pouvoir discrétionnaire, a bien voulu transmettre la note à un groupe de travail composé du Président Exécutif Sébastien DANO DJEDJE, du Secrétaire Général Jean-Gervais TCHEIDE et du Président du Conseil Stratégique et Politique Justin Katinan KONE pour des échanges directs avec le Vice-président Ahoua DON MELLO et leur a demandé de revenir vers lui à l’issue de leurs échanges.

    Mais ce document, confidentiel à l’origine, a fuité dans la presse sous trois versions différentes, selon le cabinet de Don Mello, qui dénonce une « opération orchestrée » pour nuire à son auteur.

    « Qui avait intérêt à court-circuiter une seconde rencontre avec le président du parti ? À qui profite la fuite ? », s’interroge la note. L’entourage du vice-président dénonce un « terrorisme idéologique », un climat de méfiance et un manque de respect des règles de camaraderie.

    Plus grave encore, le communiqué officiel du PPA-CI en date du 13 juillet, signé de Sébastien Dano Djédjé, affirme ne jamais avoir eu connaissance de cette note, ce que Don Mello juge « anti-démocratique ».

    Pas un plan B, aucun mouvement parallèle

    Don Mello insiste : il ne s’agissait ni d’un plan B, ni d’un plan C, encore moins d’une candidature de substitution. Il proposait uniquement de réfléchir à deux ou trois « candidatures de précaution », prêtes à se retirer si une solution politique venait confirmer la candidature de Gbagbo.

    Une démarche, selon lui, pragmatique et lucide, face à la possibilité que le PPA-CI se retrouve encore une fois sans candidat. « Depuis 2011, nous avons fait le choix de la chaise vide. Pouvons-nous encore prendre ce risque en 2025 ? », questionne le document.

    Pour Don Mello, la note avait pour but d’ouvrir un débat stratégique, à l’heure où le parti approche une échéance cruciale. Mais la réponse à sa démarche, dit-il, a été une fin de non-recevoir.

    Enfin, Don Mello réfute formellement la rumeur selon laquelle il serait en train de créer un mouvement politique parallèle. Le nom de « Mouvement Souverainiste de Côte d’Ivoire », qui lui a été attribué sur les réseaux sociaux, serait totalement imaginaire.

    « Le camarade Ahoua Don Mello reste et demeure militant du PPA-CI n’en déplaise à ceux qui lui indiquent la porte de sortie », tranche le texte, signé par son cabinet.

    Samuel KADIO

  • Présidentielle 2025: Alassane Ouattara discrètement reçu par Macron à l’Élysée ce mercredi

    Présidentielle 2025: Alassane Ouattara discrètement reçu par Macron à l’Élysée ce mercredi

    En séjour privé en France depuis le 4 juillet, le président ivoirien Alassane Ouattara est attendu ce mercredi 16 juillet à l’Élysée pour un déjeuner en tête-à-tête avec son homologue français Emmanuel Macron.

    Une rencontre informelle, mais lourde de signification, à trois mois de l’élection présidentielle ivoirienne.

    Les Présidents Alassane Ouattara et Emmanuel Macron lors d’un déjeuner de travail à Paris. (Photo d’archives)

    Le rendez-vous, non inscrit à l’agenda officiel du chef de l’État français, devrait permettre d’évoquer la situation politique tendue en Côte d’Ivoire. L’exclusion de plusieurs figures majeures de l’opposition – dont Tidjane Thiam, écarté de la liste électorale en avril – suscite des inquiétudes à Paris, où l’on redoute une répétition des tensions observées lors du scrutin de 2020.

    Malgré les tentatives de médiation, notamment via Macky Sall, ex-président du Sénégal, et Nicolas Sarkozy, proche de Ouattara, ce dernier campe sur sa position, invoquant une décision « indépendante de la justice ». La mise à l’écart de Thiam, comparée en privé à celle de Marine Le Pen en France, alimente cependant la méfiance des partenaires internationaux.

    L’Union européenne et les États-Unis s’inquiètent également du rétrécissement de l’espace démocratique à Abidjan, aggravé par l’arrestation récente de plusieurs cadres du PDCI-RDA. Le président ivoirien, qui devrait annoncer dans les semaines à venir sa candidature à un quatrième mandat, reste sourd aux appels à l’ouverture.

