Auteur/autrice : iciabidjan

  • Clarification : L’Ambassade de Côte d’Ivoire au Canada dénonce un reportage stigmatisant de Radio-Canada

    Clarification : L’Ambassade de Côte d’Ivoire au Canada dénonce un reportage stigmatisant de Radio-Canada

    L’ambassade de Côte d’Ivoire au Canada

    L’Ambassade de la République de Côte d’Ivoire au Canada a réagi avec fermeté à la diffusion par Radio-Canada d’un film d’enquête relatif à un prétendu « crime organisé africain » au Québec.

    Dans un communiqué en date du 19 septembre 2025, la représentation diplomatique s’est dite « stupéfaite » par cette production qu’elle qualifie de « mise en scène tendancieuse visant à jeter l’opprobre » sur la Côte d’Ivoire et sa communauté installée au Canada.

    L’Ambassade s’insurge contre une démarche journalistique jugée déséquilibrée, partielle et partiale, réalisée sans aucune consultation ni audition des autorités ivoiriennes. Elle estime que ce type de contenu tronqué porte « gravement atteinte à l’image de la Côte d’Ivoire, à sa crédibilité internationale et à la réputation de sa communauté au Canada ».

    Une position claire et ferme

    Dans son communiqué, la représentation ivoirienne rappelle que la Côte d’Ivoire rejette toute assimilation abusive entre ses ressortissants et un prétendu « mafia ivoirienne ». De telles généralisations, selon elle, constituent une stigmatisation inacceptable mettant en danger la sécurité et la dignité des Ivoiriens.

    L’Ambassade souligne que la Côte d’Ivoire mène une lutte rigoureuse et constante contre toutes formes de criminalité, notamment la cybercriminalité, le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, en conformité avec ses engagements internationaux. Elle relève par ailleurs que la prolifération de tels réseaux criminels au Canada résulte aussi de failles locales, telles que le contrôle insuffisant des permis d’études ou encore le suivi lacunaire des étudiants étrangers.

    Des Ivoiriens respectueux et exemplaires

    La mission diplomatique met en avant le comportement irréprochable de la grande majorité des Ivoiriens résidant au Canada, décrits comme « citoyens exemplaires, respectueux des lois, intégrés et actifs dans la vie académique, économique et culturelle » du pays d’accueil.

    Tout en appelant les médias canadiens à plus de responsabilité et d’équilibre, l’Ambassade exhorte Radio-Canada à ne pas relayer des amalgames susceptibles de nuire à la cohésion sociale et de déformer la réalité. Elle réaffirme enfin la disponibilité de la Côte d’Ivoire à renforcer la coopération bilatérale avec le Canada, condition indispensable à une lutte efficace contre la criminalité transnationale organisée.

  • CANADA-Brouteurs: Un Ivoirien de 26 ans, a volé plus d’un million de dollars à deux retraitées québécoises.

    CANADA-Brouteurs: Un Ivoirien de 26 ans, a volé plus d’un million de dollars à deux retraitées québécoises.

    L’arnaque amoureuse ? C’est leur spécialité. Mais ce n’est pas tout. Au Québec, un réseau de criminels africains impliqué aussi dans l’exportation de véhicules volés s’est développé et professionnalisé. Et ses membres débarquent comme faux étudiants.

    C’est un sujet que tout le monde connaît. L’arnaque en ligne. Qui n’a jamais reçu un courriel provenant d’une riche héritière ayant besoin d’argent pour toucher son dû, qu’elle promet de partager ? Ou d’une personne à la recherche d’un amour virtuel franc et sincère ?

    Tristement célèbre depuis longtemps, la fraude amoureuse a grandement évolué. Et elle s’est professionnalisée, au point de générer des centaines de millions de dollars rien qu’au Canada. À tel point qu’un réseau criminel francophone, qualifié de crime organisé africain par les autorités canadiennes, s’est emparé de cette industrie lucrative.

    Radio-Canada a obtenu des centaines de documents confidentiels, des rapports d’enquête, des organigrammes, des photos, des vidéos et des analyses financières illustrant comment cette organisation a réussi à développer ses activités au Canada et à transférer des sommes conséquentes en Afrique.

    C’est un réseau tentaculaire avec des ramifications partout au Canada, décrit Karine Caron, analyste de renseignement pour l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC). Cette dernière multiplie, depuis des mois, les témoignages dans des audiences judiciaires pour détailler le rôle de ces individus, principalement issus de la Côte d’Ivoire et du Bénin.

    De fil en aiguille, je me suis rendu compte qu’on était en présence d’une énorme organisation criminelle.

    Une citation de Karine Caron, analyste de renseignement à l’ASFC

    Plus de 200 membres de cette organisation vivent actuellement au Québec, glisse-t-elle. Mais toutes les semaines, on découvre de nouveaux membres au pays et on se rend compte qu’ils sont bien enracinés au Québec, prévient-elle. On ne connaît que la pointe de l’iceberg. C’est inquiétant.

    Ses homologues internationaux, qui se penchent aussi sur ce phénomène, parlent même d’une mafia africaine, ajoute Karine Caron.

    Arrivé au Canada comme étudiant, l’Ivoirien Mamadou Berthe a fraudé plusieurs victimes au Québec et a été impliqué dans l’exportation de véhicules volés, avant d’être expulsé à la fin du mois d’août.
    PHOTO : GRACIEUSETÉ : SERVICE DE POLICE DE LA VILLE DE MERCIER

    Le permis d’études comme porte d’entrée

    Pour entrer au Québec, ces criminels, souvent âgés entre 20 et 30 ans, ont su berner les autorités et le ministère fédéral de l’Immigration. La grande majorité d’entre eux obtiennent un permis d’études pour des universités souvent situées en région, comme celles du Québec à Trois-Rivières (UQTR), à Chicoutimi (UQAC) ou en Outaouais (UQO).

    Ce visa n’est qu’une belle opportunité pour arriver au Québec, avance Karine Caron, car en réalité, ces fraudeurs ne mettent, la plupart du temps, jamais les pieds dans ces établissements. Cette technique semble fonctionner, puisqu’il n’existe aucun processus de vérification automatique des présences auprès des étudiants étrangers, reconnaît Immigration Canada.

    Une telle responsabilité incombe directement aux établissements, qui peuvent prévenir les autorités fédérales, affirme un porte-parole d’Immigration Canada, tout en mentionnant que l’éducation au Canada relève de la compétence des provinces et des territoires.

    Ils étaient membres d’une organisation [criminelle] outre-mer et ont profité du permis d’études pour pouvoir entrer au Canada.

    Une citation de Karine Caron, analyste de renseignement à l’ASFC


    Ils ont détecté une faille dans le système pour entrer avec un statut d’étudiant. D’après moi, le mot se passe et on va en voir de plus en plus
    , s’inquiète Nancy Simoneau, sergente-détective à Mercier à l’origine de l’arrestation de Mamadou Berthe. Cet Ivoirien de 26 ans, installé à Montréal avant son arrestation, a volé plus d’un demi-million de dollars à deux retraitées québécoises.

    Mais en consultant ses comptes bancaires, on a découvert au total 20 victimes. Je n’en connaissais que deux, les autres n’ont pas porté plainte. On peut estimer qu’il a volé plus d’un million de dollars, présume la policière.

    Un profil plus crédible

    Depuis leur implantation au Québec, ces arnaqueurs professionnels ont affiné leurs méthodes, mises au point au départ dans les cybercafés de villes africaines, comme Abidjan, en Côte d’Ivoire.

    Après un premier contact numérique, souvent à travers un courriel ou Facebook, ils entraînent leurs interlocuteurs sur une autre messagerie, comme WhatsApp, Teams, Snapchat ou Google Chat, afin de les isoler, de les mettre en confiance, puis de leur demander de l’argent.

    Difficile néanmoins d’avoir une idée précise du montant total volé à leurs victimes canadiennes. Selon le Centre antifraude du Canada, près de 60 millions de dollars ont été perdus l’an passé pour des fraudes amoureuses. Un chiffre largement sous-estimé.

    On serait plus proche du demi-milliard de dollars qui transite par le crime organisé africain, selon les services frontaliers. On estime que seulement 10 % des victimes portent plainte, soutient Karine Caron. Ce n’est donc que la pointe de l’iceberg qu’on est en train d’observer.

    Car ces fraudeurs réussissent là où leurs collègues restés en Afrique échouent régulièrement : la crédibilité de leur histoire. Le format, comme on l’appelle dans le milieu. Ils peuvent parler du quartier des victimes, de la météo locale, du climat politique et social, etc. Grâce à leur proximité géographique, ils sont aussi capables d’échanger sans le moindre décalage horaire, à des heures régulières.

    D’autres méthodes sont également employées. Radio-Canada a obtenu des centaines de conversations vocales sans complexes entre un supposé étudiant ivoirien de Trois-Rivières, Aboubacar Diallo, et ses complices, basés notamment à Abidjan.

    Aboubacar Diallo est arrivé au Québec comme étudiant de l’Université du Québec à Trois-Rivières. En août 2025, il a été «reconnu interdit de territoire au Canada» par la Commission de l’immigration et du statut de réfugié du Canada.
    PHOTO : PHOTO ISSUE DE DOCUMENTS JUDICIAIRES

    Pour appâter ses nombreuses victimes, ce réseau fait livrer des cadeaux à leur domicile (des fleurs, des toutous ou du chocolat). La production et l’envoi de faux documents (contrat notarié, testament ou facture d’hôpital), plus réalistes les uns que les autres, sont également monnaie courante pour soutirer des sommes importantes en jouant sur la corde de l’émotion.

