Attaques racistes : l’impossible défense de Pap Ndiaye

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Pap Ndiaye fait déjà face au cyclone raciste

La nomination de Pap Ndiaye au ministère de l’éducation nationale a fait remonter à la surface le racisme structurel de la société française et de sa classe politique, une vague qui charrie avec elle la condition noire et la question coloniale. La réaction de l’exécutif, Emmanuel Macron en tête, donnera une première indication sur la tonalité du quinquennat.

Il n’aura fallu que quelques minutes aux haïsseurs de l’autre pour déverser leur bile. Sitôt Pap Ndiaye nommé au ministère de l’éducation nationale et de la jeunesse, l’extrême droite française a rivalisé d’anathèmes pour le qualifier et le disqualifier.

Marine Le Pen, la cheffe de file du Rassemblement national (RN), l’a dépeint en « indigéniste assumé » avant que, quelques minutes plus tard, son bras droit Jordan Bardella n’évoque un « militant racialiste et anti-flics », artisan futur de la « dislocation » de la nation. Le porte-parole du parti d’extrême droite, Julien Odoul, a préféré parler de « militant immigrationniste ». Éric Zemmour (Reconquête), de son côté, a prédit que le nouveau ministre allait « déconstruire l’Histoire de France ».

Dans le sillage des deux partis d’extrême droite, une partie de la droite d’opposition lui a emboîté le pas, dans un pas de deux aussi dangereux dans son esprit qu’infructueux dans les urnes. Le député Les Républicains (LR) Éric Ciotti a résumé le positionnement prétendu de Pap Ndiaye dans un tweet tout en nuance : « Adepte de l’islamogauchisme et militant anti-flics ! Terrifiant ! » Son collègue Julien Aubert a préféré désigner l’historien comme le « cheval de Troie du gauchisme US », porteur du « wokisme » et du « racialisme ».

Comme avec Nicolas Hulot en 2017, puis Éric Dupond-Moretti en 2020, Emmanuel Macron est parvenu à accaparer l’attention politico-médiatique en attirant au gouvernement une personnalité reconnue. À la différence de ses deux prédécesseurs, toutefois, Pap Ndiaye est noir.

Dans une classe politique si peu habituée à voir émerger au premier plan des figures issues de l’immigration post-coloniale, la nomination de l’historien est venue rappeler, avec la violence d’une gifle matinale, cette réalité que le temps et l’aveuglement nous ont parfois fait oublier. Le racisme structurel, profondément ancré, d’une partie de la société française et de sa classe politique.

La gifle est d’autant plus violente qu’elle offre une mise en abyme de ce que Pap Ndiaye lui-même a écrit, pensé, démontré ces vingt dernières années. Le directeur du musée de l’Histoire de l’immigration est un des plus grands spécialistes en France de la condition noire, qu’il n’a cessé d’éclairer avec talent, de la comparaison avec les États-Unis d’une part, de la lumière de l’histoire post-coloniale d’autre part, dans le sillage d’Aimé Césaire et de Frantz Fanon.

Le caractère éminemment caricatural de l’offensive dont il est victime ferait presque sourire si elle n’était pas si dangereuse. Celles et ceux qui brossent le portrait d’un historien extrémiste et dangereux n’ont sûrement pas lu ni entendu Pap Ndiaye, intellectuel à la voix calme et aux thèses pondérées, dont chacun des mots est mesuré au gramme près.

En 2014, invité de Mediapart, il analysait sur notre plateau les attaques racistes dont était l’objet Christiane Taubira, alors ministre de la justice de François Hollande. Lui, l’expert du sujet, avait reconnu sa surprise face à la vigueur de la vague que subissait l’élue guyanaise.

« Je ne m’attendais pas à cela, répondait-il à notre collègue Joseph Confavreux. Je pensais que le néo-racisme, ou le racisme culturel, par lequel on met en avant les cultures plutôt que les races, l’avait en quelque sorte emporté définitivement dans l’espace public, reléguant définitivement les vieilles formes de racisme pur et dur dans l’histoire de notre pays. »

Il avait exposé avec clarté la singularité du racisme anti-Noirs en France, « un racisme qu’on qualifie généralement d’infériorisation, de mépris », par rapport au racisme anti-Arabes ou à l’antisémitisme, dont l’expression historique s’était avérée différente.

