Jeudi, le Conseil d’État a validé l’interdiction édictée par Gabriel Attal. LFI dénonce « une stratégie de division » qui stigmatise une partie de la population.

Saisi en urgence, le juge a rejeté le recours de l’association Action droits des musulmans (ADM), qui demandait la suspension de cette interdiction au nom d’un risque de discrimination et d’atteinte aux droits.

« Une stratégie de division »

Les Insoumis considèrent comme « anti-laïque, sexiste et raciste » cette interdiction prônée par le ministre de l’Éducation nationale Gabriel Attal. « Tout cela participe d’une stratégie de division de la population : en stigmatisant une partie pour en mobiliser une autre autour de thématiques identitaires réactionnaires et affaiblir ainsi les capacités de mobilisation collective contre les méfaits et mauvais coups à venir du gouvernement », conclut LFI.

« Faire République ce n’est pas interdire à des adolescentes de choisir leurs tenues. C’est répondre aux urgences sociales, démocratiques et écologiques », relève encore le parti de gauche radicale.

Lundi, quelque 300 élèves, sur les 12 millions ayant fait leur rentrée cette semaine, se sont présentées en abaya devant leur établissement, et 67 d’entre elles ont refusé de la retirer, selon le ministre de l’Éducation.

À ce sujet, un père de famille devra répondre en octobre devant la justice, à Clermont-Ferrand, d’accusations de menaces de mort envers un proviseur qui avait refusé l’accès au lycée à sa fille portant une abaya.

 

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