Auteur/autrice : iciabidjan

  • L’annonce de candidature de Ouattara est « une immense fierté » (Bacongo)

    L’annonce de candidature de Ouattara est « une immense fierté » (Bacongo)

    Abidjan, Côte d’Ivoire ( Top News Africa) Le secrétaire Exécutif du RHDP (parti au pouvoir), Cissé Ibrahim Bacongo, a salué, mardi à Abidjan, une « déclaration tant attendue et espérée » par la majorité des Ivoiriens du chef de l’Etat Alassane Ouattara.

    ‘C’est avec une immense fierté et une profonde satisfaction que j’ai écouté, ce mardi 29 juillet 2025, Son Excellence Monsieur Alassane Ouattara, Président de la République et Président du RHDP, annoncer, en toute conscience et avec un sens élevé de responsabilité, sa candidature à l’élection présidentielle du 25 octobre 2025 », a réagi M. Cissé sur sa page Meta.

    Selon lui, cette déclaration  »tant attendue et  espérée » par la grande majorité des Ivoiriennes et Ivoiriens,  »marque un moment historique ». 

    En répondant  »avec honneur et engagement » (…) aux aspirations pressantes des populations de toutes les régions, de toutes les sensibilités politiques, tant à l’intérieur du pays qu’au sein de la diaspora,  »le Président trace la voie d’un avenir encore meilleur pour notre Nation », a conclu le secrétaire Exécutif du parti présidentiel, Cissé Bacongo.

  • PRÉSIDENTIELLE 2025 : LES ÉVÊQUES CATHOLIQUES APPELLENT À UN SCRUTIN INCLUSIF

    PRÉSIDENTIELLE 2025 : LES ÉVÊQUES CATHOLIQUES APPELLENT À UN SCRUTIN INCLUSIF

    Les évêques catholiques de Côte d’Ivoire ont réitéré ce mardi 29 juillet 2025 leur appel pour une élection présidentielle inclusive en Côte d’Ivoire.

    Dans une déclaration lue par le président de la conférence épiscopale, Monseigneur Marcellin Yao, les évêques appellent à “une élection de qualité organisée par des institutions et des hommes de qualité’’.

    “S’agissant de la qualité des élections, il faut entendre, d’abord, qu’elle soit paisible, c’est-à-dire être avant tout sans violences, conforme au droit et à l’éthique’’, poursuit-il.

    Pour les évêques, le scrutin doit également respecter “les principes de l’universalité que sont la liberté, l’égalité, l’équité, la transparence, l’inclusivité, la sincérité et la régularité’’

    Abordant la question du fichier électoral, Monseigneur Marcellin Yao a souligné la nécessité de sa fiabilité pour garantir un scrutin apaisé.

    “Ce qui exige que des personnes qui remplissent les conditions d’y figurer ne se sentent pas exclues abusivement, et que personne ne doit figurer sur cette liste en violation de la loi’’, a-t-il indiqué.

    Serge Alain Koffi

  • RCI/présidentielle: décision de l’ONU sur la requête de Thiam

    RCI/présidentielle: décision de l’ONU sur la requête de Thiam

    Tidjane Thiam devrait pouvoir exercer ses droits politiques, selon son avocat Me Mathias Chichportich,, commentant la décision du Comité des droits de l’Homme de l’ONU, relative à la radiation du président du PDCI (opposition) de la liste électorale ivoirienne.

    « A l’issue de l’analyse de notre requête, et après avoir examiné les arguments présentés par la Côte d’Ivoire, le Comité des droits de l’Homme des Nations Unies nous informe, aujourd’hui, avoir invité l’Etat à prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir que M. Cheick Tidjane Thiam puisse exercer ses droits politiques en vertu de l’article 25 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques. », affirme Me Chichportich.

    Selon Me Mathias Chichportich, ce Pacte garantit notamment le droit de voter, d’être élu et d’accéder, dans des conditions générales d’égalité, aux fonctions publiques de son pays. Dans sa décision, le Comité exhorte la Côte d’Ivoire à permettre à M. Thiam de concourir à l’élection présidentielle de 2025.

    Cette décision de l’organe indépendant de la plus haute instance internationale en charge du respect des droits de l’Homme est sans appel, déclare-t-il, ajoutant que « les dirigeants de la Côte d’Ivoire sont désormais face à leurs responsabilités (et) il y va de de leur crédibilité dans le concert des Nations. »

    « Après avoir examiné le dossier, le Comité, agissant par l’intermédiaire de ses rapporteurs spéciaux sur les nouvelles communications et mesures provisoires, a décidé de ne pas accéder à la demande de mesures provisoires de l’auteur, mais invite l’État partie à prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir que l’auteur (Tidjane Thiam) puisse exercer ses droits politiques en vertu de l’article 25 du Pacte, tant que sa requête est en cours d’examen par le Comité », précise la décision.

    Tidjane Thiam a acquis la nationalité française en 1987. Le 19 mars 2025, le président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) s’est libéré de son allégeance française. Or, l’article 48 du Code de la nationalité stipule que perd la nationalité l’Ivoirien qui prend une autre nationalité.

    Sur ces faits, la justice ivoirienne a ordonné sa radiation de la liste électorale, soutenant qu’au moment où M. Tidjane Thiam s’inscrivait sur le listing électoral, en Côte d’Ivoire, il n’avait pas encore renoncé à son allégeance à l’Etat français.

    AP/Sf/APA 

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    Affaire Cheick Tidjane Thiam : L’ONU fixe un délai à la Côte d’Ivoire pour ses observations

    Le président du PDCI Tidjane Thiam

    Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme a adressé, le 29 juillet 2025, une correspondance officielle au Représentant permanent de la Côte d’Ivoire auprès de l’ONU et des organisations internationales à Genève.

    Dans cette note, le Secrétaire général de l’ONU, agissant au nom du Comité des droits de l’homme, accuse réception des informations transmises par l’État ivoirien le 16 juillet 2025, relatives à la communication n°4808/2025 déposée au nom de M. Cheick Tidjane Thiam.

    Le Comité, saisi dans le cadre du Protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques, a examiné le dossier conformément à la règle 94 de son règlement intérieur. Après analyse, il a décidé de ne pas accéder, pour l’instant, à la demande de mesures provisoires formulée au bénéfice de M. Thiam. Toutefois, l’organe onusien exhorte les autorités ivoiriennes à « prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir que l’auteur puisse exercer ses droits politiques », tel que prévu par l’article 25 du Pacte, le temps que sa requête soit étudiée en profondeur.

    Le Comité précise qu’aucune décision n’a encore été prise ni sur la recevabilité de la communication, ni sur le fond des allégations. Il invite l’État de Côte d’Ivoire à fournir ses observations détaillées d’ici au 8 janvier 2026. Les informations fournies par l’État ivoirien le 16 juillet ont par ailleurs été transmises à Cheick Tidjane Thiam pour information.

    Cette démarche marque une étape importante dans l’examen de cette affaire par les instances onusiennes, qui insistent sur le respect des droits civils et politiques en toutes circonstances.

  • Le coup de massue sur l’opposition en Côte-d’Ivoire : groggy, paralysée et submergée

    Le coup de massue sur l’opposition en Côte-d’Ivoire : groggy, paralysée et submergée

    AGD Alexis Gbanse Douade

    À trois mois du scrutin, l’annonce du quatrième mandat d’Alassane Ouattara, l’interdiction de la marche du 2 août et la bataille autour des listes électorales plongent l’opposition dans un empilement de fronts juridiques, politiques et logistiques — au risque de la dispersion.