À l’époque, celui qui était alors professeur à Sciences Po ne se doutait sûrement pas qu’il serait, après Christiane Taubira, le prochain ministre noir de la République française à occuper un portefeuille de premier plan.

Sa nomination n’a pas vingt-quatre heures que, déjà, il est intéressant de noter le sous-texte des attaques qui le visent. La droite et l’extrême droite lui reprochent ainsi d’être une menace pour la France, sa « civilisation », ses « valeurs », son « histoire ». Un « cheval de Troie », pour reprendre les termes du député Julien Aubert. Comme si, au fond, Pap Ndiaye n’était pas vraiment des nôtres ; comme si sa condition noire venait le placer dans le rang des autres.

Avant lui, Christiane Taubira avait subi le même type d’attaques formulées de manière plus ou moins directe. Chacun des engagements de l’élue guyanaise – du combat pour la mémoire de l’esclavage à la loi autorisant le « mariage pour tous » en passant par sa vision de la justice – avait été dépeint comme un engagement « anti-France », une rhétorique héritée du tournant des XIXe et XXe siècles, agitant au sujet des minorités le spectre nauséabond du « parti de l’étranger ».

Après le coup politique, l’enjeu d’une réponse forte

Quelques années plus tôt, pendant le quinquennat de Nicolas Sarkozy, c’est Rama Yade, alors secrétaire d’État aux affaires étrangères et aux droits de l’homme, qui avait été la cible d’attaques du même type. « Je sais ce que sont les micro-agressions qui humilient et déshumanisent », disait-elle en novembre 2021 à L’Express. Depuis, ajoutait-elle, « je suis bien obligée de constater que […] les Afro-descendants ne courent pas les gouvernements. À l’image d’une élite politique qui s’est incroyablement durcie ».

Dans le même entretien, Rama Yade résume sa position dans le gouvernement de François Fillon : « J’étais une anomalie, pas du tout un prototype. » En découvrant le nom de Pap Ndiaye dans la liste gouvernementale annoncée par Alexis Kohler, le secrétaire général de l’Élysée, vendredi 20 mai, c’est aussi le mot « anomalie » que nous avons utilisé.

« Que diable allait-il faire dans cette galère ? », se demandait sur Twitter la députée insoumise Clémentine Autain. Il y avait bien quelque chose d’incongru à voir Pap Ndiaye debout, lors de sa passation de pouvoirs, aux côtés de Jean-Michel Blanquer, le ministre auquel il succède. Que va donc faire Pap Ndiaye à la place de celui dont le seul apport au débat politique français restera ses offensives contre « l’islamo-gauchisme », le voile et le « wokisme » ?

Que vient faire Pap Ndiaye dans un gouvernement dont le ministre de l’intérieur « s’étouffe » quand il entend le terme de « violences policières », derrière un président de la République qui juge « le monde universitaire coupable » d’avoir « encouragé l’ethnicisation de la question sociale » ? De quelles marges de manœuvre disposera l’universitaire dans un camp politique qui a relégué au rang de fièvres différentialistes tout ce qu’il porte depuis deux décennies ?

La réponse à cette question fait office de première épreuve du quinquennat. Il appartient désormais à l’exécutif de faire bloc et de dénoncer sans barguigner le racisme déjà à l’œuvre. Pour ce faire, il ne suffira pas de formules grandiloquentes ou englobantes, comme celle d’Élisabeth Borne rappelant son attachement aux valeurs de la République, vendredi soir au journal de TF1.

Il faudra abandonner, résolument, les petits calculs électoralistes, les appels du pied incendiaires à l’électorat d’extrême droite et les travers stigmatisants du premier mandat d’Emmanuel Macron. Dans le cas contraire, comme Christiane Taubira hier, Pap Ndiaye subira demain, puis Rima Abdul-Malak, la ministre de la culture, ou Justine Bénin, la secrétaire d’État à la mer, après-demain, les tréfonds haineux de la société française.

