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Le Premier ministre Daniel Kablan Duncan a présidé hier à la représentation de la Banque mondiale à Paris la 1ère journée du Groupe consultatif qu’organise du 17 au 18 mai 2016, le gouvernement de la République de Côte d’Ivoire, en partenariat avec ses Partenaires techniques, financiers bilatéraux et multilatéraux dans la capitale française pour la mobilisation des ressources nécessaires au financement du Plan national de développement (PND 2016-2020). A l’ouverture, le chef du gouvernement a présenté les besoins de la Côte d’Ivoire pour soutenir son élan de développement économique, social, environnemental et culturel sur les années à venir. « Globalement, le Plan national de développement 2016-2020 que nous vous présentons aujourd’hui est évalué à un montant global de 30 000 milliards Fcfa, soit environ 60 milliards de dollars Us. Avec 11 300 milliards Fcfan soit 22,6 milliards de dollars Us et 38% consacrés aux projets d’investissements publics et 18 700 milliards Fcfa, soit 37, 4 milliards de dollars Us et 62% aux projets d’investissement privé (…) Le besoin de financement public est évalué, pour la période 2017-2020,) à 4425 milliards Fcfa (8,8 milliards de dollars Us), soit 39% des investissements publics. L’ambition et la volonté du gouvernement, sous la haute égide du président de la République, Son excellence monsieur Alassane Ouattara, pour les 5 années à venir est de maintenir la stabilité du cadre macroéconomique, de réaliser la diversification et la transformation structurelle de l’économie et d’accélérer les réformes structurelles et sectorielles afin de maintenir le taux de croissance économique à un niveau élevé, de l’ordre de 9%, sur la période de référence. Il s’agit également d’assurer la maîtrise de l’inflation, la bonne tenue des finances publiques et la soutenabilité de sa dette publique » a dit le chef du gouvernement ivoirien. Avant de rassurer les partenaires techniques et financiers que la Côte d’Ivoire porte une attention particulière à sa politique d’endettement. « Le ratio de la dette publique sur le Pib est contenu à un niveau de 41,3% à fin 2015 contre une norme communautaire Uemoa de 70% » a-t-il rappelé. Non sans solliciter l’appui des acteurs ainsi que de la mobilisation de ressources financières publiques et privées… « Les contributions de vos institutions respectives à la mise en œuvre du Pnd 2016-2020 traduiront votre appui à la construction de la nation ivoirienne forte et émergente que s’est promis de bâtir le chef de l’Etat », a indiqué le 1er ministre Duncan qui a pris l’engagement que le gouvernement prendra toutes les dispositions nécessaires pour garantir une gestion efficiente des ressources mises à la disposition de la Côte d’Ivoire. La sollicitation du 1er ministre Duncan qui s’est déplacé avec plusieurs membres de son gouvernement dont le secrétaire général de la présidence, Amadou Gon Coulibaly, les responsables des organisations consulaires et professionnelles, les acteurs du secteur privé et de la société civile a eu un écho favorable de la part des partenaires techniques et financiers traditionnels de la Côte d’Ivoire. En effet, au nom du gouvernement français, le secrétaire d’Etat, André Valini a renouvelé tout le soutien du gouvernement français pour l’atteinte des objectifs des autorités ivoiriennes. Le représentant du directeur de l’Afrique subsaharienne de la Banque islamique de développement (Bid), Coulibaly Mamadou, a annoncé que la banque continuera à apporter sa contribution technique et financière dans le cadre de la mise en œuvre de ce 2ème Pnd, avec comme objectif d’impulser des progrès socio-économiques soutenus, inclusifs et durables. « La Bid prévoit 1,800 milliards de dollars pour soutenir la Côte d’Ivoire sur les 5 prochaines années (soit environ 900 milliards Fcfa) » a-t-il dit après les assurances données par le représentant de la Banque africaine de développement (Bad). « Nous avons apporté une assistance dans le cadre du Pnd précédent. Ce soutien sera amplifié dans le cadre du nouveau Pnd et orienté vers le renforcement des compétences pour améliorer la compétitivité de l’économie » a dit le vice-président de la Bad, Janvier Litsé. Pour sa part, le vice-président de la Banque mondiale, Makhtar Diop, a indiqué qu’il s’agira pour le groupe de la Banque de transformer l’agriculture ivoirienne, de réformer le secteur de l’énergie, d’améliorer l’efficacité des investissements dans les infrastructures, le climat des affaires, investir dans la qualité de formation… « Le groupe de la Banque mondiale accompagnera la Côte d’Ivoire avec un montant beaucoup plus important que l’apport financier que nous avons apporté lors du groupe consultatif passé » a-t-il dit. Didier Verset, directeur Afrique de l’Ouest à Devco, a signifié que « l’Ue est prête à appuyer significativement la Côte d’Ivoire dans le cadre de la mise en œuvre du Pnd 2016-2020 ». Quant à Abdoulaye Mar Dieye, il a appelé, au nom du Pnud, les partenaires au développement de la Côte d’Ivoire à accompagner le pays dans son projet de transformation structurelle et le développement de son économie. Au cours de la 2ème Session, le ministère du Plan et du développement, le Fmi, l’Afd en Côte d’Ivoire, l’Onudi, le Snu en Côte d’Ivoire et bien d’autres structures ont présenté la vision du développement et priorités sectorielles pour l’émergence de la Côte d’Ivoire à l’horizon 2020.

Par François Bécanthy
Envoyé spécial à Paris

Le Nouveau Réveil

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