116e Édition de la Foire de Paris : une vingtaine d’opérateurs économiques ivoiriens absents « faute de visas refusés » (Organisateurs)

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Une vingtaine d’opérateurs ivoiriens évoluant dans divers secteurs d’activités ne pourront pas prendre part à la 116e édition de la Foire de Paris pour des raisons administratives notamment par faute de visas, a confié à Abidjan.net Nadine Pathé, patronne de l’Agence OASIS COM. Cette dernière a, en effet, entrepris d’organiser les opérateurs privés avec certainement l’appui des autorités pour une participation massive à cette édition de la Foire de Paris qui a repris ses rendez-vous annuels le 28 avril 2022, après deux années d’interruption pour cause de COVID-19.

« L’initiative de la participation des opérateurs économiques ivoiriens à la Foire de Paris a été entreprise un an avant la tenue de l’évènement c’est-à-dire déjà en 2021. Les autorités ont été saisies du projet aux fins d’obtenir leur soutien. Malheureusement, nous n’avons pas été accompagnés par l’Etat ivoirien», explique Mme Pathé estimant que la Foire de Paris est aussi bien porteur pour les opérateurs privés que pour la Côte d’Ivoire.

Mme Pathé tient également à saluer la présence des opérateurs qui ont pu faire le déplacement « malgré les embûches » et qui exposent fièrement à Paris leurs savoir-faire au profit de la Côte d’Ivoire.

C’est le cas de Rose Kouassi, représentant la société Karité Kids/Agrikraft Cosmetics qui ne cache pas son désarroi face aux préjudices qu’elle est en train de subir. Cette jeune entrepreneure, qui évolue dans deux domaines stratégiques notamment la transformation d’huile végétale en produit cosmétique innovant et la formation ainsi que la consultance en agriculture, évalue à près de 7 millions FCFA les pertes.

Pourtant, cette entreprise dans le cadre de son projet dénommé Karité Kid reverse une partie de ses bénéfices pour l’achat de kits scolaires pour les enfants des femmes avec lesquelles elle travaille.  «Jusqu’à présent, ce sont 90 enfants qui sont pris en charge grâce à ce concept », indique celle dont l’un des produits a été primé l’année dernière ici en France et qui est à sa première participation à la Foire de Paris. «Nous avons eu beaucoup de contraintes, 3 jours sans exposer et c’est maintenant que nous exposons avec ce retard », révèle Rose Kouassi qui se satisfait malgré tout de l’affluence à son stand qui ne désemplit pas. «Nous avons l’opportunité de faire connaître notre concept  et voir dans quelle mesure nous allons pouvoir signer des partenariats », espère-t-elle.

« Après mes études en France j’ai fait le choix de retourner en Côte d’ivoire pour y installer mon entreprise afin d’avoir de l’impact. Malheureusement, il m’arrive souvent de regretter car nous, en tant que jeune entrepreneur, ne sentons pas vraiment le soutien des pouvoirs publics ivoiriens », se désole-t-elle larmoyante.

A l’instar de Rose Kouassi, Mme Konan Carole reçoit du beau monde à son stand. Sa marque Ayakefushi est basée à Abidjan à la Riviera Palmeraie . Elle est spécialisée dans l’artisanat de mode et de décoration : sacs, bijoux , pagnes tissés de la Côte d’ivoire, etc. «Nous sommes venues à la Foire de Paris pour montrer le savoir-faire ivoirien », explique Mme Konan qui souhaite que les artisans ivoiriens soient vraiment soutenus par l’État à l’instar de leurs confrères du Ghana où des structures de tissage ont été montées pour véritablement exporter des tissus.

Pour sa part, Katia, étudiante qui fait de la restauration en ligne présente la gastronomie ivoirienne à la Foire de Paris. Elle Invite les autorités ivoiriennes à soutenir les acteurs privés dans ce genre d’évènement ; car ce sont des opportunités pour vendre davantage les savoir-faire des Ivoiriens, le riche patrimoine de la Côte d’ivoire.

Produit phare de la Côte d’Ivoire, le Cacao est également représenté à la Foire de Paris. Pour Mme Marie Boudebes, représentant le Chocolatier Ivoirien, c’est une occasion de parler de la Côte d’ivoire premier producteur mondial, des problèmes planteurs et des débouchés pour la marque de Chocolat ivoirien.

Pour elle, si l’Etat veut aider le secteur privé qu’il prenne en charge ce type de grand rassemblement où le monde entier est présent. « Au salon de l’agriculture où l’Etat est présent, ça marche très bien, le salon du chocolat également, etc », indique-t-elle.

Le promoteur de Jasmin Café, Jasmin Kouhon, avec qui elle partage le même stand, expose des produits à base de café. Il a été formé et installé grâce au soutien du Conseil du café-Cacao, précise-t-il.

A cette foire, son objectif principal est de montrer que le café ivoirien est l’un des meilleurs Robusta au monde ; parce que « n’oublions pas que l’Arabica a pris le marché et le Robusta est désormais mal vu ». « Par conséquent, s’il n’y a pas de publicité ni de représentation , le café aura du mal à se vendre à l’extérieur », prévient-il. Lire la suite sur abidjannet

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