    Une opposition ivoirienne débordée sur tous les fronts

    Le coup de massue est brutal. Avec l’annonce de la candidature d’Alassane Ouattara pour un quatrième mandat, combinée à l’interdiction de la marche du 2 août par le préfet d’Abidjan, l’opposition ivoirienne se retrouve au pied du mur. Que faire, et surtout par quoi commencer ?

    Faut-il contester l’interdiction préfectorale, défendre coûte que coûte la liberté de manifester ?
    Faut-il rejeter la candidature jugée illégale du président sortant, et relancer la bataille juridique et constitutionnelle ?
    Faut-il exiger la réinscription des candidats radiés (Thiam, Gbagbo, Soro, Blé Goudé) sur la liste électorale ?
    Faut-il contester la Commission Électorale Indépendante, jugée partiale ? Ou encore mobiliser les électeurs pour de nouveaux enrôlements, dans un climat de méfiance généralisée ?

    À trois mois du scrutin, l’agenda politique s’encombre de revendications multiples et vitales, sans qu’un plan d’action clair et unitaire ne semble émerger. Or, le temps joue contre les opposants. Le pouvoir, lui, avance à marche forcée vers une élection qu’il veut tenir coûte que coûte, quitte à écarter les obstacles politiques et juridiques en les transformant en faits accomplis.

    La question est donc crue : comment l’opposition peut-elle, en si peu de temps, régler tant de problèmes à la fois sans se disperser ? Revendiquer ou participer ? Résister ou s’adapter ? Subir ou surprendre ? Le dilemme stratégique est total.

  • 4E MANDAT D’ALASSANE OUATTARA : LA FIDHOP DÉNONCE DES ARGUMENTS « INFONDÉS ET NON CONVAINCANTS »

    4E MANDAT D’ALASSANE OUATTARA : LA FIDHOP DÉNONCE DES ARGUMENTS « INFONDÉS ET NON CONVAINCANTS »

    L’annonce officielle du président Alassane Ouattara de briguer un quatrième mandat à la tête de la Côte d’Ivoire continue de susciter de vives réactions.

    Parmi les plus critiques, la Fondation Ivoirienne pour l’Observation et la Surveillance des Droits de l’Homme et de la Vie Politique (FIDHOP), par la voix de son président, Dr Boga Sako Gervais, dénonce une nouvelle « violation constitutionnelle » et qualifiant « d’infondés et non convaincants », les arguments avancés par le chef de l’État pour justifier cette candidature.

    Une violation flagrante

    Dans une déclaration rendue publique depuis Washington, le 30 juillet 2025, la FIDHOP estime que cette décision constitue une violation flagrante de l’esprit de la Constitution de 2016, notamment de son article 183, qui, selon l’organisation, garantissait que nul ne pourrait effectuer plus de deux mandats présidentiels.

    La FIDHOP note dès lors que, par cette annonce de briguer un nouveau mandat, le président Ouattara vient de décider de violer encore une fois la Constitution ivoirienne ! Et rien ne garantit que, durant cet autre mandat, il ne récidivera en se créant une autre République

     « La FIDHOP note dès lors que, par cette annonce de briguer un nouveau mandat, le président Ouattara vient de décider de violer encore une fois la Constitution ivoirienne ! Et rien ne garantit que, durant cet autre mandat, il ne récidivera en se créant une autre République, la quatrième, pour s’éterniser au pouvoir », déplore la FIDHOP.

    Pour l’organisation de défense des droits humains, les arguments avancés par le chef de l’État, notamment les menaces sécuritaires régionales liées au terrorisme, sont « infondés et peu convaincants » et ne sauraient justifier « un nouveau passage en force ».  Bien au contraire, elle affirme que l’instabilité est alimentée de l’intérieur par la concentration excessive du pouvoir, la répression des opposants et les atteintes répétées aux libertés publiques.

    La FIDHOP tient à ce que cette présidentielle de 2025 soit inclusive. Elle salue en cela la récente décision du Comité des droits de l’homme des Nations Unies, qui enjoint au régime Ouattara de réinscrire le nom de M. Tidjane Thiam sur la liste électorale, comme la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples l’exigeait également pour l’ancien président ivoirien, Laurent Gbagbo et M. Guillaume Soro, tous deux exclus du processus électoral suite à des décisions de justice controversée.

    La FIDHOP dit considérer que cette annonce d’un 4e mandat du président Ouattara n’est rien d’autre qu’une manœuvre de surenchère destinée à peser dans le dialogue politique, qui s’impose inconditionnellement avant le scrutin présidentiel à venir. « Au nom de la paix et de la stabilité de la Côte d’Ivoire », conclut le Dr Boga Sako, le pays doit éviter une nouvelle crise postélectorale.

  • Côte d’Ivoire/ Présidentielle 2025: l’ONU enjoint au gouvernement d’inscrire Tidjane Thiam sur la liste électorale ( Avocat de Thiam)

    Côte d’Ivoire/ Présidentielle 2025: l’ONU enjoint au gouvernement d’inscrire Tidjane Thiam sur la liste électorale ( Avocat de Thiam)

    Le comité des droits de l’homme de l’ONU a invité l’Etat de Côte d’Ivoire à  » prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir que M. Cheick Tidjane Thiam ( président du PDCI-RDA) puisse exercer ses droits politiques en vertu de l’article 25 du pacte », rapporte Maître Mathias Chichportich, l’avocat de M. Thiam dans un communiqué consulté le mardi 29 juillet 2025.

    Selon Maître Chichportich,  » le comité enjoint ainsi à la Côte d’Ivoire de permettre au président Tidjane Thiam de concourir à l’élection présidentielle de 2025″.

    Par ailleurs, à en croire l’avocat français de M. Thiam, cette disposition lui garantit notamment le droit de voter, d’être élu et d’accéder, dans les conditions générales d’égalité aux fonctions publiques de son pays.

     » Cette décision d’un organe indépendant de la plus haute instance internationale en charge du respect des droits de l’homme est sans appel. Les dirigeants de la Côte d’Ivoire sont désormais face à leurs responsabilités. Il y va de leur crédibilité dans le concert des nations « , a estimé Maître Chichportich. 

    Cheick Tidjane Thiam, le président du PDCI-RDA, par ailleurs, candidat de cette formation politique à la présidentielle d’octobre prochain, ne figure pas sur la liste électorale ivoirienne. 

    CE QUE DIT L’ONU

  • Pour Damana Pickass, la candidature d’Alassane Ouattara équivaut à « un coup d’État »

    Pour Damana Pickass, la candidature d’Alassane Ouattara équivaut à « un coup d’État »

    L’annonce de la candidature d’Alassane Ouattara à un quatrième mandat présidentiel continue de faire réagir l’opposition. Dans une déclaration faite ce mardi soir, peu après l’intervention du chef de l’État à la télévision nationale, Damana Adia Pickass, secrétaire général du PPA-CI, a exprimé son profond désarroi, qualifiant la journée de « triste pour la démocratie en Côte d’Ivoire ».

    très déçus

    « Nous avons été très déçus… mais alors là, vraiment déçus de la réaction du président Alassane Ouattara », a-t-il lancé, regrettant une décision qu’il juge en contradiction avec les promesses passées du chef de l’État.

