Auteur/autrice : iciabidjan

  • PRÉSIDENTIELLE 2025 : LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL PUBLIE UNE LISTE PROVISOIRE AVEC LAURENT GBAGBO ET TIDJANE THIAM

    PRÉSIDENTIELLE 2025 : LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL PUBLIE UNE LISTE PROVISOIRE AVEC LAURENT GBAGBO ET TIDJANE THIAM

    Le Conseil constitutionnel a rendu public, ce vendredi 29 août 2025, la liste provisoire des candidats retenus pour l’élection présidentielle prévue en octobre prochain, dont Laurent Gbagbo et Tidjane Thiam, les deux leaders de l’opposition, radiés de la liste électorale.

    Cette annonce marque une étape clé du processus électoral, à deux mois d’un examen considéré comme décisif pour l’avenir politique du pays. Elle illustre également la diversité des acteurs désireux de briguer la magistrature suprême.

    Une liste provisoire

    Selon le calendrier institutionnel, cette liste demeure provisoire. Le Conseil constitutionnel procédera, dans les prochains jours, à l’examen approfondi des dossiers avant de publier la liste définitive des candidats autorisés à prendre part à l’élection. Sur la liste des 60 candidatures provisoires publiées par le Conseil constitutionnel, deux noms retiennent l’attention. Il s’agit de l’ancien président Laurent Gbagbo et l’ancien banquier et ministre Tidjane Thiam.

    Ces deux figures de l’opposition ivoirienne ont été radiées de la liste électorale à la suite de décisions judiciaires controversées, ce qui soulève la question de leur éligibilité à ce scrutin, au regard de l’article 48 du Code électoral, selon certaines interprétations.

    Toutefois, les partisans des deux personnalités assurent que la Constitution ivoirienne, qui prévaut sur la loi électorale, n’exige pas l’inscription préalable sur le fichier électoral pour se porter candidat à la présidence

    Toutefois, leurs partisans assurent que la Constitution ivoirienne, qui prévaut sur la loi électorale, n’exige pas l’inscription préalable sur le fichier électoral pour se porter candidat à la présidence. Entre ces positions divergentes, il appartiendra au Conseil constitutionnel, garant du respect de la Constitution et des règles électorales, de trancher.

    Au-delà de ces deux candidatures, la multitude de prétendants met en évidence la vitalité du champ politique ivoirien, mais interroge également sur la cohésion des forces en présence. La gauche ivoirienne présente à elle seule au moins quatre candidatures dont celle de Pascal Affi N’guessan, Simone Gbagbo, Ahoua Don Mello et celle de Laurent Gbagbo. 

    Outre les poids lourds du jeu politique, plusieurs nouveaux venus tentent leur chance. On relève également la présence de plusieurs candidatures féminines dont celles de Gbeguehi Felicité Bagré, Henriette Lagou, Daourou Zoh Andrée Jocelyne, Koffi Adjoua Pauline Epse Papoin ou encore Touré Adissa, candidate guérisseuse.

    Selon le communiqué signé par la présidente du Conseil constitutionnel, Mme Chantal Nanaba Camara, les candidats, partis et groupements politiques disposent d’un délai de 72 heures, à compter de la publication, pour formuler leurs réclamations ou observations.

    L’institution a jusqu’au 10 septembre pour publier la liste définitive des candidats retenus. Les prochaines semaines s’annoncent donc décisives pour affiner le paysage électoral et déterminer les véritables protagonistes de la présidentielle d’octobre 2025.

    Listes des candidats provisoires

    Bladi Dessihé Marie-Carine Epouse Davison (Nouvel Ivoirien Côte d’Ivoire Nouvelle, NICIN)

    Mohamed Kouakou N’DA (Indépendant)

    Yves Michel Junior Dabe (Front Patriotique Panafricain, FPP)

    René Adoh Brou (Indépendant)

    Henriette Lagou (Groupement des Partenaires Politiques pour la Paix, GP-PAIX)

    Mé N’Guessan (Indépendant)

    Désiré Kouamé N’Guessan (Union pour le Rayonnement de la Côte d’Ivoire, URCI)

    Jean-Louis Billon (Congrès Démocratique, CODE)

    Dinignanko Coulibaly (Parti des Socio-Démocrates Ivoiriens, PSDI)

    Olyvier Tra Bi Kouety (Cercle National Patriotique pour une Côte d’Ivoire Nouvelle, CNPCIN)

    Norbert Sehi Ballo (Indépendant)

    Jean-François Ehoussou Kouassi (Indépendant)

    Jean Rémy Athacou (Indépendant)

    Namory Traoré (Mouvement des Leaders pour une Côte d’Ivoire Prospère, MLPCI)

    Kouamé Armand Koffi (Parti Démocratique pour la Stabilisation de la Paix en Côte d’Ivoire, PDSPCI)

    N’GORAN Landry Wilfried Kouassi (Indépendant)

    Evrard Koffi N’Goran (Indépendant)

    Pascal Affi N’Guessan (Front Populaire Ivoirien, FPI)

    Justin Roméo Aboli Brou (Indépendant)

    Nangone Bi Doua Augustin (Mouvement Progressiste de Côte d’Ivoire, MPCI -LEGAL)

    Marcel Akré Songon (Parti des Hommes de Valeur de Côte d’Ivoire, PHVCI)

    Félicité Gbagré Gbéguéhi (Indépendant)

    Sékou Sangaré (Indépendant)

    Olivier Vamy Djé Bi Djé (Indépendant)

    Mamadou Soumahoro (Indépendant)

    Appolinaire Dou Bi Tié (Indépendant)

    Tidjane Thiam (PDCI-RDA)

    Hermann Ankeman Niamké Bilé (Indépendant)

    Xavier Kouassi (Nation pour la Démocratie et la Stabilité, NDES)

    Charles Kader Gooré Bi Zih (Indépendant)

    Ehivet Simone Épouse Gbagbo Mouvement des Générations Capables, MGC)

    Wilfried Amagou Zahui (Indépendant)

    Armand Yao Koffi (Indépendant)

    Guillaume Guei (La République Nouvelle, LRN)

    Baï Wakallet Oga Cyrill (Indépendant)

    José Abel Guédé (Parti Ivoirien des Droits Authentiques, PIDA)

    Soko Kohi (Indépendant)

    Thomas Brice Noba (Nouvelle Convergence Citoyenne, NCC)

    Michael Louoba (Mouvement National pour la Réconciliation et la Paix, MNRP)

    Laurent Gbagbo (Parti des Peuples Africains – Côte d’Ivoire, PPA – CI)

    Lamoussa Djinko (Renouveau Démocratique, RD)

    Kevin Fieni Koffi (Indépendant)

    Andrée Jocelyne Douarou Zoh (Indépendant)

    Ahoua Don-Mello Jacob (Indépendant)

    Antoine Assalé Tiémoko (Aujourd’hui et Demain, la Côte d’Ivoire, ADCI)

    Alassane Ouattara (RHDP)

    Vincent Toh Bi (Indépendant)

    Koffi Adjoua Pauline épse Papoin (Indépendant)

    Tokpa Mimpleu Félix (Indépendant)

    Loulou Yoro (Les Acteurs de la Nouvelle Côte d’Ivoire, ANCI)

    Bonnahin Sounzahi Luc Armand (En Marche Côte d’Ivoire, EMCI)

    Ettien Koffi Ayi Sylvie Marie-Claude (Indépendant)

    Adissa Touré (Indépendant)

    Abel Naki Gohou (Congrès pour la Renaissance Ivoirienne et Panafricaine, CRI – PANAFRICAIN)

    ⁠Amadou Diaby (Indépendant)

    ⁠Aboubakar Sanogo (Indépendant)

    Amany Dénisard DelavalletteKouamé (Indépendant)

    Lassina Bamba (Indépendant)

    Gnoléba Remy Séri (Indépendant)

    Hermann Essan Kouamé (Indépendant)

  • Prétendue présence de Soro dans une paroisse catholique : l’Archidiocèse d’Abidjan dément et appelle au calme

    Prétendue présence de Soro dans une paroisse catholique : l’Archidiocèse d’Abidjan dément et appelle au calme

    L’Archidiocèse d’Abidjan a apporté un démenti ce vendredi 29 août 2025 lors d’un point de presse qui s’est tenu à la Cathédrale Saint Paul d’Abidjan Plateau, suite à une rumeur relayée sur les réseaux sociaux affirmant que l’ancien président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro, se trouverait actuellement réfugié dans une paroisse catholique du quartier des Deux-Plateaux.

    Dans une déclaration officielle, le Père Augustin Obrou, chargé de la communication de l’Archidiocèse d’Abidjan, a rejeté avec fermeté cette information. « L’affirmation est totalement fausse. Aucune paroisse, aucun presbytère, aucun lieu d’hébergement dépendant de l’Archidiocèse d’Abidjan n’abrite M. Guillaume Soro », a-t-il insisté.

    L’Église a rappelé qu’elle « ne saurait être instrumentalisée par des causes partisanes ou pour des rumeurs de nature à troubler l’ordre public ». Elle a par ailleurs lancé un appel au “ calme et à la responsabilité”, invitant les médias, les internautes et les citoyens à faire preuve de discernement dans la diffusion d’informations.

    Le porte-parole a mis en garde contre la propagation de fausses nouvelles qui « peuvent engendrer des tensions inutiles, des suspicions et un climat de méfiance préjudiciable à la paix sociale ». Dans ce contexte politique sensible, marqué par l’approche de l’élection présidentielle, l’Archidiocèse exhorte les acteurs politiques et leaders d’opinion à privilégier « la sérénité, la vérité et le dialogue dans l’intérêt supérieur de la nation ».

