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Ils ont la peau dure. Ces jeunes délinquants appelés «Microbes», armés d’armes blanches, continuent de perturber la quiétude des Abidjanais. Notamment dans les communes de Yopougon, d’Abobo, et de Marcory, malgré l’opération « Epervier » lancée par la préfecture de police d’Abidjan le mardi 17 mai 2016.

Du jeudi 2 au vendredi 3 juin 2016, ces jeunes délinquants ont encore fait parler d’eux dans la commune de Yopougon Banco 2 (marché Gouro derrière la Poste) et le marché de la Sicogi (qui jouxte la PMI). Révoltés face à cette agression qui se passe en pleine journée, les populations de Yopougon après plusieurs réunions, ont décidé de mettre en place des comités d’autodéfense pour traquer et dissuader «les Microbes». A Abobo derrière-Rails, les “Microbes” n’hésitent pas à se faire passer pour un membre de la famille lorsqu’ils sont traqués par la police.

« Mon grand-frère Sory. K a été effrayé par un “Microbe” qui a fait irruption dans sa maison pendant qu’il était sous la douche. Poursuivi par la police, il a pénétré dans la chambre de mon grand-frère et il s’est glissé sous le drap. De retour de la douche, mon aîné qui ne se doutait de rien, a pensé que c’était son épouse qui était sous le drap. Il a été surpris de constater qu’il s’agissait d’un inconnu. Le “microbe” a sauté du lit pour s’échapper en criant : ‘’vieux père pardonne-moi’’. Son ami qui n’a pas eu assez de chance parce qu’il est rentré dans la chambre des filles, a été livré à la police», a expliqué dame Nabintou. K. Non loin du commissariat du 15ème Arrondissement, précisément au carrefour « Célibataire », les “Microbes” ont découpé des membres d’une famille, avant d’emporter de l’argent et du matériel électroménager. A Marcory, pour faire face à leur invasion, des ‘’Gros Bras’’ se sont organisés en comités d’autodéfense, pour combattre ces jeunes délinquants. Un peu partout à Abidjan, face à la recrudescence de la délinquance juvénile, les populations ont commencé à s’armer pour apporter la riposte adéquate à ces agresseurs à la machette et au couteau.

L’Intelligent d’Abidjan

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