    Pour le leader politique, le troisième mandat du Président Ouattara était déjà, selon ses termes, « inconstitutionnel » et a coûté « beaucoup de vies humaines ». Il considère qu’avec cette nouvelle candidature, le Président Ouattara « déchire de façon définitive la loi fondamentale dont il est le garant ».

    « Cela est une page très noire pour l’État de droit et la démocratie en Côte d’Ivoire », a-t-il martelé, ajoutant que « la constitution appartient au peuple et le peuple doit veiller à son respect ».

    Damana Pickass annonce que le PPA-CI compte « utiliser tous les moyens légaux » pour s’opposer à cette candidature qu’il juge anticonstitutionnelle. Il appelle ainsi à « la mobilisation de tous les démocrates, des militants du PPA-CI, du PDCI, et des sympathisants pour défendre la République ».

    « un coup d’État »

     Pour Damana Pickass, la candidature d’Alassane Ouattara équivaut à « un coup d’État »

    La réaction du secrétaire général du PPA-CI à l’annonce de la candidature d’Alassane Ouattara ne laisse aucun doute sur la gravité qu’il attribue à cet acte politique. Dans un ton ferme, Damana Pickass dénonce ce qu’il considère comme « une récidive démocratique » comparable à un « attentat contre la sûreté de l’État ».

    « En 2020, on a justifié un troisième mandat par la mort du Premier ministre Amadou Gon Coulibaly. Mais depuis, cinq ans se sont écoulés. Il avait tout le temps pour préparer un successeur », a-t-il fait remarquer, estimant qu’il s’agissait d’un mandat « additionnel ».

    Le cadre du parti fondé par Laurent Gbagbo tire la sonnette d’alarme sur les conséquences d’une telle décision :

    « On ouvre le champ à des incertitudes, à des doutes sur la cohésion nationale… La constitution, c’est le socle de notre unité. La violer, c’est briser notre pacte républicain. »

    Allant plus loin dans sa critique, Damana Pickass accuse directement le président Ouattara de « perpétrer un coup d’État », en transgressant ce qu’il considère comme les limites constitutionnelles. Selon lui, cette posture présage une « présidence à vie » contraire aux principes démocratiques.

    Interrogé sur les actions à venir, le responsable du PPA-CI assure que le parti s’organise :

    « Nous sommes un mouvement structuré, une organisation légale. Tous les moyens constitutionnels seront utilisés pour faire barrage à ce quatrième mandat. »

    Concernant la marche prévue mais reportée à la demande des autorités, Pickass reste prudent :

    « Elle n’a pas été annulée, mais seulement reportée à cause des festivités du 65e anniversaire de l’indépendance à Bouaké. Notre position finale sera communiquée dans les heures ou jours à venir. »

    Avec cette déclaration, l’opposition politique prépare visiblement une riposte coordonnée. La scène politique ivoirienne entre désormais dans une phase de haute tension à trois mois du scrutin présidentiel.

  • Présidentielle en Côte d’Ivoire: le chef de l’État sortant Alassane Ouattara annonce sa candidature

    Présidentielle en Côte d’Ivoire: le chef de l’État sortant Alassane Ouattara annonce sa candidature

    Alassane Ouattara, président de la Côte d’Ivoire depuis 2011, a annoncé ce 29 juillet 2025 dans une allocution filmée qu’il serait candidat à sa propre succession dans trois mois : « Après mûre réflexion et en toute conscience, je vous annonce aujourd’hui que j’ai décidé d’être candidat à l’élection présidentielle du 25 octobre 2025. »

    Alassane Ouattara briguera un nouveau mandat présidentiel en Côte d’Ivoire le 25 octobre prochain, le quatrième, après avoir été réélu en 2015 et en 2020.

    Il l’a annoncé ce mardi dans une allocution diffusée sur les réseaux sociaux. « Notre pays fait face à des défis sécuritaires, économiques et monétaires sans précédents dont la gestion exige de l’expérienceEn effet, la menace terroriste grandit dans la sous-région et les incertitudes économiques au niveau international constituent un risque pour notre pays », a affirmé le chef de l’État de 83 ans.

    Ce dernier estime avoir la « santé » pour un nouveau mandat qui « sera celui de la transmission générationnelle », selon ses mots.

    Alassane Ouattara promet des élections apaisées, démocratiques et transparentes, alors que l’opposition dénonce le processus électoral, notamment en raison du rejet de plusieurs candidatures, dont celles de Tidjane Thiam et de l’ancien président Laurent Gbagbo.

    Alassane Ouattara avait été désigné candidat du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) lors du congrès du RHDP le 21 juin dernier.

  • CANDIDATURE D’ALASSANE OUATTARA À UN 4E MANDAT : GUILLAUME SORO SE PRONONCE

    CANDIDATURE D’ALASSANE OUATTARA À UN 4E MANDAT : GUILLAUME SORO SE PRONONCE

    Guillaume Soro, ancien chef du Parlement ivoirien, a, à son tour, réagi à l’annonce du président Alassane Ouattara de briguer un 4e mandat présidentiel.  

    Les réactions se succèdent au sein de l’opposition après la décision du président Alassane Ouattara de se porter à un 4e mandat présidentiel. Après Pascal Affi N’guessan, Guillaume Soro, l’ancien chef du Parlement ivoirien et farouche opposant du président Alassane Ouattara, a également fait connaître sa position dans une publication sur sa page Facebook.

    L’intégralité de la déclaration

    Ce mardi 29 juillet 2025, Monsieur Alassane Ouattara a, sans surprise, annoncé sa décision de briguer un quatrième mandat présidentiel illégal, foulant une fois de plus aux pieds la Constitution ivoirienne et les principes les plus élémentaires de la démocratie.

    Le simulacre de suspense orchestré ces dernières semaines n’aura trompé personne — et surtout pas lui. Il ne s’agissait que d’une mise en scène destinée à préparer l’opinion à une nouvelle violation de notre Loi fondamentale. Après avoir invoqué, en 2020, un prétendu « cas de force majeure » pour justifier un troisième mandat inconstitutionnel, le voici qui récidive, cinq ans plus tard, avec les mêmes arguments éculés : la situation sécuritaire, les défis économiques et autres impératifs de stabilité pour justifier l’injustifiable.

    La vérité est simple. Et cruelle. Alassane Ouattara ne veut pas quitter le pouvoir, comme tout bon dictateur qui se respecte.

    La vérité est simple. Et cruelle. Alassane Ouattara ne veut pas quitter le pouvoir, comme tout bon dictateur qui se respecte. Il est prêt à tout pour pérenniser son pouvoir personnel, au mépris de la paix sociale, de la stabilité du pays et de la sécurité de ses habitants.

    Aujourd’hui, l’opposition est embastillée, la démocratie bâillonnée, et la liste électorale, totalement truquée, annonce des lendemains périlleux.

    L’histoire récente de notre pays rappelle combien les violations répétées des règles du jeu démocratique conduisent immanquablement à des crises majeures.

    Dans ces conditions, le peuple de Côte d’Ivoire est placé face à sa responsabilité historique : se soumettre à une dictature qui ne cache plus son visage, ou se lever, dans le respect de la légalité, pour défendre la Constitution, la justice et la liberté.

    Tel est l’enjeu.

    Guillaume Kigbafori Soro

    Ancien Premier ministre

    Ancien Président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire

    Président de Générations et Peuples Solidaires (GPS)

    Jean Kelly KOUASSI

  • Ahoua Don Mello : Une ambition légitime, une démarche vouée à l’échec ?