    Rappelant la mission spirituelle, pastorale et morale de l’Église, le Père Obrou a souligné que celle-ci demeure « l’annonce de l’Évangile, le service de la paix et la défense de la dignité humaine ». Il a fermement précisé que l’Église catholique « ne saurait en aucun cas être impliquée dans des pratiques contraires à la loi ».

    Par ailleurs, face aux défis nationaux et aux échéances électorales à venir, l’Archidiocèse a réaffirmé son engagement en faveur de la cohésion sociale et de la réconciliation nationale. « L’Église continuera de prier et d’agir pour que la Côte d’Ivoire demeure une terre de fraternité, de justice et de paix », a conclu le Père Obrou.

    R-SEKONGO

  • 4 MORTS DANS LE NORD IVOIRIEN : SIMPLE ATTAQUE OU DÉBUT D’UNE RÉBELLION ARMÉE ?

    4 MORTS DANS LE NORD IVOIRIEN : SIMPLE ATTAQUE OU DÉBUT D’UNE RÉBELLION ARMÉE ?

    Quatre personnes ont été tuées lors d’une attaque armée à Difita, près de Téhini, à la frontière burkinabè. Un drame, attribué à un groupe dénommé ‘Claire action’, qui ravive les souvenirs de la rébellion et inquiète à l’approche de la présidentielle d’octobre. 

    Une attaque meurtrière dans le village de Difita, situé dans le département de Téhini, à la frontière entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso, soulève de nouvelles inquiétudes sur la sécurité dans le nord du pays. Dans la nuit du 24 au 25 août, des hommes armés non identifiés ont mené une incursion violente, tuant quatre paysans, selon l’état-major des armées ivoiriennes.

    L’assaut, survenu aux environs de deux heures du matin, a également fait un blessé grave, un disparu, ainsi que des dégâts matériels importants. Plusieurs cases ont été incendiées, du bétail emporté et des moyens de locomotion détruits. « Le Commandement de la zone opérationnelle nord a engagé des moyens aériens et terrestres », précise un communiqué militaire, sans donner davantage de détails sur l’identité des assaillants, qui ont pris la fuite.

    Pas une attaque jihadiste

    Si l’armée n’a pas attribué officiellement cette attaque, plusieurs voix régionales s’accordent à dire qu’il ne s’agit pas d’une opération jihadiste. « Il ne s’agit pas du tout d’une attaque terroriste », a affirmé le journaliste d’investigation Serge Daniel, double lauréat du prix Norbert Zongo, citant des sources locales.

    Selon ses informations, l’opération aurait été planifiée par un groupe politico-militaire émergent, portant le nom de code provisoire « Claire action ». Ce groupuscule chercherait à perturber la stabilité du pays en période préélectorale. « Ce n’est probablement pas la dernière attaque », a ajouté le journaliste sur le réseau X (ancien Twitter).

    Une base hors des frontières ivoiriennes

    Toujours selon ces sources, au moins un pays voisin de la Côte d’Ivoire servirait de base arrière à ce mouvement. Aucune confirmation officielle n’a été donnée sur l’identité de ce pays, mais la zone frontalière entre le nord ivoirien et le Burkina Faso reste particulièrement fragile.

    L’incident survient en effet dans une zone historiquement instable. La Côte d’Ivoire a connu, le 19 septembre 2002, une rébellion venue du Burkina Faso, qui a coupé le pays en deux pendant près d’une décennie. Ces mêmes rebelles avaient soutenu Alassane Ouattara dans son accession au pouvoir en 2011.

    Mais depuis, le contexte régional a radicalement changé. Le Burkina Faso, aujourd’hui dirigé par des militaires hostiles à Paris, est en conflit politique frontal avec le président ivoirien, régulièrement accusé par ses voisins de l’Alliance des États du Sahel (AES) d’être un « pion de la France », chassée de la région.

    L’ancien chef rebelle Guillaume Soro, figure centrale de la rébellion de 2002 et ex-allié de Ouattara, est désormais l’un de ses principaux opposants. Exilé dans des pays de l’AES, notamment au Burkina Faso, il reste perçu par Abidjan comme une menace politique et sécuritaire. En 2024, des informations avaient déjà circulé sur des ex-soldats ivoiriens franchissant la frontière pour recevoir une formation militaire au Burkina, dans l’optique d’attaquer la Côte d’Ivoire.

    Une source sécuritaire américaine, citée par Serge Daniel, souligne que Washington suit de près l’évolution de la situation : « Nous surveillons tout le secteur, pour défendre nos propres intérêts sécuritaires dans la région. »

    Des enjeux politiques en toile de fond

    L’attaque de Difita est la première à faire des morts dans le nord de la Côte d’Ivoire depuis 2021. La zone frontalière avait déjà connu plusieurs incursions armées par le passé. En juin 2020, une attaque contre une position militaire à Kafolo avait fait 14 morts parmi les soldats ivoiriens. En mars 2021, le même village avait été de nouveau visé, causant la mort de cinq personnes, dont deux militaires.

    Depuis, l’armée ivoirienne avait multiplié les opérations de sécurisation, rendant la région relativement calme. Mais le département de Téhini reste sensible, marqué par des tensions liées à l’orpaillage clandestin et à la proximité des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP), supplétifs de l’armée burkinabè.

    L’apparition de ce nouveau groupuscule change la donne sécuritaire. « Perturber les élections ivoiriennes est l’objectif du groupe », selon les sources régionales citées par Serge Daniel. Le calendrier électoral de 2025, marqué par de fortes tensions politiques internes, pourrait offrir un terreau favorable à de telles tentatives de déstabilisation.

    En attendant, l’armée ivoirienne affirme rester mobilisée sur le terrain. Mais l’absence de revendication officielle entretient le mystère sur les motivations réelles de cette attaque.

    Samuel KADIO

  • Laurent Gbagbo, Alassane Ouattara, Tidjane Thiam, le trio qui a pris trente millions d’ivoiriens en otage.(3-CHEICK TIDJANE THIAM)

    Laurent Gbagbo, Alassane Ouattara, Tidjane Thiam, le trio qui a pris trente millions d’ivoiriens en otage.(3-CHEICK TIDJANE THIAM)

    La vie politique ivoirienne est rythmée depuis la mort du premier président de la Cote d’Ivoire, Felix Houphouet Boigny, par trois partis politiques et trois personnages: Henri Konan BEDIE (PDCI), Laurent GBAGBO (FPI-PPA-CI) et Alassane OUATTARA (RDR-RHDP). LA COTE D’IVOIRE a tout vécu:c oup d’Etat, Rebellion, Charnier, quasi-guerre civile, crise post-électorale meurtrière

    Tidjane THIAM a remplacé Henri Konan BEDIE à la téte du PDCI mais le tempo politique est toujours rythmé par la même intensité, la même hantise des lendemains ténébreux et les mêmes soubresauts, les mêmes spasmes sociaux: crises, tensions, rejets de candidatures, frayeurs et risques d’embrasements.

    A la veille de la présidentielle decisive d’octobre 2025, nous avons choisi de vous présenter le trio qui tient trente millions d’ivoiriens en haleine.

    Après la présentation de l’ex président de la République, Laurent GBAGBO,et celle du Président actuel, Alassane Ouattara, nous vous présentons aujourd’hui le président du PDCI-RDA:

    CHEICK TIDJANE THIAM.

    Tidjane Thiam, né le 29 juillet 1962 à Abidjan, Côte d’Ivoire, est un homme d’affaires et homme politique ivoirien, connu pour son parcours impressionnant dans le secteur privé et son engagement politique récent. Voici un résumé de sa biographie et de ses réalisations, basé sur les informations disponibles :
    Origines et formation
    • Famille : Tidjane Thiam est issu d’une famille politiquement influente. Son père, Amadou Thiam, journaliste sénégalais ayant émigré en Côte d’Ivoire en 1947, a été ministre sous Félix Houphouët-Boigny, premier président ivoirien. Sa mère, Mariétou Sow, était la nièce de ce dernier. Son oncle, Habib Thiam, fut Premier ministre du Sénégal pendant plus de 10 ans.
    • Éducation : Thiam a excellé académiquement. En 1982, il devient le premier Ivoirien à réussir le concours d’entrée à l’École Polytechnique de Paris. Il obtient son diplôme en 1984, puis un diplôme d’ingénieur de l’École Nationale Supérieure des Mines de Paris en 1986, où il est major de sa promotion. En 1988, il décroche un MBA à l’INSEAD (mention Dean’s List) grâce à une bourse.
    Carrière professionnelle


