Les faits-Après la visite d’une délégation de représentants des pays d’Afrique de l’Ouest, le général Tchiani, à la tête du Niger depuis le coup d’État du 26 juillet, a assuré qu’il n’entendait pas « confisquer le pouvoir ». La menace d’une intervention militaire ouest-africaine plane toujours.

Ce dimanche 20 août, des milliers de Nigériens favorables aux putschistes ont manifesté dans le centre-ville de Niamey, tandis que nombre d’entre eux s’inscrivaient sur des listes d’auxiliaires civils potentiellement mobilisables en soutien des forces armées. Dans la foule, de nombreux slogans ont fusé contre la France.NIGER : DES MILLIERS DE JEUNES NIGÉRIENS PRÊTS À DÉFENDRE LA PATRIE COMME  VDN. – Malibook

La veille, le nouvel homme fort du Niger, le général Tchiani, avait dénoncé lors d’un discours télévisé la menace d’une intervention militaire brandie par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) : « Si une agression devait être entreprise contre nous, elle ne sera pas la promenade de santé à laquelle certains croient », a-t-il déclaré avant d’expliquer que l’organisation régionale était en train de mettre « sur pied une armée d’occupation en collaboration avec une armée étrangère ».

Après le sommet de la Cedeao du 10 août dernier, la France, ancienne puissance coloniale, avait affirmé soutenir « l’ensemble des conclusions adoptées à l’occasion du sommet extraordinaire », y compris la décision d’activer le déploiement d’une « force en attente », prête à intervenir. Une position dont les États-Unis se sont démarqués. Également présents militairement au Niger pour mener la lutte contre les groupes djihadistes dans le Sahel, ils s’inquiètent de la concurrence grandissante du groupe russe Wagner dans la région. Une nouvelle ambassadrice, Kathleen FitzGibbon, a pris son poste dimanche 20 août à Niamey, avec pour feuille de route « de plaider pour une solution diplomatique ».

Dans son discours de samedi, le général Abdourahamane Tchiani a assuré qu’il n’entendait pas « confisquer le pouvoir », précisant que la période de transition « ne saurait aller au-delà de trois ans », et annonçant le lancement d’un « dialogue national » pour imaginer « une nouvelle vie constitutionnelle ».

Visite au président Bazoum

Niger, la délégation ouest-africaine a rencontré Bazoum - MaderPostSamedi 19 août, au lendemain d’un sommet régional consacré à la situation au Niger, une délégation ouest-africaine conduite par l’ancien président nigérian Abdulsalami Abubakar s’est rendue à Niamey pour tenter une nouvelle médiation avec les putschistes qui ont pris le pouvoir. La veille, le commissaire aux affaires politiques, à la paix et à la sécurité de la Cedeao, Abdel-Fatau Musah, avait affirmé que la Cedeao était prête à utiliser la force pour rétablir l’ordre constitutionnel au Niger, allant jusqu’à indiquer que le jour de l’intervention était déjà arrêté. Mais l’objectif de l’organisation reste d’acculer les putschistes pour les pousser à la négociation.

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À Niamey, la délégation ouest-africaine a pu rencontrer le président renversé Mohamed Bazoum, retenu prisonnier depuis le coup d’État du 26 juillet et dont la santé inspire de l’inquiétude. Il « a le moral », a assuré un membre de cette délégation.

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3 Commentaires

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