    Ce déjeuner confidentiel à l’Élysée constitue donc un ultime signal diplomatique : Paris souhaite un scrutin apaisé, inclusif et crédible. À son issue, Ouattara devrait regagner Abidjan dans la soirée.

    Avec Africa Intelligence

  • La succession d’Alassane Ouattara: Un livre de Soumahoro Alfa Yaya journaliste – écrivain

    La succession d’Alassane Ouattara: Un livre de Soumahoro Alfa Yaya journaliste – écrivain

    Extrait
    La politique est un jeu d’échec. Il faut toujours miser sur le bon cheval ; à contrario, vous sombrez avec votre astre éteint.
    ——–
    « Le spectacle était à la limite du soutenable et avait quelque chose de pathétique, voire d’irréel. Le Grand Félix Houphouët-Boigny, qui avait régné sans partage pendant quarante ans sur un pays dont la relative prospérité en avait fait, des années durant, le poumon économique de la sous-région ouest-africaine, était littéralement effondré, la tête entre les mains, l’air hagard. » Houphouët-Boigny s’adresse à Alassane Ouattara venu in extremis de Dakar répondre à l’appel du vieux crocodile de Yamoussoukro : « Tu te rends compte, ils m’ont traité de voleur… »). Je pense, à mon humble avis, que Félix Houphouët-Boigny a rejoint sa tombe en 1993 avec l’amertume du chef baoulé contrarié et blessé dans son amour-propre. A-t-il pardonné à ses pourfendeurs ? Le régime de Félix Houphouët-Boigny est en zone de turbulences ; tous les voyants économiques et financiers sont au rouge. Pour peu, le pouvoir risque de s’écrouler…Il fait appel à Ouattara pour sauver son régime au moment où nombre de téméraires de salons feutrés étaient sur le point de prendre le large au cas où.

    Qui est Alassane Ouattara ?

    A suivre…
    L’Auteur

  • A ce stade, le retrait du président Ouattara pourrait générer de l’instabilité dans son parti et dans le pays

    A ce stade, le retrait du président Ouattara pourrait générer de l’instabilité dans son parti et dans le pays

    Tout le monde est aujourd’hui suspendu à la décision du président Ouattara. Si tout porte à croire qu’il sera candidat, la presse semble tout de même percevoir une certaine hésitation chez l’individu. Certains dans son camp pensent tout bas, qu’il lui était bien plus facile de répondre par un « oui » le 21 Juin dernier au stade d’Ebimpé lors du congrès de son parti. La chose aurait été « acceptée » par l’opinion beaucoup plus aisément car tout le monde s’y attendait. Le fait d’avoir demandé « quelques jours de réflexion » créée aujourd’hui de l’incertitude, même s’il est vrai que l’homme reste maître de son calendrier.

    Cela dit, contrairement à ce qu’on entend dire ici et là, une non-candidature ne mènerait pas forcément à l’apaisement du climat. Tout d’abord cela aurait un effet inhibant immédiat sur l’activité car les opérateurs économiques ont ’’intégré’’ la continuité du régime au-delà de l’échéance du 25 Octobre. Le retrait du président Ouattara signifierait une hypothèque sur le futur. Et là on peut s’attendre à un « ralentissement » brutal sur l’activité tous secteurs compris, jusqu’à la prise de fonction de son successeur, et même bien au-delà, le temps de voir « comment évoluent les choses » après l’élection. Le retrait de la candidature du président Ouattara va ainsi entraîner une longue « pause » dans l’activité économique.

    Concernant le parti au pouvoir, celui qui sera choisi pour porter les couleurs à la présidentielle, sera contesté en interne quel qu’il soit, tout simplement parce qu’il n’aura pas eu le temps d’asseoir son autorité sur les troupes. Officiellement se serait l’union sacrée autour de lui, mais pas dans les faits il lui faudra batailler pour se faire accepter, pour se faire respecter. Il n’y parviendra pas du jour au lendemain. Il faut se rappeler qu’Amadou Gon Coulibaly a été nommé Premier Ministre en Janvier 2017. Dès cet instant il était mis en orbite pour éventuellement succéder à son patron. Lui-même se comportait en patron, plaçant ses hommes aux postes clés à la fois dans le parti et dans le gouvernement. Lorsqu’il fut choisi pour porter les couleurs du parti présidentiel en 2020, ce choix ne fut contesté par personne, il était le candidat ‘’naturel’’, cela avait été préparé depuis trois ans.

