L’opposant, condamné le 1er juin à deux ans de prison ferme dans une affaire de mœurs, était bloqué chez lui par les forces de sécurité depuis le 28 mai.

A Dakar, le dispositif sécuritaire dressé par les autorités sénégalaises autour du domicile de l’opposant Ousmane Sonko a été levé, a constaté une journaliste de l’AFP, lundi 24 juillet. Une information confirmée par Ousseynou Ly, porte-parole du parti des Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (Pastef), qui a précisé que l’opposant n’avait pas été arrêté. M. Sonko était bloqué chez lui par les forces de sécurité depuis le 28 mai.

L’opposant a été condamné le 1er juin à deux ans de prison ferme dans une affaire de mœurs, un jugement qui le rend inéligible en l’état, selon ses avocats et des juristes. Sa condamnation a engendré début juin les troubles les plus graves depuis des années au Sénégal, faisant seize morts selon les autorités, une trentaine selon l’opposition. Le leader du Pastef avait ensuite prédit dans un entretien un « chaos indescriptible » s’il était empêché d’être candidat à la prochaine élection présidentielle, prévue en février 2024.

Le ministre de l’intérieur, Antoine Diome, avait justifié les « restrictions » imposées à M. Sonko par les appels lancés par ce dernier à la « résistance ». « Quelqu’un qui se lève pour dire qu’il va faire une caravane [un cortège], qu’il va faire des rassemblements sans déclaration [préalable]… Est-ce qu’on va le laisser faire le tour du Sénégal, faire des rassemblements et compter les morts derrière ? On ne peut pas », avait-il déclaré.

L’opposant, investi candidat par son parti, a par ailleurs été condamné le 8 mai à six mois de prison avec sursis lors d’un procès en appel pour diffamation, une peine largement perçue comme le rendant inéligible pour la présidentielle. Mais il n’a pas encore épuisé ses recours devant la Cour suprême.

Avec Le Monde et AFP

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