Changement climatique : plus de 170 milliards de dollars par an pour dédommager l’Afrique

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L’économiste en chef de la banque Africaine de développement (Bad), M. Kevin Urama a révélé le 25 mai 2022 à Accra au Ghana en marge des assemblées annuelles de l’institution financière africaine que le financement climatique total nécessaire pour indemniser l’Afrique pour les émissions historiques et futures jusqu’en 2050 est compris entre 163,4 à 173 milliards de dollars par an entre 2022 et 2050.

Il présentait le rapport de la Bad 2022 des perspectives économiques en Afrique qui a cette année pour thème : «Favoriser la résilience climatique et une transition énergétique juste en Afrique».

M. Kevin Urama a expliqué que le montant réel d’indemnisation annuel est près de 10 fois supérieur à celui reçu par le continent entre 2016 et 2019. « Il est donc peu probable que le déficit de financement climatique soit comblé par les instruments de financement traditionnels », a-t-il indiqué. Avant de souligner qu’il faut des instruments innovants et une coopération régionale et mondiale forte pour combler le déficit du financement climatique du continent africain.

Tirer parti des instruments innovants

C’est pourquoi, le rapport recommande aux pays africains de tirer parti « des obligations et les prêts verts, les obligations et prêts durables ou liés à la durabilité, les échanges dette-contre-climat et des marchés du carbone plus efficients et mieux évalués ».

Le document invite aussi les pays développés à augmenter les engagements de financement à plus de 100 milliards de dollars au titre du financement climatique.

« Le complément de financement devrait être à la hauteur du véritable coût d’opportunité du changement climatique en Afrique et dans d’autres régions en développement », soutient le rapport.

Selon les experts, bien qu’elle abrite 17 % de la population mondiale actuelle, l’Afrique n’émet seulement que 3 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre.

Cependant, le changement climatique et les phénomènes météorologiques extrêmes affectent l’Afrique de manière disproportionnée, avec de graves conséquences économiques, sociales et environnementales pour ses populations.

Par Théodore Kouadio

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