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Pourquoi La France déploie plus de 200 parachutistes en Côte d’Ivoire

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Le 1er RCP va prendre la direction de la base opérationnelle de Côte d'Ivoire

Pourquoi La France déploie plus de 200 parachutistes en Côte d’Ivoire

Le 1er RCP va prendre la direction de la base opérationnelle de Côte d’Ivoire

Dimanche, les derniers rapaces partiront pour la Côte d’Ivoire. Pendant quatre mois, plus de 200 parachutistes vont y défendre les intérêts de la France.

Le colonel Chenebeau ne le cache pas. Le 1er RCP est fier de se voir confier cette nouvelle responsabilité. Le régiment va prendre en charge la base opérationnelle avancée (BOA) française de Port Bouet, en Côte d’Ivoire. Il remplace le 7e bataillon de chasseurs alpins. Plus de 200 rapaces vont être déployés quatre mois là-bas. Certains y sont déjà. Les derniers partiront dimanche avec le colonel qui commandera l’opération sur place. Ce dernier a une bonne expérience de l’Afrique. Il a effectué des missions au Mali et au Tchad.

Il existe deux BAO en Afrique à Djibouti et en Côte d’Ivoire. Il s’agit de concentration de troupes (voir chiffre) prêtes à intervenir sur le continent.

Sur place, la mission des soldats français sera plurielle. Ils devront bien évidemment assurer la sécurité des nombreux ressortissants français dans la région. Durant ces quatre mois, ils devront également entraîner deux unités africaines dont une devra ensuite partir combattre les djihadistes au Mali. Enfin, ils pourront servir de renfort aux hommes de l’opération Barkhane au Sahel. «Nous pourrons aussi venir en soutien en Centreafrique au cas ou», précise le colonel.

Mais, les parachutistes profiteront aussi d’être sur la terre africaine pour s’entraîner. Sur place, ils disposent d’un centre d’aguerrissement. Au programme : exercice de survie dans la jungle, traversée de la lagune… De quoi «aller au bout de leurs limites».

«Cette mission peut paraître anodine mais c’est la sécurité de la France qui se joue», a tenu à rappeler le colonel Chenebeau.

Les hommes qui vont partir appartiennent à la seconde compagnie du 1er RCP. Elle n’est pas partie depuis 2 ans à l’étranger. Pour 30 % de l’effectif, ce sera une première. «Ils attendent de partir, cela les change du quotidien. Et c’est le meilleur des entraînements», assure le colonel, avant de conclure : «Je compte sur le soutien de l’Ariège pour que les familles ne se sentent pas trop isolées».


Une région instable

Marquée par une guerre civile de 2002 à 2012, la Côte d’Ivoire reste fragile comme le montrent les récentes mutineries. «Il y a des petits signaux d’instabilité», souligne le colonel. Ses voisins sont tout aussi instables. Le Mali est toujours le théâtre d’une guerre contre les djihadistes. Guerre qui a tendance à s’étendre au Burkina-Faso et au Niger comme l’ont prouvé les récents événements. Un des objectifs de la mission est de former des troupes africaines afin que ces pays «deviennent les premiers acteurs de leur défense».


Le chiffre : 600

hommes> au total. Le 1er RCP formera l’ossature de ce groupement tactique. Avec eux : du génie, de l’artillerie , des chars et des hélicoptères.


Sentinelle

En février, une compagnie partira à Djibouti. L’été prochain, une autre s’en ira dans le Pacifique, en Nouvelle-Calédonie. Et une autre devrait partir dans l’année au Burkina-Faso. «Et bien sûr nous gardons Sentinelle comme fil rouge», commente le colonel. La semaine dernière, plus de 200 parachutistes ont été déployés notamment sur Bordeaux et Paris. Ce qui fait qu’à Pamiers, il ne reste qu’environ 500 hommes, qui vont continuer à s’entraîner et surtout à former de nouvelles recrues. Car comme l’a rappelé le chef de corps, le 1er RCP recrute beaucoup actuellement pour pouvoir accomplir toutes ses missions.

Source: ladépêche.fr

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