L’ancien président congolais Joseph Kabila est jugé par contumace pour trahison et complicité avec la rébellion de l’AFC-M23 soutenue par le Rwanda.
En RDC, le général Lucien René Likulia, représentant du ministère public, a appelé les juges de la Haute cour militaire à Kinshasa à condamner « à la peine de mort » Joseph Kabila pour « crimes de guerre », « trahison », et « organisation d’un mouvement insurrectionnel ».
Le ministère public requiert également 20 ans de prison contre l’ancien chef de l’Etat pour « apologie de crimes de guerre » et 15 ans de prison pour « complot ».
En exil depuis plus de deux ans, Joseph Kabila était apparu fin mai à Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, dans l’est de la RDC. La ville est sous contrôle des rebelles de l’AFC-M23.
Il y avait mené des consultations avec des représentants politiques et de la société civile en vue, selon lui, de « contribuer au retour de la paix » en RDC. Dans ce cadre, l’ancien président s’était ensuite rendu à Bukavu, chef-lieu de la province du Sud-Kivu, également aux mains de l’AFC-M23.

Accusations de complicité avec le Rwanda
Depuis, Joseph Kabila n’a pas été revu en RDC.
Son procès s’est ouvert en son absence le 25 juillet devant une juridiction militaire à Kinshasa.
Selon le général Lucien René Likulia, Joseph Kabila, « en intelligence avec le Rwanda », a cherché à perpétrer un coup d’Etat contre son successeur Félix Tshisekedi et a voulu renverser le pouvoir par les armes.
Un moratoire sur l’exécution de la peine capitale en vigueur depuis 2003 en RDC a été levé en 2024. Aucune exécution n’a cependant eu lieu depuis.
Ce procès à lieu alors que les combats se poursuivent dans l’est de la RDC entre la coalition rebelle AFC/M23 et les forces congolaises, malgré la signature d’un cessez-le-feu entre les deux belligérants et d’un accord de paix signé aux Etats-Unis entre la RDC et le Rwanda.