A banner of Russian President Vladimir Putin is seen during a protest to support the Burkina Faso President Captain Ibrahim Traore and to demand the departure of France’s ambassador and military forces, in Ouagadougou, on January 20, 2023. (Photo by OLYMPIA DE MAISMONT / AFP)

Sous la tutelle du ministère de la défense, Moscou tente de renouveler son dispositif africain et de faire oublier la « marque » Wagner.

Le nom de Wagner disparaît mais la référence à l’Allemagne nazie demeure. La présence russe au Sahel s’est choisi un nouveau label : Africa Corps. Alors que le groupe paramilitaire devait son nom à l’admiration portée par son fondateur, Dmitri Outkine, au compositeur allemand qui a influencé l’esthétique du IIIe Reich, cette nouvelle appellation est directement inspirée par l’Afrika Korps, les bataillons allemands ayant combattu dans le nord de l’Afrique durant la seconde guerre mondiale.

Au-delà des références communes, la refonte par l’Etat russe de la société de sécurité d’Evgueni Prigojine, entrée en disgrâce à Moscou depuis la rébellion avortée de son chef – disparu le 23 août –, se poursuit. De la République centrafricaine à la Libye en passant par le Soudan et le Mali, Wagner avait bâti depuis 2018 un empire. Un modèle qui a permis à la Russie des percées stratégiques majeures au détriment des Occidentaux, au premier chef les Français, mais dont l’autonomie était devenue trop forte aux yeux de Moscou.

Le nom Africa Corps est apparu pour la première fois le 20 novembre sur Telegram dans un post du blogueur militaire Deux Majors, proche du ministère russe de la défense. Le message cite Igor Korotchenko, ancien colonel et rédacteur en chef de la revue russe Natsionalnaïa oborona (« défense nationale »), par ailleurs invité fréquent de l’émission « 60 minutes » sur la chaîne publique Rossiya 1, annonçant qu’un Africa Corps est « en cours de formation ». L’apparition de cette nouvelle structure, précise M. Korotchenko, fait suite à la visite du vice-ministre russe de la défense Iounous-bek Evkourov à Benghazi (Libye), où il a rencontré le maréchal Khalifa Haftar, l’« homme fort » de la Cyrénaïque (province orientale). La suite sur lemonde

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