Auteur/autrice : iciabidjan

  • IATF 2025 : Olusegun Obasanjo célèbre l’éveil économique africain

    IATF 2025 : Olusegun Obasanjo célèbre l’éveil économique africain

    La 4e édition de la Foire commerciale intra-africaine (IATF) a ouvert ses portes ce jeudi 4 septembre 2025 à Alger. L’ancien président nigérian et président du Conseil consultatif de l’IATF 2025, S.E. Chief Olusegun Obasanjo, était aux côtés président algérien Abdelmadjid Tebboune, de plusieurs chefs d’État, de dirigeants institutionnels et de capitaines d’industrie.

    Dans son allocution, il a d’abord exprimé sa « profonde gratitude » au président Tebboune et à son gouvernement pour avoir permis à l’Algérie d’accueillir ce rendez-vous majeur, aux côtés d’Afreximbank, de la Commission de l’Union africaine et du Secrétariat de la ZLECAf. Obasanjo a salué « le leadership et la vision » du chef de l’État algérien dans des secteurs stratégiques tels que l’énergie, la santé, l’industrialisation, l’agro-industrie et l’innovation.

    L’IATF, symbole de l’éveil économique africain

    « L’IATF n’est pas qu’un événement, c’est un symbole de l’éveil économique africain », a lancé Obasanjo, rappelant que la foire est devenue « le moteur de l’expansion du commerce intra-africain » et l’incarnation de l’ambition de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

    Depuis sa première édition en 2018, l’IATF a généré plus de 120 milliards de dollars de contrats commerciaux et d’investissements. Cette année, un record de 48 pays africains participent aux expositions, faisant de l’édition d’Alger « la plus vaste et la plus prometteuse ».

    M. Obasanjo a rappelé les retombées concrètes de la foire, citant l’édition du Caire en 2018 où fut signé le plus grand contrat EPC intra-africain : le projet hydroélectrique Julius Nyerere (barrage Rufiji) en Tanzanie, d’un montant de 2,9 milliards USD, réalisé exclusivement par des entreprises africaines. Ce projet fournit aujourd’hui plus de 2 000 MW d’électricité à plus de 60 millions de Tanzaniens.

    Dans un hommage, Obasanjo a salué le président d’Afreximbank, le Professeur Benedict Oramah, qu’il a décrit comme « un visionnaire, un audacieux, un bâtisseur et un véritable leader de transformation » qui « ouvre les portes difficiles et remet les clés de la liberté économique africaine à la nouvelle génération ».

    Le Nigeria désigné hôte de l’IATF 2027

    Moment fort de la cérémonie, l’annonce officielle du prochain pays hôte a été faite : le Nigeria accueillera l’IATF en 2027. La ministre nigériane de l’Industrie, du Commerce et de l’Investissement, Dr Jumoke Oduwole, représentant le président de la République fédérale du Nigeria, a reçu le drapeau de l’IATF, acte symbolique de passation entre l’Algérie et son futur successeur.

    M. Obasanjo a réaffirmé que l’IATF est bien plus qu’une foire : « c’est un voyage panafricain qui, d’édition en édition, renforce l’intégration régionale et laisse une empreinte durable dans chaque pays hôte ».

    Envoyé spécial à Alger

  • Le retour de Tidjane Thiam est une exigence nationale

    Le retour de Tidjane Thiam est une exigence nationale

    Mes chers compatriotes,
    Chers militantes et militants du PDCI-RDA,
    Chers amis de la démocratie et de la cote d’ivoire,
    Camarades de lutte,
    Au nom du GRAPA-PDCI, ce mouvement de veille, de réflexion et d’engagement qui œuvre, sans relâche, au service de notre grand parti, le PDCI-RDA, et de la République. Une fois de plus, nous voudrions nous adresser à vous pour dire quatre (4) fois NON.
    1 NON à la forfaiture.
    2 NON à la confiscation du pouvoir.
    3 NON à la dérive autoritaire.
    4 NON à un quatrième mandat illégal du président Alassane Ouattara.
    Notre Constitution est claire. Et elle ne se négocie pas. La loi fondamentale de la Côte d’Ivoire dit ceci: « Le Président de la République est rééligible une seule fois. »Il n’y a donc pas trois, encore moins quatre mandats. Le troisième mandat de 2020 était déjà une violation. Le quatrième serait une provocation. Et nous ne l’accepterons pas.    
    A cet effet, rendons hommage à ceux qui ont dit NON dès le départ. En 2020, alors que d’autres hésitaient ou se taisaient, un homme s’est levé. Le président Henri Konan Bédié (que la paix du Seigneur soit sur lui). Il a dit non à la dérive. Il a porté la voix du peuple. Il a été insulté, attaqué, persécuté. Mais il est resté debout. Nous n’oublierons jamais. Et nous appelons aujourd’hui tous les leaders de l’opposition, à commencer par le président Laurent Gbagbo et notre président Tidjane Thiam, à honorer ce combat, et à l’achever. 

    Un mandat illégal produit un pouvoir illégal: Si le mandat est anticonstitutionnel, alors les décisions prises sous ce mandat le sont aussi. Nous disons ceci: Le prochain gouvernement légalement élu sera en droit d’annuler tout acte, toute signature, tout engagement pris sans base constitutionnelle. La souveraineté appartient au peuple, et non à un régime illégal.
    Assez de répression. Libérez nos jeunes. Aujourd’hui, des jeunes de la JPDCI et d’autres mouvements politiques croupissent en prison, non pas pour des crimes, mais pour avoir défendu leurs convictions. Nous dénonçons avec force:

    1- Les arrestations arbitraires, 
    2- La violence policière, 
    3- Le musellement de la jeunesse et des opposants. 
    4- Nous exigeons leur libération immédiate et sans condition.
    Pas d’élection crédible sans une liste électorale crédible: Nous demandons, avec responsabilité et fermeté, le report de la présidentielle de 2025, pour toiletter la liste électorale. Pourquoi? Parce que: Le président Tidjane Thiam, élu à la tête du PDCI-RDA, n’y figure même pas. Des milliers d’Ivoiriens en âge de voter ont été exclus arbitrairement.Nous disons que sans inclusion, pas de légitimité et sans transparence, pas de démocratie. 
    Le retour de Tidjane Thiam est une exigence nationale: Aujourd’hui encore, le président de notre parti est contraint à l’extérieur du pays. Cela est inacceptable. Nous demandons au RHDP et au pouvoir en place de garantir, sans condition, le retour sécurisé de Tidjane Thiam en Côte d’Ivoire, afin qu’il puisse conduire la campagne présidentielle en homme libre, en homme d’État, en digne héritier d’Houphouët-Boigny. Entraver son retour, ce serait entraver la démocratie. Et ce serait exposer le pays à une nouvelle crise inutile.

    Chers frères et chères sœurs, le PDCI se réorganise. Et c’est une bonne chose. Nous saluons les décisions courageuses du comité de discipline du parti,et soutenons pleinement le remplacement des délégués défaillants. Il n’y a pas de victoire sans discipline, pas d’unité sans responsabilité, pas de stratégie sans cohérence.
    Le cap est clair: Tidjane Thiam pour 2025. Tidjane Thiam, c’est: le président élu du PDCI-RDA, le candidat désigné par notre parti, l’alternance que le peuple attend, et enfin, l’avenir de la République de Côte d’ivoire. C’est pourquoi, le GRAPA-PDCI appelle à la mobilisation sans faille.
    Camarades, militants et patriotes, levons-nous. Mobilisons-nous. Refusons la dictature. Exigeons des élections libres et crédibles. Réclamons le retour de notre président.

    Pour la Côte d’Ivoire.
    Pour la démocratie.
    Pour l’avenir.
     
    M. Loué Tébily Roger,
    Président Executif du GRAPA-PDCI
    Membre CSD – Diaspora
    Membre du Bureau Politique – PDCI RDA

  • Côte d’Ivoire. Démenti : Aucun nouveau contrat pour la production des cartes d’identité

    Côte d’Ivoire. Démenti : Aucun nouveau contrat pour la production des cartes d’identité

    Le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité dément une rumeur relayée sur les réseaux sociaux et faisant état de la signature d’un contrat signé par les autorités ivoiriennes pour la production des cartes nationales d’identité.