    • Début de carrière : Thiam commence chez McKinsey & Company (1986-1994), travaillant à Paris, Londres et New York, avec une spécialisation en stratégie pour les services financiers. En 1989, il participe au programme Young Professionals de la Banque mondiale à Washington, D.C.
    • Côte d’Ivoire (1994-1999) : De retour dans son pays natal, il devient PDG du Bureau National d’Études Techniques et de Développement (BNETD), puis ministre du Plan et du Développement sous la présidence d’Henri Konan Bédié. Il joue un rôle clé dans la privatisation d’entreprises publiques (télécommunications, électricité, aéroports, chemins de fer) et pilote des projets d’infrastructure comme la centrale d’Azito et le pont à péage Riviera Marcory. Après le coup d’État de 1999, il est arrêté et assigné à résidence, refusant un poste exécutif sous le général Robert Guéï.
    • Retour au privé : Thiam retourne chez McKinsey (2000-2002) à Paris, puis rejoint Aviva (2002-2008), où il occupe divers postes de direction, dont PDG pour l’Europe. En 2008, il devient directeur financier de Prudential plc, puis PDG (2009-2015), devenant le premier Africain à diriger une entreprise du FTSE 100. Sous sa direction, Prudential renforce sa présence en Asie et améliore sa rentabilité.
    • Credit Suisse (2015-2020) : Thiam est nommé PDG de Credit Suisse, où il met en œuvre un plan de restructuration de trois ans, rendant la banque à nouveau rentable. Cependant, il est impliqué dans un scandale en 2019 concernant la surveillance d’un ancien employé, Iqbal Khan. Bien que blanchi, il démissionne en février 2020 sous la pression d’un conflit interne.
    • Autres engagements : Depuis 2020, Thiam est président exécutif de Freedom Acquisition Corp, membre du Comité International Olympique (depuis 2019), et président de Rwanda Finance Limited. En 2020, il est nommé envoyé spécial de l’Union africaine pour mobiliser un soutien international face à l’impact économique du Covid-19.
    Carrière politique
    • PDCI-RDA : Depuis 2023, Thiam est président du Parti Démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI). En 2025, il annonce sa candidature à l’élection présidentielle ivoirienne, mais est retiré de la liste électorale en mai 2025 en raison de questions sur sa citoyenneté (il a renoncé à la nationalité française en 2025 pour reprendre la nationalité ivoirienne). Malgré une contestation légale rejetée, il est réélu président du PDCI avec plus de 99 % des voix le 14 mai 2025.
    Vie personnelle
    • Famille : Thiam est le cadet de sept enfants. Il a été marié à Annette Anthony Thiam, une avocate afro-américaine, avec qui il a eu deux fils. Leur fils aîné, Bilal, est décédé d’un cancer en mai 2020 à l’âge de 24 ans. Le couple s’est séparé en 2015 et a divorcé en 2016.
    • Citoyenneté : Thiam a eu la double nationalité ivoirienne et française de 1987 à 2025, avant de renoncer à la nationalité française pour se consacrer à la politique ivoirienne.
    Distinctions
    • Chevalier de la Légion d’Honneur (2011, par Nicolas Sarkozy).
    • Banquier de l’année (2018, Euromoney).
    • Membre du Forum Économique Mondial (Young Global Leader en 1998, membre du « Dream Cabinet » en 1999).
    Controverses
    • Scandale Credit Suisse (2019) : Thiam est accusé d’avoir ordonné la surveillance d’Iqbal Khan, un ancien employé passé à UBS. Une enquête interne le blanchit, attribuant la décision au directeur des opérations, Pierre-Olivier Bouée, qui démissionne.
    • Éligibilité politique : Sa candidature à la présidentielle ivoirienne de 2025 est contestée pour des raisons de citoyenneté, suscitant des manifestations et des accusations de manipulation politique.
    Impact et héritage
    Tidjane Thiam est reconnu pour son leadership visionnaire dans le secteur financier et son engagement pour le développement économique de l’Afrique. Sa carrière illustre une capacité à naviguer entre les sphères publique et privée, bien que marquée par des défis liés à son identité et à des controverses. Son rôle actuel dans la politique ivoirienne continue d’attirer l’attention, notamment en raison des tensions autour de sa candidature présidentielle.

    Cheick Ibrahim Ouattara

  • Côte d’Ivoire. Le RHDP a loué “à ses frais” les bus de la Sotra (Communiqué)

    Côte d’Ivoire. Le RHDP a loué “à ses frais” les bus de la Sotra (Communiqué)

    Le RHDP, parti au pouvoir, a-t-il « réquisitionné » gratuitement les bus de la Sotra pour le déplacement de ses partisans, lors du dépôt du dossier du candidat Ouattara à la Commission électorale indépendante, le 26 août ? Faux, répond la Société de Transport abidjanais (SOTRA), en réponse à des rumeurs répandues sur les réseaux sociaux.

    A travers un communiqué publié le 27 août 2025 par sa direction de la Communication et du marketing, la compagnie souligne que ses bus sont mis à la disposition de « toutes les personnes physiques ou morales pour des locations dans le cadre de leurs activités régulières à travers sa filiale SOTRA Tourisme ».

    « Sans discrimination »

    Tous les partis politiques ayant formulé une demande, ont donc bénéficié à leurs frais et soins de ses services, « sans discrimination », a fait savoir la SOTRA. Cela a été le cas lors de la marche du Front commun Parti démocratique de Côte d’Ivoire et Parti des Peuples africains de Côte d’Ivoire (PDCI-PPACI) le 9 août 2025, lors du meeting du PPA-CI le 16 août 2025 ainsi que pendant le dépôt de la candidature de Tidjane Thiam pour le compte du PDCI le 24 août 2025.

    La SOTRA en appelle au sens de la responsabilité pour « éviter d’exposer son matériel roulant du fait de ces informations infondées », souligne le communiqué.

    D. K.

  • SEXTAPES, DÉTOURNEMENT DE FONDS… BALTASAR EBANG ENGONGA, ALIAS BELLO, LOURDEMENT CONDAMNÉ

    SEXTAPES, DÉTOURNEMENT DE FONDS… BALTASAR EBANG ENGONGA, ALIAS BELLO, LOURDEMENT CONDAMNÉ

    E

    n Guinée équatoriale, Baltasar Ebang Engonga, surnommé « Bello », est condamné à huit ans de prison pour détournement de fonds, après la diffusion virale de sextapes ayant secoué le pays.

    Baltasar Ebang Engonga, plus connu sous le surnom de « Bello », a été condamné mercredi à huit ans de prison ferme pour détournement de fonds publics par le tribunal provincial de Bioko, en Guinée équatoriale. Une décision assortie d’une amende de 125,4 millions de francs CFA, soit environ 190 000 euros, a précisé Hilario Mitogo, directeur général de presse de la Cour suprême de justice de Malabo.

    Détournements documentés et indiscutables

    L’ancien directeur de l’Agence nationale d’investigation financière (ANIF) était jugé aux côtés de cinq autres hauts fonctionnaires pour avoir utilisé à des fins personnelles des montants allant de 5 à 125 millions de francs CFA, présentés initialement comme des frais de voyage ou de mission déjà financés par l’État. Le tribunal a estimé que ces détournements étaient bien documentés et indiscutables.

    Cette affaire avait déjà fait sensation l’année dernière lorsque des vidéos intimes de Baltasar Ebang Engonga avaient fuité sur les réseaux sociaux.

    À l’époque, le quinquagénaire se trouvait en détention préventive à la prison Black Beach de Malabo dans le cadre de l’enquête pour détournement. La diffusion virale de ces sextapes avait créé un véritable buzz, provoquant même une restriction de l’accès à Internet dans le pays pour limiter leur propagation.

    « Balthazariem »

    Ces vidéos, tournées à des dates et lieux variés – notamment au sein de son bureau au ministère des Finances – mettaient en scène le fonctionnaire avec plusieurs partenaires, y compris des épouses de dignitaires locaux. La polémique avait rapidement dépassé les frontières de la Guinée équatoriale, inspirant chansons, danses, photomontages et même la création d’un aphrodisiaque humoristique baptisé « Balthazariem », en référence à son nom. Les internautes ont surnommé le fonctionnaire « Bello », en raison de son physique jugé avantageux.

    Baltasar Ebang Engonga est issu d’une famille influente : il est le fils de Baltasar Engonga Edjo, actuel président de la Commission de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC). Marié et père de famille, son parcours politique et administratif avait jusqu’ici été marqué par sa position stratégique au sein de l’administration équatoguinéenne.

    Le tribunal de Bioko a souligné que la condamnation de Baltasar Ebang Engonga visait à envoyer un message clair sur la lutte contre la corruption et le détournement de fonds publics dans le pays. Les co-accusés, tous hauts fonctionnaires, ont également été sanctionnés à des peines et amendes proportionnelles à leur implication.

    Samuel KADIO

  • Venance Konan : Bourgi, taisez-vous !

    Venance Konan : Bourgi, taisez-vous !

    Dans la dernière vidéo dans laquelle il s’exprime, Robert Bourgi se présente comme le « dernier des Mohicans de la Françafrique ». Il explique qu’il a été pendant des décennies acteur et témoin des relations franco-africaines au niveau le plus élevé des Etats concernés. La réalité est qu’il a été l’exécuteur des basses œuvres d’une certaine France, celui qui était chargé de venir racketter les chefs d’Etats africains pour emplir les caisses des partis politiques de la droite française et les poches de plusieurs hommes politiques dont Jacques Chirac.

    Il a raconté dans ses mémoires parues l’année dernière comment il avait commencé par les Libanais, sa communauté d’origine, ceux de Côte d’Ivoire, et ceux du Sénégal, pays où il était né, avant d’arriver aux chefs d’Etats. C’est lui-même qui a raconté comment il avait extorqué deux de nos milliards de francs au pauvre Laurent Gbagbo pour financer la campagne de Chirac. Gbagbo que certains de ses supporters veulent voir comme le « résistant » aux intérêts français en Afrique. C’est aussi lui qui rackettait sans pitié le président du pauvre Burkina Faso, Blaise Compaoré, qui lui, payait en cachant l’argent dans des Djembés transportés à Paris. Au Gabon, il s’était bien rempli la panse avec le père Bongo qui le rétribuait très grassement, et à la mort de ce dernier, il avait contribué à installer le fils Ali à la tête du pays. Mais sans doute parce que ce Bongo-là n’avait pas les mêmes largesses à son égard que son père, il le prit en grippe et devint son ennemi. Il cherche maintenant à séduire le nouveau pouvoir gabonais. En France, parce qu’il avait fréquenté les palais présidentiels et vu les petitesses des uns et des autres, il s’est pris pour un démiurge. Il a donc piégé François Fillon qui briguait la présidence de son pays en lui offrant de coûteux costumes et en le faisant savoir, parce que Fillon ne le prenait plus au téléphone.

