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« Grand Bargain » est le nom du pacte lancé hier par 21 grands donateurs et 16 agences humanitaires. Il consiste en une cinquantaine d’engagements destinés à réduire les dépenses inutiles et la déperdition entre les donateurs et les victimes des catastrophes et des conflits

Le sommet mondial de l’humanitaire de l’ONU se poursuit ce mardi 24 mai à Istanbul. Des représentants de 135 états sont réunis pour réorganiser un système humanitaire à bout de souffle face à des crises de plus en plus longues et nombreuses. Le sommet ne donnera pas lieu à un accord formel ou à des textes contraignants, mais une initiative concrète a été lancée ce lundi en fin de journée entre 21 grands donateurs et 16 agences humanitaires.

« Grand Bargain » est le nom du pacte lancé hier par 21 grands donateurs et 16 agences humanitaires. Il consiste en une cinquantaine d’engagements destinés à réduire les dépenses inutiles et la déperdition entre les donateurs et les victimes des catastrophes et des conflits.

De nombreux chefs d'Etats et représentants étaient présents pour l'ouverture du sommet mondial humanitaire à Istanbul, ce 23 mai 2015.
De nombreux chefs d’Etats et représentants étaient présents pour l’ouverture du sommet mondial humanitaire à Istanbul, ce 23 mai 2015.

Cela passe par exemple par la simplification des formalités pour les ONG de terrain. « Un programme d’aide peut être financé par 10 donateurs et chacun a son propre système de suivi, de gestion, etc., explique le secrétaire fédéral de croix rouge croissant rouge Elhadj As Sy.L’allègement consiste donc à faire des analyses communes au niveau des donateurs, à s’accorder sur un rapport qui servirait à tous. Cela permettra d’alléger tout le temps qui est consacré à l’administration, à la bureaucratie, pour des résultats beaucoup plus probants ».

Le « Grand Bargain » prévoit aussi de faire passer de 10 à 30% la part de l’aide humanitaire versée en somme d’argent comptant. Selon Elhadj As Sy, le système a fait ses preuves : « ça permet de stimuler le marché, donc les gens amènent les provisions auprès des populations qui ont le pouvoir d’achat, et ainsi cela permet de réduire les déperditions et minimiser les risques de fraude. »

L’ONG Care, présente au sommet, a salué cette initiative qui selon l’ONU devrait permettre de dégager 1 milliard de dollars par an pour l’attribuer directement aux victimes qui en ont besoin.

RFI

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