    Face à la propagation de cette information, le ministère de l’intérieur et de la sécurité et l’Office National de l’État Civil et de l’Identification (ONECI) ont réagi à travers un communiqué. « Aucun contrat de ce type n’a été signé, ni par le MIS, ni par l’ONECI », précise le communiqué.

    Les deux organes en charge de la production et de la délivrance des cartes nationales d’identité invitent par ailleurs les populations à la vigilance.

    Le communiqué rappelle aussi que les plateformes officielles du ministère de l’intérieur et de la sécurité ainsi que celles de l’Oneci demeurent les canaux uniques de communication.

    Samuel Tia

  • Présidentielle 2025 : Ouraga Obou fera campagne pour Alassane Ouattara

    Présidentielle 2025 : Ouraga Obou fera campagne pour Alassane Ouattara

    Prof. Ouraga Obou, Conseiller spécial à la présidence chargé des Affaires juridiques, en marge de la cérémonie d’inauguration d’une unité de production d’attiéké le jeudi 4 septembre 2025, dans le village de Djédjédigbepa (Gagnoa), s’est prononcé sur l’élection présidentielle d’octobre 2025.

    « Cette année, je battrai campagne pour le Président de la République, Alassane Ouattara, dans le canton Gbadi Est. Je lui ai donné l’information », a-t-il déclaré.

    Dans cette perspective, il a sollicité le soutien des populations : « Il faut voter pour Alassane Ouattara. Je vous prie de l’ovationner. » À cet appel, le public s’est levé comme un seul homme pour applaudir le Chef de l’État.

    Évoquant les retombées de la politique du Président, il a cité la construction d’un collège, le reprofilage des pistes et la réalisation d’un pont, autant d’infrastructures qui, selon lui, témoignent de l’engagement du Chef de l’État en faveur du développement local.

    Prof. Ouraga Obou a également confié que lorsqu’Alassane Ouattara l’a sollicité pour travailler à ses côtés, il a répondu favorablement.

  • Transport aérien : La Première Dame Dominique OUATTARA réceptionne le nouvel A330neo d’Air Côte d’Ivoire

    Transport aérien : La Première Dame Dominique OUATTARA réceptionne le nouvel A330neo d’Air Côte d’Ivoire

    La compagnie aérienne nationale Air Côte d’Ivoire a réceptionné, ce mercredi 03 septembre 2025 à Toulouse, en France, son tout premier avion de type Airbus A330-900neo. C’était au cours d’une cérémonie sympathique, belle en couleur et pleine en émotion, qui a enregistré la présence de Mme Dominique OUATTARA, Première Dame de Côte d’Ivoire, avec à ses côtés le Ministre des Transports Amadou KONE, les Ministre Amadou COULIBALY de la Communication et Françoise REMARCK de la Culture et de la Francophonie.

    A cette occasion, la Première Dame s’est fortement réjoui de cet instant solennel qui, selon elle, marque une page mémorable de l’histoire de l’aviation ivoirienne. « Pour la première fois de son histoire, notre pays se dote d’un appareil gros porteur de dernière génération, éco énergétique, connecté et offrant aux passagers un confort de voyage digne des plus grandes compagnies dans le monde », a salué Mme Dominique OUATTARA. Avant de souligner que cette nouvelle ligne aérienne permettra de renforcer l’accessibilité de la Côte d’Ivoire et à faciliter les déplacements des populations ivoiriennes vers les autres continents. « Elle ouvre de nombreuses opportunités, notamment pour nos jeunes entrepreneurs », a-t-elle insisté.

    Quant au Ministre des Transports, Amadou KONE, Ministre de tutelle, il a saisi cet instant pour rendre hommage au Président de la République, SEM. Alassane OUATTARA pour son leadership éclairé et sa vision qui ont permis à la Côte d’Ivoire de retrouvé sa place dans le concert des nations et d’accroître son attractivité. « Air Côte d’Ivoire bénéficie d’un environnement propice à son développement. C’est pourquoi, après son lancement il y a seulement 13 ans, le 12 mai 2012, Air Côte d’Ivoire est depuis quelques années la compagnie leader de l’Afrique de l’Ouest avec plus de la moitié du trafic global de passagers transportés », a indiqué le Ministre Amadou KONE, tout en rappelant que l’ouverture de longs courriers par la compagnie fait partie d’un plan initial de déploiement, pour non seulement accompagner la dynamique de progrès économique du pays mais également pour consolider la viabilité économique de Air Côte d’Ivoire.

    Avant le Ministre des Transports, le Président du conseil d’administration d’Air Côte d’Ivoire, le Général Abdoulaye COULIBALY et le Président Afrique et Caraïbe, M. Gabriel Semelas ont rappelé les caractéristiques du nouvel avion adapté aux réalités et aux ambitions de la Côte d’Ivoire. En effet, l’Airbus A330-900neo dispose de 242 sièges passagers répartis comme suit : 4 en First-class, 44 en Business-class, 21 en Premium et 173 en classe Économique. Il contient une soute à bagages de grande capacité.

    Fleuron de la gamme long courrier, l’A330-900neo est reconnu pour son efficacité énergétique et ses performances environnementales. Il offre un confort supérieur pour les passagers, avec des systèmes de bord de dernière génération.

    An

  • PRÉSIDENTIELLE 2025 : GBAGBO ET THIAM « DEMEURENT ÉLIGIBLES », SELON ME FAUSTIN KOUAMÉ (ancien ministre de la Justice et Garde des Sceaux).

    PRÉSIDENTIELLE 2025 : GBAGBO ET THIAM « DEMEURENT ÉLIGIBLES », SELON ME FAUSTIN KOUAMÉ (ancien ministre de la Justice et Garde des Sceaux).

    Bien que radiés des listes électorales, l’ancien président Laurent Gbagbo et le président du PDCI-RDA, Tidjane Thiam, demeurent éligibles, selon Me Faustin Kouamé, ancien ministre de la Justice et Garde des Sceaux.

    Lors d’une conférence de presse organisée le mercredi 3 septembre 2025 à Abidjan, Me Faustin Kouamé a tenu à clarifier un débat qui suscite passions et inquiétudes dans la classe politique et au sein de l’opinion nationale. « Les présidents Laurent Gbagbo et Tidjane Thiam demeurent éligibles nonobstant leur radiation de la liste électorale », a-t-il affirmé, expliquant en détail les fondements juridiques de cette position.

    Un débat au cœur de la vie politique ivoirienne

    La radiation de Laurent Gbagbo et de Tidjane Thiam avait été confirmée par la Commission électorale indépendante (CEI) sur la base de décisions judiciaires contestées, par les concernés. Pour leurs partisans, il s’agit d’une manœuvre visant à « écarter deux figures majeures de l’opposition », capables de peser lourd dans les urnes.

     Le pouvoir de son côté rejette toute implication et brandit la carte de « l’indépendance des institutions », notamment la Justice.  Pour de nombreux observateurs, cette absence de Laurent Gbagbo et Tidjane Thiam de la liste électorale, remet en question l’éligibilité de ces derniers, évoquant les dispositions de l’article 48 du code électoral ivoirien qui précise que « tout électeur peut-être président de la République »

    Le rappel des textes du Code électoral

    Pour Me Kouamé, la confusion entre électorat et éligibilité est à l’origine du débat. Dans son argumentaire, il a rappelé que le vote, en Côte d’Ivoire, n’est pas un devoir civique obligatoire, mais un droit facultatif. « Être électeur et être éligible sont deux notions distinctes », a-t-il insisté, en citant les articles 3, 5, 17 et 18 du Code électoral.

    Selon lui, l’inscription sur la liste électorale permet de constater la qualité d’électeur, mais son absence ne remet pas nécessairement en cause l’éligibilité. « Être candidat à une élection obéit à d’autres conditions prévues par les textes », a-t-il ajouté. Ainsi, malgré leur radiation, estime le juriste, Laurent Gbagbo et Tidjane Thiam, remplissant les critères liés à la nationalité, à l’âge et à la jouissance de leurs droits civils, « conservent leur droit à briguer la magistrature suprême ».

