Sommet du G7 en Bavière : « Plan Marshall » pour l’Afrique

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Au sommet du G7, le Président américain Joe Biden, l’hôte du sommet, le Président allemand Olaf Scholz ont annoncé un « plan Marshall » pour l’Afrique.

Président de l’Union africaine, Macky Sall participe ce lundi au Sommet du G7 élargi à plusieurs pays à Elmau, en Allemagne. Si les dirigeants des pays les plus riches du monde doivent débattre du thème, «Progresser vers un monde équitable», les échanges portent notamment sur les questions du climat, de l’énergie, de la santé, de la sécurité alimentaire et de l’équité genre.

Le Président en exercice de l’Union africaine multiplie les rencontres avec les grands de ce monde : David Malpass, Président de la Banque mondiale, Olaf Scholz, Chancelier allemand, mais aussi Joe Biden, Président des États-Unis.

Ce dernier a saisi l’occasion pour présenter sa nouvelle initiative dénommée « Partenariat mondial pour les infrastructures ». En résumé, les États-Unis entendent convaincre les dirigeants du G7 à accepter de financer le lancement de projets dans les pays à revenu intermédiaire et faible à hauteur de 600 milliards de dollars au cours des cinq prochaines années. « Avec les partenaires du G7, nous visons à mobiliser 600 milliards de dollars d’ici à 2027 pour des investissements mondiaux dans les infrastructures ».

Ces projets viseront l’Afrique en grande partie. Le but de Biden : contrebalancer l’influence chinoise sur le continent. « L’Afrique subsaharienne sera clairement une priorité majeure du partenariat lancé par le G7, a déclaré un haut responsable de la Maison-Blanche, cité par Le Point. Il faut souligner que les infrastructures souffrent de financements très insuffisants sur le continent. Les besoins sont chiffrés de 130 à 170 milliards de dollars par an par la Banque africaine de développement (BAD), avec un manque de 53 à 93 milliards par an”.

De son côté le Président Macky Sall, qui s’est réjoui du soutien des pays partenaires pour “une transition équitable pour l’accès universel à l’électricité en Afrique”, a posé une doléance : une place pour le continent au sein du G20.

Victime collatérale de ce conflit, l’Afrique cherche des moyens pour atténuer son impact sur ses populations. Sans doute, le Président Sall a plaidé que les sanctions occidentales contre la Russie n’aient pas une incidence sur la commerce des céréales, notamment le blé, les engrais, surtout l’Urée.

Il faut dire que la situation se dégrade à un rythme rapide dans plusieurs pays déjà. Et certains ont déjà décrété l’état d’urgence alimentaire, tandis que dans d’autres, les prix des produits agricoles, et surtout des céréales, ont connu une très forte hausse. C’est dire que même pour les pays qui seraient contre la politique russe vis-à-vis de l’Ukraine, un répit obtenu par Macky sur le front alimentaire ne serait pas négligeable.

A Sotchi, il avait obtenu certains engagements du Pré­sident Poutine, le 3 juin dernier. Lequel s’est déclaré disposé à faciliter l’exportation du blé et de l’engrais russes vers l’Afrique pour réduire les risques d’insécurité alimentaire sur le continent. Lors de son entretien virtuel avec les dirigeants européens, notamment la présidente de la Commission européenne, Ursula Von Der Leyen, et le président du Con­seil européen, Charles Michel, il avait plaidé «que tout soit fait pour libérer les stocks de céréales disponibles et assurer le transport et l’accès au marché, afin d’éviter le scénario catastrophique de pénurie et de hausse généralisées des prix» et attiré l’attention de ses partenaires sur la nécessité de cesser le blocage du port ukrainien d’Odessa, par où passaient la plupart des exportations ukrainiennes de céréales. Quelques jours plus tard, les ministres des Affaires étrangères de la Russie et la Turquie se sont mis d’accord pour «garantir la sécurité des navires qui quittent les ports ukrainiens». Mais, c’est toujours le statu quo alors que les prix des denrées continuent à flamber partout.

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