    C’est cet homme qui a contribué à piller et corrompre l’Afrique, à maintenir des régimes très contestés par les populations à la tête de nos Etats qui s’arroge le droit de vouloir nous donner des leçons et de tordre le cou à notre histoire récente. Dans une interview parue après la sortie de son livre, il avait affirmé que c’était Laurent Gbagbo qui avait gagné l’élection présidentielle en 2010, « parce que le Conseil constitutionnel l’avait dit. » En quelle langue faut-il expliquer à ces gens que le Conseil constitutionnel n’avait aucun pouvoir pour annuler les élections de régions entières dans le but de faire gagner un candidat, et que le dernier juge de notre élection sur lequel tous les acteurs, y compris Laurent Gbagbo lui-même, étaient tombés d’accord était le représentant du Secrétaire général des Nations Unis en Côte d’Ivoire ? Dans sa dernière vidéo, il déclare aussi que l’on a dénié sa nationalité ivoirienne à Tidjane Thiam, qui est de la famille d’Houphouët-Boigny. Dans quelle langue faut-il expliquer à ce type que c’est M. Thiam lui-même qui a renoncé à la nationalité ivoirienne en prenant celle de la France. La loi ivoirienne, adoptée du temps d’Houphouët-Boigny, dit sans ambigüité que celui qui prend la nationalité d’un autre pays perd celle de la Côte d’Ivoire. A-t-on mal fait d’appliquer cette loi parce qu’il s’agit de M. Thiam ? Aujourd’hui il a renoncé à la nationalité française et repris celle de la Côte d’Ivoire.

    Pourquoi, bon Dieu, ne l’avait-il pas fait plus tôt ? Pourquoi a-t-il commencé par nier avoir pris la nationalité française avant de le reconnaitre plus tard ? Bourgi demande aussi que Guillaume Soro soit candidat. S’il ne sait pas ce que Soro a tenté de faire ici, nous, nous le savons.

    Aujourd’hui Bourgi veut s’amender auprès de Laurent Gbagbo qu’il appelle « son frère ». Où était-il lorsque son « frère » tentait de confisquer le pouvoir qu’il avait perdu dans les urnes ? Pourquoi ne lui avait-il pas conseillé de respecter tout simplement le choix des Ivoiriens, au lieu d’enfoncer le pays dans une sanglante guerre ?

    Si aujourd’hui, alors que de nombreuses portes se sont fermées pour lui, Robert Bourgi veut laver sa conscience tout en réglant des comptes, il devrait cependant se garder de « mettre sa bouche dans nos affaires. » Taisez-vous, Robert Bourgi ! Taisez-vous ! Vous avez fait suffisamment de mal à l’Afrique. Personne n’a besoin de vos leçons.

    Venance Konan

  • Alain LOBOGNON: « Ce qui serait anormal, ce serait que le Conseil constitutionnel viole le Code électoral « .

    Alain LOBOGNON: « Ce qui serait anormal, ce serait que le Conseil constitutionnel viole le Code électoral « .

    Quand la Constitution est chérie…

    La Constitution demeure la norme suprême en matière de lois. Cependant, s’en servir comme prétexte pour contourner le Code électoral ivoirien, sous le fallacieux argument qu’il ne saurait primer sur elle, relève d’un juridisme vide de sens.

    Il est aisé de comprendre l’empressement de certains à vouloir figurer sur la liste définitive des candidats que le Conseil constitutionnel établira prochainement. Pourtant, les opportunistes constitutionnels choisissent de ne mettre en avant qu’une partie du texte constitutionnel, omettant de rappeler à ceux qui les prennent au sérieux que cette même Constitution ivoirienne confie au Code électoral la tâche de préciser les critères d’éligibilité à l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire.

    Parmi ces critères figure l’exigence d’être inscrit sur la liste électorale pour pouvoir se porter candidat. Il est donc inacceptable de galvaniser de nouveaux partisans en leur faisant croire qu’il serait injuste de rejeter les candidatures de personnes absentes de cette liste.

    Ce qui serait véritablement anormal, ce serait que le Conseil constitutionnel viole le Code électoral en déclarant éligibles des individus qui savent pertinemment qu’ils ne remplissent pas les conditions requises par les textes régissant les élections dans notre pays. La démocratie repose également sur le fair-play et l’honnêteté des leaders politiques.

    Nul besoin d’être juriste ou expert en droit constitutionnel pour comprendre que ceux qui ne remplissent aucun des critères d’éligibilité à l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire devront patienter jusqu’à une prochaine occasion. Car l’élection du 25 octobre 2025 se tiendra sans eux. Cessons d’abuser de la crédulité de certains Ivoiriens !

    Alain LOBOGNON

  • Tiburce Koffi : l’art de banaliser l’injure publique

    Tiburce Koffi : l’art de banaliser l’injure publique

    Lors de la marche du Front Commun(le PPA-CI de Gbagbo Laurent et le PDCI de Tidjane Thiam) du 9 aout 2025 à Yopougon, certains manifestants, se référant au Président de la République, ont scandé, « petit Mossi, rentre chez toi », soulevant l’indignation au sein d’une partie de la population et l’ire du Procureur de la République.

    Tiburce Koffi, plume désormais trempée dans l’encre du militantisme assumé, s’est livré à un exercice singulier : justifier que l’on puisse traiter le chef de l’État ivoirien de Mossi sans que la République ne s’en émeuve.

    Sa ligne de défense est simple : nommer un peuple, ce n’est pas l’insulter.

    Pour appuyer son propos, il évoque la grandeur historique de l’empire mossi, le prestige du Moro Naba, et compare ce terme à d’autres noms de peuples qui, selon lui, ne blessent personne.

    Cependant, l’argument, habile sur le papier, est pourtant une ellipse qui omet l’essentiel : le contexte politique et historique qui donne sens aux mots.

    Le mot mossi, une arme politique

    Car Mossi, en Côte d’Ivoire, n’est pas une désignation innocente tombée du ciel. L’étiquette fut popularisée dans les années 1990 par Henri Konan Bédié, non pas pour saluer la culture burkinabè, mais pour dénier à Alassane Ouattara son identité ivoirienne.

    Le concept de « l’ivoirité » fit de ce terme un stigmate politique, un code pour dire « étranger » sans le dire ouvertement. Dans ce registre, Mossi devient un outil de délégitimation, un projectile identitaire. Le nier, c’est fermer les yeux sur l’arsenal rhétorique qui a déjà fracturé le pays.

    Le parallèle de Tiburce avec boussimani (ou broussard) peine aussi à convaincre.

    Certes, le mot est un emprunt phonétique à bushman en anglais, utilisé depuis la période coloniale pour désigner les peuples forestiers, dans un registre souvent condescendant.

    Mais si ce terme est lui aussi porteur de stéréotypes, il ne renverse pas la charge politique de l’insulte contre le président de la République, figure institutionnelle qui incarne l’unité nationale.

    La morale républicaine et le rôle de la loi

    Or, dans toute République digne de ce nom, il existe une boussole : la morale publique. Elle n’est pas seulement un principe éthéré. Elle trouve dans la loi l’outil qui contraint les excès verbaux lorsque ceux-ci menacent la cohésion collective.

    Car la liberté de parole n’est pas un blanc-seing pour réactiver les vieux poisons identitaires.

    La mémoire nationale sait trop bien ce que coûte la banalisation des mots qui divisent : les dérapages de langage nourrissent les fractures sociales plus sûrement que les silences coupables.

    Ainsi, l’argumentaire de Tiburce Koffi se drape dans l’universel. L’histoire des peuples, la tolérance, le rire pour mieux esquiver la charge contextuelle des mots employés.

    Mais en réduisant Mossi à une simple appellation ethnique, il en gomme la fonction politique de stigmatisation.

    En comparant le stigmate présidentiel à des plaisanteries interrégionales, il met sur le même plan une pique folklorique et une arme identitaire forgée par l’histoire récente.

    Toute démocratie a besoin de tolérance, certes, mais elle ne se nourrit pas de l’indifférence face aux dérapages ciblés.

    La loi, lorsqu’elle encadre ces excès, ne tue pas la liberté. Elle la protège contre les dérives qui menacent de la dévoyer. Car, à force de rire de tout, il arrive que l’on finisse par rire aussi de ce qui nous déchire.

  • Présidentielle d’octobre 2025/Alassane Ouattara: «Rappelons-nous que la Côte d’Ivoire est au-dessus de chacun de nous»

    Présidentielle d’octobre 2025/Alassane Ouattara: «Rappelons-nous que la Côte d’Ivoire est au-dessus de chacun de nous»

    Le Président de la République, Alassane Ouattara, a déposé ce mardi 26 août 2025, son dossier de candidature à l’élection présidentielle prévue pour le 25 octobre prochain.

    Entouré de nombreux cadres du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (Rhdp), il a lancé un appel à la paix, à la stabilité et au respect des institutions, conditions essentielles, selon lui, pour renforcer la démocratie en Côte d’Ivoire. « Je souhaite que cette élection se déroule dans la paix et la sérénité, pour la consolidation de notre démocratie et l’avenir de notre beau pays », a déclaré le Chef de l’État, qui avait à ses côtés le Premier ministre, Robert Beugré Mambé ; le président de l’Assemblée nationale, Adama Bictogo, ainsi que la présidente du Sénat, Kandia Camara, en plus de plusieurs membres du gouvernement.