Ilyes Ramdani

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Attaques racistes : l’impossible défense de Pap Ndiaye

L’extrême droite et la droite extrême ont eu le réflexe pavlovien attendu après la nomination de M. Pap Ndiaye au gouvernement. La réponse de la Première ministre est loin d’être satisfaisante. Voici pourquoi.

Franchement, on s’y attendait: après le coup réussi par Macron/Borne de nommer Pap Ndiaye, l’extrême droite et la droite extrême ont fait ce qu’on attendait d’eu: accumuler des suspicions sur ses positions (est-il républicain? français?), jeter le doute sur ses intentions au Ministère de l’Éducation Nationale, l’accuser des pires crimes inventés par des membres de l’ancien gouvernement, islamophobe-gauchisme, wokisme, déconstruction de l’histoire, participation à une réunion non-mixte, et j’en oublie.

Avant de continuer, remarquons l’habileté de Macron: Pap Ndiaye est le ministre dont on parle le plus, et de ce fait on en néglige d’autres dont la présence interroge, par exemple le tandem placé à l’écologie.

Le gouvernement devait réagir. Mme Elisabeth Borne l’a fait en assurant que son ministre de l’Éducation nationale est un Républicain convaincu, attaché aux valeurs de la République. Nous devrions être satisfait de cette défense rapide. Et bien, non. Parce qu’en répondant ce qu’elle a répondu, Mme Borne a accrédité l’accusation. À qui viendrait-il à l’esprit de demander si, au hasard, Brigitte Bourguignon a de solides garanties de républicanisme ? En répondant comme elle l’a fait, elle a commis la faute de se placer sur le terrain imposé par l’extrême-droite, d’en accepter les termes et la légitimité.

Or, tout le monde comprend que c’est parce qu’il n’est noir, qu’il ne s’appelle pas Corinne, qu’il est la cible du racisme. Ou plutôt, on devrait comprendre que toutes ces attaques nauséabondes sont des attaques racistes. On n’ose plus aujourd’hui (jusqu’à quand?) dire que les personnes noires sont des êtres inférieurs. Mais on déplace le racisme, de la couleur de la peau à l’appartenance ethnique et nationale. Comme toujours ont piétine le fameux universalisme républicain qui est (censé être) indifférent à toutes les différences. Et on rejoue les postures de l’époque coloniale: ces gens-là, les « indigènes » ne sont pas accessibles à la pleine citoyenneté et quand ils le prétendent il faut les soupçonner du contraire. Autre chose se joue avec Pap Ndiaye: il est, comme il s’est présenté lui-même, un produit de la « méritocratie républicaine ». Laissons cette catégorie de côté qui mérite pourtant une analyse critique. Relevons plutôt que ce que l’extrême-droite raciste ne supporte pas c’est que des individus racisés fassent partie de l’élite académique, qu’ils puissent faire valoir des compétences indiscutables et internationalement reconnues. Réflexe de « petits-Blancs », renvoyés à leur petite pensée.

Il ne fallait pas prendre la peine d’assurer que Pap Ndiaye est un Républicain, donc un bon Français. Mais en adoptant cette défense, Mme Borne a épongé en réalité les dégâts commis par les ministres Blanquer, Vidal et leurs cohortes d’intellectuels, et par Macron lui-mêmes avec leur croisade anti islamo-gauchisme et anti wokisme. En effet Pap Ndiaye a énoncé un certain nombre de jugements qui prenaient leur distance avec cette propagande inique. La première ministre se devait de dissiper les vapeurs toxiques de cette propagande. Et la nomination de Pap Ndiaye lui en a donné l’occasion face au racisme.

On peut, pour terminer, souffler à Mme Borne quelques répliques qu’elle aurait dû élaborer: ce qu’est être français dans la République; de quoi la nation française est faite; parler d’égalité, de citoyenneté. Bref un autre discours que celui de l’extrême-droite.

Cela dit, on jugera de l’action du ministre Pap Ndiaye.

