Les Maliens sont appelés dimanche à dire oui ou non à la nouvelle Constitution proposée par la junte. Affirmation de laïcité, renforcement des pouvoirs du président… voici les grands principes et les principaux changements à retenir.

 Grands principes 

« Le Mali est une République indépendante, souveraine, unitaire, indivisible, démocratique, laïque et sociale ».

« Tous les Maliens naissent et demeurent libres et égaux en droits et en devoirs ».

Le texte garantit le respect des droits humains, la liberté de pensée, de culte, d’expression, la liberté syndicale, le droit de grève, le droit de tous à un procès équitable.

« Le suffrage est universel, égal et secret ».

Le projet s’ancre dans le contexte existant de « crise multidimensionnelle » connue par le pays depuis des années. Il met en exergue la défense de la souveraineté nationale et la lutte contre la corruption.

 Un président renforcé 

Le président « détermine la politique de la Nation » alors que dans l’actuelle Constitution, datant de 1992, c’est le gouvernement qui le fait.

Le président nomme le Premier ministre et les ministres et met fin à leurs fonctions. « Le gouvernement est responsable devant le président », et non plus devant l’Assemblée.

Le président peut être destitué par le Parlement pour « haute trahison ».

« On passe d’un régime semi-présidentiel à présidentiel », explique Brema Ely Dicko, chercheur à l’université de Bamako.

Le président est élu pour cinq ans au suffrage universel direct. Il n’est rééligible qu’une fois.

Avec AFP

Mali : Dicko passe à l’offensive judiciaire • RFI

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