    Alassane Ouattara a justifié sa candidature en ces termes : « Je l’ai fait en réponse à l’appel de mon parti, le Rhdp, et à l’appel de nombreux Ivoiriens et Ivoiriennes qui souhaitent que nous poursuivions ensemble le chemin de paix, de stabilité et de développement que notre pays connaît depuis plusieurs années ». Et d’ajouter : « Au-delà d’un acte administratif, le geste que je viens de poser est également un rappel à tous que nous devons nous soumettre avec humilité et respect aux institutions de la République. Ma candidature s’inscrit donc dans cet esprit de responsabilité et de respect de l’État de droit. Je voudrais lancer un appel à tous nos compatriotes. Préservons la paix, restons courtois dans le débat et rappelons-nous que la Côte d’Ivoire est au-dessus de chacun de nous ».

    En conclusion, le Président Alassane Ouattara, candidat à sa propre succession, a exprimé sa gratitude envers le peuple ivoirien pour la confiance placée en lui.

    Une mobilisation populaire

    L’effervescence était palpable dans les rues de Cocody–Les II-Plateaux où des milliers de militants et sympathisants du Rhdp se sont rassemblés pour accompagner leur leader. Des chants d’encouragement, des slogans porteurs d’espoir et des banderoles aux couleurs du parti animaient l’ambiance festive.

    Des jeunes aux aînés, tous affichaient une détermination commune : témoigner leur fidélité à Alassane Ouattara et affirmer leur volonté de poursuivre l’œuvre entamée depuis plus d’une décennie. Une ferveur qui illustre le soutien massif dont bénéficie le Chef de l’État à l’aube d’une nouvelle bataille électorale.

  • Présidentielle/Alassane Ouattara : « Je souhaite que cette élection se déroule dans la paix »

    Présidentielle/Alassane Ouattara : « Je souhaite que cette élection se déroule dans la paix »

    Le Président de la République, Alassane Ouattara, a officiellement déposé, ce mardi 26 août 2025, son dossier de candidature à l’élection présidentielle prévue pour le 25 octobre prochain. Entouré de nombreux cadres du Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP), il a lancé un appel à la paix, à la stabilité et au respect des institutions, conditions qu’il juge essentielles pour le renforcement de la démocratie en Côte d’Ivoire.

    « Je souhaite que cette élection se déroule dans la paix et la sérénité, pour la consolidation de notre démocratie et l’avenir de notre beau pays », a déclaré le Chef de l’État, accompagné du Premier ministre Robert Beugré Mambé, du président de l’Assemblée nationale et de la présidente du Sénat, Kandia Camara, ainsi que de plusieurs membres du gouvernement.

    Alassane Ouattara lors du dépôt de sa candidature

    Alassane Ouattara lors du dépôt de sa candidature



    Une candidature justifiée

    Alassane Ouattara a expliqué sa décision en ces termes : « Je l’ai fait en réponse à l’appel de mon parti, le RHDP, et à celui de nombreux Ivoiriens et Ivoiriennes qui souhaitent que nous poursuivions ensemble le chemin de paix, de stabilité et de développement que notre pays connaît depuis plusieurs années ».



    Et d’ajouter : « Au-delà d’un acte administratif, le geste que je viens de poser est également un rappel à tous que nous devons nous soumettre, avec humilité et respect, aux institutions de la République. Ma candidature s’inscrit donc dans cet esprit de responsabilité et de respect de l’État de droit ».

    En conclusion, le Président-candidat a exprimé sa gratitude envers le peuple ivoirien pour la confiance renouvelée placée en lui.

    Une mobilisation populaire

    Dans les rues de Cocody–Les II-Plateaux, l’effervescence était palpable. Des milliers de militants et sympathisants du RHDP s’étaient rassemblés pour accompagner leur leader. Chants, slogans porteurs d’espoir et banderoles aux couleurs du parti ont animé une ambiance festive et enthousiaste. Des jeunes aux aînés, tous affichaient une détermination commune : témoigner leur fidélité à Alassane Ouattara et affirmer leur volonté de poursuivre l’œuvre engagée depuis plus d’une décennie.

    Cette ferveur illustre le soutien massif dont bénéficie le Chef de l’État à l’aube d’une nouvelle bataille électorale.

  • CÔTE D’IVOIRE : UNE NOUVELLE POLÉMIQUE ENFLE AUTOUR DE L’ÉLIGIBILITÉ DE TIDJANE THIAM

    CÔTE D’IVOIRE : UNE NOUVELLE POLÉMIQUE ENFLE AUTOUR DE L’ÉLIGIBILITÉ DE TIDJANE THIAM

    En Côte d’Ivoire, une nouvelle controverse agite la scène politique autour de l’éligibilité de Tidjane Thiam, candidat du PDCI-RDA à la présidentielle d’octobre 2025.

    Le président du PDCI-RDA a déposé son dossier de candidature pour la présidentielle d’octobre 2025 auprès de la Commission électorale indépendante (CEI), relançant les débats juridiques et politiques.

    Après l’épisode de sa double nationalité, réglé avec l’obtention récente d’un certificat de nationalité exclusivement ivoirienne, c’est désormais sa radiation des listes électorales qui suscitent des interrogatoires. En effet, malgré cette radiation prononcée par le tribunal de première instance en avril dernier, Tidjane Thiam a pu soumettre son dossier, ravivant l’espoir de ses partisans depuis le dimanche 24 août.

    Les arguments de ses soutiens

    Pour une partie de ses militants, l’absence de leur candidat du fichier électoral ne constitue pas un obstacle. Ils estiment que la Constitution n’exige pas de préciser l’inscription sur la liste électorale pour briguer la magistrature suprême. Cette interprétation nourrit l’espoir dans leur camp, mais entre en contradiction avec la lecture stricte du Code électoral.

    En effet, l’article 48 précise que « tout Ivoirien qui a la qualité d’électeur peut être élu président de la République »

    En effet, l’article 48 précise que « tout Ivoirien qui a la qualité d’électeur peut être élu président de la République ». Autrement dit, figurer sur la liste électorale constitue une condition sine qua non d’éligibilité.

    L’ancien CEO du Crédit Suisse a rejoint en avril, après Laurent Gbagbo, Charles Blé Goudé, et Guillaume Soro, le rang des personnalités politiques exclus du processus électoral, en raison de décision de justice.

    S’appuyant sur les dispositions de l’article 48 du code de la nationalité, la présidente du tribunal a estimé que M. Thiam, alors détenteur de la double nationalité ivoirienne et française, n’était pas « exclusivement ivoirien » au moment de son inscription sur le fichier électoral.

    Une jurisprudence défavorable

    Ce cas rappelle celui de Guillaume Soro, l’ancien chef du Parlement ivoirien, en 2020. Sa candidature avait été rejetée par le Conseil constitutionnel au motif qu’il ne figurait pas sur la liste électorale. Pour plusieurs observateurs, cette jurisprudence pourrait peser lourdement contre Tidjane Thiam.

    Après le dépôt de sa candidature, la CEI devra examiner son dossier avant de transmettre la décision finale au Conseil constitutionnel, seule institution habilitée à valider les candidatures.  En attendant ce verdict décisif, les partisans de Tidjane Thiam maintiennent la mobilisation, espérant que leur champion pourra affronter les urnes en octobre prochain.

    Jean Kelly KOUASSI

  • ABIDJAN COCODY, FORTE MOBILISATION DU RHDP POUR LE DÉPÔT DE LA CANDIDATURE D’ALASSANE OUATTARA

    ABIDJAN COCODY, FORTE MOBILISATION DU RHDP POUR LE DÉPÔT DE LA CANDIDATURE D’ALASSANE OUATTARA

    Voie fermée, de manière temporaire. C’est le constat ce mardi 26 août 2025 matin sur le tronçon menant à la CEI à Abidjan Cocody. Et pour cause, des milliers de militants du RHDP, le parti présidentiel en Côte d’Ivoire, sont rassemblés en ce lieu pour soutenir le dépôt de la candidature de leur leader Alassane Ouattara.

    T-shirts orange, blanc ou vert estampillés du logo du RHDP et à l’effigie du président de ce parti Alassane Ouattara, ou encore des tenues en pagne du parti au pouvoir.

    Ce mardi 26 août 2025, par milliers, des militants de la formation présidentielle ont pris d’assaut le boulevard Latrille à Abidjan Cocody.

    Depuis le levé du jour, ils y sont. Même la pluie tombée dans la matinée n’a pas empêché leur volonté de rester sur place.

    Avec en main des pancartes ou des banderoles célébrant leur leader, ils tiennent à apporter leur soutien à la candidature du président ivoirien Alassane Ouattara.

    Mais aussi à être témoin du dépôt du dossier de candidature de ce dernier. Parmi ces militants, on retrouve des hauts cadres du parti au pouvoir.

    Ce sont entre autres des ministres, mais aussi des présidents d’institution.

    Le président ivoirien, il faut le rappeler est candidature à sa propre succession. Il sollicite un autre mandat, le quatrième consécutif pour diriger le pays.

    Certaines informations annoncent qu’il procèdera lui-même au dépôt de son dossier comme il avait fait à la présidentielle 2020.