    Aboubacar Diallo a finalement été reconnu interdit de territoire au Canada à la fin du mois d’août, indique l’Agence des services frontaliers pour des motifs de criminalité organisée et de blanchiment d’argent.

    Ce sont maintenant des fraudes haut de gamme, bien montées, souligne le chercheur de l’UQTR, Charles Viau-Quesnel, auteur d’une étude sur l’arnaque amoureuse.

    Ce sont des fraudes qui prennent plus de temps, mais pour lesquelles le gain potentiel est beaucoup plus élevé.

    Une citation deCharles Viau-Quesnel, chercheur à l’UQTR

    Il y a beaucoup de preuves matérielles qui sont présentées, des rapports médicaux, des documents en apparence officiels. On voit, sans aucune hésitation, une augmentation de la qualité, confirme-t-il.

    Dans certains cas, le groupe criminel fait même appel à des complices féminines, également ressortissantes temporaires. Celles-ci s’occupent d’appeler et de discuter tous les soirs avec leurs victimes masculines. Elles sont donc la voix derrière ces faux profils.

    Du blanchiment au financement du terrorisme

    Si le trucage de photos ou de vidéos n’a pas de secret pour le crime organisé africain, la production de fausses identités non plus. Certains criminels possèdent de multiples passeports africains. Ces documents leur permettent d’ouvrir plusieurs comptes bancaires dans différentes institutions financières canadiennes.

    Dans une affaire récente, les services frontaliers ont découvert une vingtaine de fausses identités pour un seul membre du crime organisé africain. De son côté, Mamadou Berthe, qui a finalement été expulsé à la fin du mois d’août, possédait des passeports de la Côte d’Ivoire, du Togo, du Mali et de la Guinée.

    Avec ces identités, l’argent se promène entre les comptes. C’est comme une immense toile d’araignée, détaille Nancy Simoneau.

    Ce réseau est très structuré. L’argent, quand il est pris des victimes, est rapidement transféré dans différents comptes, puis acheminé en Afrique.

    Une citation deNancy Simoneau, sergente-détective au Service de police de Mercier

    Pour transférer ces fonds, ils utilisent des applications de transfert, comme Moneygram, Western Union, WorldRemit, Orange Money. Des investissements en cryptomonnaies ont aussi été détectés.

    Parfois, ils se servent aussi du compte bancaire d’une victime, qui participe alors, à son insu, à ces flux illégaux visant à blanchir l’argent de ces fraudes vers la Côte d’Ivoire et d’autres pays d’Afrique de l’Ouest.

    Des compatriotes, résidents permanents canadiens, sont également mis à contribution. Par le biais de leur statut d’immigration, ils ont pu créer des entreprises permettant d’optimiser le blanchiment, que ce soit via des firmes d’immigration, de transferts de fonds ou des concessionnaires de véhicules d’occasion.

    En analysant les téléphones de membres du crime organisé africain, les autorités ont découvert des individus, installés au Québec et à l’identité inconnue, exhibant de multiples billets de banque.
    PHOTO : PHOTO ISSUE DE DOCUMENTS JUDICIAIRES

    D’après les renseignements des services frontaliers canadiens, le crime organisé africain participerait notamment au financement d’activités terroristes. Des liens avec l’organisation libanaise du Hezbollah, qui serait actif en Côte d’Ivoire, ont également été repérés.

    Il y a une mafia ivoirienne qui est en train de se constituer, explique le criminologue ivoirien Ladji Bamba. Et chaque entité du crime organisé a des connexions avec d’autres entités.

    Maître de conférence à l’Université Félix-Houphouët-Boigny d’Abidjan, ce chercheur étudie l’évolution de ce réseau criminel, qui copie des méthodes déjà vues dans des pays voisins anglophones, comme le Nigeria. Cette mafia ivoirienne est jeune, mais elle fait peur. On se demande ce qu’elle représentera dans 10 ans. C’est à prendre au sérieux.

    Exportation de véhicules volés canadiens vers l’Afrique

    L’arnaque amoureuse n’est qu’une branche, certes importante et lucrative, du crime organisé africain. Outre la production de faux documents et le blanchiment d’argent, cette organisation s’est spécialisée dans la fraude bancaire au sens large.

    Un producteur agricole de la Montérégie a par exemple perdu un million de dollars en une seule nuit. Le montant total a été fractionné en plus d’une centaine de transactions, afin de rester sous les radars de l’institution financière.

    Ce type de fraude, par possession de compte, ce sont des gros montants, soutient Karine Caron. Encore cette semaine, une autre entreprise a perdu 700 000 $.

    Les véhicules volés, expédiés vers l’Afrique, sont cachés dans des conteneurs, souvent avec des matelas.
    PHOTO : GRACIEUSETÉ : ASFC

    Le trafic de stupéfiants, le proxénétisme et le vol de véhicules, principalement en Ontario et au Québec, sont d’autres activités du crime organisé africain. Plusieurs de leurs membres, basés au Québec, ont également été repérés dans l’exportation de ces voitures entre le port de Montréal et celui d’Abidjan, en Côte d’Ivoire.

    L’organisation policière Interpol a d’ailleurs retrouvé ce printemps, dans les rues d’Abidjan, des dizaines de véhicules arrivés illégalement du Canada.

    Interpellés sur ce sujet, les autorités et le gouvernement ivoirien ont décliné nos questions. La Côte d’Ivoire fait des efforts, mais elle peut mieux faire. C’est une histoire de volonté politique, c’est tout, estime Ladji Bamba.

    Le Québec, reprend-il, est désormais devenu un eldorado pour ces criminels africains. Les battements d’ailes d’un papillon en Côte d’Ivoire peuvent créer des tsunamis, même au Canada, lance-t-il. La plupart des Canadiens voyaient cette criminalité de loin, mais elle est aujourd’hui sur votre territoire.

    Source: RADIO-CANADA

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  • Côte d’Ivoire: le RHDP désigne Kafana Koné Directeur National de Campagne d’Alassane Ouattara à la présidentielle de 2025 ( Officiel)

    Côte d’Ivoire: le RHDP désigne Kafana Koné Directeur National de Campagne d’Alassane Ouattara à la présidentielle de 2025 ( Officiel)

    Le Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix ( RHDP), le parti présidentiel ivoirien, a désigné son président du directoire, Gilbert Kafana Koné, comme directeur national de campagne chargé de la coordination générale de la campagne, des dustricts et des structures de mobilisation, du président Alassane Ouattara, candidat à l’élection présidentielle du 25 octobre 2025.

    L’information a été rapportée dans le communiqué final de la 29ème réunion du Directoire du parti au pouvoir ivoirien qui s’est tenue le jeudi 18 septembre 2025 à Abidjan. 

    Ainsi la direction nationale de campagne du candidat du RHDP sera dirigée par M. Kafana Koné avec l’appui de deux autres personnalités. 

    Le Haut-Représentant du président de la République, dans cette mission de Directeur National de Campagne se chargera de la coordination générale de la campagne, des districts et des structures de mobilisation. Le Premier ministre Robert Beugré Mambé est désigné directeur National de Campagne chargé des structures techniques et le vice-président Tiémoko Meyliet Koné est le président du comité d’orientation stratégique. 

    Par ailleurs, la direction nationale de campagne de M. Ouattara est composée de 13 directeurs nationaux de campagne adjoints avec des personnalités comme le président de l’Assemblée nationale Adama Bictogo, l’ex-Premier ministre Patrick Achi, le ministre de la Défense, Téné Birahima Ouattara, le gouverneur du District d’Abidjan Cissé Ibrahima Bacongo et les ministres Albert Mabri Toikeusse, Anne Ouloto et Kobenan Kouassi Adjoumani. 

    Quant aux directeurs Centraux de Campagne et Associés, ils sont au nombre de 29 dont les ministres Amédée Kouakou, Mamadou Touré, Mariatou Koné, Jacques Konan Assahoré, Pierre Dimba, Françoise Remarck, Adama Diawara et bien d’autres.

    En outre, cette équipe de campagne du RHDP compte 47 directeurs régionaux de campagne, 350 directeurs départementaux de campagne et des directeurs locaux de campagne.

    L’élection du président de la République de Côte d’Ivoire est prévue le 25 octobre prochain avec cinq candidats en lice dont le Président sortant Alassane Ouattara.

  • Côte d’Ivoire: 8 243,5 milliards FCFA mobilisés au premier semestre 2025, au-dessus des prévisions

    Côte d’Ivoire: 8 243,5 milliards FCFA mobilisés au premier semestre 2025, au-dessus des prévisions

    Les ressources mobilisées par l’État de Côte d’Ivoire à fin juin 2025 s’élèvent à 8 243,5 milliards FCFA, légèrement supérieures aux prévisions de 8 236 milliards, soit un taux de réalisation de 100,1 %, a annoncé le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, à l’issue du Conseil des ministres.

    Les dépenses ont été exécutées à 7 862,2 milliards FCFA sur une prévision de 8 088,1 milliards (97,2 %). Les investissements atteignent 1 717 milliards (93,4 % des prévisions), tandis que les dépenses sociales et de lutte contre la pauvreté ont dépassé leurs objectifs planchers.