    Aujourd’hui, le fait de ne pas avoir mis quelqu’un en avant suffisamment tôt, a créé dans le parti une bataille larvée entre les successeurs potentiels. Il s‘est naturellement formé des clans derrière chaque « héritier », les lignes se sont cristallisées. Désigner un successeur aujourd’hui ne va pas les dissoudre comme par magie. L’autorité de celui-ci risque d’être seulement « administrative », un peu à l’image des préfets. Le fait de ne pas avoir eu le temps de s’imposer, d’écarter ses rivaux, de positionner ses hommes aux postes clés, ne lui permettra pas d’avoir une emprise réelle sur les troupes. La formation présidentielle sera fragilisée en interne si un nouveau chef est désigné.

    Cela rappelle le scénario de la RDC avec Joseph Kabila en 2018. Jusqu’au dernier moment, tout le monde le voyait se représenter pour un troisième mandat. Puis il a désigné son ministre des affaires étrangères Emmanuel Shadari, ce dernier était certes un fidèle, mais tout sauf un leader. La suite est connue.

    D’autre part, un retrait éventuel du président Ouattara de la présidentielle risque de créer un appel d’air pour des manifestations de rue. L’opposition va l’interpréter comme une victoire, et sera désormais sur l’offensive pour exiger davantage de concessions, notamment ce fameux dialogue politique, synonyme de report de la présidentielle. La mise en place d’un gouvernement « d’union nationale » sera une question qui va s’imposer d’elle-même puisque le pouvoir sera désormais hors délai constitutionnel. Tout cela va générer de l’instabilité avec à la clé un rôle plus accru des médiateurs internationaux. Ce sera une transition de facto qui sera mise en place, même si le mot  »transition » ne figurera certainement pas dans le vocabulaire officiel.

    Dans un tel cas de figure, le pouvoir politique a tendance à se déliter, à se décomposer, à se répartir entre plusieurs acteurs nationaux et internationaux. Le pays devient ainsi un navire avec plusieurs capitaines. Et il serait naïf de croire que cette instabilité prendra fin avec l’élection d’un nouveau président. L’opposition va se fragmenter pour se recomposer, une contestation plus ou moins violente des résultats n’est pas à exclure, et rien ne dit que le nouveau président aura les mains libres pour gouverner. Nous aurons une instabilité au long cours, propice à une « action de l’armée ». Si la décision finale du président Ouattara lui appartient quant à sa participation à la future présidentielle, elle s’accompagne d’une obligation de cohérence dans son choix. Se retirer aujourd’hui ne serait pas forcément une décision merveilleuse pour lui, pour son parti, et pour la nation. Cette décision ne garantira en aucun cas la paix.

    Douglas Mountain

    Le Cercle des Réflexions Libérales

  • PDCI-RDA : SOUMAÏLA BRÉDOUMY (PORTE-PAROLE) INTROUVABLE, LA PRESSION S’ACCENTUE SUR LES CADRES DU PARTI

    PDCI-RDA : SOUMAÏLA BRÉDOUMY (PORTE-PAROLE) INTROUVABLE, LA PRESSION S’ACCENTUE SUR LES CADRES DU PARTI

    Depuis le début du mois de juin 2025, le Parti Démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA) fait face à une vague de pressions judiciaires sans précédent. Cinq de ses jeunes responsables sont aujourd’hui sous les verrous. Et le silence prolongé de son porte-parole, Soumaïla Brédoumy Traoré, alimente toutes les spéculations. L’homme, réputé pour ses prises de parole tranchées, est devenu introuvable, faisant craindre une escalade politique aux relents judiciaires.

    Selon des informations rapportées par le journal Le Monde, Brédoumy Soumaïla Traoré aurait quitté la Côte d’Ivoire « ces derniers jours pour éviter une arrestation ». Une fuite que ni le parti ni ses proches ne confirment officiellement, mais qui, dans le contexte actuel, semble plausible.

