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En France, un automobiliste en panne sur un pont à péage est-il jeté sur le bas-côté de la voie et soumis de surcroît à  une amende exorbitante ?

Le samedi 4 novembre, j’arrive au péage du pont HKB vers 22 h30. Après avoir payé, ma voiture s’éteint. Elle refuse même de se rallumer. Me voilà bloqué.

Les policiers m’aident à mettre le véhicule de côté pour ne pas gêner la circulation. Les services de contrôle m’informent que j’ai 15 minutes pour trouver une solution à mon problème, sinon je serai remorqué et déposé vers la résidence de Marie Thérèse Houphouët Boigny où ils m’abandonneront, non sans me coller une amende de 30 000 Fcfa.

Je demande à l’agent de contrôle habillé en combinaison vert fluorescent : pourquoi dois-je payer le péage, avoir une panne et être soumis, non seulement à une amende de 30 000 F, mais en plus, remorqué dans un endroit sombre, peu fréquenté, et donc livré à moi-même, là où personne n’osera s’arrêter pour me donner un coup de main ? Abidjan est risqué ! Je lui explique que j’habite Anono, donc à un pas de là, et qu’il serait judicieux de la part de l’exploitant de convoyer l’automobiliste en panne au garage le plus proche.

En France, un automobiliste en panne sur un pont à péage est-il jeté sur le bas-côté de la voie et soumis de surcroit à une amende exorbitante ? A quelle nécessité répond une telle punition ici ? Quand je pense que l’Etat de Côte d’Ivoire a défiscalisé les matériaux qui ont servi à construire ce pont, quand je pense que chaque Ivoirien débourse 500 f au moins par passage et qu’en plus « les propriétaires du pont » ne se donnent même pas la peine de convoyer l’automobiliste en difficulté au garage le plus proche, je pense qu’on est en plein esclavage économique.

Ou, nous qui payons, sommes pris pour des moins que rien. Seul leur argent (donc notre exploitation) compte. Il faut mettre fin à cette pratique irrespectueuse des usagers du pont à péage !

Firmin Ndri
Fratmat.info

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