    Le gouvernement assure que les efforts de mobilisation et de maîtrise budgétaire se poursuivront afin de respecter les engagements pris avec le FMI et les objectifs du Plan national de développement (PND).

  • PRÉSIDENTIELLE EN CÔTE D’IVOIRE : DON MELLO RENFORCE SES LIENS À MOSCOU AVANT LE SCRUTIN

    PRÉSIDENTIELLE EN CÔTE D’IVOIRE : DON MELLO RENFORCE SES LIENS À MOSCOU AVANT LE SCRUTIN

    En déplacement à Moscou, le candidat indépendant Ahoua Don Mello a rencontré mardi des responsables politiques russes, alors que sa proximité avec le Kremlin suscite des inquiétudes d’ingérence. 

    Le candidat à la présidentielle ivoirienne Ahoua Don Mello a annoncé avoir eu, mardi 16 septembre à Moscou, une série de rencontres avec des responsables politiques et institutionnels russes, confirmant son positionnement favorable à un rapprochement avec le Kremlin.

    Plusieurs officiels rencontrés

    Dans un message publié sur sa page Facebook ce 17 septembre, l’ancien ministre et ex-vice-président du PPA-CI a indiqué avoir échangé avec des experts de la Douma, la chambre basse du Parlement russe, autour des perspectives de coopération entre la Russie et l’Afrique pour l’industrialisation du continent. Il a également affirmé avoir rencontré des proches collaborateurs du président Vladimir Poutine, dont Georgy Muradov, conseiller à la présidence et vice-Premier ministre de Crimée, ainsi que Dimitri Savelev, vice-président de la Commission des affaires internationales de la Douma.

    Ahoua Don Mello dit avoir ensuite eu un entretien avec Alexander Babakov, vice-président de la Douma et président du parti Russie Juste, formation alliée à Russie Unie, le mouvement du président Poutine. Selon lui, ces discussions avaient pour objectif de renforcer les liens de coopération et de partager sa vision d’une “industrialisation de la Côte d’Ivoire et de l’Afrique” afin de résorber le chômage des jeunes et de permettre au continent de “tirer localement la plus grande partie de ses ressources”.

    Soupçons d’ingérence 

    Ce rapprochement avec Moscou intervient alors que plusieurs observateurs s’interrogent sur le rôle que pourrait jouer la Russie dans le scrutin ivoirien. Dans un rapport publié le 1er août, l’International Crisis Group note que “certains États du Sahel se réjouiraient d’un rapprochement entre Abidjan et le Kremlin”, ajoutant que Moscou, déjà impliqué dans plusieurs processus électoraux en Europe, dans le Caucase et en Afrique, “pourrait être tenté d’influencer le résultat du scrutin ivoirien”. Pour certains analystes, les liens assumés de Don Mello avec les autorités russes donnent une résonance particulière à ces mises en garde.

    Compagnon de longue date de Laurent Gbagbo, Ahoua Don Mello s’est présenté en indépendant après avoir été démis de ses fonctions au sein du PPA-CI fin juillet, à la suite de l’annonce de sa candidature contre l’avis du parti. Il avait alors expliqué qu’il s’agissait d’une candidature de précaution, dans l’éventualité où l’ancien président, frappé d’inéligibilité, ne pourrait concourir. Ingénieur de formation et ancien directeur général du BNETD, il a occupé plusieurs postes ministériels sous Laurent Gbagbo. Depuis 2021, il évolue à Moscou comme conseiller spécial du patronat russe pour les investissements en Afrique et, depuis 2023, comme vice-président de l’Alliance internationale des BRICS, chargé des projets stratégiques.

    Dans un communiqué distinct, rendu public le 16 septembre, Don Mello a affirmé “confier” sa candidature à des figures de l’opposition écartées de la course, dont Laurent Gbagbo, Tidjane Thiam et Pascal Affi N’Guessan. Il a dénoncé “l’instrumentalisation de la justice” et jugé que la Côte d’Ivoire se trouve face au choix entre “l’accouchement d’une crise aux conséquences imprévisibles ou la possibilité de la faire avorter par le dialogue”.

    Seul représentant issu du PPA-CI validé par le Conseil constitutionnel parmi la soixantaine de dossiers déposés, Don Mello affrontera le président sortant Alassane Ouattara, candidat à un quatrième mandat, ainsi que quatre autres candidats retenus pour l’élection du 25 octobre. Dans un climat politique tendu, il dit vouloir placer son combat sous le sceau de la souveraineté et du panafricanisme.

  • Don Mello pour une opposition unie face à Ouattara

    Don Mello pour une opposition unie face à Ouattara

    Ahoua Don-Mello, candidat à l’élection présidentielle ivoirienne du 25 octobre 2025, démis de ses fonctions par le PPA-CI, parti de Laurent Gbagbo, appelle l’opposition à affronter Alassane Ouattara dans les urnes, soutenant que c’est la seule voie pour le faire partir du pouvoir.  

    Retenu par le Conseil constitutionnel, Ahoua Don-Mello fait partie des cinq candidats qui devront prendre part à l’élection présidentielle du 25 octobre 2025. Ne bénéficiant pas du parrainage de son parti, il espère un sursaut national pour vaincre Alassane Ouattara à ce scrutin.

    « Notre histoire récente nous enseigne que l’affrontement dans les urnes a toujours donné la victoire du peuple sur Alassane Ouattara. Alors que l’affrontement hors des urnes, soutenue indirectement ou directement par l’hégémonie occidentale, a toujours renversé la situation en sa faveur », a-t-il dit dans une déclaration.

    Selon Don-Mello, vice-président de l’Alliance internationale des BRICS, « l’hégémonie occidentale a toujours renversé la situation en sa faveur, afin de faire de la Côte d’Ivoire son bastion imprenable pour le contrôle de l’Afrique de l’Ouest : Il en a été ainsi en 2002, 2004, 2010 et 2011 ».

    « Cet enjeu géopolitique du processus démocratique en Côte d’Ivoire nous interpelle dans nos réflexions stratégiques », a-t-il lancé. Pour lui, « une vision largement partagée par le peuple et une stratégie conséquente peuvent nous permettre la double transition vers la démocratie et la souveraineté ».

    « Le régime hyper-présidentialiste, soutenu par l’hégémonie occidentale, qui dévore l’indépendance des Institutions républicaines et notre souveraineté, fait douter de l’issue du choix des urnes ou de l’affrontement hors des urnes, ainsi que le prix à payer », fait-il observer.

    Certes, les électeurs sont préoccupés par la fraude due à la nature même du parti-Etat. Mais, ayant été le principal artisan de la lutte contre la fraude en 2000 et en 2010, qui a permis la double victoire de Laurent Gbagbo dans les urnes, Don Mello assure avoir « eu le temps d’examiner la matrice des fraudes sous le régime Ouattara et les réponses technologiques nécessaires pour les contrer ».

    « Ayant été témoin des affrontements hors des urnes de 2002, 2004 et de 2011, impliquant l’hégémonie occidentale, qui ont fracturé l’unité nationale et semé la méfiance entre les communautés, il est nécessaire d’apporter les réponses appropriées pour recoudre l’unité nationale et définir de nouveaux rapports gagnant-gagnant avec le monde hégémonique, au risque d’allumer un feu aux conséquences imprévisibles comme dans bien d’autres pays », a-t-il poursuivi.

    « La Côte d’Ivoire est enceinte d’une crise qui risque d’approfondir le déchirement de l’unité nationale et faire de nouvelles victimes. Nous pouvons opter pour l’accouchement de cette crise aux conséquences imprévisibles ou la faire avorter », a-t-il déclaré. Pour Don Mello, « tout dépend de la volonté de la classe politique et de chaque citoyen de ce pays ».

    Il estime qu’il « urge de dialoguer, afin de rassembler toutes nos forces pour l’intérêt supérieur de l’unité nationale et pour de nouveaux rapports avec le monde hégémonique », tout en exhortant les Ivoiriens à faire de la Côte d’Ivoire le pays de l’hospitalité et de la vraie fraternité.

    « Chers Ivoiriennes et Ivoiriens, plus que jamais, nous avons le devoir de bâtir ensemble notre destin, unis et confiants, pour une Côte d’Ivoire libre, souveraine et prospère dans une Afrique nouvelle et un monde nouveau », a-t-il conclu.

    Don Mello a soutenu au sein du PPA-CI, parti de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, l’idée d’une candidature de précaution, mais sa démarche n’a pas été approuvée. Pour lui, M. Gbagbo étant inéligible pour cause de condamnation, il fallait trouver une candidature de substitution.

    Le Conseil constitutionnel a rejeté la candidature de M. Laurent Gbagbo. Bien que retenu et se réclamant du PPA-CI, Don Mello ne peut jouir du soutien des partisans de l’ex-président ivoirien, à moins d’un rapprochement.

    A l’instar de M. Ahoua Don Mello, le Conseil constitutionnel ivoirien a déclaré recevable les dossiers de M. Alassane Ouattara, M. Jean-Louis Billon, Mme Simone Ehivet et Mme Henriette Lagou.

    Pour l’opposition, le président sortant, Alassane Ouattara, élu en 2010, puis réélu en 2015 et 2020, ne peut briguer un 4e mandat, car la Constitution limite le mandat présidentiel à deux quinquennats.