    Si donc deux ou trois de la soixantaine de candidats devraient être retenus, ils nous paraît évident que le président Thiam ne peut qu’y figurer

    Évoquant le cas spécifique de Tidjane Thiam, Me Faustin Kouamé explique que « sa situation juridique actuelle a transformé les obstacles électoraux le concernant, lesquels ont été aplanis avant la date butoir du dépôt des candidatures à l’élection présidentielle d’octobre 2025 ». 

     » Si donc deux ou trois de la soixantaine de candidats devraient être retenus, ils nous paraît évident que le président Thiam ne peut qu’y figurer », a-t-il indiqué.

    Le dernier mot revient au Conseil constitutionnel

    Alors que la polémique enfle autour de l’éligibilité ou non de Laurent Gbagbo et Tidjane, il est important de souligner que c’est au Conseil constitutionnel qu’il revient la responsabilité de trancher sur le sujet.

    Les deux personnalités, faut-il le rappeler, ont déposé leurs dossiers respectifs de candidature à la présidentielle d’octobre prochain et figurent dans la liste des candidats provisoirement retenus pour le scrutin. La liste définitive sera rendue public le 10 septembre prochain.

  • Côte d’Ivoire : des tensions politiques qui rappellent les fantômes de 2010

    Côte d’Ivoire : des tensions politiques qui rappellent les fantômes de 2010

    À l’approche de l’élection présidentielle prévue en octobre, la Côte d’Ivoire semble entrer dans une zone de turbulence politique préoccupante. L’arrestation du « cyberactiviste » Ibrahim Zigui, militant du Parti des Peuples Africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI), suscite une vague d’inquiétude sur la liberté d’expression, la tolérance politique et la capacité du pays à gérer un scrutin dans un climat apaisé. Ce nouvel épisode, s’il semble anodin au premier abord, intervient dans un contexte tendu et ravive le souvenir douloureux de la crise post-électorale de 2010-2011.

    Un militant arrêté pour une vidéo jugée subversive

    En côte d’Ivoire, Ibrahim Zigui, militant du Parti des Peuples Africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI), a été interpellé dans la nuit du 2 septembre. Ce, après la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo dans laquelle il appelait les Ivoiriens à sortir pacifiquement, munis du drapeau national, pour suivre les délibérations du Conseil constitutionnel sur la liste définitive des candidats à la présidentielle. Le Conseil doit en effet publier sa décision le 10 septembre, date hautement symbolique dans le processus électoral.

    Selon Justin Koné Katinan, président du Conseil politique et stratégique du PPA-CI, cette arrestation est non seulement abusive, mais constitue une atteinte grave à la liberté d’expression. « Si appeler à sortir avec le drapeau pour écouter une décision judiciaire est un crime, alors où allons-nous ? » s’interroge-t-il. Il rappelle que la démocratie repose sur la possibilité de s’exprimer librement, y compris – et surtout – lorsque les opinions divergent de celles du pouvoir.

    Une série d’interpellations ciblées

    Ibrahim Zigui n’est pas un cas isolé. Depuis plusieurs mois, plusieurs militants ou proches du PPA-CI ont été arrêtés ou condamnés. En juin dernier, le sociologue Gala Kolébi, également militant du parti de Laurent Gbagbo, a été condamné à 18 mois de prison pour « trouble à l’ordre public » et « diffusion de fausses nouvelles ». Deux autres responsables du même parti avaient déjà été condamnés en février pour « atteinte à la sûreté de l’État ».

    À chaque fois, les autorités invoquent la préservation de l’ordre public ou la lutte contre la désinformation. Mais pour les opposants, il s’agit surtout d’une stratégie de musellement politique. Dans un contexte pré-électoral, ces arrestations en série inquiètent : elles donnent l’impression d’une volonté de verrouiller le débat et d’étouffer toute contestation avant l’échéance cruciale d’octobre.

    Un climat qui rappelle les tensions de 2010

    Ce durcissement politique ne peut être compris sans un retour en arrière. La Côte d’Ivoire porte encore les stigmates de la crise post-électorale de 2010-2011. À l’époque, le différend entre Laurent Gbagbo, président sortant, et Alassane Ouattara, déclaré vainqueur par la Commission électorale indépendante mais contesté par le camp Gbagbo, avait plongé le pays dans une guerre civile de plusieurs mois. Le bilan avait été lourd : plus de 3 000 morts, des milliers de déplacés, et un tissu social profondément déchiré.

    Ce traumatisme national reste présent dans les esprits. Et c’est justement pour éviter que l’histoire ne se répète que la vigilance s’impose. Les arrestations de militants d’opposition, les accusations de partialité de la justice, la méfiance envers le Conseil constitutionnel : tous ces signaux faibles rappellent le climat délétère de 2010.

    Des institutions sous pression

    Dans une démocratie saine, les institutions jouent un rôle de régulation et de médiation. Mais en Côte d’Ivoire, leur indépendance est régulièrement remise en question. Le Conseil constitutionnel, dont la décision du 10 septembre est très attendue, se retrouve au cœur de toutes les spéculations. C’est ce même Conseil qui avait validé la candidature controversée d’Alassane Ouattara à un troisième mandat en 2020, provoquant déjà à l’époque des troubles meurtriers.

    Aujourd’hui encore, des interrogations pèsent sur l’impartialité des décisions à venir, notamment sur l’éligibilité de certains candidats ou les raisons d’éventuelles exclusions. Dans ce contexte tendu, la moindre perception d’injustice peut servir de détonateur à une colère populaire latente. Face à cette situation, la responsabilité incombe à tous les acteurs : pouvoir, opposition, institutions, société civile, mais aussi citoyens ordinaires.

    Appel à la responsabilité collective

    L’espace politique doit rester ouvert, même aux voix discordantes. Appeler à la mobilisation pacifique ne peut être assimilé à un crime. De même, les institutions doivent s’efforcer de restaurer la confiance par la transparence et l’équité de leurs décisions. Le risque de voir la Côte d’Ivoire replonger dans une spirale de violence n’est pas théorique. Il est réel, tangible, d’autant plus que les frustrations accumulées depuis les dernières élections n’ont pas été entièrement résorbées.

    Pour prévenir le pire, il urge de créer un climat apaisé, où les désaccords se règlent dans les urnes, pas dans la rue. La Côte d’Ivoire a déjà payé un lourd tribut à l’intolérance politique et aux manipulations institutionnelles. Elle ne peut pas se permettre une rechute. À un mois d’une élection d’envergure, les signaux d’alerte se multiplient. Il est temps que les autorités entendent les voix qui s’élèvent pour réclamer plus de justice, plus de liberté, plus de sérénité dans le débat public. Il en va non seulement de la réussite de l’élection à venir, mais aussi de la stabilité durable du pays.

  • LA TOUR F ET SES 05 SŒURS JUMELLES D’AFRIQUE : LE MAJESTUEUX GRATTE-CIEL D’ABIDJAN

    LA TOUR F ET SES 05 SŒURS JUMELLES D’AFRIQUE : LE MAJESTUEUX GRATTE-CIEL D’ABIDJAN

    Elle est si grande que certains pour la magnifier disent qu’elle domine le « tout Abidjan ».  Elle est même vue au-delà de la capitale économique ivoirienne. Elle, c’est bien la toute nouvelle Tour F d’Abidjan, vue de partout Abidjan. Avec sa silhouette angélique qui impose respect et admiration elle donne fière allure à la Commune du Plateau qui l’abrite.

    Haute d’environ 400 mètres pour 72 étages, la Tour F est inspirée depuis les années 70. La tour est la sixième et dernière tour de la Cité administrative, dont les cinq premières tours (A, B, C, D, E) ont été construites dans les années 1970 et sont aussi rénovées. 

    La Tour F

    Inscrite dans les plans d’urbanisme depuis 1970, la tour F, conçue par l’architecte Pierre Fakhoury, est la sixième tour de la cité administrative de la ville. A ce jour, c’est aussi la plus haute tour d’Afrique. Sa géométrie est symétrique, à l’image d’un masque africain. Sollicité par Besix, le bureau greisch effectue les études d’optimisation, les études d’exécution de la structure en béton et des charpentes métalliques, et participe à la synthèse du projet. D’une hauteur de près de 400 m, la tour comporte 72 étages de bureaux et notamment un auditorium de plus de 200 places au 1er étage.

