[CONNECT 54’] Cybersécurité : quelles stratégies pour les entreprises ?

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La cybercriminalité représente la « plus grande menace pour chaque profession, chaque secteur, chaque entreprise du monde », déclarait Ginni Rometty, président d’IBM dès 2015, à l’occasion du Forum économique mondial (WEF). Or, l’Afrique reste vulnérable au cybercrime, en raison de la faiblesse de ses infrastructures de sécurité, de la pénurie de son personnel qualifié, du manque de sensibilisation ou encore de l’absence de coordination réglementaire. Le paysage de la cybercriminalité évolue rapidement et le ransomware (logiciel de rançon) représentait en 2019, un coût de l’ordre de 11.5 milliards de dollars selon Cybersecurity Ventures. Dès 2018, le MalwareTech, Wannacry s’était propagé dans  quelques 150 pays, provoquant le cryptage des données de plusieurs entreprises contraintes de verser une rançon pour obtenir un nouvel accès. Plusieurs pays d’Afrique comme le Maroc, Madagascar, l’Algérie, la Tunisie, l’Egypte, le Sénégal, le Sud-Soudan, l’Ouganda, la Côte d’Ivoire, le Kenya, la Namibie et le Zimbabwe en avaient fait les frais.

La croissance exponentielle des services financiers depuis plus d’une dizaine d’années sur le continent qui est directement passé du cash au e-paiement, a rendu nombre de pays vulnérables aux cyberattaques. En dix ans, le coût de la cybercriminalité en Côte d’Ivoire représentait plus de 30 millions d’euros, selon le ministre ivoirien de la Modernisation de l’administration et de l’Innovation du service public. Au niveau du continent, ce montant s’élèverait à quelque 3,5 milliards de dollars en 2017, d’après les estimations du cabinet de cybersécurité Serianu.

Comment s’armer pour faire face à la cybercriminalité ?

Selon Kaspersky, l’Afrique avait été la cible de 28 millions de cyberattaques entre janvier et août 2020. Il faut dire que l’arrivée de la pandémie de Covid-19 a augmenté les risques de cyberattaques. En juin 2021, le cabinet de conseil Deloitte, révélait dans son « Etude de la maturité Cybersécurité 2021 Afrique Francophone » réalisée auprès de 211  entreprises dans 11 pays, que 40 % d’entre elles enregistraient « une augmentation du nombre d’incidents » depuis l’arrivée de la pandémie. Cette hausse a largement été favorisée par le recours au télétravail. Pourtant, les moyens pour lutter contre le cybercrime restent insuffisants. Une dizaine de pays africains seraient aujourd’hui en mesure de faire face aux cyberattaques, sur 54 pays estime l’Union internationale des télécommunications (UIT), l’agence des télécommunications des Nations Unies.
Certains pays s’organisent plus vite que d’autres pour se prémunir du cybercrime à l’instar du Sénégal, qui a inauguré son Ecole de cybersécurité à vocation régionale à Dakar en novembre  2018, du Bénin qui a créé l’ANSSI la même année, ainsi que l’Office central de répression de la cybercriminalité (OCRC), rattaché à la police judiciaire, ou encore Epitech (une école de l’innovation et de l’expertise informatique) créée en 2019. Au Bénin, ces efforts ont été payants, car le pays est passé depuis 2019, du statut de « plaque tournante » du cybercrime africain, au top 10 des pays les mieux armés pour se défendre d’une cyberattaque, selon l’Union internationale des Télécommunications.
Entre innovation, renforcement des capacités, sensibilisation et mobilisation de fonds pour s’armer contre le cybercrime et pour renforcer la protection de leurs données, les entreprises africaines doivent repenser leurs stratégies globales, appuyées par les pouvoirs publics qui structurent des initiatives régionales à marche forcée, sur fond de pression extérieure…
Ce18 mai, La Tribune Afrique revient sur les enjeux de la cybersécurité et sur les solutions qui s’offrent aux entreprises pour anticiper et renforcer la protection de leurs données, à l’occasion du CONNECT 54′ qui réunit un panel de haut niveau composé de:

– Franck Kié, consultant en cybersécurité et Président fondateur de CiberObs ;
– Adnane Ben Halima, v
ice-président en charge des relations publiques de Huawei Northern Africa ;
– Éric Amel N’Doumba,
 conseiller aux Télécommunications du ministère des Postes, des Télécommunications et de l’Economie numérique de la République du Congo ;
– 
et Ismaël ZAKI, co-founder & COO de Camenki Africa Group ;
en partenariat avec Huawei Northern Africa.

2 COMMENTS

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