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« C’est révoltant et choquant qu’on m’accuse d’avoir donné l’ordre à des FDS (Forces de Défense et de Sécurité) de tirer sur des femmes. Il n’est pas normal que le Chef d’état-major des armées de l’époque ne soit pas entendu à ce procès. »

Simone Gbagbo rend son procès en Côte d’Ivoire très fécond du point de vue des nouvelles toujours fraîches qui font tressaillir et frémir l’auditoire de la Cour d’Assises. Ses commentaires, ses vidéos projetées la veille par son Conseil, ses révélations précises et bien ciblées, font dédire certains témoins pendant l’audience.

Philippe Mangou réclamé par Simone Gbagbo

Simone Gbagbo n’a pas pris de détours pour plaider auprès de la Cour la comparution du chef d’état-major au moment des faits, le Gl Philippe Mangou, pour mieux être situé au sujet de la vérité sur la répression de la marche des femmes d’Abobo. C’est avec amertume qu’elle a pu dire: «C’est révoltant et choquant qu’on m’accuse d’avoir donné l’ordre à des FDS (Forces de Défense et de Sécurité) de tirer sur des femmes. Il n’est pas normal que le Chef d’état-major des armées de l’époque ne soit pas entendu à ce procès. Mais, il y a tellement de choses anormales à ce procès», s’est offusquée l’épouse du Président Laurent Gbagbo incarcéré à la Haye.

En commentant l’audience, elle a maintenu l’affirmation selon laquelle la marche sur la Radiodiffusion de la Télévision Ivoirienne (RTI) n’était pas pacifique : «Cette marche n’était pas du tout pacifique. Bien organisée, elle visait à prendre la télévision par la force grâce à des hommes armés. Et des éléments montrent que des policiers ont été abattus par balles par des marcheurs. Normalement quand il y a une marche, les organisateurs et la police font des réunions ensemble pour arrêter l’itinéraire. Ce qui n’a pas été le cas pour la marche du RHDP,» a-t-elle expliqué.

Revenue sur les propos de M. Ahoussou Kouadio Jeannot qui a affirmé à l’occasion d’une visite à Bruxelles en compagnie de l’actuel Président du Conseil économique et social que le RHDP a formé 300 jeunes pour prendre part à la marche sur la RTI :« Ahoussou Jeannot était en compagnie de Charles Diby à Bruxelles en mars 2011 quand il a tenu ces propos. C’est choquant de voir des Ivoiriens responsables, organiser des putschs et autres coups d’Etat. Et aujourd’hui, c’est moi qui suis jugée. Ils ont agi et des gens sont morts. Mais ils sont absents au tribunal,» a déploré l’ex-Première dame.

Avec tous ces massacres comparables à des actions terroristes perpétrés juste pour installer Alassane Dramane Ouattara au pouvoir, «  Quelle Côte d’Ivoire prépare-t-on pour demain, » a déploré Simone Gbagbo?

afrique-sur7.fr

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