    Richard Yasseu

  • Monsieur le Procureur, n’allez pas au-delà des avertissements

    Monsieur le Procureur, n’allez pas au-delà des avertissements

    • M. Le Procureur, de l’étranger où je suis, en ce moment, j’ai vu, par le biais des médias, la grande marche de l’opposition ivoirienne. Pour gigantesque, elle le fut assurément, même si, grâce à des effets numériques, des vidéos ont démultiplié à l’exagération le nombre de marchants. Retenons l’essentiel : il y a eu du monde. Une immense foule de mécontents. Et me reviennent ces vers de Corneille (Le Cid) relatant le combat contre les Maures : « Nous partîmes trois cents. Mais par un prompt renfort/ Nous nous vîmes trois milles en arrivant au port/ tant à nous voir marcher avec un tel courage/ Les plus épouvantés reprenaient de rage ». Cela est ainsi car la foule a toujours su faire foule, en amassant foules. Trois enseignements me paraissent dignes d’être retenus de cet événement :

    1 ― le mécontentement enfle, comme l’onde, dessous les embarcations des insurgés venant de la mer (Le Cid).

    2 ― Le pouvoir régnant a fait preuve de sérénité ; conséquemment, il a gagné en (nécessaire) bonification de son image. Car, que l’on souvienne : la même marche de protestation, faite par le Rdr d’Alassane Ouattara, fut sévèrement réprimée par les Forces de l’ordre, sous le règne Pdci du Président Henri Konan Bédié. L’élite du Rdr se retrouva sous les barreaux, à la Maca. Malgré les nombreux appels (nationaux et internationaux) à la tolérance, lancés à l’endroit du Président Bédié et de son parti, ces illustres personnalités politiques du pays croupirent dans les geôles infectes de cette prison. Le 24 décembre 1999, un coup d’État leur permit de recouvrer la liberté. Ayons de la mémoire.

    1999 – 2025. Vingt-six après, dans les mêmes conditions de contestation des dispositions légales en vue du scrutin présidentiel, le même Pdci, associé à un autre parti issu des dépouilles du Fpi, fait la même marche ; mais d’ampleur plus grande. On aurait pu s’attendre à une vaste répression, suivie d’arrestations et d’incarcérations. Que nenni. Cette marche s’est déroulée sans incident. Nous venons donc d’échapper aux augures mauvais des Cassandres oisifs.

    3 ― À opposition civilisée, forces républicaines civilisées.

    Au bout du compte, c’est la Côte d’Ivoire qui a gagné : l’opposition a voulu marcher, elle a marché. Et le pouvoir a laissé faire. Comme cela se fait en démocratie. Disons alors, comme Pangloss : « Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes ».

    Mais voilà que je vois et entends sur les réseaux, une vidéo animée par le Procureur de la République (?). Les propos, chargés de menaces, qu’il y tient, me paraissent excessifs. On peut les résumer : des caméras cachées ont enregistré des paroles qui, selon lui, tombent sous le coup de la loi ; notamment les mots « Mossi » et « étrangers ».

    Je m’offre la liberté de réagir à cette réaction du Procureur.

    Je vous en supplie, Monsieur le Procureur : renoncer à ce projet. Oui, renoncez-y, car vous ne feriez que générer des conflits sociaux dont notre pays n’a pas besoin en ce moment. Préoccupons-nous de tirer les conséquences du déroulement de cette marche : il n’y a eu aucune entrave à la liberté citoyenne de manifester par une marche… pacifique (il faut le souligner). Sous d’autres régimes, notamment le Pdci et le Fpi, c’est à des violences des forces de l’ordre, réprimant cette marche, que nous aurions assisté. Les références existent ( 1) C’est donc tout à l’honneur du pouvoir Rhdp d’avoir enregistré sous sa régence, une telle marche, sans grabuge. C’est aussi un mérite de l’opposition d’avoir réussi à faire une marche pacifique d’une telle ampleur. Tout le monde y a donc gagné. Pourquoi alors gâcher la fête, Monsieur le Procureur ? Que signifient ces menaces que vous proférez à l’encontre de jactances que vous jugez illicites ? Lesquels propos, d’ailleurs ?

    [RESPECTER LES MOSSÉ]

    Des marcheurs auraient « traité des gens, de Mossi et d’étranger ! » Voilà le délit de jactance que brandit M. le Procureur. La réaction me paraît grave. Dites-moi, M le Procureur, pourquoi voyez-vous en ces mots (Mossi, étranger), une offense ? Être Mossi ou étranger, est-il une marque d’indignité ? Vous me l’apprenez. Si vous ne le savez pas, le peuple mossi est l’artisan historique d’un grand empire au rayonnement admis par les historiens. Son représentant, le « Moro naba » est une haute figure sociale et politique, en Afrique.

    Que des circonstances historiques objectives (car analysables) aient amené des gens de notre pays à déconsidérer certaines personnes de ce grand peuple (les Mossé), cela peut se concevoir. Mais qu’un Procureur de la République en fasse une affaire d’État, me parait discutable. Pour moi, dire d’un Mossi qu’il est Mossi, revient à dire d’un Wolof qu’il est un Wolof ; ou dire d’un Baoulé (j’en suis un), qu’il est Baoulé ; et d’un Bamiléké, qu’il est Bamiléké ? Un Êbrié, un Abouré, un Berbère, un Peulh, un Minan, un Ashanti, etc., se sent-il offensé qu’on dise de lui qu’il est Êbrié, Abouré, Berbère, Peulh, Minan, Ashanti ? Dans l’absolu, en quoi réside le délit juridique, de dire d’un Mossi, qu’il est Mossi ?

    Rappel historique : les Blancs Américains et les Blancs d’une manière générale, avaient négativement connoté la couleur de notre peau de Noirs africains. L’histoire nous a appris comment nous avons réagi. Ni colère, ni complexes. Nous avons revendiqué notre NÊGRITUDE par l’intelligence de deux poètes : Aimé Césaire, L. S. Senghor. Peu de temps après, un chanteur Noir américain, hurlait, euphorique, à l’«Appolo Theater », à New-York : « Said It Loud , I’m black and proud ! » (Dis-le plus fort, je suis Noir et j’en suis fier ! » Il se nomme James Brown. Quel Procureur aux Usa, perdrait son temps à interpeller aujourd’hui, un individu qui dirait à un Noir « Tu es un Noir » ? Je compte de nombreux Mossé comme amis. Des gens brillants. Et jamais il ne m’est arrivé de constater qu’ils éprouvaient des complexes à être mossi.

    Comment en arrivez-vous, vous un éminent homme de droit, à penser que le mot « Mossi » est une offense ? Vous seriez bien imprudent de l’affirmer, et plus, de le démontrer. Car le faisant, vous offenseriez assurément le peuple mossi qui, j’en suis persuadé, ne se sent nullement offensé qu’on dise de lui qu’il est mossi. Oui, il est Mossi. Et ce n’est pas une injure, ni une marque identitaire indigne, avilissante et humiliante.

    M. le Procureur, comme tout bon baoulé, l’auteur de ces lignes compte dans sa famille, des enfants issus de mariages avec des Mossé. Jamais nous ne les avons perçus comme des personnes d’importance négligeable. Parallélisme des formes, seriez-vous prêts à interpeller des gens du nord qui useraient du mot ‘’boussoumani’’ (une déformation phonique de bushmen – gens de la brousse, ou broussards), pour nous désigner, nous autres des régions forestières du pays ? Ecoutez-moi donc : ignorez tous ces comportements langagiers, qui font partie de la jactance des masses. Léopold. S. Senghor disait du racisme qu’il est le fait de l’ignorance et de la sottise. Il va de même du nationalisme chauvin, du tribalisme et de la xénophobie : c’est le fait des attardés cérébraux. On les appelle des imbéciles. Et l’imbécilité n’est pas un délit ; c’est, tristement, une tare cérébrale et mentale. Une insuffisance d’intelligence.

    Sans doute que le droit vous autorise à agir ainsi, M. le Procureur. Mais sachez que l’usage outrancier du droit le transforme en instrument de la terreur. Et la répression systémique décuple le mécontentement populaire qui, lui, engendre des révoltes de grande ampleur. Bref, je vous conseille de vous en tenir à des avertissements… menaçants. Mais n’allez pas au-delà.

    Ils voulaient marcher ? Nous les avons laissé marcher ― ce qu’ils nous auraient interdit, eux. Il paraît qu’ils veulent même marcher encore. Laissons-les marcher, crier, tenir des propos outrageants et imbéciles. Après tout cela, nous marcherons, marcherons et marcherons, nous aussi. Le soleil marchera, les étoiles, de même. Les chiens marcheront, les chats, de même. Les médecins marcheront ; et, sans soins, les malades mourront dans les hôpitaux. Les transporteurs marcheront. Et plus personne ne pourra voyager. Marche. Le pays, tout le pays passera son temps à marcher. Bon… il paraît que c’est bon pour la Santé. Rions-en donc, M. le Procureur. Rire : c’est cela qui manque le plus à notre pays.

    Prochainement : « Une nouvelle opposance, pour une meilleure gouvernance ».

    Tiburce Koffi

    Enseignant à la retraite.

    Écrivain, musicien, militant Rhdp. Alassaniste.