    Le système de fondation est constitué d’un radier de 3,5 m d’épaisseur reposant sur des barrettes de 80m de profondeur. Le bureau greisch a participé aux études d’interactions sol-structure. La superstructure, entièrement coulée en place, est contreventée par un noyau central. Les études d’optimisation menées par le bureau greisch ont permis une nette optimisation des épaisseurs de voiles.

    Les colonnes périphériques suivent les arêtes des facettes de l’enveloppe extérieure et présentent donc des inclinaisons variables. Au pied de la tour, des structures de déviation en acier permettent de limiter le nombre de colonnes et d’ouvrir au maximum l’accès au bâtiment.

    La Tour F (Côte d’Ivoire) : La hauteur de la Tour F, située à Abidjan, est d’environ 400 mètres, avec une antenne atteignant 404 mètres. 

    L’étude complète de la tour a fait l’objet de modèles complexes interactifs intégrant les propriétés dynamiques de la structure, en interaction avec la réponse du système de fondation sous les effets du vent. Une analyse de sensibilité du modèle (fissuration, raideur des liaisons, ….) a été menée de manière à valider les hypothèses de calculs. L’ensemble des études et de la synthèse sont réalisés via un processus BIM avancé.

    Le coût estimé de la construction de la Tour F à Abidjan est d’environ 250 milliards de francs CFA, ce qui équivaut à 450 millions d’euros. Le projet a été conçu par l’architecte Pierre Fakhoury. La réalisation de la tour est pilotée par l’entreprise belge BESIX. La Tour F a été conçue pour devenir l’une des plus hautes tours d’Afrique, incarnant le dynamisme et l’ambition de la Côte d’Ivoire. Elle répond également au besoin de locaux administratifs et offre une architecture durable et moderne. 

    Des sœurs jumelles en Afrique

    Les tours les plus hautes d’Afrique incluent la Tour F en Côte d’Ivoire (environ 400 m, en cours ou achevée), l’Iconic Tower en Égypte (394 m), la Tour Mohamed VI au Maroc (250 m). D’autres tours notables sont celle du Kenya (la Britam Tower qui a 200m), le Carlton Centre en Afrique du Sud (223 m), et la Djamaâ el Djazaïr en Algérie (267 m), qui est une structure imposante mais n’est pas un gratte-ciel au sens traditionnel. 

    Voici une liste des tours les plus hautes d’Afrique avec leurs hauteurs :

    1-La Tour Carlton Centre (Afrique du Sud) : Cette tour de 223 mètres à Johannesburg a été le plus haut bâtiment d’Afrique pendant longtemps.

    2-La Tour Mohammed VI (Maroc) : Cette tour mesure 250 mètres de haut et est le plus haut bâtiment du Maroc. 

    3-La Tour Djamaâ el Djazair (Algérie) : Avec 267 mètres, elle est l’une des plus grandes structures d’Afrique, bien que sa fonction soit principalement celle d’une mosquée plutôt qu’un gratte-ciel résidentiel ou de bureaux. 

    4-La Tour Iconic Tower (Égypte) : 394 mètres. C’est actuellement la plus haute tour d’Afrique, conçue pour s’inspirer d’un obélisque pharaonique. 

    5-La Tour F (Côte d’Ivoire) : La hauteur de la Tour F, située à Abidjan, est d’environ 400 mètres, avec une antenne atteignant 404 mètres. 

    L’Afrique, continent en perpétuelle évolution, se distingue également par ses réalisations architecturales impressionnantes. Parmi celles-ci, les gratte-ciels occupent une place de choix, symbolisant le développement économique et l’ambition des nations. Dans cet article, nous vous proposons un voyage à travers les plus hautes tours du continent, témoins de l’essor urbain et de la modernité du continent. Mais avant, découvrez la plus haute tour d’Afrique !

    Située dans la nouvelle capitale administrative égyptienne, l’Iconic Tower s’élèvera majestueusement avec ses 394 mètres de hauteur une fois achevée en 2024. Cette construction imposante abritera bureaux, hôtels, résidences et observatoires, incarnant ainsi la vision futuriste de l’Égypte. À Rabat, la Tour Mohammed VI se dresse fièrement du haut de ses 250 mètres, offrant un panorama saisissant sur la ville. Cette tour abrite bureaux, commerces et un luxueux hôtel, symbolisant l’ambition économique et l’avancée technologique du Maroc.

    Depuis 1973, le Carlton Centre domine le Skyline de Johannesburg avec ses 223 mètres de hauteur. Ce monument emblématique abrite bureaux, commerces et un hôtel, témoignant du passé industriel et de la vitalité économique de l’Afrique du Sud. À Nairobi, la Britam Tower s’impose avec ses 200 mètres de hauteur, symbole du dynamisme économique du Kenya. Inaugurée en 2017, cette tour abrite bureaux, centres commerciaux et observatoires, reflétant la modernité et l’innovation du pays.

    Inaugurée en 2022, la Nairobi GTC Office Tower est le cinquième plus haut bâtiment d’Afrique avec ses 180 mètres de hauteur. Ce gratte-ciel moderne abrite des bureaux et contribue à l’essor du quartier d’affaires de Nairobi. Reconnue pour son design unique en forme de cylindre creux, la Tour Ponte City est haute de 173 mètres et a été achevée en 1975. Située à Johannesburg, elle abrite des appartements, des bureaux et un hôtel. Après une période où cette dernière était tombée en désuétude, elle fut rénovée. La tour est aujourd’hui, un exemple remarquable de l’architecture brutaliste.

    D’une hauteur de 163 mètres, l’UAP Tower est le septième plus haut bâtiment d’Afrique depuis son achèvement en 2016. Située à Nairobi, elle abrite des bureaux et des commerces. La tour est un symbole de la modernisation du paysage urbain de Nairobi. Achevée en 1979, la NECOM House est l’un des plus ancien gratte-ciel de ce top 10 avec ses 160 mètres de hauteur. Située à Lagos, elle abrite des bureaux et des commerces. La tour a été un symbole de la prospérité économique du Nigéria dans les années 1970.

  • Côte d’Ivoire : Le pays obtient un financement historique indexé sur la durabilité d’un montant de 433 millions d’euros soit plus de 284 milliards Fcfa

    Côte d’Ivoire : Le pays obtient un financement historique indexé sur la durabilité d’un montant de 433 millions d’euros soit plus de 284 milliards Fcfa

    Le Ministère des Finances et du Budget a annoncé la conclusion d’un financement lié à la durabilité (Sustainability-Linked Loan – SLL) d’un montant de 433 millions d’euros soit plus de 284 milliards Fcfa marquant une première mondiale grâce à la combinaison simultanée de deux garanties du Groupe de la Banque mondiale dans un communiqué, ce mardi 2 septembre 2025.

    Finalisé moins de deux mois après la publication du cadre national de financement durable, cet accord positionne la Côte d’Ivoire comme un pionnier de la finance verte sur le continent, souligne le communiqué.

    Pour la première fois, la Banque Internationale pour la Reconstruction et le Développement (BIRD) et l’Agence Multilatérale de Garantie des Investissements (MIGA) unissent leurs garanties dans une même opération permettant au pays d’obtenir une notation triple A sur l’ensemble de la facilité, ouvrant la voie à, une maturité longue de 15 ans, dont 10 ans de grâce, une réduction significative de la marge bancaire, des conditions financières avantageuses, en cohérence avec les engagements environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) du pays.

    Par ailleurs, des objectifs de développement durable sont au cœur du dispositif en liant directement le coût du financement à la réalisation d’indicateurs de performance concrets, parmi lesquels, le développement des énergies renouvelables, la prévention de la déforestation, le renforcement de la résilience agricole.

    Prévu à l’horizon 2030, ce dispositif bonus/malus illustre la volonté du Gouvernement ivoirien de mettre la finance au service de la transition écologique et de la croissance inclusive, rassure la note.