    Des inquiétudes concrétisées avec une série d’arrestations

    Depuis plusieurs semaines, des rumeurs persistantes évoquent un ciblage méthodique de plusieurs cadres du PDCI-RDA. Ces inquiétudes se sont concrétisées avec une série d’arrestations touchant la jeunesse du parti.

    Innocent Yao, responsable de la jeunesse rurale, a été le premier à être arrêté. Il est aujourd’hui inculpé pour « atteinte à la sûreté de l’État » dans une affaire qui remonte à la présidentielle de 2020. Selon certaines sources judiciaires, son dossier aurait été réactivé récemment, à la faveur d’un climat politique redevenu tendu en perspective de la présidentielle de 2025.

    Leur avocat, Me Emile Suy Bi Gohoré, précise qu’ils sont poursuivis pour « trouble à l’ordre public et provocation de trouble à l’ordre public »

    Quatre autres jeunes du parti ont ensuite été interpellés. Leur avocat, Me Emile Suy Bi Gohoré, précise qu’ils sont poursuivis pour « trouble à l’ordre public et provocation de trouble à l’ordre public ». En cause : une vidéo relayée sur les réseaux sociaux, dans laquelle Henri Joël-Ndri Kouadio, président de la branche scolaire et universitaire du PDCI, appelait à une mobilisation pour un meeting en mai. Un appel jugé subversif par les autorités, mais que les avocats de la défense estiment relever du droit à la liberté d’expression.

    La tension ne faiblit pas. Deux autres jeunes militants du parti affirment avoir échappé à des « tentatives d’enlèvement » à leurs domiciles, selon toujours Le Monde. Le cas du médecin Osman Chérif, secrétaire national aux affaires extérieures de la JPDCI Urbaine, est particulièrement inquiétant. Bien qu’il n’ait pas participé à la vidéo incriminée, il aurait choisi l’exil après avoir reçu des menaces sérieuses. Un véhicule aux vitres teintées se serait arrêté devant son domicile dans la nuit du 10 au 11 juillet. Deux hommes vêtus de noir auraient tenté d’y pénétrer de force, déclenchant sa fuite précipitée.

    Une stupeur mêlée d’inquiétude

    Au siège du PDCI, c’est la stupeur mêlée d’inquiétude. Le parti n’a pas encore réagi officiellement à la disparition de Brédoumy Traoré, mais en coulisses, certains s’interrogent sur une « tentative de décapitation politique » visant à affaiblir la formation en pleine restructuration autour de son nouveau président, Tidjane Thiam.

    À l’approche de l’élection présidentielle de 2025, ces événements ravivent le spectre d’une justice perçue comme instrumentalisée par les opposants. Plusieurs organisations de défense des droits humains appellent à la retenue et à la transparence dans les procédures engagées contre les membres de l’opposition.

    En attendant, une question reste entière : où se cache Soumaïla Brédoumy Traoré ? Son silence est perçu comme un indicateur alarmant de la situation politique actuelle.

    Adolphe ANGOUA


  • AFFAIRE JUDICIAIRE : LE JOURNALISTE SAÏD PENDA CONVOQUÉ DEVANT LE TRIBUNAL CORRECTIONNEL

    AFFAIRE JUDICIAIRE : LE JOURNALISTE SAÏD PENDA CONVOQUÉ DEVANT LE TRIBUNAL CORRECTIONNEL

    Le journaliste Mbombo Penda Saidou, plus connu sous le nom de Saïd Penda, est convoqué à comparaître le 18 juillet 2025 à 8 heures, devant le tribunal de première instance d’Abidjan-Plateau.

    Il est poursuivi pour plusieurs chefs d’accusation, notamment diffamation, injures publiques, dénonciation calomnieuse, atteinte à la vie privée et mise en danger de la vie d’autrui.

    Déjà auditionné par la PLCC

    Mahamadou Bonkoungou, PDG du groupe EBOMAF. 

    La plainte a été déposée par Patrice Kissi, journaliste et chargé de communication de l’homme d’affaires Mahamadou Bonkoungou, PDG du groupe EBOMAF. Fin juin, Saïd Penda avait déjà été auditionné par la Plateforme de Lutte contre la Cybercriminalité (PLCC) dans le cadre de cette affaire et avait été autorisé à regagner son domicile.

