Échec du Conseil national de transition (CNT) : Mabri Toikeusse (UDPCI): »Le CNT était pratiquement mort-né » »

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Albert Mabri Toikeusse, président de l’UDPCI a évoqué l’échec du Conseil national de transition, organe lancé par l’opposition ivoirienne peu avant la proclamation des résultats de la présidentielle controversée de 2020.

L’opposition a pris la responsabilité, dès le lendemain du scrutin présidentiel controversé du 31 octobre 2020, de mettre sur pied un Conseil national de transition avec pour mission première de conduire la Côte d’Ivoire à l’organisation d’un scrutin apaisé, crédible et inclusif. Présidé par Henri Konan Bédié, le CNT avait également pour mission de composer un gouvernement d’union nationale et de convoquer des assises nationales pour la réconciliation nationale en vue du retour à une paix définitive en Côte d’ Ivoire.

Le CNT était pratiquement mort-né

Cette décision prise par Henri Konan Bédié et ses soutiens dans un élan de contestation du 3e mandat jugé illégal du président Alassane Ouattara a malheureusement accouché d’une souris. Acteur majeur de cette crise post-électoral, Albert Mabri Toikeusse, le président de l’Union pour la démocratie et la paix en Côte d’Ivoire (UDPCI), est revenu dans un entretien vidéo avec Brut-Côte d’Ivoire, sur les raisons du cuisant échec de l’opposition ivoirienne face au régime du président Ouattara.  Dans son explication, le patron de l’UDPCI révèle, que les contours et mission de cet organe de contestation n’ont à la réalité jamais été définis.

Le CNT a fait l’objet de déclaration de la part de l’opposition dans une ambiance de course contre la montre, de précipitation

« C’est malheureusement ce que nous n’avons pas pu définir. Le CNT a fait l’objet de déclaration de la part de l’opposition dans une ambiance de course contre la montre, de précipitation », a révélé le président du parti arc-en-ciel.

« Nous devrions nous rencontrer le lendemain pour en définir les objectifs précis, la stratégie, les moyens et c’est quelques heures avant cette rencontre que la résidence du président a été encerclée, des cadres autour de lui ont été mis aux arrêts. Et chacun de nous a compris ce qui était en cours et évidemment le CNT était pratiquement mort-née », a révélé l’ex-allié politique d’Henri Konan Bédié.

Les regrets du président de l’UDPCI

Les violences enregistrées lors de la crise pré et postélectorale de 2020 ont fait près de 100 morts, environs 500 blessés ainsi que d’importants dégâts matériels, selon le bilan officiel établi par les autorités ivoiriennes.  Situation que dit regretter le président de l’UDPCI.

« Il y a évidemment des regrets.  C’est toutes les souffrances pour le peuple ivoirien, des victimes que nous avons enregistrées. C’est vrai que nous même nous avons souffert dans notre chair, que notre entourage aussi en a souffert, mais il y a eu de grandes victimes et il faut regretter cela.   Ce ne sont pas des moments glorieux pour un État, pour une démocratie », a exprimé Mabri.

LINFODROME

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