  • Laurent Gbagbo, Alassane Ouattara, Tidjane Thiam, le trio qui a pris trente millions d’ivoiriens en otage.(2-ALASSANE OUATTARA)

    Laurent Gbagbo, Alassane Ouattara, Tidjane Thiam, le trio qui a pris trente millions d’ivoiriens en otage.(2-ALASSANE OUATTARA)

    La vie politique ivoirienne est rythmée depuis la mort du premier président de la Cote d’Ivoire, Felix Houphouet Boigny, par trois partis politiques et trois personnages: Henri Konan BEDIE (PDCI), Laurent GBAGBO (FPI-PPA-CI) et Alassane OUATTARA (RDR-RHDP). LA COTE D’IVOIRE a tout vécu:c oup d’Etat, Rebellion, Charnier, quasi-guerre civile, crise post-électorale meurtrière

    Tidjane THIAM a remplacé Henri Konan BEDIE à la téte du PDCI mais le tempo politique est toujours rythmé par la même intensité, la même hantise des lendemains ténébreux et les mêmes soubresauts, les mêmes spasmes sociaux: crises, tensions, rejets de candidatures, frayeurs et risques d’embrasements.

    A la veille de la présidentielle decisive d’octobre 2025, nous avons choisi de vous présenter le trio qui tient trente millions d’ivoiriens en haleine.

    Après la présentation de l’ex président de la République, Laurent GBAGBO, nous vous présentons aujourd’hui le président actuel:

    ALASSANE OUATTARA.

    Alassane Dramane Ouattara, né le 1er janvier 1942 à Dimbokro, Côte d’Ivoire, est un homme politique et économiste ivoirien, président de la République de Côte d’Ivoire depuis 2010. Voici un résumé de sa biographie, basé sur les informations disponibles :
    Origines et formation
    • Naissance et famille : Né dans une famille musulmane Dyula, Ouattara est descendant, par son père, des dirigeants musulmans de l’Empire Kong (actuel Burkina Faso). Il est marié à Dominique Nouvian, une femme d’affaires franco-algérienne, depuis 1991, et a deux enfants, David Dramane et Fanta Catherine, d’un premier mariage avec Barbara Jean Davis.
    • Éducation : Ouattara a suivi son éducation primaire en Côte d’Ivoire et secondaire au Burkina Faso (alors Haute-Volta), obtenant un baccalauréat en mathématiques en 1962. Grâce à une bourse américaine, il a étudié aux États-Unis, décrochant un B.Sc. en administration des affaires (1965) à Drexel University, suivi d’une maîtrise (1967) et d’un doctorat en économie (1972) à l’Université de Pennsylvanie.
    Carrière professionnelle
    • Institutions financières internationales :
    • FMI (1968-1973) : Économiste au Fonds Monétaire International à Washington, D.C.
    • BCEAO (1973-1988) : Chargé de mission à Paris, conseiller spécial du gouverneur, directeur de recherche, puis vice-gouverneur (1983-1984). Il devient gouverneur de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) en 1988, poste qu’il occupe jusqu’en 1990.
    • Retour au FMI (1984-1999) : Directeur du département Afrique (1984-1988), conseiller du directeur général (1987), et directeur général adjoint (1994-1999).
    • Réputation : Reconnu pour son travail rigoureux, sa transparence et sa gouvernance.
    Carrière politique
    • Premier ministre (1990-1993) : Nommé par le président Félix Houphouët-Boigny pour diriger le comité de stabilisation économique, puis premier ministre en novembre 1990, tout en restant gouverneur de la BCEAO. Il assume des responsabilités croissantes lors de la maladie de Houphouët-Boigny, mais entre en conflit avec Henri Konan Bédié après la mort du président en 1993, ce qui conduit à sa démission.
    • Président du RDR (1999-) : Élu président du Rassemblement des Républicains (RDR) en 1999, il est confronté à des obstacles pour se présenter aux élections présidentielles de 1995 et 2000 en raison de lois sur la nationalité, visant ses origines supposées burkinabè.
    • Élection de 2010 : Candidat du RDR, Ouattara remporte l’élection selon la Commission Électorale Indépendante, mais Laurent Gbagbo conteste les résultats, entraînant une crise politique majeure et une seconde guerre civile. Ouattara est reconnu président par la communauté internationale et prend ses fonctions en mai 2011 après l’arrestation de Gbagbo.
    • Réélections (2015, 2020) : Réélu en 2015 avec 83,66 % des voix et en 2020 avec 94,27 %, bien que ce troisième mandat soit controversé en raison des limites constitutionnelles. Sa candidature pour un quatrième mandat en octobre 2025 suscite des protestations, notamment après la disqualification d’opposants.
    Présidence et réalisations
    • Économie : Sous Ouattara, la Côte d’Ivoire connaît une croissance économique significative grâce à des réformes, des privatisations et des investissements dans les infrastructures, comme le stade Alassane Ouattara à Abidjan.
    • Réconciliation nationale : Efforts pour libérer des prisonniers politiques et organiser des élections, bien que des tensions persistent en raison de divisions politiques.
    • Critiques : Accusé de « justice des vainqueurs » et de ne pas suffisamment lutter contre la corruption. Sa gestion de l’armée et de la justice est également critiquée.
    Controverses
    • Nationalité : Sa candidature a été contestée en raison de ses liens supposés avec le Burkina Faso, bien qu’il ait été reconnu citoyen ivoirien en 2002.
    • Mandats successifs : Son troisième mandat (2020) et sa candidature pour un quatrième (2025) sont critiqués comme inconstitutionnels, alimentant des manifestations à Abidjan.
    • Protestations : En août 2025, des manifestations éclatent contre sa candidature, dénonçant l’exclusion d’opposants et une possible fraude électorale.
    Vie personnelle
    • Mariage et enfants : Marié à Dominique Nouvian depuis 1991, qui dirige la fondation « Children of Africa ». Il a deux enfants d’un précédent mariage.
    • Religion : Musulman, il promeut la tolérance interreligieuse.
    • Richesse : Sa fortune, estimée à environ 185 millions de dollars, provient de ses revenus au FMI, à la BCEAO et d’investissements privés.
    Situation actuelle
    En juillet 2025, Ouattara annonce sa candidature pour un quatrième mandat, malgré les critiques sur la légalité de cette démarche et la disqualification de figures de l’opposition comme Tidjane Thiam. Des manifestations à Abidjan reflètent les tensions autour de cette décision.

    Cheick Ibrahim Ouattara

  • Castle renforce son portefeuille aurifère avec de nouveaux actifs en Côte d’Ivoire

    Castle renforce son portefeuille aurifère avec de nouveaux actifs en Côte d’Ivoire

    Le portefeuille aurifère de Castle Minerals comprenait jusqu’ici les projets Kpali et Kandia, situés au Ghana. Dans un contexte marqué par la poursuite de la hausse du prix de l’or amorcée en 2024, la société renforce ainsi son exposition au métal jaune grâce à une nouvelle opération.

    Jeudi 21 août, Castle Minerals a annoncé la signature d’un accord de principe contraignant visant à acquérir 90 % du capital de la société britannique Mineralis Ltd. La transaction, dont la finalisation est soumise à la réalisation d’une due diligence, devrait à terme permettre à la compagnie d’acquérir des droits sur sept nouveaux permis aurifères en Côte d’Ivoire, élargissant ainsi son portefeuille jusqu’ici concentré au Ghana.

    Castle Minerals opère dans l’ex-Gold Coast les projets Kpali et Kandia, qui constituent son portefeuille aurifère en Afrique. Pour sécuriser les nouveaux actifs ivoiriens évoqués plus haut, la compagnie minière australienne versera une contrepartie structurée en actions et options boursières à Minerals Holdings Ltd, le vendeur. Ces titres seront émis en plusieurs tranches, depuis la clôture de l’opération jusqu’à la découverte d’un million d’onces de ressources minérales sur les permis acquis. S’y ajouteront des versements en numéraire d’un montant total de 1 million de dollars australiens (641 000 USD).

    À travers cette opération, Castle renforce la place de l’or dans son portefeuille d’actifs (qui comprend aussi le projet de graphite Kambale au Ghana), dans un contexte de marché favorable. Les prix du métal jaune ont en effet progressé d’environ 30 % depuis janvier, atteignant un sommet historique de 3398 USD l’once. Au-delà de l’effet prix, cette transaction inscrit aussi Castle dans la lignée des sociétés qui choisissent d’investir dans de nouveaux projets aurifères en Côte d’Ivoire.

    « Le projet d’acquisition de Mineralis Ltd offre à Castle une présence importante et immédiate en Côte d’Ivoire, l’un des pays producteurs d’or à la croissance la plus rapide d’Afrique, offrant d’énormes opportunités de découverte », souligne Stephen Stone, président exécutif de Castle Minerals.

    Plusieurs conditions restent toutefois à remplir avant la clôture de la transaction, en l’occurrence la procédure de due diligence mentionnée plus tôt et l’approbation par les actionnaires des émissions d’actions prévues. En attendant, Castle prévoit de réaliser un placement d’actions pour mobiliser 3,3 millions de dollars australiens, qui seront destinés à financer l’exploration sur les nouveaux projets ivoiriens, mais aussi à Kpali et Kandia.

    Aurel Sèdjro Houenou

  • OUATTARA DE RETOUR À ABIDJAN POUR DÉPOSER EN PERSONNE SA CANDIDATURE

    OUATTARA DE RETOUR À ABIDJAN POUR DÉPOSER EN PERSONNE SA CANDIDATURE

    Alassane Ouattara à Abidjan (Ph: Poro Dagnogo)

    De retour d’un séjour en France, Alassane Ouattara déposera en personne sa candidature mardi, pour un quatrième mandat contesté. Laurent Gbagbo, lui, a déjà promis de s’opposer à cette option.

    Parti le 13 août pour Paris, le président sortant a choisi de ne pas déléguer le dépôt de son dossier à la Commission électorale indépendante (CEI). Le président ivoirien Alassane Ouattara est rentré à Abidjan dans la nuit de dimanche 24 août après un séjour de près de deux semaines en France, a annoncé son entourage.