Jean-Claude Bourdin, Islamo-gauchiste Philosophe


Ndiaye et Blanquer : l’un compatible avec l’autre

« Le ministre qui fait hurler l’extrême droite », « l’anti-Blanquer », « caution de gauche »… voilà ce qu’on a pu lire ou entendre en cette journée de nomination de Pap Ndiaye au ministère de la rue de Grenelle. Beaucoup de gens de gauche qui apprécient les travaux de M. Ndiaye se demandent ce qu’il vient faire là. Tentons d’y voir plus clair en déconstruisant le discours qu’on tente de nous imposer.

L’extrême droite est vent debout : un wokiste obsédé par les races est entrée dans les bureaux du 110 rue de Grenelle ! Les chaines d’info en continu embrayent : Ndiaye serait l’antithèse de Blanquer ! Sur ce, la gauche s’interroge sur les raisons qui ont bien pu pousser M Ndiaye à accepter ce poste dans un gouvernement tout sauf progressiste.

Et en effet, le contraste qu’on ne cesse de souligner sur toutes les ondes est bien réel. Pap Ndiaye est un historien respecté et reconnu pour ses travaux et ses engagements antiracistes et tout cela lui permet d’être classé parmi les intellectuels progressistes. Or, ni le quinquennat qui vient de s’achever ni celui qui arrive ne risquent de rentrer dans l’histoire affublés d’un tel adjectif. Pourtant, la brutalité néolibérale parait en quelque sorte incompatible avec l’antiracisme de M Ndiaye.

Mais la réalité de ce contraste ne devrait pas nous dispenser de questionner la pertinence de cette prétendue incompatibilité entre un historien antiraciste et son poste de Ministre de l’Education Nationale. Pour ce faire il faudrait distinguer plusieurs choses qui semblent s’emmêler.

Tentons de voir quelle est la nature réelle de ce désaccord entre l’ancien et le nouveau ministre. C’est au sujet du prétendu wokisme que les deux hommes semblent avoir un désaccord majeur. En effet, M Ndiaye parait être le portrait-robot du méchant intellectuel wokiste que M Blanquer n’a pas arrêté d’accuser de tous les maux. Pourtant, ce désaccord, je vais oser le qualifier de secondaire dans le cas qui se présente à nous. Je m’explique…

Tout d’abord : si M. Ndiaye avait été nommé ministre de l’intérieur, à ce moment-là, son positionnement en tant qu’historien engagé sur le front du racisme aurait acquis une signification politique majeure et ce fil n’aurait pas lieu d’être. Il aurait alors été en prise directe avec les discriminations raciales et les violences qui y sont attachées de la part des policiers. La violence et le racisme systémiques auraient alors été mis en débat et les décisions qu’aurait eu à prendre le ministre auraient une importance cruciale. Mais comme cette hypothèse est elle-même politiquement incompatible avec l’idéologie de M Macron, elle est vouée à rester dans le domaine de l’imaginaire et des jeux de l’esprit.

M. Ndiaye n’est donc « que » le ministre de l’Education. Et les maux dont souffre l’Education Nationale ne sont pas de même nature que ceux dont souffre la police (même si certains maux sont partagés). Le problème principal de l’Education Nationale est son démantèlement, la création d’une école à plusieurs vitesses, l’abandon des visées émancipatrices et l’assignation à résidence sociale des élèves issus des classes les plus pauvres. Le tout par l’entremise de l’autonomie des établissements, une hiérarchisation accrue et la fin des règles objectives concernant la gestion de personnels (mutations, promotions etc.). Je ne vais pas rentrer ici dans les détails de ces recettes néolibérales car cela a été fait ailleurs. M Macron a explicité le 17 mars dernier comment il compte s’y prendre pour achever tout cela au cours de son 2nd quinquennat. (1)

M. Ndiaye était évidemment au courant du projet présidentiel au moment où il a accepté ce poste. Et s’il l’a accepté c’est qu’il ne voit pas d’incompatibilité majeure entre ses propres principes et le projet présidentiel. D’ailleurs, les premiers mots du nouveau ministre ne laissent aucun doute. Voici ce qu’il a dit lors de la passation des pouvoirs au 110 rue de Grenelle :

« Je suis un pur produit de la méritocratie républicaine dont l’école est le pilier. »

Lorsqu’on connait le rôle qu’occupe la fable méritocratique et son corollaire qu’est l’égalité des chances (qui a aussi été mentionné par M. Ndiaye lors de son pourtant court discours) dans l’argumentaire de la société néolibérale on ne peut plus être étonnés par cette nomination.

