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Une vue du centre d’accueil de transition d’Embrach, à Zürich, pour requérants d’asile. Photo d’illustration

Suisse: Une ivoirienne condamnée à 18 ans de prison

Une requérante d’asile de 36 ans venant de Côte d’Ivoire a été condamnée mardi à 18 ans de prison pour tentative d’assassinat par le Tribunal de district de Bülach (ZH). Elle avait gravement blessé une collaboratrice du centre d’accueil d’Embrach en novembre 2015.

Le procureur avait requis 18 ans, tandis que la défense plaidait 4 ans de prison pour tentative de meurtre. L’accusée a été évacuée de la salle d’audience en raison de son comportement.

Elle s’est montrée peu coopérative, ne répondait que partiellement aux questions du juge. Elle s’est souvent levée et a gesticulé à plusieurs reprises. Elle a interrompu le procureur plusieurs fois pendant son réquisitoire. Le juge l’a finalement fait sortir de la salle.

Une machette

L’accusée a aussi fait des déclarations contradictoires. Elle a ainsi d’abord affirmé n’avoir jamais agressé la collaboratrice du centre d’accueil. Elle a ensuite dit qu’elle l’avait blessée, mais qu’elle ne l’avait pas voulu. Elle ne se considère pas comme une personne violente, mais comme une victime.

Selon l’acte d’accusation, elle a frappé la collaboratrice du centre à 20 reprises avec une espèce de machette. Elle n’a arrêté de frapper que lorsqu’elle a cru que la jeune femme était morte. Elle a ensuite versé de l’essence sur le corps de la jeune femme, mais elle n’a pas mis le feu.

La prévenue a alors pris la fuite. Elle a été arrêtée quelques heures plus tard par la police à Kloten (ZH). La requérante avait vu sa demande refusée et elle devait être transférée dans un autre centre. Le tribunal l’a également condamnée à verser 110’000 francs de dommages et intérêts à sa victime, qui avait été gravement blessée.

Demande d’asile rejetée

La femme d’origine ivoirienne a vu, sa demande d’asile rejeté en 2013. Elle devait être expulsée de la Suisse en novembre 2014, mais le recours qu’elle y a interjeté a permis de différer l’échéance de son renvoi de la Suisse. À l’époque de l’agression, elle vivait dans le centre de transition Embrach. Elle était censée déménager dans l’abri d’urgence d’Adliswil pour les familles et les femmes solitaires. Elle avait à plusieurs reprises décliné cette offre, cela malgré les discussions quotidiennes avec les collaborateurs du centre.

Leadernews

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