    « Il s’agit d’un délit de presse. Je répondrai à la convocation en tant que journaliste, assisté de mon avocat. », avait-il déclaré dans un Facebook live avant de répondre à la convocation.

    Depuis l’annonce de cette nouvelle procédure, toutes les plateformes numériques de Saïd Penda — y compris ses réseaux sociaux — ont été désactivées

    Le journaliste franco-camerounais a tenu à préciser que la vidéo à l’origine des poursuites n’était ni diffamatoire ni accusatoire, mais un teaser annonçant une enquête journalistique en cours.

    Cette convocation intervient dans un climat tendu, marqué par une série de contentieux impliquant le journaliste. En effet, deux autres plaintes ont été déposées contre lui en Côte d’Ivoire, l’une par Orange Côte d’Ivoire, et l’autre par l’ancien directeur général du du Fonds d’Entretien Routier (FER).

    .Depuis l’annonce de cette nouvelle procédure, toutes les plateformes numériques de Saïd Penda — y compris ses réseaux sociaux — ont été désactivées. Ce silence numérique alimente les spéculations et attire l’attention des professionnels des médias ainsi que des défenseurs de la liberté de la presse.

    Alors que l’affaire est désormais à portée devant la justice, elle relance le débat sur les limites de l’expression journalistique, les droits des personnes citées dans les enquêtes d’intérêt public, et le cadre juridique réglementant la presse en Côte d’Ivoire.

    Jean Kelly KOUASSI

  • Bénin : un journaliste critique de Patrice Talon interpellé à Abidjan et extradé à Cotonou

    Bénin : un journaliste critique de Patrice Talon interpellé à Abidjan et extradé à Cotonou

    Un journaliste béninois critique du pouvoir a été interpellé à Abidjan, extradé à Cotonou, puis incarcéré à Ouidah, dans le sud du Bénin. Il est notamment accusé d’« apologie du terrorisme », ont informé ses avocats ce 13 juillet.

    Hugues Comlan Sossoukpè, journaliste critique du président béninois Patrice Talon et directeur de publication du journal en ligne Olofofo, vivait en exil à Lomé au Togo, où il bénéficie du statut de réfugié depuis 2019, selon ses avocats.

    Invité par le ministère ivoirien de la Transition numérique et de la Digitalisation, il s’est rendu à Abidjan le 8 juillet pour participer à un salon sur l’innovation digitale, qui s’est tenu du 9 au 11 juillet. Dès le 11, la presse béninoise a rapporté son interpellation par les autorités ivoiriennes, suivie de sa remise immédiate aux autorités béninoises. Son arrestation a été confirmée dimanche 13 juillet au soir par l’avocat Charlemagne Dagbedji.

    Visé par trois chefs d’accusation

    « Maintenant que l’on sait que Comlan Hugues Sossoukpè avait été accueilli en Côte d’Ivoire par des officiels pour être, par la suite, cueilli par des autorités béninoises, nous exigeons une communication immédiate et détaillée sur sa situation », a dit Me Dagbedji.

    L’avocat exige également « le respect absolu des droits fondamentaux » de Hugues Comlan Sossoukpè, « notamment son droit à l’intégrité physique, à un procès équitable et à l’accès à ses conseils et à sa famille ». « Comlan Hugues Sossoukpè est actuellement détenu à la prison civile de Ouidah », dans le sud du Bénin, a précisé dans un communiqué dimanche soir le collège de ses avocats.

    Selon Reporters sans frontières (RSF), le journaliste est visé par trois chefs d’accusation : harcèlement par le biais d’un système informatique, rébellion, et « apologie du terrorisme ».

    « Traquenard »

    Lundi 14 juillet, RSF a condamné « avec la plus grande fermeté l’arrestation et la remise de Hugues Comlan Sossoukpè par les autorités ivoiriennes aux autorités béninoises » et appelé à sa « libération immédiate. » Les autorités béninoises et ivoiriennes n’avaient pas commenté lundi matin l’arrestation du journaliste.