    AP/Sf/APA

  • Présidentielle 2025: interdiction aux agents de l’administration d’autoriser « toute initiative de remise en cause de l’autorité du Conseil constitutionnel »

    Présidentielle 2025: interdiction aux agents de l’administration d’autoriser « toute initiative de remise en cause de l’autorité du Conseil constitutionnel »

    En Côte d’Ivoire,  » aucun agent de l’administration ne doit recevoir ou traiter des documents de contestation dirigés contre les décisions du Conseil Constitutionnel », a appris Abidjan.net le mercredi 17 septembre 2025 de bonne source.

    Ainsi, une note du ministère de la l’intérieur et de la sécurité adressée au corps préfectoral indique  » qu’il est formellement interdit d’autoriser ou d’encadrer toute marche, manifestation ou initiative ayant objet ou effet de remettre en cause l’autorité du Conseil Constitutionnel ».

    Ces deux décisions en date du 16 septembre 2025 ont pour fondement l’article 138 de la constitution ivoirienne qui indique que les décisions du Conseil Constitutionnel ne sont susceptibles d’aucun recours et s’imposent à toutes les institutions, à tous les citoyens et à tous agents de l’administration publique.

    Ainsi, toute remise en cause, constitue une violation de la loi.

    Le 08 septembre dernier, le Conseil Constitutionnel ivoirien a dévoilé la liste définitive des candidats retenus pour l’élection du président de la République du 25 octobre 2025.

    Cinq candidats sur 60 ont été retenus par le Conseil Constitutionnel pour cette échéance électorale.

    Il s’agit des candidats Alassane Ouattara, Ehivet Simone Épouse Gbagbo, Jean Louis Billon, Ahoua Don Mello et Henriette Lagou.

    Toutefois, le juge constitutionnel a recalé, pour divers motifs, les candidatures de principaux opposants comme Laurent Gbagbo ( PPA-CI), Cheick Tidjane Thiam ( PDCI-RDA) et Pascal Affi N’Guessan ( FPI).

    Les partis politiques dont sont issus ces candidats recalés, s’insurgent contre cette décision du Conseil Constitutionnel dénonçant un  » déni de droit « .

    Le PPA-CI de Laurent Gbagbo, par exemple, a lancé lundi dernier, une campagne nationale de dépôt de motions dans les préfectures du pays pour dénoncer le rejet de la candidature de son mentor.

    L.Barro

  • CÔTE D’IVOIRE : RUMEURS D’ARMES DÉCOUVERTES À AZAGUIÉ, LA GENDARMERIE DÉNONCE

    CÔTE D’IVOIRE : RUMEURS D’ARMES DÉCOUVERTES À AZAGUIÉ, LA GENDARMERIE DÉNONCE

    Une rumeur annonçant la découverte d’armes de guerre dans la forêt d’Azaguié, localité située au nord d’Abidjan, circule depuis plusieurs heures sur les réseaux sociaux. La Gendarmerie nationale de Côte d’Ivoire a formellement démenti cette information lundi soir, appelant la population à ne pas céder à la peur.

    « Une rumeur relative à la découverte d’armes de guerre dans la forêt d’Azaguié circule en ce moment sur les réseaux sociaux. C’est un acte de désinformation perpétré par des acteurs malintentionnés visant à semer la peur au sein de la population », a indiqué l’institution de sécurité, dans un message diffusé sur sa page Facebook officielle, illustré de captures d’écran de publications estampillées « Fake news ».

    « Individus encagoulés »

    Depuis le week-end, plusieurs comptes Facebook, comme celui-ci, ont affirmé qu’un chasseur aurait découvert un important stock d’armes soigneusement dissimulées dans la forêt d’Azaguié, dans la nuit du 12 au 13 septembre.

    Les messages évoquent des individus masqués à bord de véhicules qui auraient déposé des munitions et des roquettes avant de s’enfuir. Les publications étaient illustrées par des photos montrant des caisses d’armes et de lourdes cartouches, rapidement partagées des centaines de fois.

    Cependant, selon les autorités, il s’agit d’images sans lien avec la Côte d’Ivoire. Certaines avaient déjà circulé dans d’autres contextes en Afrique de l’Ouest et sont régulièrement utilisées par des sites ou pages cherchant à amplifier des rumeurs.

    « Il n’y a jamais eu de découverte d’armes de guerre à Azaguié », confirme une source sécuritaire jointe ce mardi par Linfodrome.

    « Actions subversives »

    Cette désinformation intervient dans un climat politique tendu, marqué par la controverse autour des candidatures à l’élection présidentielle de 2025. Pour les autorités, de telles rumeurs ont pour objectif de créer la confusion et d’alimenter les peurs dans l’opinion publique. « La population doit rester vigilante et éviter de partager des informations non vérifiées », rappelle constamment l’Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information (ANSSI).

    La Côte d’Ivoire n’en est pas à sa première rumeur relayée sur les réseaux sociaux. Le vendredi 5 septembre, les autorités ont jugé “totalement infondée” une information selon laquelle une rencontre confidentielle se serait tenue dans le bureau du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, prétendument en lien avec des “opérations” liées à de supposées « actions subversives ». Dans un pays où la mémoire des crises passées reste vive, ces fausses informations trouvent rapidement un écho auprès d’une partie de la population.

  • Présidentielle 2025 : la CEI s’entretient avec les cinq candidats en lice

    Présidentielle 2025 : la CEI s’entretient avec les cinq candidats en lice

    À trente-huit jours du scrutin présidentiel, prévu le 25 octobre 2025 en Côte d’Ivoire, la Commission Électorale Indépendante (CEI) a organisé, ce mardi 16 septembre 2025 , une rencontre d’échange avec les cinq candidats dont les candidatures ont été validées. Cette réunion, menée par le président de l’institution, Ibrahime Coulibaly-Kuibiert, s’est déroulée au siège de l’institution à Abidjan-Cocody.

    « Nous avons eu un entretien avec les candidats, présents en personne ou représentés. L’objectif de cette réunion, à l’initiative de la Commission électorale indépendante, était de s’entendre sur les modalités de fonctionnement du processus électoral. Nous les avons félicités d’avoir franchi cette étape importante », a déclaré le président de la CEI.

    M. Coulibaly-Kuibiert a souligné que ce nouveau statut octroie aux candidats des droits, mais également des devoirs. « Désormais, ils sont candidats officiels et cette qualité leur confère des droits et des obligations. Parmi ces droits, on compte leur sécurité, et parmi les obligations, un certain comportement à adopter au quotidien », a-t-il précisé.

    Le président de la CEI s’est également félicité du climat d’échange ouvert et constructif. « Nous nous sommes rencontrés, nous avons discuté, nous nous sommes mis d’accord sur les points essentiels et je suis satisfait de constater cet intérêt. La Commission électorale indépendante reste ouverte à toute discussion avec les candidats présents afin de clarifier le déroulement du processus », a-t-il expliqué, ajoutant que les observations formulées ne concernaient que des demandes de précisions sur les phases à venir.

    Concernant le calendrier électoral, le président de la CEI a insisté sur le fait que l’institution s’efforcera de déployer le matériel électoral sur l’ensemble du territoire, tandis que les candidats devront se préparer pour la campagne. « La campagne est une période cruciale du processus électoral, car elle offre aux candidats l’opportunité de rencontrer les détenteurs du pouvoir, c’est-à-dire le peuple », a-t-il souligné.

    Il a rappelé que le fondement de l’élection réside dans la confrontation des programmes de société. « Le candidat propose un projet de société qui répond aux défis de la population. Et la population, détentrice du pouvoir, convaincue de la pertinence de ce projet, accorde au candidat son soutien par le biais du vote. C’est ce qui constitue le suffrage », a-t-il expliqué.

    La prochaine étape clé du processus sera donc l’ouverture officielle de la campagne, avant le scrutin du 25 octobre 2025, date à laquelle les électeurs ivoiriens choisiront leur futur président.

    Cyprien K.

  • « La bataille démocratique se jouera dans les urnes » : Don Mello confirme sa détermination pour 2025 (Déclaration)

    « La bataille démocratique se jouera dans les urnes » : Don Mello confirme sa détermination pour 2025 (Déclaration)

    Déclaration après la validation de ma candidature à l’élection présidentielle d’octobre 2025

    Chères Ivoiriennes, chers Ivoiriens,

    Le 8 septembre 2025, le Conseil constitutionnel a publié la liste définitive des candidats retenus pour l’élection présidentielle du 25 octobre prochain. Sur 60 candidatures déposées, seules cinq ont été validées, dont la mienne.

    Je voudrais, en premier lieu, adresser ma gratitude aux collecteurs de parrainages, aux informaticiens, ainsi qu’aux militantes et militants du PPA-CI, qui ont travaillé sans relâche pour franchir les obstacles d’un processus de parrainage semé d’embûches. Merci également à tous les électeurs qui m’ont accordé leur confiance

    Cependant, il me serait difficile de célébrer cette étape sans évoquer l’injustice qui a frappé de nombreuses candidatures, parmi lesquelles celles du Président Laurent Gbagbo, du Ministre Tidjane Thiam, du Premier Ministre Affi N’Guessan, du député-maire Assalé Tiémoko, du préfet Vincent Toh Bi Irié, et bien d’autres. Leur exclusion, motivée par une instrumentalisation politique de la justice, témoigne d’un recul démocratique inquiétant, où le multipartisme se confond de plus en plus avec un parti-État.

