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Coulibaly Valerie

J’ai été à ses côtés, faisant ce que je pouvais, pour qu’elle puisse recevoir un traitement adéquat.

Valérie Coulibaly s’en est allée. Elle a quitté cette vallée des larmes avec une admirable dignité et une foi que j’ai rarement vus.
C’est sur les réseaux sociaux que j’ai connu Mme Valérie Coulibaly.

Nous avons gardé le contact sur les réseaux sociaux depuis le premier message qu’elle m’a envoyée et auquel j’ai répondu. Elle m’écrivait souvent en DM et souvent aussi, je lui répondais. J’ai fini par la rencontrer à deux reprises.

La première fois c’était à Abidjan, où elle séjournait, à mon invitation, pour ses vacances. Elle tenait à me rencontrer pour me présenter son fils, Oumar. Nous avons longuement échangé sur la situation politique de la Côte d’Ivoire. Elle m’a ainsi révélé qu’au début de la rébellion, elle avait voulu nous rejoindre à Bouaké pour prendre sa place dans la lutte que nous menions. Elle n’en a eu ni la possibilité, ni l’opportunité. Elle m’avait également fait part de son souhait de se mettre au service de la #GKSTEAM. Et nous avons évoqué le mal qui la rongeait. Nous en avons parlé longuement. Je lui ai promis que je ne la laisserai pas tomber. J’ai été à ses côtés, faisant ce que je pouvais, pour qu’elle puisse recevoir un traitement adéquat.
Notre deuxième rencontre a eu lieu le jeudi 3 décembre 2015 à Paris. Elle est venue me voir, accompagnée de Kouyaté Oumar dit Oumset, son ami et confident, rencontré lui aussi grâce aux réseaux sociaux. Nous avons bien évidemment parlé de sa santé. Elle m’a informé que malgré les traitements suivis, le cancer n’entrait pas en régression. Pis, il se développait. Elle attendait l’aboutissement avec une sérénité étonnante.
La foi et le courage de Valérie n’ont, hélas, pu venir à bout du cancer.

Le 8 juin, à 23h 45, j’ai reçu un appel téléphonique de Samba GUINDO, l’époux de Valérie, qui m’annonçait le décès de celle qui était devenue ma sœur. La terrible nouvelle sera confirmée quelques instants plus tard par Alain Le BRUCHEC, frère aîné de Valérie COULIBALY. A chacun d’entre eux, elle avait remis mon numéro de téléphone et mon adresse mail. Elle leur avait fait promettre de m’informer immédiatement, dès qu’elle aurait rendu l’âme. Elle les avait également chargés de me demander de m’impliquer dans l’organisation de ses obsèques. Quelques jours avant sa mort, elle avait pris le soin de m’envoyer un mail pour m’informer que sa santé déclinait et qu’elle n’en aurait plus pour longtemps à vivre. Elle m’a également averti que son frère et son mari m’informeraient de son décès et souhaitait que je fasse rapatrier son corps en Côte d’Ivoire. Car elle voulait reposer auprès de son père. Ce sera chose faite, Valérie. Je te l’ai promis et je le ferai.

Je présente mes sincères condoléances à sa famille avec laquelle je suis resté en contact. Je pense avec émotion à son fils Oumar qui représentait toute sa vie. Je salue en elle une femme courageuse qui s’est battue avec courage et dignité contre la maladie. Et la sérénité avec laquelle elle attendait le terme de sa vie est une leçon de dignité pour chacun de nous.
Je demande à tous ses amis et connaissances de participer à la levée de corps à Paris et à tous ceux qui l’aiment ou qui l’ont admiré, d’être présent à chaque étape de ses obsèques à Abidjan.
Va en paix Valérie !

GKS

guillaumesoro.ci

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