La méritocratie est mise en avant depuis bien longtemps et est l’objet d’investissements massifs, notamment à travers le dispositif des cordées de réussite. Mais ces chiffres surgonflés cachent une réalité beaucoup plus cruelle. Les millions investis nous donnent l’impression que le gouvernement en fait plus pour ces jeunes issus des quartiers populaires que pour d’autres. Qu’ils font vraiment tout leur possible pour leur donner une chance de se hisser dans l’échelle sociale.

Mais dans la réalité, quel est le vrai effet de ces politiques ? Qu’en est-il de tous les autres qui ne feront pas partie des élus ? On nous dira, et si on n’y prend pas garde on finira même par adhérer à cette vision, qu’ils en sont les seuls responsables. Que l’Etat ne peut pas tout, qu’il en fait déjà plus que ce qu’il devrait… Sur les personnes concernées elles-mêmes cela peut (et doit!) créer un effet culpabilisant. Cet investissement financier vise surtout à rendre une politique profondément inégalitaire acceptable.

Donc, M Ndiaye peut tout à fait être progressiste dans sa discipline, être apprécié pour cela et être en phase avec la politique néolibérale la plus dure et mystificatrice. Se poser soi-même en tant qu’exemple de la méritocratie n’augure rien de bon. Mener des travaux exemplaires en histoire, faire preuve d’une conscience de race et n’avoir aucune conscience de classe est une chose tout à fait possible. Suffit-il donc d’être progressiste dans un domaine précis pour être qualifié de penseur de gauche? Est-il possible même d’être considéré comme étant de gauche sans jamais s’inscrire dans la lutte des classes ?

Une chose est sûre : les médias en font une caution de gauche, un anti-Blanquer, et essaient de façon tout à fait artificielle de faire monter la tension et de créer la diversion en cette période électorale. Ce billet tente donc de démontrer la vacuité de tout cela.

Selon moi, M. Ndiaye est donc juste une preuve de plus que pour M. Macron et le capitalisme en général le racisme et l’antiracisme sont juste des jouets, des instruments de diversion, des paravents qui cachent le lutte des classes qui est en train de déliter toute notre société notamment au sein de l’Education Nationale. Je ne dis pas du tout que ce ne sont pas des sujets essentiels. Entendons-nous bien : je dis que le capital les considère et en use comme de vulgaires variables d’ajustement de l’opinion publique.

Ce que nous, gens véritablement de gauche, pouvons faire de mieux : c’est marcher sur nos deux pieds, bien en équilibre à l’intersection de toutes les luttes, qu’elles soient de classe, de race, de genre, écologiques ou pédagogiques. La classe dominante ne cesse et ne cessera de tenter de dénouer les liens entre toutes ces luttes en feignant accorder de temps à autre de l’aumône à l’une ou l’autre. Comme aujourd’hui, ce ne seront que des leurres. A nous d’être vigilants, lucides et déterminés à les combattre.

Jadran Svrdlin


Pap Ndiaye : L’anti Jean-Michel Blanquer ? Pour Mathieu Bock-Côté «On passe d’une chose à son contraire»

Le sociologue et essayiste, Mathieu Bock-Côté, était l’invité de Face à Bock-Côté, samedi 21 mai, sur CNEWS. Il est revenu sur la nomination de l’historien Pap Ndiaye, au poste de ministre de l’Education pour remplacer Jean-Michel Blanquer. Pour Mathieu Bock-Côté «On passe d’une chose à son contraire».


Pap Ndiaye, « un intellectuel indigéniste, wokiste, obsédé par la race », selon Éric Zemmour

Éric Zemmour s’exprime sur la nomination de l’historien Pap Ndiaye au ministère de l’Éducationnationale

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