    Une candidature dédiée

    Ma candidature, je la dédie :

    à Laurent Gbagbo, père du multipartisme, dont l’engagement inspire depuis plus de 40 ans la lutte pacifique pour la démocratie ;

    à Tidjane Thiam, bâtisseur visionnaire du BNETD, symbole d’une compétence au service du développement ivoirien et africain ;

    J’associe également à cette candidature les paysans, commerçants, artisans, travailleurs, chômeurs, étudiants, jeunes en quête d’avenir, prisonniers politiques et victimes des crises successives. Elle est aussi portée par les souverainistes et panafricanistes, qui aspirent à une Côte d’Ivoire libre, souveraine et prospère dans une Afrique nouvelle et un monde multipolaire.

    Entre résignation et combat

    Face à la situation actuelle, nous avons le choix entre la résignation ou la bataille démocratique dans les urnes. Pour ma part, j’opte pour la lutte électorale, car notre histoire récente prouve que chaque fois que nous avons affronté le pouvoir par les urnes, le peuple a triomphé. Mais chaque fois que la voie armée, appuyée par l’hégémonie occidentale, a été empruntée, ce peuple a payé le prix fort : en 2002, 2004, 2010 et 2011.

    Aujourd’hui, il nous revient d’empêcher un quatrième mandat d’Alassane Ouattara, qui ne ferait qu’approfondir la fracture nationale et renforcer la dépendance extérieure de notre pays.

    L’urgence d’un dialogue national

    La Côte d’Ivoire est enceinte d’une crise. Nous avons le choix : accoucher d’un chaos aux conséquences imprévisibles, ou avorter cette crise par le dialogue, la concertation et l’unité nationale. Ce choix appartient à la classe politique mais aussi à chaque citoyen, détenteur d’une parcelle de souveraineté.

    Je m’engage, dès mon retour de mission à l’étranger, à initier cette large concertation, pour définir ensemble une stratégie partagée en vue d’une double transition : vers la démocratie véritable et vers une souveraineté retrouvée.

    Un appel au peuple

    Peuple de Côte d’Ivoire, le pays nous appelle. Plus que jamais, nous devons bâtir ensemble une nation réconciliée, fraternelle et prospère. Notre destin commun dépend de notre capacité à rester unis, confiants et déterminés.

    Vive la Côte d’Ivoire libre et souveraine !
    Vive l’Afrique nouvelle dans un monde multipolaire

    Ahoua Don Mello
    Docteur-Ingénieur des Ponts et Chaussées
    Vice-Président de l’Alliance Internationale des BRICS
    Militant du PPA-CI
    Candidat à l’élection présidentielle du 25 octobre 2025

  • CÔTE D’IVOIRE : BONDOUKOU SOUS HAUTE SURVEILLANCE APRÈS UNE TENTATIVE DE BRAQUAGE DÉJOUÉE

    CÔTE D’IVOIRE : BONDOUKOU SOUS HAUTE SURVEILLANCE APRÈS UNE TENTATIVE DE BRAQUAGE DÉJOUÉE

    Une tentative de braquage a été déjouée, le lundi 15 septembre 2025, devant un supermarché de Bondoukou. L’un des braqueurs a été interpellé tandis que son complice a réussi à prendre la fuite à moto.

    La ville de Bondoukou, chef-lieu de la région du Gontougo, a été le théâtre d’une scène digne d’un film d’action le lundi 15 septembre 2025. Devant le supermarché Bonprix, une tentative de vol à main armée a été déjouée grâce au sang-froid du gérant de l’établissement, au courage des vigiles et à l’intervention rapide du préfet de police, le commissaire divisionnaire major Bouadou Blaise Angbonon. Cet incident a immédiatement entraîné un renforcement des dispositifs sécuritaires dans la capitale du Zanzan.

    Une attaque en plein jour

    Selon l’AIP, le gérant du supermarché s’apprêtait à effectuer le dépôt des recettes du week-end à la Société Générale Côte d’Ivoire (SGCI), située juste en face du magasin. C’est à ce moment précis qu’il a été surpris par un malfaiteur armé d’une kalachnikov et accompagné de son complice à moto. L’assaillant, voulant semer la terreur, a tiré une première balle en l’air. Puis il a tenté de s’emparer du sac contenant l’argent. Un second tir a cependant échoué, l’arme s’étant enrayée. Cette défaillance technique a offert au gérant une brève opportunité pour résister, montrant un courage qui a contribué à déjouer le plan criminel.

    L’alerte a rapidement été donnée. Les vigiles du supermarché et ceux de la banque ont immédiatement accouru. Une lutte acharnée s’est engagée avec le braqueur. Leur détermination, appuyée par des riverains venus prêter main-forte, a permis de neutraliser le malfaiteur malgré la dangerosité de la situation. Leur geste a été unanimement salué comme un acte de bravoure citoyenne qui a contribué à éviter un drame.

    Le commissaire divisionnaire major Bouadou Blaise Angbonon a immédiatement pris le contrôle de la situation

    C’est dans ce contexte tendu que le préfet de police, en mission de patrouille dans la zone, est arrivé sur les lieux. Le commissaire divisionnaire major Bouadou Blaise Angbonon a immédiatement pris le contrôle de la situation, procédant personnellement à l’interpellation et au menottage de l’assaillant. Ce dernier, identifié par ses initiales A.A., serait originaire d’un pays voisin, selon des sources sur place. En revanche, son complice a réussi à s’enfuir à moto et reste activement recherché par les forces de l’ordre.

    Un élément intrigue cependant les enquêteurs : comment les assaillants savaient-ils que le gérant se rendait précisément à cette heure à la banque pour déposer une somme importante ? Cette coïncidence alimente les soupçons d’une éventuelle complicité interne. Les services de police n’écartent pas cette hypothèse et les investigations se poursuivent pour faire toute la lumière sur l’affaire.

    Des mesures sécuritaires renforcées

    Face à cet incident, le préfet de police a rassuré les habitants de Bondoukou en annonçant le renforcement immédiat des mesures sécuritaires. « Je voudrais dire à la population d’avoir confiance en sa police. Le gouvernement met des moyens considérables à notre disposition et nos hommes sont pleinement engagés », a-t-il affirmé.

    Il a rappelé que, sur instruction du directeur général de la police nationale, des patrouilles mixtes police-gendarmerie sillonnent déjà la ville de jour comme de nuit. Ces dispositifs couvrent les établissements financiers, les grandes surfaces, les librairies, les agences de téléphonie, le marché central ainsi que d’autres zones jugées stratégiques pour la sécurité économique.

    La sécurité est une responsabilité partagée

    Saluant le courage des vigiles, des riverains et du gérant, le commissaire divisionnaire major Bouadou Blaise Angbonon a insisté sur la nécessité d’une collaboration accrue entre les populations et les forces de l’ordre. « La sécurité est une responsabilité partagée. La vigilance et les alertes des citoyens permettent à la police de mieux protéger », a-t-il martelé.

    LE PRÉFET DE POLICE DE BONDOUKOU, BOUADOU BLAISE ANGBONON

    Cette tentative de braquage, déjouée de justesse, rappelle la nécessité d’une vigilance constante face aux menaces sécuritaires qui guettent les villes ivoiriennes. À Bondoukou, la peur a laissé place à un sentiment de soulagement, mais aussi à une détermination collective : celle de ne pas laisser les criminels prendre le dessus. L’enquête se poursuit pour mettre la main sur le complice en fuite et identifier d’éventuels collaborateurs.

    À travers cet épisode, les forces de l’ordre ivoiriennes veulent envoyer un signal fort : la criminalité ne passera pas. Bondoukou reste désormais sous haute surveillance, avec la promesse ferme de maintenir la sérénité des activités économiques et la tranquillité des populations.

  • Tidjane Thiam a tenu une réunion de travail ce lundi 15 septembre 2025 à Washington avec William B. Stevens, sous-secrétaire adjoint au département d’État américain.

    Tidjane Thiam a tenu une réunion de travail ce lundi 15 septembre 2025 à Washington avec William B. Stevens, sous-secrétaire adjoint au département d’État américain.

    Échanges constructifs pour l’avenir de la Côte d’Ivoire: Le président Tidjane Thiam a tenu une réunion de travail ce lundi 15 septembre 2025 à Washington avec William B. Stevens, sous-secrétaire adjoint au département d’État américain. Il est encourageant de constater que le gouvernement américain s’engage à dialoguer de manière constructive avec tous les acteurs politiques en Côte d’Ivoire. Les discussions ont porté sur la démocratie et la stabilité dans le pays.

  • Présidentielle 2025: Laurent Gbagbo en directeur de campagne [DC] d’Ahoua Don Mello ?

    Présidentielle 2025: Laurent Gbagbo en directeur de campagne [DC] d’Ahoua Don Mello ?

    À un mois du premier tour de l’élection présidentielle du 25 octobre 2025, le paysage politique ivoirien connaît une recomposition accélérée. Selon plusieurs sources concordantes, Laurent Gbagbo aurait engagé des consultations avec des leaders de l’opposition, qu’ils aient été retenus ou recalés par le Conseil constitutionnel. Objectif : explorer la possibilité d’un rassemblement autour d’une candidature unique, capable de faire face au président sortant, Alassane Ouattara, et à la puissante machine du RHDP.