    Ce succès confirme la solidité de l’économie ivoirienne et la confiance renouvelée des partenaires financiers internationaux. En adoptant des structures innovantes et responsables, la Côte d’Ivoire démontre sa capacité à attirer des capitaux sur les marchés internationaux tout en intégrant les enjeux environnementaux et sociaux dans sa stratégie de développement, conclut le communiqué dudit ministère.

    R-SEKONGO

  • Voici les 10 économies qui seront les plus puissantes d’Afrique en 2029, selon les dernières projections du FMI

    Voici les 10 économies qui seront les plus puissantes d’Afrique en 2029, selon les dernières projections du FMI

    Des changements importants sont intervenus dans les projections du Fonds monétaire international (FMI) mises à jour en marge des Assemblées générales de l’institution. Le Nigeria ne devrait plus figurer dans le Top 3 des plus grandes économies du continent à l’horizon 2029. Le facteur monétaire a chamboulé le classement des pays les plus riches d’Afrique en 2024 et il aura son impact sur le reste de la période étudiée. Décryptage.

    En marge des Assemblées annuelles 2024 du Fonds monétaire international (FMI) et du Groupe Banque mondiale qui ont lieu du 21 au 26 octobre à Washington DC, les deux institutions de Breton Woods ont publié leurs perspectives de croissance de l’économie mondiale et les projections qu’elles font des évolutions des économies de la planète sur le court et le moyen termes.

    En ce qui concerne la création de richesses, mesurée par le Produit intérieur brut (PIB), c’est-à-dire la quantification de la valeur totale de la «production de richesse» annuelle effectuée par les agents économiques résidant à l’intérieur d’un pays, à prix courant, exprimé ensuite en dollar pour faciliter les comparaisons, il ressort des nouvelles projections actualisées, à la date du 22 octobre 2024, que le ranking des 10 pays les plus riches d’Afrique connaîtra quelques bouleversements sur la période 2023-2029.

    Pris globalement, on note que les 10 pays les plus puissants se sont fortement appauvris en 2024, par rapport aux précédentes projections, sous l’effet de trois grandes nations: le Nigeria, l’Éthiopie et l’Égypte, qui sont aussi les trois pays les plus peuplés du continent. Ainsi, alors que la richesse des 10 pays les plus riches du continent s’est établie à 2.170 milliards de dollars en 2023, celle-ci devrait baisser de -10,52% à 1.941 milliards de dollars en 2024e (e= estimation)avant de remonter pour atteindre 2.528 milliards de dollars en 2029p (p= prévision), selon les projections du FMI.

    Certains pays vont voir leur richesse créée baisser fortement sur la période. C’est particulièrement le cas du Nigeria dont le PIB devrait chuter de 476,50 milliards de dollars en 2023 à 269 milliards de dollars en 2029, soit une perte de richesse de plus de 207 milliards de dollars sur la période. Du coup, cela à rebattu les cartes au niveau du sommet des pays les plus riches du continent.

    Le nouveau classement, selon les projections du FMI sur la période 2023-2029 montre que c’est l’Égypte qui deviendra la première puissance économique africaine à partir de 2028, devant l’Afrique du Sud, l’Algérie, le Nigeria, le Maroc, l’Éthiopie, l’Angola, le Kenya, la Côte d’Ivoire et la Tanzanie.

    C’est le club des 10 pays africains qui auront un PIB supérieur au minimum à 120 milliards de dollars. Il s’agit globalement des pays les plus peuplés du continent (Nigeria, Éthiopie et Égypte), riches en ressources minières, hydrocarbures et agricoles (Afrique du Sud, Algérie, Angola, Côte d’Ivoire…), des économies diversifiées (Maroc, Afrique du Sud)…

    Si ce sont les mêmes pays qui figurent dans le Top 10 de l’année dernière, on note un véritable chamboulement au niveau du classement.

    9e Côte d’Ivoire: PIB de 79 milliards de dollars en 2023, 87 milliards en 2024e et 134 milliards en 2029p.. DR

    Ainsi, le Nigeria qui occupait la première place des pays les plus riches devrait voir sa richesse chuter de plus de moitié passant de 476,50 milliards de dollars en 2023 à 199,70 milliards de dollars en 2024e sous l’effet uniquement de la politique de change adoptée par le pays. C’est le cas aussi de l’Égypte et de l’Éthiopie qui ont vu leurs PIB baisser à cause des «dévaluations» de leurs monnaies.

    Le Nigeria perd, à partir de cette année, sa place de première puissance économique africaine. Son PIB devrait passer de 476,50 milliards de dollars en 2023 à seulement 199,72 milliards de dollars en 2024e, selon la dernière prévision du FMI, affichant une chute de -58,08%. Ainsi, le pays le plus peuplé d’Afrique devrait passer de la 1ère puissance économique africaine en 2023 à la 4e place en 2024, derrière l’Afrique du Sud, l’Égypte et l’Algérie. Et à l’horizon 2029, le PIB devrait s’établir à 269 milliards de dollars, selon les prévisions de l’institution de Breton Woods. C’est-à-dire que le pays ne devrait pas améliorer son rang d’ici 2029.

    Cette chute ne s’explique pas par une récession de l’économie nigériane. Bien au contraire, celle-ci va afficher une croissance de 3,1% en 2024, selon les estimations du FMI, et continue de connaitre des changements structurels grâce à des investissements significatifs dont la raffinerie de Dangote (6ème plus grande raffinerie au monde), la construction du premier port en eau profonde du pays et plusieurs autres investissements (chemin de fer, autoroutes,…). En réalité, cette chute de la richesse créée par l’économie nigériane résulte uniquement des impacts des «dévaluations» répétitives du naira vis-à-vis du dollar. La monnaie nigériane s’est fortement dépréciée par rapport au billet vert américain à cause de dévaluations initiées par les autorités nigérianes. Ainsi, on est passé de 1 dollar pour 447,58 nairas en début de 2023, à 898 nairas pour le même dollar au début de 2024. Et actuellement, il faut débourser 1645 nairas pour avoir 1 dollar. C’est comme si durant la période allant du 1er janvier 2023 à la date du 25 octobre 2024, la valeur de la monnaie nigériane, exprimée en dollar, a été divisée par 4. Et comme le PIB est calculé en monnaie locale, l’effet de change a fait fortement chuter la richesse créée une fois exprimée en dollar.

  • Candidature de Laurent Gbagbo : Le Ppa-CI monte au créneau pour défendre son leader

    Candidature de Laurent Gbagbo : Le Ppa-CI monte au créneau pour défendre son leader

    Le Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (Ppa-CI) ne lâche rien concernant la candidature de son président-fondateur, Laurent Gbagbo. Ce mardi 2 septembre 2025, à Abidjan, Dr Justin Koné Katinan, président du Conseil stratégie et politique, en charge du programme du gouvernement et de la promotion du panafricanisme, a animé une conférence de presse pour réaffirmer la légalité de cette candidature et dénoncer toute tentative d’exclusion.

    Mandaté par son parti, Koné Katinan a apporté des précisions juridiques. « La légalité de la candidature du président Laurent Gbagbo repose sur des arguments solides, tirés de la Constitution ivoirienne et des engagements internationaux du pays », a-t-il déclaré.

    Il a rappelé l’article 55 de la Constitution qui fixe les conditions pour être candidat à la présidence : être âgé d’au moins 35 ans, jouir de ses droits civils et politiques, et être exclusivement de nationalité ivoirienne, né de père ou de mère ivoirien d’origine. « Aucun texte intra-constitutionnel ne peut ajouter d’autres conditions sans tomber dans l’inconstitutionnalité », a-t-il martelé.

    Soutenant son propos par des faits, Koné Katinan a précisé : « Le président Laurent Gbagbo, né en 1945, a 80 ans. Il remplit donc la condition d’âge. Il jouit pleinement de ses droits civils et politiques. Aucun acte judiciaire portant déchéance de ces droits ne lui a jamais été signifié. La prétendue condamnation qui circule sur les réseaux sociaux, émise par une juridiction incompétente, ne comporte aucune mention relative à une perte de ses droits ». Et d’ajouter : « Une condamnation, quelle qu’elle soit, ne suffit pas à entraîner automatiquement une déchéance des droits civiques. Celle-ci doit être expressément mentionnée dans la décision ».

