Le Ministre Séjourné dit vrai. Le FCFA de la BCEAO est une affaire exclusive de l’UMOA.

Ce X sur le FCFA concerne ceux qui me suivent, en quête d’informations justes… loin des débats entretenus par les faux prophètes et leurs adeptes, tous prolifiques en injures et grossièretés quand ils savent que leurs mensonges sont mis à nus. La France est bien sortie de la gestion du FCFA.
Fruit d’un long processus, l’abandon du FCFA pour une monnaie unique au sein de la CEDEAO a impliqué des experts et les responsables des huit (8) monnaies que compte notre espace communautaire.
Ceux qui ont suivi le processus débuté en 1987 avec l’adoption du programme de coopération monétaire de la CEDEAO sont témoins de l’adoption en 2000 au sommet de Bamako, de la zone monétaire ouest africaine (ZMAO) mandatée pour créer une banque centrale et une monnaie unique en 2003 suivie d’une fusion avec l’UEMOA en 2004.
Ce programme n’a pas eu de succès jusqu’en 2015 où l’option d’aller graduellement à une monnaie unique a été prise. Le nouveau programme a fixé l’année 2020 pour le lancement de la monnaie unique avec les pays qui respecteraient les critères dits de premier plan (on y reviendra si le sujet intéresse les plus curieux).
Pour le RDV de 2020, la CEDEAO a lancé en 2018 un concours pour le logo de la monnaie unique. Et en juin 2019 au Nigeria, la dénomination a été actée par la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement : ce sera l’ECO.
Au sortir de la réunion d’Abuja, nombreux sceptiques ont mis en doute l’engagement des 8 pays de l’UMOA à pouvoir abandonner leur FCFA. Et surprise! Les pays sont les premiers à annoncer leur décision d’abandonner le FCFA pour l’ECO.
Si aucun des 8 États membres de l’UMOA n’a légiféré pour le changement de monnaie, à leur demande, la France l’a fait en 2020 et en 2021, annonçant que le FCFA qu’elle a contribué à créer est mort. La France n’est donc pas opposée au passage du franc CFA à l’Eco. La France a également mis la fin à la centralisation des réserves de change des Etats d’Afrique de l’ouest auprès du Trésor français. Les réserves sont aujourd’hui gérées par la BCEAO qui a choisi seule de les placer sur les 5 continents.
La balle est donc dans le camp des pays de l’UMOA et de la BCEAO pour passer à l’ECO. L’UMOA est mise à mal par l’instabilité saisonnière des putschistes qui annoncent vouloir abandonner le FCFA. Les putschistes manquent en réalité de courage pour créer leur propre monnaie.
Au niveau régional, personnellement (et je peux me tromper), je crois qu’ils sont nombreux ceux qui ne veulent pas d’une monnaie unique en Afrique de l’Ouest, qui accusent la France et mon pays la Côte d’Ivoire de torpiller ce projet. Fausse accusation! En réalité, les opposants à la création de la monnaie unique au niveau de la CEDEAO sont ces pays et leurs ressortissants qui refusent d’ouvrir leurs économies aux autres, à commencer par leurs propres voisins. Ceux-là feront toujours allusion à des critères de convergence que ne rempliraient pas certains. Or, quand on est favorable à une intégration économique et monétaire, aucun critère ne devrait constituer un frein. Il suffit d’une petite volonté politique.Image
Alain LOBOGNON @Alainlobog
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