    Selon l’ONG, le journaliste béninois a été arrêté dans sa chambre d’hôtel à Abidjan « dans la soirée du 10 juillet » par des policiers. Il aurait été « conduit directement au salon d’honneur de l’aéroport Félix Houphouët-Boigny, une zone normalement réservée aux invités de prestige », indique RSF.

    « Le journaliste embarque dans un petit avion privé affrété pour l’occasion et à bord duquel il n’aura pour seule compagnie que les policiers qui l’escortent et les membres d’équipage », poursuit l’ONG. L’avion se pose à 22 heures à Cotonou, le journaliste est débarqué, puis placé en garde à vue à la brigade économique et financière, précise-t-elle.

    « Le lendemain matin, il est présenté à un juge d’instruction qui lui lit le mandat d’arrêt émis par la CRIET (Cour de Répression des Infractions Économiques et du Terrorisme) », précise l’organisation. « Ce qui devait être une mission professionnelle s’est transformé en traquenard », s’indigne RSF.

    En août 2024, le cyberactiviste béninois Steve Amoussou, accusé de tenir un compte critique du pouvoir, avait été enlevé au Togo voisin, selon ses avocats, puis ramené à Cotonou où il a été condamné début juin à deux ans de prison ferme.

    (Avec AFP)

  • Cote d’Ivoire: la 1ère Journée du civisme fiscal prévue jeudi

    Cote d’Ivoire: la 1ère Journée du civisme fiscal prévue jeudi

    Cette Journée nationale du civisme fiscal, portée par la Direction générale des impôts de Côte d’Ivoire, vise une meilleure mobilisation des ressources domestiques.

    Lors d’un point de presse, ce mardi 15 juillet 2025, le directeur général des impôts, M. Abou Sié Ouattara, a indiqué que la Journée nationale dédiée à la promotion du civisme fiscal, sera lancée le 17 juillet 2025 au Palais de la culture d’Abidjan dès 9 h (GMT, heure locale).

    L’entrée, dira-t-il, est gratuite et à cette journée sont invités tous les corps de métiers et les citoyens. Sur le site du Palais de la culture de Treichville, seront dressés des stands pour présenter les missions de l’administration fiscale et les différents impôts.

    Il a souligné que des stands seront également aménagés dans toutes les directions régionales des impôts, à l’intérieur du pays, ce jeudi 17 juillet 2025, à l’occasion de cette journée du civisme fiscal, précisant que tous les corps de métiers seront représentés dans les stands.

    « Cette Journée nationale de promotion du civisme fiscal a été initiée afin d’informer, de sensibiliser, voire courtiser nos citoyens » dans l’optique d’avoir une culture fiscale, car « un impôt bien compris est accepté et facile à payer », a-t-il soutenu.

    Selon le directeur général des impôts, M. Ouattara Abou Sié, « la culture de l’impôt n’est pas encore rentrée dans les mœurs de nos concitoyens ». En outre, « l’impôt n’est peut-être pas aimé parce qu’il n’est peut-être pas compris. »

    A travers cette journée, l’administration fiscale ivoirienne veut se positionner comme une entité de service auprès des « contribuables » qu’elle considère comme des clients, afin d’être à leur écoute et leur apporter les réponses idoines dans l’accomplissement de ce devoir citoyen.

    « Nos citoyens commencent à s’intéresser à l’impôt, mais il y a un pas qui n’est pas franchi. Nous voulons passer de la connaissance de l’impôt à l’amour de l’impôt, qui est un outil de financement du développement », a-t-il ajouté.

    Il a fait savoir que l’Etat de Côte d’Ivoire, à travers la direction générale des impôts, s’est fixé pour objectif de mobiliser « 80% à 90% » des ressources pour son budget contre « 10 à 20% pour les bailleurs internationaux ».

    La cérémonie de lancement de la Journée nationale du civisme se fera à Abidjan, mais « tous les sites des impôts seront à la disposition des citoyens », a-t-il insisté, ajoutant qu’ « il y aura des caravanes de sensibilisations. »

    « L’impôt, c’est l’affaire de tous. Sans impôt, il n’y a pas de développement », a-t-il poursuivi, partageant qu’ « une bonne perception de l’impôt passe par la sensibilisation ». L’évènement est placé sous la présidence du ministre des Finances et du budget, M. Adama Coulibaly.

    AP/APA