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En Afrique du Sud, le président Jacob Zuma a nouveau malmené au Parlement. Mardi, de nouveaux heurts ont éclaté dans l’hémicycle. Les députés du parti radical de Julius Malema ont à nouveau interpellé le chef de l’Etat. Depuis les déboires du président avec la justice, les députés de ce parti refusent de le reconnaître et de le laisser s’exprimer.

Des coups de poing, des jets de bouteille et l’expulsion des 25 députés du parti de Julius Malema. Encore une session parlementaire agitée. Les députes des Combattants pour la liberté économique (EFF) l’ont promis : ils ne laisseront pas le chef de l’Etat tranquille. Ils réclament son départ.

Après avoir été expulsé de force de l’hémicycle, Julius Malema a menacé d’intensifier sa campagne contre le président Jacob Zuma. « Laissons les lâches avoir peur de défier le régime. Nous, nous n’avons pas peur. Nous allons luter avec tous les moyens dont nous disposons. Dans l’hémicycle, nous luttons avec des bouteilles d’eau, car c’est la seule chose que nous ayons », a-t-il lancé.

Une stratégie qui fonctionne

Une stratégie décriée par les autres partis d’opposition qui estiment que l’hémicycle est devenu un cirque. Mais pour l’analyste politique Dumisani Hlophe, c’est une stratégie qui marche. « C’est un parti politique en pleine expansion, ils ont de plus en plus de membres. Donc on peut s’attendre à ce qu’ils continuent comme cela. Car ceux qu’ils cherchent à recruter semblent apprécier cette stratégie. La classe moyenne les trouve peut-être énervants, mais parmi les plus pauvres, cela marche », souligne-t-il.

Les Combattants pour la liberté économique (EFF), qui ont fait leur entrée au Parlement, il y a tout juste deux ans, sont devenus la troisième force politique du pays. Et ils espèrent confirmer leur ancrage politique lors des prochaines élections municipales début août.

RFI

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