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Taxis-compteurs: Des organisations professionnelles dénoncent une concurrence déloyale

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Les chauffeurs de taxis-compteurs d’Abidjan ne sont pas contents. Ils accusent les taxi-jet de leur livrer une concurrence déloyale.

Les chauffeurs de taxis-compteurs de Côte d’Ivoire ne sont pas du tout contents de la concurrence déloyale qui leur est faite par une nouvelle forme de transport intercommunal appelé AFRICAB ou TAXI JET. Ils l’ont fait savoir hier, au cours d’une conférence de presse animée par le Collectif des acteurs du secteur des taxis-compteurs à Abidjan-Treichville. M. Coulibaly Adama, président du Groupement des professionnels de taxis-Compteurs (GPTC) a, au nom de ses camarades rappelé la concurrence déloyale qui leur est faite depuis des années par les taxis intercommunaux (woro-woro banalisés), les mini-cars appelés communément « gbakas » qui relient les communes d’Abidjan Nord à celles d’Abidjan Sud. La concurrence déloyale à laquelle s’ajoute la nouvelle forme de transport citée plus haut. « Malgré les plaintes, cette concurrence déloyale continue. Pourtant seuls les taxis-compteurs et la SOTRA sont habilités à faire le transport intercommunal », a-t-il révélé ajoutant que : « ces véhicules qui utilisent le vocable de taxi sans être des taxis en réalité occupent la devanture de l’ensemble des grandes surfaces et des hôtels de la ville d’Abidjan, de sorte que l’activité des taxis-compteurs en a pris un sacré coup ». Pour étayer ces propos il a fait savoir que pour faire partie des taxis compteurs il y a des règles à respecter. Ce sont entre autres, avoir la carte de transporteur, passer la visite technique des transports, payer la patente, une assurance de taxis-compteurs transport, le véhicule doit être peint en orange. « Cette nouvelle forme de transport intercommunal ne figure pas parmi les 7 catégories », a-t-il déploré. Non sans insister sur le fait que « ni le Centre de gestion intégré, ni le District autonome d’Abidjan n’ont donné autorisation à ces véhicules qui roulent au vu et au su de tout le monde au grand dam des chauffeurs de ce secteur ». Par ailleurs, il a dénoncé le fait que le ministre des Transports, Gaoussou Touré qui a pris l’engagement de faire arrêter ces taxis illégaux à partir du lundi 18 avril 2016, n’ait pas tenu ses promesses. « Il s’agit ici, d’interpeller les autorités compétentes afin que des dispositions soient prises pour mettre fin à cette concurrence déloyale et partant la grogne incessante des acteurs du secteur », a-t-il souligné. A défaut, ils seront obligés de prendre leurs responsabilités. Par ailleurs, il a fait savoir que leur objectif n’est pas de nuire à ces entreprises mais ils souhaitent qu’elles se transforment en entreprises de taxis-compteurs, aux fins de se conformer à la réglementation en vigueur. Le secteur des taxis-compteurs a enregistré une perte de plus de 1300 véhicules du fait de la crise. Mais grâce à la volonté combative des acteurs, le parc auto des taxis-compteurs s’accroit d’année en année.

Rosemonde Kouadio

Le Quotidien d’Abidjan

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