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À quelques jours du premier coup de manivelle du tournage de la prochaine saison de la série télévisée “Ma Famille”, à partir du samedi 25 juin 2016, Akissi Delta, la productrice du feuilleton lève pour Afrikipresse, un coin de voile sur les innovations attendues.

Après une longue interruption, on parle du tournage de la nouvelle saison de votre série à succès “Ma Famille”. Pouvons-nous avoir de plus amples informations ?
Vous avez tout à fait raison. Je prépare effectivement la suite et la fin de “Ma Famille” parce que pour moi, cela va sonner comme la fin de cette série. Elle sera composée de 261 épisodes.

Et quelle en sera la trame ?
C’est toujours la même chose avec comme acteur principal Bohiri et ses mic-mac avec les femmes. Mais contrairement aux épisodes précédents, cette-fois, je tourne dans beaucoup de pays : Burkina, Mali, Bénin, Togo, Sénégal…et avec comme grandes surprises, des acteurs mauritaniens qui vont faire leur apparition dans la série. À travers ce feuilleton, je voudrais qu’on voie les Mauritaniens autrement. Dans les prochains épisodes de “Ma Famille”, se retrouveront toutes les nationalités issues de l’Afrique francophone. Ce sera un creuset de diversité culturelle africaine car, en plus des Mauritaniens, il y aura aussi des acteurs congolais, gabonais etc, avec plusieurs acteurs qui viendront aussi de l’Afrique centrale. Mais le coup de cœur sera pour moi, la Mauritanie qui fera son entrée au sein de l’équipe de Ma Famille.

Il y a plusieurs chaînes de télévisions qui, dit-on, se bousculent déjà pour la diffusion de la série une fois le tournage bouclé ?
C’est vrai, plusieurs chaînes de télévision dont A+ ont décidé de m’accompagner. Il y’a également la Télévision ivoirienne et le ministère ivoirien de la Culture et de la Francophonie. J’attends leur contribution en termes de financement. Sinon de mon côté, tout est fin prêt.

Mais après une longue absence de “Ma Famille” sur le petit écran, n’avez-vous pas peur que certaines productions africaines du même genre aient occupé le terrain ?
Non, pas du tout ! Mais bien avant, je voudrais dire merci aux inconditionnels de “Ma Famille” pour leur patience. Et je leur dis que très bientôt, ils auront leur feuilleton préféré avec beaucoup d’innovations. Maintenant, pour répondre à votre question, je vous répondrai que je n’ai aucune inquiétude à me faire parce que chacun à sa place, avec une particularité propre à chaque producteur. Je salue d’ailleurs toutes ces productions car, c’est ensemble que nous ferons avancer l’Afrique dans le monde de la production cinématographique au plan mondial. Parce que je constate que ces films-là sont très bien faits. Nous qui sommes dans l’espace francophone devions d’ailleurs nous serrer les coudes pour avancer parce que j’avoue que les anglophones nous ont damé le pion sur ce plan-là. Donc, les nouvelles productions sont une fierté pour moi parce que le cinéma était mort dans l’espace francophone. En effet, le développement du 7ème art dans nos régions me rend plutôt heureuse. Ensemble, nous devions travailler pour atteindre le niveau de l’Afrique du sud, du Nigeria, du Kenya…Maintenant, je voudrais que nos gouvernants nous fassent de plus en plus confiance. Il y a beaucoup d’étudiants qui sortent des écoles et qui veulent embrasser ce métier qui est vraiment porteur. Contrairement à plusieurs secteurs, dans celui du cinéma, il y a encore de la place à prendre, parce que dans le cinéma, il n’y a pas que les acteurs, les comédiens, mais il y a également les réalisateurs, les preneurs de vue, les éclairagistes, les scripts, un nombre impressionnant de techniciens. Il faut donc une réelle volonté politique de la part de ceux qui nous gouvernent afin que l’industrie cinématographique, qui est porteuse en Afrique prenne la place qui est la sienne. Cela peut véritablement créer des emplois. Voyez-vous en Inde, avec Bollywood qui réalise au moins une centaine de film par an. Regardez tout près de nous au Nigeria avec Nollywood, ce sont des centaines de films par an, ce sont des emplois créés. Il faut également que nos gouvernants nous créent des sites de production, des hangars. Il faut qu’on nous trouve un grand espace libre sur lequel on construira ces hangars qui nous serviront de lieu de tournage. Un endroit où on pourrait s’acquitter d’une somme symbolique pour réaliser nos films. Un grand espace où on pourrait tourner au même moment, trois à quatre films à la fois. C’est ce qui se passe au Nigéria et dans des pays où le cinéma est devenu aujourd’hui une véritable industrie. Parce qu’en plus des problèmes énumérés plus haut, l’autre difficulté, c’est de trouver un site de tournage où chaque producteur pourrait créer ses propres « habitations » selon son scénario.

L’intelligent d’Abidjan

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