    Ahoua Don Mello : Une ambition légitime, une démarche vouée à l’échec ?

    Comme chacun le sait, l’affaire des candidatures de précaution a été déclenchée par cette fameuse lettre du Vice-Président Exécutif (VPE) Ahoua Don Mello, qui a fuité dans la presse et sur les réseaux sociaux, a été qualifiée de lettre-ouverte par certains avant de finir comme une « simple note d’analyse » dans une mise au point du VPE en réaction à un communiqué du PPA-CI.

    Après une légère accalmie, et alors que certains pensaient que le VPE avait acté l’échec de son initiative et rentrait dans les rangs, il a continué d’animer l’actualité notamment par l’annonce par l’hebdomadaire Jeune Afrique d’une interview à lui donnée par le VPE dans laquelle il annonce sa décision de se porter candidat à l’élection présidentielle d’octobre 2025. Depuis, certaines informations annoncent que le VPE serait entrain de recueillir ses propres parainnages. Il s’est également longuement exprimé dans l’émission l’Appart Politique, mise en ligne le 25 juillet 2025 par Muntu.

    De mon point de vue, la légitimité d’une telle ambition présidentielle ne saurait être efficacement discutée (I). Par contre, sa démarche, individualiste et cousue de fil blanc (II), est vouée à l’échec (III).

    I – Une ambition légitime

    Personne ne peut nier à Ahoua Don Mello son droit de se porter candidat à l’élection présidentielle, au vu de son âge et de son parcours, surtout lorsqu’on voit ceux qui ont déjà été candidats ou vont l’être (Mamadou Koulibaly, Adama Dahico, KKB, Assalé Tiemoko, Vincent Toh Bi etc).

    La différence avec ceux que je viens de citer (liste non exhaustive) est que lui, depuis longtemps a chois de militer dans un parti politique avec un président qui est son mentor qui n’a pas renoncé à cette même ambition. Cette différence peut en effet interroger.

    Sauf que, ce faisant, il n’innove pas. il rejoint d’illustres devanciers qui, se disputant l’héritage du « gbagboïsme » du vivant (politiquement et physiquement) du Président Laurent GBAGBO, ont perdu patience et ont décidé de voler de leurs propres ailes., sans jamais vraiment couper avec le Maître dont ils ont besoin des troupes. Je cite Affi Nguessan Pascal, Simone Ehivet et Blé Goudé Charles. Tous ceux là ont en commun d’avoir espéré, à un moment ou à un autre « hériter politiquement » du CHEF et avec son onction. Quelqu’un a même pu dire « sa conclusion sera mon introduction » avant de se rétracter et vouloir « être devant, fatigué d’être derrière »….. Tous ceux-là, dis-je, ne croyaient pas vraiment, après le 11 avril 2011 et ses suites, au retour, sinon en Côte d’Ivoire, du moins en politique, du CHEF. Or, voici qu’il est revenu, et voici qu’il tonne « je ne laisse à personne le droit de décider de la fin de ma vie politique, je ferai la politique jusqu’à ma mort, moi seul choisirai sous quelle forme je ferai la politique…. »

    II – Une démarche individualiste et cousue de fil blanc

    La différence entre Ahoua Don Mello avec les autres cités est que, lui est resté avec le Président Laurent GBAGBO, décidant, contrairement aux autres, d’adhérer au PPA-CI, le nouvel instrument de lutte. Il en devient Vice-Président Exécutif. Pour autant, il ne se montre pas plus patient que les autres. Après avoir soutenu et défendu la candidature de Laurent GBAGBO à l’élection présidentielle, telle que proposée par le Comité central et la Convention du parti, il finit, à 3 mois de l’élection, par sortir du bois, sous le prétexte d’éviter la politique de la chaise vide, pour engager une offensive individualiste, maquillée et présentée comme le besoin de « 2 ou 3 candidatures de précaution ». J’ai déjà expliqué, dans une précédente publication que cette proposition n’était ni sérieuse, ni sincère. Si elle l’avait été, il ne se serait pas porté candidat dans les circonstances actuelles, à moins de considérer qu’il est plus légitime et plus intelligent que tous les organes compétents du parti.

    III – Une démarche vouée à l’échec

    Cette démarche est vouée à l’échec, d’abord parce qu’elle vise en réalité l’échec du combat mené pour faire aboutir la candidature du Président Laurent GBAGBO et basé sur le refus d’un plan B. D’ailleurs, TV5 monde n’a pas manqué d’affirmer que le « front du GBAGBO ou rien se fissure ». Personne ne croit en effet que, dans les conditions actuelles, avec un tel fichier électoral et une telle CEI, remplacer Laurent GBAGBO par Ahoua Don Mello suffirait à garantir la victoire du PPA-CI à la prochaine élection présidentielle.
    Ensuite, le VPE, qui continue de vanter les qualités exceptionnelles du Président Laurent GBAGBO (capacité d’écoute et de persuasion, patience, grand démocrate, patriote, etc) sait que, historiquement, à chaque fois qu’il s’est éloigné politiquement du Président Laurent GBAGBO, il n’est pas allé bien loin. Il aura besoin de l’onction agissante du CHEF. Si on fait référence au Sénégal, comme certains aiment bien le faire avec une certaine facilité, chacun sait que Diomaye ne serait pas allé bien loin s’il n’avait été choisi et oint par Sonko dans un contexte où Macky SALL, non seulement n’était pas candidat, mais avait créé les conditions minimales nécessaires pour un scrutin inclusif et apaisé.

    Enfin, le VPE sait que sa tentative de contournement du parti a échoué. En effet, s’il est finalement sorti du bois comme on le voit, c’est qu’il n’a pas réussi à imposer un plan B ni de l’intérieur par certaines fédérationsqu’il avait contacté ni de l’extérieur par des mouvements de soutien.

    Il ne lui reste plus qu’à tirer toutes les conséquences de cet échec, soit en en prenant acte de cet échec politique et reprenant sa place auprès du Président Laurent GBAGBO, soit, au minimum, en se mettant en congés du parti pour mieux gérer sa candidature, qui ne pourrait être qu’indépendante. Croire que Simone ou Affi (il n’a pas cité CBG), après ce qu’ils ont vécu, vont s’effacer derrière lui pour « reconstituer la gauche » est une belle blague. D’un autre côté, s’il devait quitter Laurent GBAGBO pour se mettre derrière Simone, Affi ou Blé, ce serait à ne plus rien y comprendre.

    Quant à Mamadou Koulibaly, qui a récemment annoncé son retrait de la vie politique, il est curieux que le VPE le cite parmi les hommes qu’il contacté pour faire l’union de la gauche. Depuis quand est-il de gauche? N’est-ce pas son recrutement au début des années 1990 par Laurent GBAGBO qui a servi de base aux accusations de dérive droitière portées notamment par le courant Renaissance transformé en parti politique plus tard?

    Telle est mon opinion à cette étape de ce dossier qui pourrait connaitre des rebondissements, sachant que le parti n’a pas encore réagi à cette annonce da candidature de son VPE. En même temps, comment réagir à une information parue dans la presse concernant son VPE qui ne lui a encore rien dit. Il y a sans doute mieux à faire: les parrainages du Président Laurent GBAGBO et les actions du Front commun par exemple.