    En conclusion, l’orateur a haussé le ton contre le parti au pouvoir. « Le Rhdp ne nous laisse aucun autre choix que la confrontation politique, sauf si le Conseil constitutionnel décide autrement dans l’intérêt supérieur de la nation. Nous avons tout fait pour l’éviter. Puisqu’elle s’impose à nous, nous la mènerons au nom de la justice, de la République et de la démocratie. La direction du Ppa-CI donnera très bientôt les mots d’ordre à cet effet », a-t-il lancé sous les applaudissements de ses partisans.

  • TIDJANE THIAM À PROPOS DU FRANC CFA : « C’EST UN VESTIGE INFANTILISANT DU PASSÉ »

    TIDJANE THIAM À PROPOS DU FRANC CFA : « C’EST UN VESTIGE INFANTILISANT DU PASSÉ »

    L’ancien ministre ivoirien et candidat à l’élection présidentielle relance le débat sur l’avenir du franc CFA. Dans un livre de mémoires publié quelques semaines avant le scrutin, Tidjane Thiam qualifie la monnaie commune de 14 pays africains de « vestige infantilisant du passé ».

    Dans son ouvrage Sans préjugés : Mémoires (William Collins, 224 pages), l’ex-patron du groupe Crédit Suisse souligne que le franc CFA, indexé sur l’euro, offre « de nombreux avantages économiques, principalement la stabilité ». Mais, ajoute-t-il, cette monnaie rappelle surtout « la dépendance de l’Afrique » vis-à-vis de son ancien colonisateur.

    « Le despote le plus puissant ne peut ignorer »

    Créé en 1945 sous le nom de « franc des Colonies Françaises d’Afrique », puis rebaptisé « franc de la Communauté Financière Africaine » (UEMOA) et « franc de la Coopération Financière en Afrique Centrale » (CEMAC), le franc CFA est arrimé à l’euro depuis 1999, avec une convertibilité garantie par le Trésor français.

    Le dispositif suscite régulièrement des critiques. Ses détracteurs dénoncent un ancrage qui limite la compétitivité-prix des économies africaines, favorise les importations et contraint les banques à une politique prudente, peu favorable au financement des entreprises. La stabilité monétaire est privilégiée, parfois au détriment de la croissance et de l’intégration régionale.

    Ses partisans, en revanche, mettent en avant la stabilité de la monnaie et citent les difficultés économiques rencontrées par des pays africains disposant de leur propre devise.

    « Les pays qui ont leur propre monnaie sont soumis aux fluctuations déstabilisantes du marché des changes », répond Tidjane Thiam dans son livre. « Mais cela contribue également à renforcer le sens des responsabilités : si vous annoncez une mauvaise politique économique, votre monnaie s’effondre et vos réserves de change s’épuisent. Ce sont là des signaux que même le despote le plus puissant ne peut ignorer. »

    La publication de son ouvrage intervient à un moment où plusieurs États de la zone UEMOA et de la CEMAC s’interrogent sur l’avenir de cette monnaie et sur les modalités d’une réforme attendue depuis plusieurs années. Dans ce contexte, certains pays, notamment ceux de l’Alliance des États du Sahel (AES), engagés dans une confrontation ouverte avec la France, accusent Paris de vouloir maintenir son influence à travers le franc CFA.

    « Une pression énorme » de la France

    Dans son livre, Tidjane Thiam revient aussi sur son expérience gouvernementale dans les années 1990, lorsqu’il dirigeait le Bureau national d’études techniques et de développement (BNETD) sous la présidence d’Henri Konan Bédié. Il raconte avoir résisté à de fortes pressions françaises pour attribuer un marché à une entreprise hexagonale.

    « Une pression énorme a été exercée sur le gouvernement ivoirien », affirme-t-il, allant jusqu’à mentionner un appel direct du président Jacques Chirac à Henri Konan Bédié. « J’ai dû menacer de démissionner lorsqu’il est apparu que mes supérieurs pourraient céder », écrit-il, y voyant une illustration « de l’attitude et de la politique postcoloniale de la France à l’égard de ses anciens territoires ».

    Selon lui, Paris « s’attendait à un traitement préférentiel, même lorsque cela allait à l’encontre de nos intérêts ». À l’époque, confie-t-il, certains l’avaient même dissuadé de se rendre en France « pour des raisons de sécurité ».

    Tidjane Thiam estime que ce double discours reste une constante dans les relations entre l’Afrique et ses partenaires occidentaux. « En apparence, ils veulent tous une bonne gouvernance, la transparence et des gouvernements sans corruption », écrit-il. « Mais ils déplorent le gaspillage et le clientélisme seulement lorsque leurs intérêts ne sont pas en jeu. »

  • Au Burkina, l’homosexualité est interdite (Assemblée législative de transition, ALT)

    Au Burkina, l’homosexualité est interdite (Assemblée législative de transition, ALT)

    L’Assemblée législative de transition (ALT) a adopté lundi 1er septembre 2025 un nouveau Code des personnes et de la famille, introduisant notamment l’interdiction des pratiques homosexuelles et assimilées, désormais punies par la loi.

    Les députés de l’ALT ont adopté le projet de loi portant Code des personnes et de la famille, a constaté APA.

    Le texte introduit plusieurs dispositions nouvelles, dont l’incrimination des pratiques homosexuelles et assimilées, désormais passibles d’une peine d’emprisonnement allant de deux à cinq ans assortie d’une amende.

    « La grande innovation de ce nouveau Code est l’interdiction des pratiques homosexuelles et assimilées, ainsi que les sanctions prévues en la matière », a déclaré le ministre de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala, devant les députés.

    En cas de récidive, a-t-il ajouté, les personnes de nationalité étrangère seront « purement et simplement expulsées du pays ».

    L’adoption de cette disposition constitue une première au Burkina Faso, où aucun texte ne prévoyait jusque-là de sanctions contre les pratiques homosexuelles, selon le ministre de la Justice.

    HO/ac/APA

  • Sidi Ould Tah (président de la BAD) : « L’Afrique nous regarde, la jeunesse attend, le temps est à l’action »

    Sidi Ould Tah (président de la BAD) : « L’Afrique nous regarde, la jeunesse attend, le temps est à l’action »

    L’économiste mauritanien Sidi Ould Tah, élu président de la Banque africaine de Développement (BAD) le 29 mai 2025 lors des Assemblées annuelles de cette institution phare de financement, a pris officiellement fonction comme neuvième président lors d’une cérémonie d’investiture organisée, lundi à Abidjan en Côte d’Ivoire, pays siège de la Banque. Un moment historique marqué par la présence du Président ivoirien Alassane Ouattara et de son homologue mauritanien, Mohamed Cheikh El Ghazouani.

    « Je prends l’engagement de respecter les dispositions de l’accord portant création de la Banque africaine de développement, de me conformer à ses règles, de m’acquitter de mes devoirs (…) avec loyauté, discrétion et conscience », a promis le Dr Sidi Ould Tah, devant les autorités statutaires de la Banque, notamment le président du Conseil des Gouverneurs, le ministre congolais de l’Economie, du Plan et de l’Intégration régionale, Ludovic Ngatsé, le Secrétaire général de l’institution financière, Vincent Nmelielle, plusieurs gouverneurs et administrateurs de la Banque.

    Le nouveau président de la BAD a tenu, dans son discours d’investiture prononcé à l’issue de sa prestation de serment, à remercier particulièrement le Président Ouattara : « Comment ne pas me tourner vers vous, pour vous exprimer ma profonde reconnaissance pour le rôle qui a été le vôtre dans le cheminement qui nous a conduit jusqu’à cet aboutissement (…). En plus de votre soutien, vos conseils et vos orientations ont été pour nous une source inépuisable d’inspiration. »

    M. Ould Tah a ensuite exprimé sa gratitude au Président de la République Islamique de Mauritanie, « pour les inlassables efforts déployés » en faveur de sa candidature. « Votre engagement personnel, a-t-il ajouté à l’endroit de M. Ghazouani, a suscité un fort engouement autour de cette candidature. Votre aura en Afrique et dans le monde a contribué à cet heureux aboutissement. Par votre remarquable leadership, vous avez su fédérer toutes les forces vives de Mauritanie, faisant ainsi de cette élection un grand moment d’unité nationale ».