    Dans ce scénario, un nom s’impose : Ahoua Don Mello. Ingénieur, ancien ministre et ex-directeur du BNETD, il incarne pour beaucoup une figure de compromis. Son profil technique, sa réputation de rigueur et son positionnement souverainiste séduisent au-delà des cercles partisans. Certains observateurs évoquent même une campagne menée en tandem avec Laurent Gbagbo comme directeur de campagne, une alliance qui pourrait rebattre les cartes du scrutin.

    Une présidentielle sous tension

    La validation d’une liste restreinte de candidatures par le Conseil constitutionnel a suscité de vives frustrations. Des figures de l’opposition comme Assalé Tiémoko ont été recalées, renforçant un climat d’exaspération et de défiance.

    Dans ce contexte, l’opposition se trouve face à un dilemme : aller en ordre dispersé et risquer une réélection confortable d’Alassane Ouattara, ou se rassembler derrière un candidat unique. Laurent Gbagbo, figure tutélaire du PPA-CI, semble avoir choisi la seconde option en initiant des discussions transversales. L’idée serait de bâtir un front républicain élargi, rassemblant partis de gauche, mouvements citoyens et personnalités recalées de la présidentielle.

    Ahoua Don Mello, un profil de compromis

    Moins connu du grand public que certains ténors, Ahoua Don Mello présente pourtant un parcours impressionnant :

    Docteur-ingénieur, ancien enseignant à la FAST (Université de Cocody) et à l’INPHB ;

    Directeur général du BNETD pendant dix ans ;

    Ministre de l’Équipement et de l’Assainissement sous Gbagbo ;

    Porte-parole du dernier gouvernement avant la chute du régime en 2011.

    Intellectuel respecté, spécialiste des questions de développement et de souveraineté économique, il s’est illustré par ses plaidoyers en faveur d’une coopération Sud-Sud et d’une indépendance accrue vis-à-vis des puissances étrangères. Ces positions séduisent notamment la jeunesse panafricaniste et la diaspora.

    Son profil non clivant pourrait en faire une alternative crédible aux figures historiques souvent perçues comme trop polarisantes. Contrairement au trio Bédié-Gbagbo-Ouattara qui domine la scène depuis plus de 30 ans, Don Mello incarne une génération de transition : enracinée dans l’histoire récente mais tournée vers l’avenir.

    Les enjeux pour l’opposition

    PPA-CI (Laurent Gbagbo) : en renonçant à être lui-même candidat, Gbagbo envoie un signal fort de maturité politique. Soutenir Don Mello lui permettrait de garder un rôle central tout en contournant les obstacles juridiques.

    PDCI-RDA (Tidjane Thiam) : fragilisé par des divisions internes depuis 2023, le parti d’Houphouët-Boigny doit choisir entre préserver son autonomie ou rejoindre un front uni.

    Les recalés (Assalé Tiémoko et autres indépendants) : un ralliement leur permettrait de rester dans la course politique et d’espérer des postes en cas d’alternance.

    Mouvements citoyens et diaspora : sensibles au discours souverainiste et panafricaniste, ils voient en Don Mello une figure de renouveau face aux « trois grands ».

    Face au RHDP : un pari risqué

    Le RHDP dispose d’un avantage considérable : une machine électorale bien rodée, des ressources financières colossales, une administration électorale perçue comme favorable, et un socle électoral fidèle, particulièrement dans le Nord et dans certaines grandes métropoles.

    Mais le régime souffre d’une usure du pouvoir : accusations de corruption, inégalités persistantes, sentiment d’exclusion dans certaines régions. L’opposition espère capitaliser sur ce mécontentement diffus en présentant Don Mello comme une alternative apaisée et crédible.

    Trois scénarios possibles

    Union totale : toutes les forces d’opposition – avec ou sans Simone Gbagbo – se rangent derrière Don Mello. Avec Laurent Gbagbo comme directeur de campagne, cette alliance pourrait créer une dynamique comparable à celle observée au Sénégal avec Bassirou Diomaye Faye en 2024.

    Union partielle : seuls le PPA-CI et quelques recalés soutiennent Don Mello, tandis que le PDCI se lance seul. L’opposition resterait divisée.

    Échec de l’union : chaque camp part en ordre dispersé, offrant au RHDP une victoire plus aisée, dès le premier ou au second tour.

    Vers un tournant historique ?

    Au-delà de la bataille électorale, l’éventualité d’un soutien commun à Ahoua Don Mello interroge : la Côte d’Ivoire est-elle prête à tourner la page du trio Bédié-Gbagbo-Ouattara ?

    Le choix de l’opposition déterminera non seulement l’issue du scrutin de 2025 mais aussi l’avenir de l’alternance et de la démocratie ivoirienne. Une candidature de Don Mello portée par Gbagbo pourrait marquer un moment charnière de l’histoire politique nationale.

     Alexis Gbanse Douade

  • Côte d’Ivoire. Présidentielle : Gbagbo lance une « campagne nationale de protestation »

    Côte d’Ivoire. Présidentielle : Gbagbo lance une « campagne nationale de protestation »

    Le Parti des Peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI) entend protester, à partir du 15 septembre 2025, par une série de manifestations, contre le rejet de la candidature Laurent Gbagbo à l’élection présidentielle. Il faut noter que, depuis la publication de la liste définitive des candidats à l’élection présidentielle du 25 octobre 2025, le président du PPA-CI reçoit successivement des responsables de partis politiques et des candidats recalés.

    « La direction du parti ordonne à l’ensemble de ses fédérations d’entamer la campagne nationale de protestation, en déposant, ce lundi 15 septembre, auprès des préfets de leurs départements respectifs, des motions visant à réaffirmer clairement la position du PPA-CI », indique le communiqué final de la réunion extraordinaire du secrétariat général tenue le 10 septembre 2025.

    On se souvient que le Conseil constitutionnel a proclamé le 8 septembre 2025, la liste des 5 candidats retenus pour l’élection présidentielle du 25 octobre 2025. Il s’agit du Président Alassane Ouattara, de l’ex-Première dame Simone Ehivet Gbagbo, Ahoua Don Mélo, Jean-Louis Billon et Lagou Adjoua Henriette. Constatant que son candidat, l’ancien Président Laurent Gbagbo n’a pas été retenu, le secrétariat général du PPA-CI a tenu une réunion extraordinaire pour « apprécier la décision du Conseil constitutionnel relative à la publication de la liste définitive des candidats et décider des actions de lutte démocratique à entreprendre ».

    Le parti proteste également contre la candidature du Président Alassane Ouattara, qu’il qualifie de « 4e mandat anticonstitutionnel ». Il demande ainsi à toutes ses structures de « se tenir mobiliser et prête pour toutes les autres manifestations démocratiques qui suivront », dans le cadre du Front commun.

  • RCI/Parrainage : des griefs envers le système électoral

    RCI/Parrainage : des griefs envers le système électoral

    Le député ivoirien, Assalé Tiémoko, dont la candidature à l’élection présidentielle du 25 octobre 2025 a été rejetée par le Conseil constitutionnel, annonce qu’à l’ouverture de la 2e session parlementaire en octobre 2025, il déposera une proposition de loi visant à modifier le Code électoral.

    « En tant que député, à l’ouverture de la deuxième session parlementaire en octobre prochain, je déposerai une proposition de loi visant à modifier le code électoral », a dit Assalé Tiémoko pour qui, il faut supprimer ou réformer le parrainage citoyen.

    « Le Conseil constitutionnel nous a attribué 33 727 parrainages au total, dont 11 558 ont été annulés sous prétexte de faux numéros de CNI ou de doublons », a écrit sur sa page Facebook le député-maire de Tiassalé, Assalé Tiémoko.

    Pour lui, « il reste un point non éclairé : le total des parrainages que nous avons déposés est de 41 906 », martelant qu’ « entre ce que nous avons présenté, validé par procès-verbal, et ce que le Conseil nous a finalement reconnu, il existe un écart de 8 179 parrainages qui ont soudainement disparu ».

    « Où sont passés ces 8 179 parrainages ? Nous n’obtiendrons probablement jamais de réponse à cette question et ce n’est pas juste », a-t-il lancé, estimant qu’ « une décision de justice ne peut véritablement profiter à la société que si elle est dépourvue de l’ombre du soupçon », d’où « la justice se doit d’être transparente, irréprochable, afin de préserver la confiance et la légitimité ».

    Il a martelé que « pour mettre fin au rêve, à la vie et à la carrière politique d’un citoyen, même provisoirement, il faut agir avec une transparence totale. La confiance dans le processus démocratique exige rigueur et honnêteté, rien de moins ».

    « Nous venons tous de prendre conscience que le parrainage citoyen, conçu comme un outil destiné à vérifier l’ancrage national d’un candidat à l’élection présidentielle, peut finalement se muer en une arme d’élimination des candidats gênants », a-t-il ajouté.

    « Mon objectif : introduire le principe du contradictoire dans le processus de vérification des parrainages, en permettant au candidat ou à son représentant légal d’être présent au Conseil constitutionnel lors des vérifications techniques », a-t-il poursuivi.

    Le député ivoirien dont la candidature a été déclarée irrecevable affirme que « nous ne pouvons pas effacer le sacrifice de chaque citoyen, ni décider de son destin politique, en un seul clic. (Car), la justice et la démocratie commandent que chaque étape soit transparente et équitable ».

    « Je sais que cette proposition de loi, comme toutes celles que j’ai déposées depuis 2022, aura probablement le même sort : l’oubli ou le rejet. Mais, je la déposerai, pour l’histoire, pour l’intégrité de notre système démocratique », a-t-il fait savoir.