    Que Dieu nous aide…

    Ambroise Gnahoua

  • DÉCÈS D’ALINO FASO, LE GOUVERNEMENT BURKINABÉ DOUTE DE LA THÈSE DU SUICIDE

    DÉCÈS D’ALINO FASO, LE GOUVERNEMENT BURKINABÉ DOUTE DE LA THÈSE DU SUICIDE

    Le décès à Abidjan de l’influenceur burkinabé Alino Faso passe mal au Burkina Faso. Le gouvernement doute de la thèse du suicide évoquée par les autorités judiciaires ivoiriennes.

    Gilbert Ouédraogo, le porte-parole du gouvernement burkinabè émet des doutes sur la version des autorités judiciaires ivoiriennes. C’était dans un communiqué à la télévision nationale.

    “Le gouvernement rejette avec force et vigueur la thèse du suicide actuellement avancée par les autorités judiciaires ivoiriennes’’, déclare-t-il.

    Pour le gouvernement burkinabé, l’influenceur est “victime de déni de justice et d’arbitraire’’ dans cette affaire.

    Et à en croire le Burkina Faso, les autorités judiciaires ivoiriennes “ont brillé par une complaisance coupable’’.

    Dans un communiqué, dimanche 27 juillet 2025, le procureur de la République en Côte d’Ivoire annonce le décès d’Alino Faso.

    Il révèle que l’activiste a été retrouvé mort jeudi 24 juillet dans sa chambre de l’école de gendarmerie d’Abidjan où il était détenu depuis le mois de janvier.

    Selon les autorités judiciaires ivoiriennes, les premiers éléments de l’enquête concluent à un suicide de l’influenceur, en détention à l’école de gendarmerie d’Abidjan.

    Pour le gouvernement burkinabé, la mort d’Alino Faso est plutôt “assimilable à un assassinat crapuleux’’.

    Les autorités burkinabés réclament “le rapatriement sans délai’’ de la dépouille afin d’organiser des obsèques “dignes et honorables’’

    Serge Alain Koffi

  • Marche du Front commun Ppa-CI/Pdci-Rda : La manifestation annulée par la Préfecture d’Abidjan

    Marche du Front commun Ppa-CI/Pdci-Rda : La manifestation annulée par la Préfecture d’Abidjan

    La marche pacifique annoncée par le Front commun Ppa-CI/Pdci-Rda pour le samedi 2 août 2025, à Abidjan, a été officiellement annulée. L’information a été confirmée par un communiqué de la Préfecture d’Abidjan, signé du préfet de Région, Andjou Koua, en date du mardi 29 juillet 2025.

    Dans une correspondance en date du 25 juillet 2025, le Coordonnateur général du comité opérationnel, Damana Adia Pickass, avait informé l’Autorité préfectorale de l’organisation d’une marche pacifique prévue à partir de 8h, au départ du carrefour Solibra à Marcory, avec pour point de chute la Place de la République, au Plateau.

    Conformément à ses prérogatives en tant qu’Autorité de police administrative, le préfet d’Abidjan a convoqué les organisateurs le mardi 29 juillet 2025, à 10h, à son Cabinet pour une réunion d’échange. Cette rencontre avait pour objectif d’examiner les conditions d’exercice de cette liberté publique dans le respect de l’ordre public.

    Le préfet hors grade, préfet de Région, préfet du Département d’Abidjan, Andjou Koua. (Ph: Dr)

    Au cours de cette concertation, plusieurs préoccupations ont été soulevées, notamment les perturbations importantes que pourrait entraîner cette manifestation sur la circulation au niveau du Boulevard Félix Houphouët-Boigny, l’un des axes névralgiques de la capitale économique ; la proximité de la Place de la République avec le Palais présidentiel, posant un risque sécuritaire considérable ; l’indisponibilité des Forces de sécurité mobilisées à Bouaké dans le cadre des festivités du 65ᵉ anniversaire de l’indépendance nationale, ne permettant pas un encadrement optimal de la manifestation.

    Face à ces contraintes logistiques et sécuritaires, la Préfecture a pris la décision d’annuler la marche projetée.

    Toutefois, le préfet du Département d’Abidjan a tenu à réaffirmer, dans son communiqué, son engagement à garantir les libertés publiques dans le respect des textes législatifs en vigueur. Il se dit disposé à accompagner toutes initiatives citoyennes respectueuses des lois de la République.

  • JUSTICE : 15 ANS DE PRISON POUR L’EX-AIDE DE CAMP DE GUILLAUME SORO, ABDOULAYE FOFANA

    JUSTICE : 15 ANS DE PRISON POUR L’EX-AIDE DE CAMP DE GUILLAUME SORO, ABDOULAYE FOFANA

    Le verdict est tombé ce lundi 28 juillet 2025 au tribunal de première instance du Plateau. Le commandant Abdoulaye Fofana, ancien aide de camp de Guillaume Soro, a été condamné à 15 ans de prison ferme.

    Il était poursuivi pour des « actes terroristes et complot contre l’autorité de l’État », et autres faits en lien avec les violences post-électorales de 2020, qui avaient fait 85 morts et près de 500 blessés, selon le bilan officiel.

    Un long processus enclenché depuis 2022

    Cette décision judiciaire intervient après un long processus enclenché depuis son arrestation en mai 2022 à Abidjan, alors qu’il revenait d’un exil de trois ans en France. À la barre, l’accusé a soutenu qu’il était rentré au pays pour « dire adieu à son père mourant ». Une version que le parquet a catégoriquement rejetée, estimant qu’il s’agissait en réalité d’un retour clandestin à des fins de déstabilisation du régime en place.

    D’après l’enquête, l’ex-officier des Forces républicaines de Côte d’Ivoire serait entré en territoire ivoirien via le Burkina Faso, en utilisant de faux documents de voyage, avant de rejoindre Abidjan début mai 2022. Il aurait, selon les autorités, pris contact avec plusieurs militaires dans la perspective d’actions subversives.

    Ce dossier est vide. Il n’y a aucune preuve tangible. Ce sont des accusations fondées sur des ouï-dire

    Plusieurs coaccusés ont également été jugés dans le cadre du même dossier. Certains ont écopé de 10 ans de prison ferme, d’autres, dont sa compagne et une ancienne employée de l’aéroport d’Abidjan, ont été condamnés à 3 ans de détention. Lors du procès, le procureur avait requis une peine de 20 ans contre Abdoulaye Fofana, mettant en avant la gravité des faits reprochés. En défense, Me Kadidja Touré, avocat de l’accusé, a déclaré un procès politique.

    « Ce dossier est vide. Il n’y a aucune preuve tangible. Ce sont des accusations fondées sur des ouï-dire », a-t-elle dénoncé, affirmant que son client est victime d’un complot visant l’ancien président de l’Assemblée nationale, aujourd’hui en exil. « On cherche à atteindre Guillaume Soro à travers ses proches (…) Çà et là, ce sont ses partisans qui sont arrêtés. On force la recherche d’infractions pour les maintenir en détention »

    Cette condamnation s’inscrit dans un contexte politique tendu à l’approche de la présidentielle de 2025, où plusieurs proches de Guillaume Soro font l’objet de procédures judiciaires. L’ancien chef du Parlement ivoirien, faut-il le rappeler, a été condamné pour tentative de destabilisation et écopé de la prison à perpétuité. Il vient en exil depuis décembre 2019.

    Jean Kelly KOUASSI

  • Bénin : Talon écarte toute prolongation de son mandat

    Bénin : Talon écarte toute prolongation de son mandat

    Le président béninois Patrice Talon refuse toute idée de troisième mandat, malgré les appels de proches, a déclaré dimanche son porte-parole Wilfried Léandre Houngbédji.