    Les défis à relever par le nouveau patron de la BAD sont nombreux : les tensions géopolitiques et sécuritaires, la réduction de l’aide internationale au développement, le poids croissant de la dette et l’impact négatif du changement climatique, retard dans la technologie et le développement durable…Le Dr Ould Tah entend toutefois les relever, en travaillant avec toutes les parties prenantes (…) dans un esprit de concertation et de collégialité afin de poursuivre la mission qui nous unit : bâtir une Afrique robuste et prospère ».

    Une vision stratégique autour de 4 points cardinaux

    L’ère Ould Tah s’ouvre sous le signe de l’action et des réformes ambitieuses pour changer de dimension et franchir de nouveaux paliers de développement. Le nouveau président a ainsi été élu sous la bannière d’ « une vision stratégique affinée, fondée sur ce que j’appelle les Quatre points cardinaux. Ce nouveau cadre ne remplace pas l’initiative High 5 ; il en affine et en approfondit l’objectif en se concentrant sur des actions autour de quatre priorités interdépendantes, particulièrement urgentes dans le contexte actuel :

    Améliorer l’accès au capital : mobiliser les ressources financières de l’Afrique ; réformer et consolider les systèmes financiers, les institutions et les talents du continent pour affirmer l’action mondiale de l’Afrique ; exploiter la transformation démographique pour le développement économique ; construire des infrastructures résilientes au climat et une forte valeur ajoutée aux ressources naturelles. »

    « L’Afrique nous regarde, la jeunesse nous attend, le temps est à l’action », a lancé le président Ould Tah, impatient de repartir sur le terrain, là où les défis sont pressants. Alors qu’il entend ouvrir une large consultation en interne comme en externe avec les différentes parties prenantes, Etats, institutions, entreprises privées, société civile, intellectuels et médias, la prochaine reconstitution du Fonds africain de développement (FAD, guichet concessionnel où 37 Etats africains à faible revenu peuvent se financer loin des taux du marché) apparaît comme une urgence.

    La session d’annonces d’engagements au soutien du FAD-17 qui se déroulera en décembre 2025, suscite de fortes inquiétudes en raison des annonces de retrait de ce Fonds faites par la nouvelle administration américaine. Sur ce sujet aussi comme sur bien d’autres, le Dr Sidi Ould Tah entend faire de chaque défi une nouvelle opportunité pour l’Afrique.

  • Trafic de cocaïne : l’Afrique de l’Ouest, nouveau hub des groupes balkaniques

    Trafic de cocaïne : l’Afrique de l’Ouest, nouveau hub des groupes balkaniques

    Selon un rapport de la Global Initiative Against Transnational Organized Crime (GI-TOC), publié en septembre 2025 et soutenu par le Fonds intégré de sécurité du Royaume-Uni, l’Afrique de l’Ouest est devenue un point stratégique pour le transit et la conteneurisation de la cocaïne destinée à l’Europe. Les réseaux des Balkans occidentaux, en alliance avec le PCC brésilien, exploitent ports et infrastructures régionales, notamment au Sénégal, en Guinée-Bissau et en Sierra Leone.

    Un nouveau rapport de la GI-TOC, intitulé Under the Radar: Western Balkans’ Cocaine Operations in West Africa, publié en septembre, met en lumière l’enracinement croissant des groupes criminels des Balkans occidentaux dans la chaîne logistique de la cocaïne en Afrique de l’Ouest. Selon l’étude parvenu à APA, les clans monténégrins Kavač et Škaljari, ainsi que des acteurs albanophones basés à Dubaï, utilisent la région comme point d’entreposage, de redistribution et de conteneurisation pour l’Europe, et potentiellement vers l’Asie et l’Australie.

    L’expansion majeure de ces réseaux en Afrique de l’Ouest date de 2019, portée par la hausse de la production latino-américaine et la pression sur les routes directes vers l’Europe. Le rapport souligne que la proportion de cocaïne transité via l’Afrique de l’Ouest pourrait atteindre 50 % de la consommation européenne d’ici 2030. Le Port de Dakar est identifié comme le hub le plus stratégique pour les exportations vers l’Espagne et d’autres pays européens.

    Les auteurs précisent que ces groupes collaborent avec des intermédiaires locaux pour sécuriser le transport, le stockage et la protection, mais que la présence physique de nationaux balkaniques pourrait s’intensifier. Le PCC brésilien joue un rôle clé dans la fourniture et l’exportation de cargaisons, tandis que Dubaï demeure un refuge pour les fugitifs et un centre de blanchiment d’argent.

    Le rapport alerte également sur la vulnérabilité des ports ouest-africains et sur l’utilisation de l’aviation générale, peu comprise, pour les trajets intra-continentaux et les flux vers l’Europe et l’Amérique latine. La consommation locale de cocaïne et de crack est en hausse, avec une baisse des prix dans certains pays, comme la Guinée-Bissau.

    En conclusion, la GI-TOC recommande un renforcement de la coordination transcontinentale, une meilleure collecte et analyse du renseignement, ainsi qu’un ciblage précis des brokers et des réseaux financiers liés aux groupes balkaniques afin de perturber leurs opérations.

    AC/APA

  • Tracasseries: La cheffe de cabinet du président du PDCI-RDA de nouveau interrogée à son retour de France

    Tracasseries: La cheffe de cabinet du président du PDCI-RDA de nouveau interrogée à son retour de France

    Après un séjour en France au cours duquel elle a eu une séance de travail avec le président du PDCI-RDA, Tidjane Thiam, Mme Mylène Aithnard Oulé, cheffe de cabinet du leader du parti, a de nouveau été retenue et entendue par des agents de contrôle à l’aéroport Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan.

    Quelques jours plus tôt, lors de son départ pour la France, elle avait déjà été soumise à un interrogatoire. À son retour, hier, elle a subi le même traitement : ses documents de voyage ont été confisqués puis restitués après plus d’une heure d’interrogatoire. Son passeport a par ailleurs été photographié, et des agents lui ont demandé la localisation de son domicile.

    Face à ses demandes d’explications, il lui a été simplement répondu : « Ce sont des consignes », sans que les auteurs de ces instructions ne soient précisés.

    Ce nouvel épisode intervient dans un contexte où d’autres proches du président Thiam semblent également visés. Son frère aîné, le ministre Aziz Thiam, avait déjà rencontré des difficultés similaires lors d’un voyage en France.

    Ces incidents soulèvent des interrogations : s’agit-il de simples coïncidences liées aux procédures de sécurité, ou d’une volonté délibérée d’intimider les collaborateurs et la famille du président du PDCI-RDA, à l’approche de la présidentielle de 2025 ?

    Un fait demeure troublant : Mme Mylène Aithnard Oulé a été la seule passagère du vol à être interpellée et soumise à un tel contrôle.

  • Washington veut déplacer toute la population de la bande de Gaza, selon le Washington Post

    Washington veut déplacer toute la population de la bande de Gaza, selon le Washington Post

    Le plan des États-Unis pour l’après-guerre à Gaza prévoit déplacer toute la population du territoire palestinien, qui serait placé sous administration américaine pendant dix ans pour le transformer en un centre touristique et technologique, rapporte dimanche le Washington Post.

    Le plan de 38 pages, consulté par le quotidien américain, envisage le déplacement volontaire des quelque deux millions d’habitants de Gaza vers d’autres pays ou dans des zones sécurisées à l’intérieur du territoire dévasté par près de deux ans de guerre, le temps de sa reconstruction.

    Ceux qui accepteraient de partir recevraient 5000 $ US ainsi qu’une aide couvrant quatre ans de loyer et un an de nourriture, selon ce plan.

    Les propriétaires terriens se verraient quant à eux offrir des jetons numériques, à utiliser pour financer une nouvelle vie ailleurs ou à échanger contre un appartement dans l’une des six à huit nouvelles villes intelligentes et alimentées par l’IA devant être construites à Gaza.