    Un « accueil chaleureux »

    Le chef de l’État, 83 ans, doit déposer mardi en personne sa candidature à l’élection présidentielle d’octobre, a précisé son parti, le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP).

    « Le président de la République a voulu marquer par sa présence personnelle l’importance de ce rendez-vous », confie une source au sein du RHDP.

    Le parti présidentiel prévoit une mobilisation d’ampleur à l’occasion du dépôt du dossier, ce mardi 26 août, au siège de la CEI à Cocody. Les militants et sympathisants sont invités à se rassembler dès les premières heures de la matinée pour réserver un « accueil chaleureux » à Alassane Ouattara.

    Le chef de l’État brigue un quatrième mandat controversé, qu’il justifie par la nécessité de préserver « la stabilité nationale face à des défis sécuritaires, économiques et monétaires ».

    Son retour intervient le jour même où le dossier de candidature de l’un de ses principaux adversaires, Tidjane Thiam, président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), a été officiellement déposé auprès de la CEI par une délégation de son parti. M. Thiam, installé en France depuis plusieurs mois, n’a pas pu effectuer le déplacement.

    Bien qu’il ait obtenu jeudi son certificat de nationalité, pièce essentielle dans la constitution de son dossier, il reste radié de la liste électorale au motif qu’il n’était pas ivoirien au moment de son inscription, puisqu’il détenait encore la nationalité française.

    Opposition ferme

    L’élection présidentielle d’octobre s’annonce comme l’une des plus disputées depuis une décennie. Une trentaine de personnalités ont déjà transmis leurs dossiers à la CEI, parmi lesquelles Pascal Affi N’Guessan, ancien Premier ministre et président du FPI, l’ex-Première dame Simone Ehivet, ainsi que Jean-Louis Billon.

    La liste comprend également des candidats indépendants et des responsables issus de formations politiques moins connues.

    Le Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI), conduit par Laurent Gbagbo, n’a pas encore officialisé la date de dépôt de la candidature « non négociable » de son leader. L’ancien président, lui aussi radié de la liste électorale, dispose jusqu’au 26 août, date butoir fixée par la CEI. Il a toutefois prévenu qu’il s’opposerait fermement à un quatrième mandat d’Alassane Ouattara.

    Samuel KADIO

  • Japon : les pays africains s’engagent à coopérer sur les minerais stratégiques et la sécurité économique

    Japon : les pays africains s’engagent à coopérer sur les minerais stratégiques et la sécurité économique

    La déclaration conjointe publiée après la conférence sur l’aide à l’Afrique au Japon souligne la nécessité d’une bonne gestion de la dette et du respect de l’État de droit

    Le Japon et les pays africains ont convenu vendredi de travailler ensemble pour garantir un « approvisionnement stable et un développement responsable » des minerais stratégiques, dans un contexte mondial de renforcement de la sécurité économique, a rapporté la presse locale à l’issue de la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique.

    Une déclaration conjointe, publiée après la conférence sur l’aide à l’Afrique, a souligné la nécessité d’une bonne gestion de la dette et du respect de l’État de droit, faisant apparemment référence aux préoccupations concernant l’influence croissante de la Chine en Afrique, selon Kyodo News, l’agence de presse japonaise.

    « Compte tenu de la demande mondiale en minerais stratégiques, nous prônons un partenariat juste et équitable qui soutienne le traitement local et la valorisation de ces ressources en Afrique », indique la déclaration.

    La Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique, qui dure 3 jours, a débuté mercredi à Yokohama. Le 9ᵉ sommet a réuni des dirigeants et représentants d’environ 50 pays africains, ainsi que des responsables d’organisations internationales.

    « Nous travaillerons à accroître les investissements pour l’avenir de l’Afrique, à renforcer la coopération industrielle et à développer les ressources humaines », a déclaré le Premier ministre japonais Shigeru Ishiba lors d’une conférence de presse avec le président angolais João Lourenço, co-présidents de la conférence.

    Lancée en 1993, la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique est co-organisée par le Japon, l’ONU, la Banque mondiale et l’Union africaine. La prochaine session se tiendra en Afrique.

  • Mali : un tribunal suspend la dissolution des partis politiques

    Mali : un tribunal suspend la dissolution des partis politiques

    Un tribunal malien a suspendu lundi 25 août la décision des autorités de transition qui avait dissous tous les partis politiques et organisations à caractère politique, redonnant temporairement un cadre légal aux formations en attendant l’issue de la procédure judiciaire.

    Le tribunal de Grande Instance de la Commune 1 du District de Bamako a ordonné, lundi 25 août, le sursis à l’exécution de la décision des autorités de transition qui avait dissous, le 13 mai 2025, l’ensemble des partis politiques et organisations à caractère politique sur tout le territoire national. Cette décision intervient à la suite d’une saisine du tribunal par les conseils des partis concernés et marque un recul temporaire dans la mise en œuvre d’une mesure qui avait suscité de vives réactions au Mali et à l’étranger.

    La dissolution, actée par le décret présidentiel 2025-0339 PTRM, avait interdit toute réunion ou activité des formations dissoutes et prévu des sanctions contre les contrevenants. Elle faisait suite à l’abrogation, par le Conseil national de transition (CNT), des lois encadrant la charte des partis politiques et le statut de l’opposition, votée le 12 mai 2025. Les autorités de transition justifiaient cette réforme par la nécessité de rationaliser un paysage politique jugé trop fragmenté et en réponse aux consultations nationales et régionales des forces vives du pays.

    Outre le sursis à l’exécution, le tribunal a décidé de renvoyer le dossier devant la Cour suprême, conformément à la demande formulée par les avocats des partis. Cette dernière pourrait, à son tour, transmettre l’affaire à la Cour constitutionnelle, seule habilitée à statuer sur la conformité des textes à la Loi fondamentale.

    La suspension intervient après plusieurs audiences reportées depuis juillet et redonne temporairement un cadre légal aux formations politiques, alors que certaines manifestations avaient dénoncé une concentration du pouvoir entre les mains de la junte et la restriction des libertés politiques.

    Les autorités maliennes avaient annoncé que la dissolution s’inscrivait dans le cadre des réformes pour refonder l’État, conformément aux recommandations des assises nationales de 2021, et qu’une nouvelle loi sur les partis politiques serait élaborée dans les prochains mois avec la participation de tous les acteurs concernés.

    MD/ac/APA

  • Côte d’Ivoire : Tiken Jah Fakoly appelle à un renouveau politique et à des élections inclusives

    Côte d’Ivoire : Tiken Jah Fakoly appelle à un renouveau politique et à des élections inclusives

    Figure emblématique du reggae africain et voix engagée de la société civile, Tiken Jah Fakoly a pris la parole sur la crise politique que traverse actuellement la Côte d’Ivoire. L’artiste dénonce la montée des tensions et appelle à un renouvellement profond de la classe politique, tout en exhortant à l’organisation d’élections libres, transparentes et inclusives.

    Alors que la Côte d’Ivoire s’achemine vers des joutes électorales présidentielles dont sont exclus tous les ténors de l’opposition, l’atmosphère politique est extrêmement tendue dans le pays. De plus en plus de voix s’élèvent pour appeler à une élection inclusive. Parmi elles, Tiken Jah Fakoly.

    Les mêmes erreurs se répètent

    Dans une déclaration marquée par un ton grave, Tiken Jah Fakoly a dit « comprendre la frustration de l’opposition », rappelant les drames qui ont endeuillé le pays au cours des dernières décennies. « Les tensions sont en train de monter, et il est important que les leaders d’opinion s’expriment. Nous sommes nombreux, en tant qu’Ivoiriens, à être tristes, car nous ne pensions pas que ce qui est en train de se passer là allait se passer encore. C’est quand même incroyable », a-t-il affirmé.

    Pour lui, les dirigeants actuels reproduisent les pratiques qu’ils avaient eux-mêmes subies lorsqu’ils étaient dans l’opposition. « La Côte d’Ivoire a connu trop de morts, trop de vies perdues, toujours à cause des hommes politiques et des décisions politiques prises », a-t-il insisté. L’artiste a également dénoncé l’absence de justice pour les victimes des violences passées. Évoquant les 3 000 morts de la crise postélectorale de 2010-2011, il a déploré : « Moi, je suis triste : 3 000 morts, et toujours aucun coupable ».

    Selon lui, la frustration actuelle de l’opposition découle en grande partie du sentiment que les promesses d’élections véritablement libres et inclusives n’ont pas été tenues.

    Message au président de la République

    S’adressant directement au chef de l’État ivoirien, Tiken Jah Fakoly a lancé un appel fort : « Si le Président Laurent Gbagbo n’est pas candidat, il est important que lui-même ne le soit pas non plus. Cela permettrait d’engager un véritable processus de renouvellement de la classe politique ».

    Pour le chanteur, ce geste symbolique ouvrirait la voie à une nouvelle génération de leaders capables de faire des propositions pertinentes et de restaurer la confiance des électeurs. En conclusion, Tiken Jah Fakoly a projeté son regard vers l’avenir : « En 2030, j’espère que, si nous, les Ivoiriens, nous nous levons pour défendre notre pays, et si nous savons dépasser nos appartenances régionales, religieuses ou ethniques pour défendre l’intérêt général, alors nous pourrons obtenir des élections libres, transparentes et inclusives ».

    L’artiste appelle à donner une chance à une nouvelle génération d’hommes politiques présidentiables, et à laisser les Ivoiriens choisir librement, au-delà des clivages historiques qui divisent encore le pays.

    Serge Ouiton