    Le président béninois Patrice Talon ne briguera pas un nouveau mandat au terme de son second quinquennat, malgré les appels insistants de certains de ses proches et d’une partie de l’opinion. C’est ce qu’a affirmé dimanche 20 juillet son porte-parole, Wilfried Léandre Houngbédji, sur le plateau de la chaîne privée Canal 3 Bénin.

    Selon le responsable gouvernemental, plusieurs voix internes et extérieures au cercle du pouvoir ont encouragé le chef de l’État à envisager une modification des textes pour prolonger son séjour à la tête du pays. Ces suggestions s’appuient sur des exemples de dirigeants africains ayant « incarné leur vision » au-delà de deux mandats.

    Mais, rapporte Houngbédji, Patrice Talon a toujours opposé une fin de non-recevoir à ces propositions.
    « Il demande à ses interlocuteurs : combien parmi vous imaginiez qu’on aurait pu réaliser autant de choses en si peu de temps ? Et si vous ne l’imaginiez pas, pourquoi penser que celui ou celle qui viendra après moi ne fera pas autant, voire plus ? », a-t-il déclaré.

    Le chef de l’État béninois considère que les acquis du développement ne doivent pas être compromis pour satisfaire une ambition personnelle.
    « Moi, je n’aurais été qu’un capteur, un déclencheur pour montrer que c’est possible. Je suis convaincu qu’il existe d’autres Béninois capables de faire mieux », a-t-il confié à ses collaborateurs, selon Houngbédji.

    Même face à l’éventualité d’une pression populaire, Talon resterait inébranlable.
    « Les textes sont ce qu’ils sont et le président a dit lui-même : je n’en ai pas envie. Le Bénin est plus grand que nous tous », a souligné le porte-parole.

    Le gouvernement espère que cette posture contribuera à inscrire durablement le pays dans une dynamique démocratique stable, où chaque président effectue son ou ses mandats avant de passer la main.

    La présidentielle béninoise est prévue pour avril 2026, à moins de neuf mois du scrutin. À ce jour, aucun candidat officiel n’a été désigné ni par la mouvance présidentielle ni par l’opposition, même si plusieurs personnalités proches du pouvoir, comme le ministre Romuald Wadagni ou Joseph Djogbénou, sont évoquées comme possibles candidats.

    L’opposition, notamment le parti Les Démocrates de l’ex-président Boni Yayi, s’organise pour présenter un candidat unique afin de maximiser ses chances. Cette période préélectorale, marquée par une certaine incertitude, sera décisive pour la définition des candidatures et la tenue d’une élection transparente et apaisée.

    AC/Sf/APA

  • DÉCÈS D’ALINO FASO : LE GOUVERNEMENT BURKINABÉ RÉCLAME LE RAPATRIEMENT DE LA DÉPOUILLE

    DÉCÈS D’ALINO FASO : LE GOUVERNEMENT BURKINABÉ RÉCLAME LE RAPATRIEMENT DE LA DÉPOUILLE

    Vingt-quatre heures après l’annonce par les autorités ivoiriennes du décès à Abidjan d’Alain Traoré dit Alino Faso, le gouvernement du Burkina réclame le rapatriement de la dépouille de l’activiste burkinabé.

    Dans un communiqué publié dimanche 27 juillet, le procureur de la République en Côte d’Ivoire a indiqué que l’activiste a été retrouvé mort jeudi 24 juillet dans sa chambre de l’école de gendarmerie d’Abidjan où il était détenu depuis le mois de janvier.

    Il a précisé également que les premiers éléments de l’enquête concluaient à un suicide de l’influenceur, présenté comme un soutien du capitaine Ibrahim Traoré.

    Ce lundi 28 juillet, le ministre burkinabé des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré a convoqué la Chargée d’Affaires de l’ambassade de Côte d’Ivoire à Ouagadougou pour en savoir davantage.

    Le chef de la diplomatie burkinabè a dit son indignation et sa désapprobation d’une procédure qui, selon lui, n’a pas respecté les principes et les valeurs de la pratique diplomatique.

    “Il y’a beaucoup de mépris, un manque d’égard et de courtoisie pour les autorités et le peuple burkinabè, et ça l’est encore plus pour la famille du défunt qui découvre une nouvelle aussi douloureuse sur les réseaux sociaux’’, s’indigne Karamoko Jean Marie Traoré.

    “Nous exigeons que toute la lumière soit faite sur ce drame (…) Nous voulons recevoir le corps de notre compatriote ici au Burkina Faso’’’, a-t-il réclamé.

    Serge Alain Koffi  

  • Marche annoncée du 2 août prochain : Pourquoi il s’agit d’une action insurrectionnelle (Journal Le Patriote)

    Marche annoncée du 2 août prochain : Pourquoi il s’agit d’une action insurrectionnelle (Journal Le Patriote)

    Le PPA-CI et le PDCI ont décidé d’organiser une marche nationale le 2 août à Abidjan. Ils disent protester contre un éventuel 4ᵉ mandat du Président Alassane Ouattara et réclamer des élections inclusives. Ils se donnent pour point de départ l’hôtel Ibis Marcory. Et le point d’arriver, la place de la République, au Plateau. 

    « C’est une marche pour la démocratie, pour la paix, pour le respect de la Constitution. Ce n’est pas une marche insurrectionnelle, mais une expression démocratique garantie par notre loi fondamentale », a indiqué à la presse Damana Pickass.

     S’il est vrai que la marche est une expression démocratique, le problème réside dans les éléments avancés par Damana Pickass et ses camarades pour en justifier l’organisation, lesquels n’ont rien de démocratique. En effet, ce n’est ni au PPA-CI ni au PDCI de décider si le Président Ouattara peut briguer un quatrième mandat. Seul le juge constitutionnel est habilité à trancher cette question.

     Concernant la paix, Damana Pickass semble utiliser un instrument de mesure différent de celui des Ivoiriens qui affirment vivre en paix et jouir de la liberté de mouvement. La vraie raison de cette marche est la volonté du PDCI et du PPA-CI d’imposer leur vision : tout doit se faire selon leurs vues, tout autre schéma doit être combattu.

    Par cette marche, ils appellent clairement les Ivoiriens à se lever pour instaurer un nouvel ordre qu’ils auront eux-mêmes conçu. D’où le caractère insurrectionnel de cette marche, révélé par Damana Pickass lui-même lorsqu’il déclare : « On ne peut pas exclure le PDCI, le PPA-CI, ni des dirigeants majeurs comme Gbagbo ou Thiam, et prétendre organiser des élections crédibles ».

    En clair, sans Gbagbo et Thiam, le scrutin du 25 octobre prochain ne doit pas se tenir. Il faut se mobiliser par tous les moyens pour faire barrage de manière   catégorique à un quatrième mandat du Président Ouattara, jugé par eux comme une « violation de la Constitution ».

     « Si le Président Ouattara est candidat, ce serait déchirer notre droit fondamental, le socle de notre vivre-ensemble », a déclaré le porte-parole du Front commun.

    On l’aura compris, l’objectif de l’opposition n’est pas de promouvoir la démocratie, mais plutôt d’instaurer la chienlit. Le choix de l’itinéraire et la date ne sont pas fortuits.  Ibis Marcory est situé sur le boulevard Félix Houphouët-Boigny, l’un des axes les plus importants du pays. En choisissant de le bloquer, l’objectif est clair : empêcher l’accès à l’aéroport d’Abidjan, perturber le transport et les activités commerciales à Koumassi, Marcory, Treichville et au Plateau, destination finale.