    « Je suis également déterminé à saisir la Cour de Justice de la CEDEAO pour demander la suppression de ce parrainage, si l’Assemblée nationale devrait continuer à rester fermée à toute réflexion sur une question aussi importante », a-t-il laissé entendre.

    Il a rappelé que « c’est en raison de ces incertitudes sur le parrainage citoyen que des acteurs politiques et de la société civile au Sénégal, ont demandé sa suppression auprès de la Cour de Justice de la CEDEAO, ce qui a été obtenu ».

    « Nous ne pouvons pas en 2030 confier, encore, notre avenir à un processus aussi flou et incertain. La transparence est la seule voie pour garantir une démocratie saine et respectée. Ceux qui ont conçu ce système en Côte d’Ivoire n’ont pas servi la démocratie, bien au contraire », a-t-il affirmé.

    Le président du Front populaire ivoirien (FPI, opposition), Pascal Affi N’Guessan, dont la candidature à l’élection présidentielle du 25 octobre 2025 a été rejetée, a dénoncé le jeudi 11 septembre 2025, « une élimination politique arbitraire », face à la presse.

    L’ex-Premier ministre ivoirien, M. Pascal Affi N’Guessan, entend saisir le procureur de la République pour la suspension du processus électoral, après invalidation de plusieurs parrainages citoyens, provoquant le rejet de son dossier de candidature.

    Le Conseil constitutionnel a jugé irrecevable, le lundi 8 septembre 2025, la candidature du leader du FPI. Sur 37 412 parrainages requis, l’institution a conservé 16 908 et invalidé 29 638 parrainages, soit 21 143 pour numéros de Cartes Nationales d’Identité (CNI) erronés.

    Pour M. Affi, ces chiffres sont « hallucinants », estimant que son dossier a été rejeté sur la base d’éléments que le FPI « récuse avec fermeté », parce qu’« aucune des données livrées dans l’arrêt du Conseil constitutionnel ne correspond à notre dossier de parrainages, le vrai, celui que nous avons déposé devant la Commission électorale indépendante. »

    AP/Sf/APA

  • SUPPOSÉE DÉMISSION DE CHANTAL CAMARA : QU’EN EST-IL VRAIMENT ?

    SUPPOSÉE DÉMISSION DE CHANTAL CAMARA : QU’EN EST-IL VRAIMENT ?

    En Côte d’Ivoire, l’ANSSI dément la prétendue démission de Chantal Camara, présidente de la Cour constitutionnelle.

    Un message largement relayé samedi sur les réseaux sociaux affirmait que Chantal Camara, présidente de la Cour constitutionnelle de Côte d’Ivoire, aurait présenté sa démission dans une lettre adressée au chef de l’État, Alassane Ouattara.

    Une « pression insoutenable »

    Selon la publication diffusée principalement sur des réseaux sociaux burkinabè, Mme Camara aurait invoqué des « tensions liées au processus électoral », une « pression insoutenable » et une « vie privée menacée » pour justifier son départ. Le texte attribuait même à la magistrate des propos de regret face à une décision jugée « inévitable ».

    Dans la supposée lettre de démission datée du 10 septembre 2025, adressée au président Ouattara et présentée comme signée par Mme Camara, il est écrit :

    « Suite aux récentes tensions liées au processus électoral, mettant en cause la Commission Électorale Indépendante, je me vois dans l’obligation, avec regret, de renoncer au chemin que nous avons engagé ensemble. » 

    Le texte poursuit en évoquant « une charge de travail devenue trop lourde » qui aurait affecté « sérieusement » sa vie privée et mis en péril sa personne.

    Fortes tensions 

    Proche du président Alassane Ouattara et membre de son parti, Chantal Nanaba Camara, 71 ans, occupe une position clé dans l’arbitrage politique du pays. Première femme à présider la Cour constitutionnelle, elle a proclamé, le 8 septembre, la liste définitive des candidats à la présidentielle.

    Sur 60 dossiers déposés, seuls cinq ont été retenus, dont celui du président sortant, candidat à un quatrième mandat. Les candidatures de figures majeures de l’opposition, telles que Laurent Gbagbo, Tidjane Thiam, Guillaume Soro et Charles Blé Goudé, ont été écartées, une décision irrévocable mais qui alimente de fortes tensions. 

    C’est dans ce climat tendu qu’a surgi l’information relative à sa supposée démission, vite démentie toutefois par l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI-CI), qui l’a formellement qualifiée de fausse nouvelle.

    « Il s’agit de fausses informations diffusées par des acteurs de la désinformation dans le but de créer la psychose au sein de la population », précise l’agence, dans un communiqué diffusé le 14 septembre, où elle met en garde contre la circulation de ces contenus trompeurs. 

    Ainsi, à ce jour, aucune démission de Chantal Camara n’a été confirmée. L’information relayée sur plusieurs pages Facebook est une intox.

  • Elections en Côte d’Ivoire : le compte à rebours a commencé

    Elections en Côte d’Ivoire : le compte à rebours a commencé

    Le 8 septembre, le Conseil constitutionnel a validé ou rejeté les candidatures des prétendants à l’élection présidentielle du 25 octobre. Sans surprise, les deux poids lourds, Tidjane Thiam et Laurent Gbagbo, ont été recalés. Dès lors, la Côte d’Ivoire entre de plain-pied dans une zone d’incertitude…

    La rédaction de Mondafrique (correspondance)

    Le 8 septembre, avec deux jours d’avance sur la date initialement prévue, le Conseil constitutionnel ivoirien a donc rendu son verdict. Sur les 60 candidatures déposées seules cinq ont obtenu la bénédiction de ce Conseil :

    • Henriette Lagou, présidente d’un micro-parti qui avait obtenu 0,89% à l’élection présidentielle de 2015 ;
    • Jean-Louis Billon, un homme d’affaire, qui n’ayant pas pu être investit par son parti, le PDCI, s’est présenté sous la bannière d’une nouvelle plateforme politique (CODE) créée par ses soins ;
    • Ahoua Don Mello dissident du PPACI le parti de Laurent Gbagbo ;
    • Simone Ehivet, ex-épouse de l’ancien président Laurent Gbagbo et présidente du parti MGC
    • Alassane Ouattara, actuel chef de l’Etat qui espère se succéder à lui-même pour réaliser un quatrième mandat.

    Tous les autres ont été recalés. Si le rejet des candidatures des dirigeants des deux plus grands partis politiques de Côte d’Ivoire — Laurent Gbagbo pour le PPACI et Tidjane Thiam pour le PDCI — paraissait inéluctable, l’éviction d’Affi Nguessan a, elle, représentée une surprise. Selon le Conseil constitutionnel, les parrainages nécessaires à la validation de sa candidature comportaient « des numéros de cartes d’identité et de cartes d’électeurs faux ou en double ». Il en a été de même pour Laurent Gbagbo, qui lui bénéficie d’une double peine. Non seulement il n’aurait pas atteint le seuil requis de parrainages mais sa candidature est invalidée en raison d’une condamnation passée.

    Dans la foulée de la décision du Conseil constitutionnel, Tidjane Thiam a publié un communiqué dénonçant un « vandalisme démocratique ». Habiba Touré, l’avocate de Laurent Gbagbo, a donné une conférence de presse dans laquelle elle a détaillé méticuleusement les atteintes au droit faites par le Conseil constitutionnel : violations des droits fondamentaux et constitutionnels, dénis des obligations internationales. Concernant les parrainages elle a accusé l’institution d’avoir « travesti les textes pour écarté volontairement son candidat. »

    Cette affaire de parrainages prend de l’ampleur en Côte d’Ivoire, chacun y va de son analyse. Cependant, dans un pays où la liste électorale est truffée d’irrégularités –   comme celle d’une mère qui aurait accouchée de plus de 700 enfants, ou des centaines d’électeurs de plus de 100 ans (Voir ITW Mondafrique Danielle Boni) – ce débat n’a que peu d’intérêt. A quoi bon, en effet, s’attarder sur quelques doublons de cartes d’électeurs ?  Il apparaît assez clairement que  la décision du Conseil n’est pas technique mais politique ce qui n’est pas de nature à calmer les esprits à la veille d’un vote d’une telle importance.

    Une longue période d’incertitude s’annonce…

    Une élection présidentielle est toujours une séquence redoutée par les Ivoiriens. Depuis la fin du parti unique dans les années 1990, seuls deux scrutins se sont déroulés sans trouble grave. En 1995, face au PDCI d’Henri Konan Bédié, le parti de Laurent Gbagbo et celui d’Alassane Ouattara avaient seulement appelé au boycott. En 2015, les électeurs, encore sous le choc de la crise postélectorale de 2010-2011, avaient majoritairement fait le choix de s’abstenir dans le calme.