    Des usines de voitures électriques, des centres de données ou des hôtels y seraient financés par des investissements publics et privés.

    Le territoire palestinien serait placé le temps de la reconstruction sous l’administration d’une entité baptisée Gaza Reconstitution, Economic Acceleration and Transformation Trust, ou GREAT Trust.

    Le plan prévoit que cet organisme gouverne pendant dix ans avant de laisser la place à une entité palestinienne réformée et déradicalisée.

    Il a été élaboré, selon le Washington Post, par certains des Israéliens à l’origine de la Fondation humanitaire de Gaza (GHF), une organisation privée soutenue par Israël et les États-Unis, créée pour distribuer l’aide alimentaire et au centre de nombreuses critiques.

    Sollicité par l’AFP, le département d’État américain n’a pas répondu dans l’immédiat.

    Donald Trump avait lancé en février l’idée d’une prise de contrôle de la bande de Gaza par les États-Unis pour en faire la riviera du Moyen-Orient, une fois vidée de ses habitants, qui pourraient selon lui être déplacés vers l’Égypte et la Jordanie.

    Salué par l’extrême droite israélienne, ce plan a été rejeté par les pays arabes et la plupart des pays occidentaux, l’ONU mettant de son côté en garde contre un nettoyage ethnique à Gaza.

    La guerre à Gaza a été déclenchée par l’attaque du Hamas en Israël du 7 octobre 2023, qui a entraîné la mort de 1219 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles.

    La campagne de représailles d’Israël a fait au moins 63 459 morts à Gaza, en majorité des civils, selon le ministère de la Santé du Hamas, dont les chiffres sont jugés fiables par l’ONU.

  • CÔTE D’IVOIRE : LA NUIT DU MAWLID CÉLÉBRÉE DANS LA NUIT DU 3 AU 4 SEPTEMBRE 2025

    CÔTE D’IVOIRE : LA NUIT DU MAWLID CÉLÉBRÉE DANS LA NUIT DU 3 AU 4 SEPTEMBRE 2025

    La nuit du Mawlid sera observée du mercredi 3 au jeudi 4 septembre 2025, informe le COSIM l’ensemble de la communauté musulmane en Côte d’Ivoire, dans un communiqué. 

    Le Conseil Supérieur des Imams, des Mosquées et des Affaires Islamiques en Côte d’Ivoire (COSIM) a annoncé ce lundi 1er septembre que la Nuit du Mawlid se tiendra dans la nuit du mercredi 3 au jeudi 4 septembre 2025.

    “Le Conseil Supérieur des Imams, des Mosquées et des Affaires Islamiques (COSIM) informe la communauté musulmane de Côte d’Ivoire que la célébration du Mawlid, naissance du Prophète Muhammad (Paix et Salut sur lui), aura lieu dans la nuit du mercredi 3 au jeudi 4 septembre 2025”, lit-on dans le communiqué du COSIM publié ce lundi 1er septembre. 

    Dans cet communiqué consulté par 7INFO, le COSIM invite tous les fidèles à marquer cette nuit de ferveur spirituelle par des prières, des récitations coraniques et des actes de solidarité, dans un esprit de paix, de fraternité et de cohésion sociale.

    Au-delà des célébrations, le COSIM exhorte les fidèles à faire de ce moment de recueillement un vecteur de cohésion sociale et de fraternité, rappelant que le Mawlid est avant tout un symbole d’unité pour toute la communauté.

    E. Tristan SAHI

  • Célébration des 90 ans d’Abdou Diouf : Une exposition et une conférence au Musée des Civilisations noires

    Célébration des 90 ans d’Abdou Diouf : Une exposition et une conférence au Musée des Civilisations noires

    La famille Diouf et la Fondation Abdou Diouf Sport-Vertu invitent le public à célébrer les 90 ans de l’ancien président sénégalais Abdou Diouf lors d’un événement spécial le mardi 2 septembre 2025 au Musée des Civilisations noires. À partir de 09h00, une exposition et une conférence rendront hommage à cet homme d’État emblématique, avec un programme riche prévu de 10h00 à 12h45, suivi d’un vernissage par les autorités.

    L’événement débutera par des messages de la famille Diouf, du président de la Fondation, et du président de la République ou son représentant, avant une conférence inaugurale animée par le professeur Souleymane Bachir Diagne. Trois à quatre témoignages viendront enrichir l’hommage, suivis à 12h45 du vernissage de l’exposition, ouverte au public jusqu’au dimanche 7 septembre.

    Cette initiative vise à célébrer l’héritage de Diouf, figure marquante de la politique sénégalaise.Abdou Diouf, né le 7 septembre 1935, a dirigé le Sénégal de 1981 à 2000, succédant à Léopold Sédar Senghor. Économiste de formation, il a marqué son mandat par des réformes sociales et économiques, tout en assumant des fonctions internationales prestigieuses, notamment comme secrétaire général de la Francophonie de 2003 à 2014, consolidant ainsi son statut de leader panafricain respecté.

    SENEWEB

  • La rue: prochaine carte de l’opposition ivoirienne ?

    La rue: prochaine carte de l’opposition ivoirienne ?

    Le président Laurent Gbagbo candidat du ppa-ci, ainsi que monsieur Tidjane Thiam celui du pdci, ont déposé leurs dossiers de candidature à la CEI, qui les transmettra à la Cour constitutionnelle pour examen. Pourtant ne figurant pas sur la liste électorale, donc n’étant pas électeur, ils ne peuvent être éligible à aucune élection. Pourquoi alors faire acte de candidature dans ce cas ? Parce que dans les états-majors de ces deux candidats, on fait le pari que la question ne sera pas réglée au conseil constitutionnel, mais par une pression de la rue. En Afrique, la rue reste la carte maîtresse de l’opposition. 

    Vêtements politiques

    Mais revenons un instant en arrière. Lors de la présidentielle de 2000, le candidat Laurent Gbagbo s’est retrouvé seul face au général Gueï, les autres poids lourds de l’opposition ayant vu leur candidature rejetée par la cour suprême de l’époque, pour diverses raisons. Bien entendu le candidat Gbagbo Laurent n’a pas versé d’abondantes larmes sur le sort de ceux qui étaient ainsi écartés, il n’a pas vu dans cette décision de la cour suprême un « acte arbitraire politiquement motivé », il appelait plutôt à organiser la présidentielle coûte que coûte, trop content d’être le seul poids lourd face au général Gueï.

    Après la présidentielle (dont la proclamation des résultats donna lieu à des violences), suivirent les législatives en Décembre 2000. Là encore, la candidature de l’ex premier ministre Ouattara fut rejetée par la cour suprême. Désormais installé au palais présidentiel, Laurent Gbagbo parla alors de justice indépendante, de séparation des pouvoirs,…..etc…… Dans une allocution à la nation, il déclara que « les décisions prises par les institutions doivent être respectées par tous » .

    Aujourd’hui il fait face à une décision de justice qui le prive d’une partie de ses droits civiques, mais refuse de s’y soumettre, et envisage la rue pour passer en force. On peut lui opposer ses déclarations lorsqu’il était au pouvoir. D’autre part, peut-on se prétendre démocrate et faire fi des décisions de justice ? On peut spéculer sur le fait que la décision qui le frappe soit ou non politiquement motivée. Mais dans le cas de figure, en l’absence d’une amnistie, cette décision reste en place et elle a force de loi. Ne pas la respecter c’est se mettre en dehors de la loi, c’est se mettre « en dehors de la république » pour employer une expression chère au président Gbagbo lorsqu’il était aux affaires. Le président Gbagbo oublie également que c’est à une décision de justice qu’il doit son destin présidentiel. Si la justice n’avait pas écarté ses principaux concurrents en 2000, il n’est pas sûr qu’il serait monté sur le podium.

    En Afrique, selon qu’on est dans l’opposition ou au pouvoir, les valeurs, les principes, les convictions ne sont pas les mêmes. C’est une constante chez les opposants, surtout ceux qu’on appelle les ‘’opposants historiques’’. Le président Gbagbo, le « père de la démocratie ivoirienne » semble être de la même lignée, lui qui se prépare à jouer la carte de la rue.