    Le 2 août, en pleine préparation des festivités des 65 ans de l’indépendance de la Côte d’Ivoire, le PDCI et le PPA-CI donnent une autre preuve de ce qu’ils sont préoccupés par autre chose que l’intérêt national. Ce sont eux ou rien : de véritables adeptes de la politique de la terre brulée.

    Contrairement à ce qu’affirme Damana Pickass – « Il ne s’agit pas de semer le désordre. Il s’agit d’éviter une situation tendue après le 25 octobre. Cette marche vise justement à garantir la paix, la transparence et la stabilité » – cette marche, si elle est autorisée, va semer le chaos et la désolation.

    C’est précisément ce que recherche l’opposition : contraindre les Ivoiriens à se soumettre à ses désidératas, en dépit de la loi, en cassant toutes les décisions de justice pour la réintégration sur la liste électorale de Laurent Gbagbo, Tidjane Thiam, Guillaume Soro, Charles Blé Goudé et Noël Akossi Bendjo. Un forcing que Laurent Gbagbo et son gouvernement n’avaient jamais accepté en 2000 ni en 2010

    Le Plateau déclaré zone rouge

    Le 25 avril 2004, pour ceux qui s’en souviennent encore, l’opposition avait annoncé une marche au Plateau, à la place de la République, non loin du palais présidentiel. « Cette manifestation est la provocation de trop», avaient déclaré les jeunes patriotes qui à l’époque faisaient la pluie et le beau temps en Côte d’Ivoire. Charles Blé Goudé, leur leader, avait  prévenu : les manifestants  trouveront du fer sur leur chemin. « Nous n’allons pas marcher pour les affronter. Toutes les dispositions ont été déjà prises. Mais qu’ils sachent qu’ils auront du répondant sur le terrain », avait-il menacé.

    Contre toute attente, les commandants de la garde présidentielle et de la garde nationale avaient  décrété les alentours du palais présidentiel, au Plateau, «zone rouge». Les autorités militaires avaient précisé que tout manifestant pénétrant dans le périmètre serait  «considéré comme combattant ennemi et traité comme tel sans sommation».

      Pour le moment, les autorités d’Abidjan ne sont pas allées dans ce sens. Mais ces mesures prises à l’époque par l’actuel président du PPA-CI continuent de faire débat sur les réseaux sociaux. D’ailleurs, ils sont nombreux les jeunes qui appellent Laurent Gbagbo et Tidjane Thiam à être au-devant de la marche avec femmes et enfants. Vont-ils répondre à cette sollicitation de nombreux Ivoiriens ?

    Thiery Latt

  • CÔTE D’IVOIRE : « GBAGBO EST BEL ET BIEN ÉLIGIBLE POUR LA PRÉSIDENTIELLE 2025 « (AVOCATE PPA-CI)

    CÔTE D’IVOIRE : « GBAGBO EST BEL ET BIEN ÉLIGIBLE POUR LA PRÉSIDENTIELLE 2025 « (AVOCATE PPA-CI)

    En conférence publique le samedi 26 juillet dernier à Yopougon, Me Habiba Touré, avocate et porte-parole de l’ex-président ivoirien, a affirmé que Laurent Gbagbo est bel et bien éligible pour l’élection présidentielle d’octobre 2025.

    Me Habiba Touré, avocate et porte-parole de l’ex-président ivoirien

    Placée sous le thème « Le parrainage citoyen et la candidature du Président Laurent Gbagbo à l’élection présidentielle de 2025 », la conférence s’est tenue à l’espace Grand-Zatro de Yopougon et a été animée par la porte-parole de l’ancien chef de l’État.

    Laurent Gbagbo éligible

    Dans son intervention, Me Habiba Touré a rejeté les allégations selon lesquelles ce dernier, exclu des listes électorales ivoiriennes, serait inéligible au scrutin présidentiel prévu le samedi 25 octobre 2025.  « À tous ceux qui vous diront que le Président Laurent Gbagbo n’est pas éligible parce qu’il ne figure pas sur la liste électorale, opposez-leur l’article 55 nouveau de la Constitution ivoirienne », a-t-elle déclaré.

    « Cet article est précis et énuméré les critères d’éligibilité à l’élection présidentielle. En la matière, le Président Laurent Gbagbo remplit toutes les conditions, puisqu’il est : exclusivement ivoirien ; âgé de plus de 35 ans ; détenteur de ses droits civils et politiques (car, selon la loi ivoirienne, on ne peut être président d’un parti politique que si l’on jouit de ses droits civils et politiques) ; descendant d’un père et d’une mère eux-mêmes Ivoiriens d’origine », a-t-elle précisé.

    Maître Habiba Touré a également réfuté l’argument d’inéligibilité en s’appuyant sur une lecture inverse de l’article 55. Selon elle, « si cet article règle un problème pour les Ivoiriens, c’est bien celui de Monsieur Ouattara, qui est déclaré inéligible de par son alinéa premier. Son quatrième mandat est donc impossible au regard de notre Constitution, et il ne peut, en conséquence, légalement faire acte de candidature. »

    Comme vous pouvez le constater, le Président Laurent Gbagbo est bel et bien éligible, et le quatrième mandat de Monsieur Ouattara est tout bonnement impossible

    Et de conclure : « Comme vous pouvez le constater, le Président Laurent Gbagbo est bel et bien éligible, et le quatrième mandat de Monsieur Ouattara est tout bonnement impossible. Retenez enfin que dans la hiérarchie des normes, la Constitution est toujours au-dessus de la loi et de l’ordonnance. »

    Raison d’une candidature

    Parlant du parrainage citoyen, Me Habiba Touré a indiqué que la collecte se déroule dans un engouement total à travers toutes les régions et tous les districts du pays. Concernant la candidature de Laurent Gbagbo, l’avocat a soutenu qu’elle n’est nullement dictée par le fanatisme ou une quelconque volonté de confisquer les leviers du pouvoir au sein du parti.  

    « Il s’agit plutôt du fruit d’une réflexion mûrie par les militants du PPA-CI, qui ont fait librement ce choix lors de leur convention », a-t-elle expliqué. Elle a précisé que ce choix est d’autant plus objectif qu’il repose sur la conviction que le candidat Laurent Gbagbo est, dans l’état actuel des choses, le plus à même de rapporter la victoire au PPA-CI à l’élection présidentielle de 2025.

    Pour rappel, Laurent Gbagbo a été exclu des listes électorales en raison de sa condamnation par la justice ivoirienne à 20 ans de prison dans le cadre de l’affaire dite du braquage de la BCEAO. Privé de ses droits civiques, sa situation judiciaire actuelle soulève, selon plusieurs juristes, un obstacle de taille à sa candidature.

  • Côte d’Ivoire : un roi alerte sur la situation politique

    Côte d’Ivoire : un roi alerte sur la situation politique

    Sa Majesté Nanan Amon N’Douffou V, roi du Sanwi, situé dans le Sud-Est de la Côte d’Ivoire, adresse une lettre ouverte au peuple ivoirien, « face à l’ombre d’un éventuel nouvel affrontement non souhaité », à trois mois de l’élection présidentielle ivoirienne.  

