
La vie politique ivoirienne est rythmée depuis la mort du premier président de la Cote d’Ivoire, Felix Houphouet Boigny, par trois partis politiques et trois personnages: Henri Konan BEDIE (PDCI), Laurent GBAGBO (FPI-PPA-CI) et Alassane OUATTARA (RDR-RHDP). LA COTE D’IVOIRE a tout vécu:c oup d’Etat, Rebellion, Charnier, quasi-guerre civile, crise post-électorale meurtrière
Tidjane THIAM a remplacé Henri Konan BEDIE à la téte du PDCI mais le tempo politique est toujours rythmé par la même intensité, la même hantise des lendemains ténébreux et les mêmes soubresauts, les mêmes spasmes sociaux: crises, tensions, rejets de candidatures, frayeurs et risques d’embrasements.
A la veille de la présidentielle decisive d’octobre 2025, nous avons choisi de vous présenter le trio qui tient trente millions d’ivoiriens en haleine.
Après la présentation de l’ex président de la République, Laurent GBAGBO, nous vous présentons aujourd’hui le président actuel:
ALASSANE OUATTARA.
Alassane Dramane Ouattara, né le 1er janvier 1942 à Dimbokro, Côte d’Ivoire, est un homme politique et économiste ivoirien, président de la République de Côte d’Ivoire depuis 2010. Voici un résumé de sa biographie, basé sur les informations disponibles :
Origines et formation
• Naissance et famille : Né dans une famille musulmane Dyula, Ouattara est descendant, par son père, des dirigeants musulmans de l’Empire Kong (actuel Burkina Faso). Il est marié à Dominique Nouvian, une femme d’affaires franco-algérienne, depuis 1991, et a deux enfants, David Dramane et Fanta Catherine, d’un premier mariage avec Barbara Jean Davis.
• Éducation : Ouattara a suivi son éducation primaire en Côte d’Ivoire et secondaire au Burkina Faso (alors Haute-Volta), obtenant un baccalauréat en mathématiques en 1962. Grâce à une bourse américaine, il a étudié aux États-Unis, décrochant un B.Sc. en administration des affaires (1965) à Drexel University, suivi d’une maîtrise (1967) et d’un doctorat en économie (1972) à l’Université de Pennsylvanie.
Carrière professionnelle
• Institutions financières internationales :
• FMI (1968-1973) : Économiste au Fonds Monétaire International à Washington, D.C.
• BCEAO (1973-1988) : Chargé de mission à Paris, conseiller spécial du gouverneur, directeur de recherche, puis vice-gouverneur (1983-1984). Il devient gouverneur de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) en 1988, poste qu’il occupe jusqu’en 1990.
• Retour au FMI (1984-1999) : Directeur du département Afrique (1984-1988), conseiller du directeur général (1987), et directeur général adjoint (1994-1999).
• Réputation : Reconnu pour son travail rigoureux, sa transparence et sa gouvernance.
Carrière politique
• Premier ministre (1990-1993) : Nommé par le président Félix Houphouët-Boigny pour diriger le comité de stabilisation économique, puis premier ministre en novembre 1990, tout en restant gouverneur de la BCEAO. Il assume des responsabilités croissantes lors de la maladie de Houphouët-Boigny, mais entre en conflit avec Henri Konan Bédié après la mort du président en 1993, ce qui conduit à sa démission.
• Président du RDR (1999-) : Élu président du Rassemblement des Républicains (RDR) en 1999, il est confronté à des obstacles pour se présenter aux élections présidentielles de 1995 et 2000 en raison de lois sur la nationalité, visant ses origines supposées burkinabè.
• Élection de 2010 : Candidat du RDR, Ouattara remporte l’élection selon la Commission Électorale Indépendante, mais Laurent Gbagbo conteste les résultats, entraînant une crise politique majeure et une seconde guerre civile. Ouattara est reconnu président par la communauté internationale et prend ses fonctions en mai 2011 après l’arrestation de Gbagbo.
• Réélections (2015, 2020) : Réélu en 2015 avec 83,66 % des voix et en 2020 avec 94,27 %, bien que ce troisième mandat soit controversé en raison des limites constitutionnelles. Sa candidature pour un quatrième mandat en octobre 2025 suscite des protestations, notamment après la disqualification d’opposants.
Présidence et réalisations
• Économie : Sous Ouattara, la Côte d’Ivoire connaît une croissance économique significative grâce à des réformes, des privatisations et des investissements dans les infrastructures, comme le stade Alassane Ouattara à Abidjan.
• Réconciliation nationale : Efforts pour libérer des prisonniers politiques et organiser des élections, bien que des tensions persistent en raison de divisions politiques.
• Critiques : Accusé de « justice des vainqueurs » et de ne pas suffisamment lutter contre la corruption. Sa gestion de l’armée et de la justice est également critiquée.
Controverses
• Nationalité : Sa candidature a été contestée en raison de ses liens supposés avec le Burkina Faso, bien qu’il ait été reconnu citoyen ivoirien en 2002.
• Mandats successifs : Son troisième mandat (2020) et sa candidature pour un quatrième (2025) sont critiqués comme inconstitutionnels, alimentant des manifestations à Abidjan.
• Protestations : En août 2025, des manifestations éclatent contre sa candidature, dénonçant l’exclusion d’opposants et une possible fraude électorale.
Vie personnelle
• Mariage et enfants : Marié à Dominique Nouvian depuis 1991, qui dirige la fondation « Children of Africa ». Il a deux enfants d’un précédent mariage.
• Religion : Musulman, il promeut la tolérance interreligieuse.
• Richesse : Sa fortune, estimée à environ 185 millions de dollars, provient de ses revenus au FMI, à la BCEAO et d’investissements privés.
Situation actuelle
En juillet 2025, Ouattara annonce sa candidature pour un quatrième mandat, malgré les critiques sur la légalité de cette démarche et la disqualification de figures de l’opposition comme Tidjane Thiam. Des manifestations à Abidjan reflètent les tensions autour de cette décision.
Cheick Ibrahim Ouattara