    A 45 jours du scrutin, tout le monde s’interroge donc sur ce qui pourrait advenir avant le jour fatidique. Quelle pourrait être la stratégie des deux leaders de l’opposition ? Tidjane Thiam et Laurent Gbagbo sont réunis au sein d’une alliance appelée le Front commun. Depuis le début de la campagne, ils ont pris une position ferme : pas de plan B. Il est hors de question de reporter leurs voix sur une des personnalités validées par le Conseil constitutionnel. On voit mal comment, en effet, ils pourraient appeler à voter pour des dissidents de leur parti respectif. Que leur reste-t-il comme option ? Le boycott n’a pas prouvé son efficacité ni en 1995, ni en 2020. Lors de ce dernier scrutin, l’opposition avait opté pour ce choix dans le but de dénoncer à la fois le troisième mandat d’Alassane Ouattara  et un  Conseil constitutionnel considéré comme partial. Si cette stratégie a eu pour résultat une participation très faible dans certaines régions, elle n’a pas changé le cours des événements. Alassane Ouattara a été réélu au premier tour. Elle n’a surtout pas évité les fortes tensions et la violence. Pendant les crises pré- et postélectorales de 2020, le Conseil national des droits de l’homme avait dénombré 55 morts et 282 blessés. Que reste-t-il comme moyens de contestation à l’opposition ?  Appeler à la désobéissance civile, à manifester pacifiquement, comporte aussi des risques…

    Un pouvoir confiant

    Du côté du parti présidentiel, le Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), les cadres affichent sérénité et confiance. Ils récitent les éléments de langage qui se résument en deux phrases : «  Y’aura rien, tout va bien se passer » déclarent-ils à l’envi. En coulisses, en revanche, les autorités se préparent à traverser une période de gros temps. Le ministre de la Défense, Téné Birahima Ouattara, surnommé « Photocopie » pour sa ressemblance avec son frère Alassane Ouattara, a annoncé la couleur le 9 septembre : « L’Etat de Côte d’Ivoire ne reculera devant aucune tentative de déstabilisation. Nous serons là pour mettre fin à toute tentative de désordre. » Entre affichage de certitude et préparation en coulisses, la situation reste imprévisible. L’histoire est en cours d’écriture, et personne ne peut prédire la suite.

  • PRÉSIDENCE DE LA FIF, IDRISS DIALLO VEUT REMPILER

    PRÉSIDENCE DE LA FIF, IDRISS DIALLO VEUT REMPILER

    Le président de la Fédération ivoirienne de football (FIF), Yacine Idriss Diallo sera candidat à sa propre succession. L’information a été divulguée à la presse par le concerné. C’était en marge de la rencontre Gabon – Côte d’Ivoire.

    Il a décidé de rempiler pour un second mandat. Idriss Diallo, président de la Fédération ivoirienne de football (FIF) sera candidat à sa propre succession.

    Il l’a annoncé à des journalistes à Franceville en marge du match Côte d’Ivoire-Gabon le mardi 9 septembre 2025.

    “Le 23 avril dernier, nous avons eu un comité exécutif de la FIF. C’était exactement 3 ans après notre élection.

    Et au cours de cette réunion, nous avons, au niveau du comité exécutif, acté que nous serons candidat pour le prochain mandat“, a-t-il déclaré.

    Pour l’heure, il maintient une certaine réserve sur l’annonce officielle de sa candidature.

    Idriss Diallo est à la tête de la FIF depuis 2022. Pendant les élections, il avait plusieurs adversaires dont l’icône du football ivoirien Didier Drogba et Sory Diabaté.

    Idriss Diallo a une gouvernance assez élogieuse. Parmi ses acquis, figure le sacre des Éléphants à la Coupe d’Afrique des Nation 2023, à domicile.

    Il y a aussi une coupe UFOA-B (U20), remportée le vendredi 25 juillet 2025 à Accra, au Ghana.

    Après 8 journées des éliminatoires, l’équipe de Côte d’Ivoire occupe la première place du groupe F, et est en passe de se qualifier pour la prochaine coupe du monde, prévue en 2026 aux Mexique, aux USA et Canada.

    L’actuel président de la FIF a donc de solides arguments en faveur d’une continuité.

    Pour rappel, selon les textes de la fédération, la prochaine élection doit se tenir au plus tard le 30 juin 2026.


    Arnaud Houssou

  • PRÉSIDENTIELLE 2025 : LE PPA-CI PREPARE UNE VASTE « CAMPAGNE DE PROTESTATION » CONTRE LE 4E MANDAT

    PRÉSIDENTIELLE 2025 : LE PPA-CI PREPARE UNE VASTE « CAMPAGNE DE PROTESTATION » CONTRE LE 4E MANDAT

    Le Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI) a instruit ses fédérations locales d’engager une vaste campagne nationale de protestation. Celle-ci consiste au dépôt de motions auprès des préfets de département afin de réaffirmer la position du parti sur les points jugés essentiels du processus électoral en vue de la présidentielle d’octobre 2025.

    Ci-dessous l’intégralité du communiqué du secrétariat général tenu mercredi 10 septembre 2025.

    Réuni en urgence

    1- Le Secrétariat Général du PPA-CI s’est réuni d’urgence, ce mercredi 10 septembre 2025, de 17h à 19h, pour apprécier la décision du Conseil constitutionnel relative à la publication de la liste définitive des candidats à l’élection présidentielle d’octobre 2025 et décider des actions de lutte démocratique à entreprendre.

    2- Le PPA-CI note avec étonnement et indignation que le Conseil constitutionnel, tordant le cou au droit, a rejeté la candidature du Président Laurent GBAGBO et validé la candidature de monsieur Alassane QUATTARA, qui achève un 3ème mandat anticonstitutionnel et veut maintenant briguer un 4eme mandat, une violation de trop de la Constitution.

    En tout état de cause le PPA-CI réaffirme sa détermination à s’opposer de toutes ses forces à ce 4eme mandat anticonstitutionnel de monsieur Alassane OUATTARA et à dénoncer l’exclusion de son candidat,

    3- Cette décision du Conseil constitutionnel est un véritable déni du droit et constitue une violation intolérable des droits constitutionnels du Président Laurent GBAGBO. Le PPA-CI la rejette vigoureusement, tout en rappelant qu’il est encore possible de trouver une solution à cette crise artificiellement créé par le régime RHDP.

    4- En tout état de cause le PPA-CI réaffirme sa détermination à s’opposer de toutes ses forces à ce 4eme mandat anticonstitutionnel de monsieur Alassane OUATTARA et à dénoncer l’exclusion de son candidat, le Président Laurent GBAGBO, en utilisant toutes les armes que la Constitution et les lois de la République lui donnent.

    5- En conséquence, la Direction du Parti ordonne à l’ensemble de ses fédérations d’entamer la campagne nationale de protestation, en déposant, ce lundi 15 septembre, auprès des Préfets de leurs départements respectifs, des motions visant à réaffirmer clairement la position du PPA-CI.

    6- La Direction du PPA-Cl demande à l’ensemble de ses structures que sont les fédérations, les structures spécialisées et d’activités de se tenir mobilisées et prêtes pour les autres manifestations démocratiques qui suivront, à l’initiative du Parti et dans le cadre du Front commun.

    SERVICE COMMUNICATION PPA CI

  • Côte d’Ivoire / Révolté contre le rejet de sa candidature – Abel Naki dénonce un processus électoral vicié et rejoint Gbagbo (Communiqué)

    Côte d’Ivoire / Révolté contre le rejet de sa candidature – Abel Naki dénonce un processus électoral vicié et rejoint Gbagbo (Communiqué)

    COMMUNIQUÉ OFFICIEL

    Côte d’Ivoire : Un tournant décisif pour la démocratie et l’avenir de la Nation

    Suite aux récentes décisions du Conseil Constitutionnel invalidant plusieurs candidatures majeures à l’élection présidentielle, notamment celles des Présidents Laurent Gbagbo, Tidjane Thiam, Affi Nguessan et la mienne, en tant que président du Cri-Panafricain, je tiens à exprimer ma profonde préoccupation face à un processus électoral qui s’annonce excluant et vicié.

    La Côte d’Ivoire mérite mieux que des simulacres d’élections. Nous observons avec inquiétude l’utilisation des institutions à des fins d’élimination politique. Cette situation remet en cause la légitimité même du scrutin à venir et appelle à une mobilisation nationale pour préserver la démocratie et l’État de droit.

    Face à cette crise de confiance, une voie demeure : l’unité de l’opposition autour du Président Laurent Gbagbo.

    En 2020, c’était sous la direction de feu le Président Henri Konan Bédié que toute l’opposition avait mené la désobéissance civile historique contre le 3e mandat anticonstitutionnel de M. Alassane Ouattara.

    Aujourd’hui, en 2025, c’est autour du Président Laurent Gbagbo qui incarne la figure de l’unité, de la légitimité populaire et de la cohérence politique que nous devons nous réunir pour mener la lutte contre le 4ème mandat anticonstitutionnel du chef de l’Etat sortant, M. Alassane Ouattara.

    Il est encore temps d’agir.

    Non, il n’est pas trop tard.

    Le peuple ivoirien a montré, à travers l’histoire, qu’il sait se lever lorsque les fondements de la République sont menacés. L’opposition doit parler d’une seule voix, définir une stratégie commune et faire bloc.

    Les récentes rencontres entre le Président Laurent Gbagbo et d’autres leaders de l’opposition vont dans le bon sens. Ces rencontres doivent se poursuivre et déboucher sur un cadre structuré, stratégique et offensif, avec des objectifs clairs : la défense de la démocratie, la justice, et l’inclusion de tous les candidats légitimes.

    Enfin, je lance un appel solennel :

    le peuple doit se tenir prêt.

    Prêt à défendre la démocratie,

    Prêt à résister à l’injustice,

    Prêt à préserver notre avenir commun.

    La lutte continue.

    Fait à Abidjan, le 12 septembre 2025

    Abel NAKI

    Président du Cri-Panafricain