    « Aujourd’hui, je t’écris à cœur ouvert, non pas dans l’intimité d’une maison, mais en portant ma voix là où tous peuvent l’entendre. Car, ce que je vois, ce que je pressens, ne menace pas seulement ta famille, mais bien plus large encore. Tes enfants, nos enfants, ceux que nous avons vus naître, grandir, rire ensemble, sont au bord du gouffre », indique la lettre du roi du Sanwi, Nanan Amon N’Douffou V, adressée au peuple ivoirien.

    Dans cette missive, le garant de cette organisation sociale traditionnelle, alerte sur la situation politique et fait observer une « montée de la colère, des cris, la haine (…) et dans cette tension sourde, j’entends déjà les pas d’une éventuelle violence ».

    « Un affrontement semble se préparer, peut-être même une guerre à éviter. Et toi, ma fille (Côte d’Ivoire), tu te tiens là, entre deux mondes : celui de la paix que tu as toujours voulu, et celui du sang qui pourrait menacer de tout emporter », avertit Sa Majesté Nanan Amon N’Douffou V.

    « Alors permets-moi de te parler, non en mère (conseiller) seulement, mais en conscience. Ce que tu fais maintenant, ce que tu dis, ce que tu refuses ou acceptes en silence, peut changer le cours des choses. Tu peux être la voix qui s’élève pour dire non », dit-il.

    « Non à la vengeance, non à la haine transmise comme héritage, non à la répétition des douleurs anciennes. Dis à tes enfants et à tous ceux qui s’écoutent que le sang d’un frère, d’un voisin, d’un ancien ami, ne lave aucune honte et ne redonne aucun honneur », lance Nanan Amon N’Douffou V.

    Pour Nanan Amon N’Douffou V, « il est possible d’avoir mal sans devenir meurtrier (et) il est possible de se souvenir sans haïr ».  Cette lettre au peuple de Côte d’Ivoire intervient dans un contexte où les divergences entre la classe politique font planer une crise.

    L’histoire politique de la Côte d’Ivoire est jalonnée de crises politico-militaires, dont les causes et les enjeux majeurs tournent autour des questions liées à la bataille pour le pouvoir d’Etat. Dans cette optique, le Royaume du Sanwi, un royaume Akan, tire la sonnette d’alarme.

    Dans la perspective de l’élection présidentielle du 25 octobre 2025, le Front commun, formé par les principaux partis de l’opposition, le PPA-CI et le PDCI, demande « la réintégration sur la liste électorale de Laurent Gbagbo, Tidjane Thiam, de Guillaume Soro, ainsi que de Charles Blé Goudé et Noël Akossi Bendjo. »

    Le Front commun exige, en outre, la révision de la liste électorale, au titre de l’année 2025, conformément au Code électoral, l’audit indépendant de la liste électorale pour corriger les anomalies, ainsi que la réforme de la Commission électorale indépendante (CEI) en vue de garantir un scrutin transparent.

    Une marche du Front commun PPA-CI/PDCI, regroupant le parti de Laurent Gbagbo et de Tidjane Thiam, ex-CEO de Crédit Suisse, est prévue le samedi 02 août 2025 à partir de 8h, à Abidjan. Elle débutera dans la commune de Marcory pour finir à la Place de la République, au Plateau.

    AP/Sf/APA

  • Ce que je retiens au-delà de “IMBÉCILE”

    Ce que je retiens au-delà de “IMBÉCILE”

    Si je dois commenter l’utilisation du mot « imbécile » par Tidjane Thiam, je dirais, en tant que professionnel, que c’est une erreur stratégique de communication. Un mot de trop, un mot inutile. Même face à la provocation, un leader – surtout en campagne – ne descend pas dans l’arène des injures. Cela renvoie une image d’impatience, voire d’irritabilité, qui peut entamer sa crédibilité.

    Lire aussi: Tidjane Thiam : « Je ne suis pas le menteur, c’est ADO qui ne tient pas parole. » (entretien avec Alain Foka)

    Ce type de sortie trahit un manque de maîtrise du message, un défaut de media training (Je l’ai noté tout au long de l’entretien), et laisse surtout le champ libre aux adversaires pour détourner le débat : du fond vers la forme, des idées vers le buzz. Mais en tant qu’Ivoirien, je ne peux ignorer le contexte. L’arrogance répétée de certains pseudo-analystes pousse parfois à bout.

    Cela n’excuse pas, mais ça explique. Quand on passe son temps à provoquer, mépriser et manipuler, il ne faut pas s’étonner d’essuyer une réponse sèche, même mal calibrée. La parole publique n’est pas un terrain à sens unique. Et la violence symbolique finit toujours par avoir des retours de flamme.

    Cela dit, au-delà de cette petite faute, je retiens surtout un virage important dans l’attitude de Thiam : celui d’un candidat qui passe à l’offensive. Et j’ai personnellement apprécié certaines de ses piques bien placées – notamment sur sa rencontre avec Ouattara en août 2022, et sur la comparaison subtile mais percutante de leurs CV respectifs à l’international. #CIV225

    KOFFI BADOU

    Consultant politique | Stratégies électorales et communication | Progressiste | Défense de la démocratie, de l’inclusion et de la transparence.

  • L’homme le plus riche d’Afrique démissionne de son poste de président de Dangote Cement

    L’homme le plus riche d’Afrique démissionne de son poste de président de Dangote Cement

    L’homme le plus riche d’Afrique, Aliko Dangote, a démissionné de son poste de président du conseil d’administration de Dangote Cement Plc, marquant la fin d’une époque chez l’un des plus grands producteurs de ciment du continent.

    À sa place, Emmanuel Ikazoboh a été nommé nouveau président du conseil d’administration, selon Premium Times.

    Ikazoboh, qui était auparavant administrateur non exécutif indépendant, apporte plus de quatre décennies d’expérience en haute direction au Nigéria, en Côte d’Ivoire, au Cameroun et en Afrique du Sud.

    De plus amples détails sur le changement de direction et ses implications pour la stratégie de l’entreprise sont attendus dans les prochains jours.

    En juin, M. Dangote a démissionné de son poste de président de Dangote Sugar Refinery Plc, marquant la fin de deux décennies de direction dans l’une des entreprises alimentaires les plus rentables du Nigéria.

    Selon l’entreprise, cette décision était « conforme aux principes de bonne gouvernance d’entreprise et de planification de la succession ».

    De l’importateur au leader de l’exportation
    Dangote Cement a joué un rôle majeur dans la transformation de l’économie nigériane. En juin, Dangote a souligné que le Nigéria, autrefois deuxième importateur mondial de ciment, exporte désormais plus de ciment que tout autre pays africain , grâce à des investissements locaux massifs dans les capacités de production.

    Dangote Cement reste le plus grand producteur de ciment d’Afrique, avec une capacité installée totale de 48,6 millions de tonnes métriques par an (Mt/a) sur tout le continent.

    Sur ce total, 32,3 Mt/an sont situées au Nigéria, tandis que les 16,3 Mt/an restantes s’étendent sur neuf autres pays africains : la Tanzanie, l’Afrique du Sud, l’Éthiopie, le Cameroun, la République du Congo, le Ghana, le Sénégal, la Zambie et la Sierra Leone.

    En mars, l’entreprise a annoncé la reprise de la construction de la cimenterie d’Itori, dans la zone de gouvernement local d’Ewekoro, d’un coût de 800 millions de dollars. L’usine, d’une capacité de 6 millions de tonnes métriques par an, devrait être achevée d’ici novembre 2026.