Bassirou Diomaye Faye a remporté la présidentielle du 24 mars au premier tour avec un score de 54,28%.

Investi mardi 2 avril, le 5e président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye a adressé un discours à ses concitoyens le 3 avril, à la veille de la fête de l’indépendance.

Dans son allocution, le chef de l’État sénégalais a réitéré son engagement envers le renforcement des liens de bon voisinage et de solidarité, tant à l’échelle régionale qu’internationale. « Nous demeurons fermement engagés dans la construction de l’intégration africaine et la réalisation des objectifs de la zone de libre échange continentale africaine», a déclaré le président sénégalais.

Dans un contexte mondial marqué par des défis économiques et politiques complexes, le président Bassirou Diomaye Faye a insisté sur la nécessité impérieuse d’une gouvernance mondiale plus équitable et inclusive, respectueuse de la diversité des valeurs, des cultures et des civilisations.

Le successeur de Macky Sall à la tête du Sénégal a également plaidé en faveur d’un renforcement de la souveraineté nationale, préconisant une rupture des « chaînes de la dépendance économique par le culte permanent du travail et du résultat ».

Le président Faye a aussi annoncé des mesures allant dans le sens de digitaliser les services administratifs, avec pour objectif de rendre l’administration plus accessible et efficiente pour tous les citoyens. Parallèlement, des mesures seront prises pour veiller à ce que les subventions destinées à l’agriculture bénéficient directement aux producteurs, dans le but de favoriser la souveraineté alimentaire du pays.

Bassirou Diomaye Faye est sorti vainqueur de l’élection présidentielle du 24 mars dès le premier tour, obtenant 54,28% des suffrages exprimés.

AC/APA


Le système politico institutionnel et judiciaire sera notamment passé au peigne fin pour une gouvernance publique plus moderne, plus républicaine et plus respectueuse des droits humains selon Bassirou Diomaye Diakhar Faye.

Ces dernières années, le système politico-institutionnel et judiciaire du Sénégal a fait l’objet de nombreuses critiques de la part de plusieurs citoyens. Ces interpellations répétitives n’ont pas échappé au nouveau chef de l’État sénégalais.

Dans son adresse à la nation ce 3 avril, veille de la date marquant l’indépendance du pays de la Teranga, Bassirou Diomaye Diakhar Faye a annoncé de larges concertations en vue de réformer ces différents secteurs.

« De l’indépendance à nos jours, notre système politico institutionnel et judiciaire a vécu bien des péripéties, les unes plus heureuses que les autres. Soixante-quatre ans après, le moment me semble venu de tirer les leçons de nos réussites et de nos échecs pour une gouvernance publique plus moderne, plus républicaine et plus respectueuse des droits humains », a-t-il déclaré sur les antennes de la Radiotélévision sénégalaise (RTS).

Le président Faye compte ainsi se pencher en premier sur la réforme du système électorale. La Commission électorale nationale autonome sera ainsi remplacée par une Commission électorale nationale indépendante (CENI) avec un renforcement de ses moyens de fonctionnement et de ses prérogatives. Celle-ci sera suivi par la rationalisation du nombre de partis politiques, ainsi que leur financement, mais aussi l’inscription sur le fichier électoral concomitamment à la délivrance de la pièce nationale d’identité.

Après le système électoral, la justice est le deuxième gros chantier sur lequel le président Bassirou Diomaye Diakhar Faye compte convier ses compatriotes. L’objectif est de « redorer le blason de la justice, lui redonner le prix qu’elle mérite et la réconcilier avec le peuple au nom duquel elle est rendue. »

Pour ce faire, des « assises regroupant les professions du métier (magistrats, avocats, huissiers, greffiers et autres auxiliaires de justice), les professeurs d’université et les citoyens pour identifier des pistes de solution aux problèmes de la justice », a indiqué le chef de l’État.

Poursuivant, il a promis d’instaurer une gouvernance vertueuse, fondée sur l’éthique de responsabilité et l’obligation de rendre compte afin de bâtir « un Sénégal meilleur au bénéfice de tous. »

Le président de la République a également promis d’engager « sans tarder » une politique hardie de bonne gouvernance économique et financière par : la lutte sans répit contre la corruption ; la répression pénale de la fraude fiscale et des flux financiers illicites ; la protection des lanceurs d’alertes ; la lutte contre le détournement de deniers publics et le blanchiment d’argent ; l’amnistie des prête-noms et leur intéressement sous condition d’auto dénonciation ; la publication des rapports de l’Inspection Générale d’Etat, de la Cour des comptes et de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC).

Bassirou Diomaye Diakhar Faye a aussi assuré que l’exploitation des ressources naturelles du pays qui, selon la constitution, appartiennent au peuple, retiendra particulièrement l’attention de son gouvernement. « Ainsi, en plus de la mise en ligne déjà effective des contrats miniers, pétroliers et gaziers, sur le site de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE) Sénégal, je ferai procéder à la divulgation de la propriété effective des entreprises extractives, conformément à la Norme ITIE, à l’audit du secteur minier, gazier et pétrolier et à une protection plus soutenue du contenu local au bénéfice du secteur privé national », a-t-il promis, assurant en même temps « à tous nos partenaires privés qu’ils sont les bienvenus aux Sénégal. »

Bassirou Diomaye Faye a été installé dans ses fonctions de 5e président du Sénégal mardi 2 avril, après sa victoire au premier tour à la présidentielle du 24 mars dernier.

ARD/ac/APA

Advertisement

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici