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Moustapha Chafi (au milieu)

Les rapports du Mauritanien Moustapha Limam Chafi, ex-conseiller spécial de Blaise Compaoré, avec des groupes jihadistes sahéliens ne sont un secret pour personne.

Ces derniers jours, des photos de lui, prises dans le désert malien lors de la libération d’otages espagnols en 2010 pour laquelle il a œuvré, circulent.

Ces clichés, que Jeune Afrique a pu examiner, relancent les interrogations sur le degré de proximité qu’entretenait le négociateur Moustapha Limam Chafi avec des chefs islamistes de premier plan. Coiffé d’un chèche ocre, on le voit prier au milieu des jihadistes, brandir une kalachnikov ou poser tout sourire au côté de Nabil Makhloufi, ex-émir d’Aqmi au Sahara.

Il apparaît aussi en compagnie de Mokhtar Belmokhtar et de Gilbert Diendéré, l’ancien chef d’état-major particulier de Compaoré. Un autre cliché montre le même Diendéré maniant un missile antichar avec un jihadiste.

Accusation de « collusion »

De quoi étayer les accusations de Roch Marc Christian Kaboré, qui, dans une interview accordée le 5 novembre à nos confrères de RFI, de TV5 et du Monde, a dénoncé la « collusion » de son prédécesseur avec les groupes terroristes. « Les propos du président ne sont pas anodins. Tous ces gens se rendaient mutuellement service », accuse un collaborateur du chef de l’État burkinabè.

Depuis Doha, au Qatar, où il effectuait une mission pour le président ghanéen, Nana Akufo-Addo, dont il est le conseiller, Chafi a dénoncé une campagne de déstabilisation orchestrée par le président mauritanien Mohamed Ould Abdelaziz, qui a lancé un mandat d’arrêt international contre lui en 2011.

JA

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