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La belle moralité d’un protégé de la justice ivoirienne
« Faux et usage de faux » ? Voilà le titre du dernier encadré dans lequel « Fraternité Matin » s’insurge contre le fait que « L’Eléphant Déchaîné » ait traité Sossah Vabé de faussaire, de champion de déclarations erronées et mensongères, alors que jamais la preuve n’aurait été rapportée que ce dernier aurait commis de tels actes. Et « Fraternité Matin », pour se donner bonne conscience, fait l’amalgame entre la lettre d’attribution et l’arrêté de concession provisoire annulés par le Ministre de la Construction, en parlant de certificat de propriété qui serait inattaquable. Toute une gymnastique d’une complication laborieuse. Tout ça pour faire admettre quelle idée ? Que les magistrats ont dit le droit, que Sossah Vabé est un homme honnête qui a vendu en toute légalité, un terrain aux Fawaz qui l’ont acquis de bonne foi, alors que la fille de feu Boundy qui travaillait pour eux les avait mis en garde contre la réputation de faussaire de Sossah Vabé.
En réalité, Sossah Vabé devrait être aujourd’hui en prison, s’il ne bénéficiait pas de protection de la part de personnes insoupçonnées placées au cour du système judiciaire et qui, peut-être tirent certains avantages de ses actes délictueux qui ne le conduisent jamais en prison. Comment cela est-il possible ?
Sossah Vabé vend trois fois le même terrain
Ah, c’est un homme d’une moralité au-dessus de tous soupçons. Et tout d’un coup, on comprend pourquoi les juges qui étaient au courant de ses hauts faits d’escroquerie, d’abus de confiance et autres exploits divers, n’ont pas réagi et que, au lieu d’être en prison avec les nombreuses plaintes au pénale portées contre lui, Sossah Vabé  continue de se promener à Abidjan en toute impunité. Vous avez dit justice sans compromissions ? Que cette justice nous démontre que Sossah Vabé n’est pas au service de certains de ses animateurs.
Le 25 octobre 2006, devant le notaire Angoua Olivier, Fawaz Zein et Sossah Vagbe Timothée ont conclu la vente du terrain objet du litige entre lui et les enfants Boundy. Il avait déjà, à cette date, reçu la somme de huit millions de FCFA de la part de cet acquéreur de mauvaise foi qui n’est autre que Zein Fawaz. Lequel lui aurait, au final, versé la somme totale de 25 millions de FCFA. Il s’agit bien de la parcelle de 750 mètres carrés N°390/C située à Marcory Zone 4/C faisant l’objet du titre foncier N°109 509 de la circonscription foncière de Bingerville.
Mais voilà, pour quelqu’un de bonne moralité à qui la justice a déroulé le tapis rouge en prenant pour argent comptant ses déclarations et en repoussant du revers de la main celles des enfants Boundy, « L’Eléphant » vient de découvrir, tant en Côte d’Ivoire qu’à Lomé au Togo, qu’il est activement recherché par ses victimes qui ne se comptent plus et qu’à l’aéroport de Lomé, des gens rêvent chaque jour de le voir débarquer d’un avion.
Le drame dans cette affaire, c’est qu’au moment des faits, le tribunal d’Abidjan, ou plus précisément certains magistrats, jusqu’à la Cour Suprême, étaient bien informés de l’existence de plusieurs plaintes contre Sossah Vabé pour des ventes de terrain à plusieurs personnes.
Pour le terrain qui fait l’objet du contentieux entre les enfants Boundy et Ali Fawaz, eh bien, il a été vendu par Sossah Vabé  à trois reprises, peut-être même plus…
A un couple Libanais vivant au Ghana
Alors même qu’il signait le 25 octobre 2006 devant notaire avec Fawaz Zein, il avait déjà proposé le même terrain à un couple de Libanais vivant au Ghana. Sur la base de faux documents présumés et présentés à ce couple à qui il aurait fait croire, selon nos sources, que le terrain était nu. Mais s’étant rendu compte que le terrain avait été mis en valeur et était occupé par une famille, ce couple libanais, ne parvenant pas à mettre la main sur Sossah Vabé, a préféré retourner au Ghana. Sans tenir compte du préjudice subi ?
Après le couple libanais, Sossah Vabé Timothée, assuré que ces derniers ne reviendraient plus en Côte d’Ivoire, a proposé la vente du même terrain à un français du nom de Pascal Sahuque, pilote de ligne et gérant de la « SCI JULIEN ».
Dans une correspondance adressée à Sossah Vabé le 3 novembre 2005, Pascal Sahuque écrit : « Cher monsieur Sossah, pour faire suite à notre entretien du 2 novembre 2005, concernant la vente d’un terrain nu constructible dont vous êtes propriétaire à Abidjan Zone 4, TF 109 509 pour une superficie de 750 mètres carrés, je vous prie de recevoir mon offre de 21 millions de francs CFA (vingt et un). Cette offre est valable pour une durée de 1 mois à compter de ce jour. » (Voir Fac Similé 1)
Le  25 novembre 2005, par devant Maître Serge Roux, notaire à Abidjan, Sossah Vabé et Pascal Sahuque signent un acte notarié de vente sous conditions suspensives (Fac Similé 2). L’Acquéreur paye à Sossah Vabé, par un chèque tiré sur la « COBACI », la somme de 8.190.000FCFA. (Voir chèque en Fac Similé 2)
C’est que, alors qu’il avait dit au français que le terrain était nu, ce dernier découvrira en visitant le site, qu’il était occupé par les enfants Boundy qui y possédaient plusieurs maisons. Aussi, dans l’acte notarié de vente, le versement du solde a été conditionné au déguerpissement par les soins et aux frais de Sossah Vabé, des occupants « sans droit » a-t-il dit au français, qui se trouvaient sur le site.
Le 17 mars 2006, prétextant qu’il avait épuisé les 8 millions reçus dans des procédures judiciaires et administratives pour obtenir le déguerpissement des enfants Boundy qui ne savaient rien de ce qui se passait, Sossah Vabé sollicite encore la somme de deux millions de FCFA. (Voir copie de chèque en Fac Similé 4).
Le 3 novembre 2006, Sossah Vabé, après avoir réussi à obtenir une décision de justice l’autorisant à déguerpir les enfants Boundy, sollicite le versement du solde du prix convenu, soit 21 millions de FCFA. L’acquéreur lui remet encore la somme de 10 millions de FCFA. Soit au total, 20,819 millions de FCFA.  La quasi-totalité du prix de vente du terrain a été payée, mais Sossah Vabé n’avait pas encore réussi à déguerpir les ayants droits de feu Souleymane Boundy dont certains l’ont vu grandir puisque Sossah Père et Boundy Père étaient de grands amis et vivaient non loin l’un de l’autre dans le même quartier.
Quelle poche de moralité, il fait, cet homme ! Le 25 octobre 2006, alors qu’il avait déjà encaissé huit millions avec Fawaz Zein pour le même terrain, et qu’il avait signé devant Me Angoua Olivier l’acte notarié de vente pour se faire remettre 17 millions de FCFA, une semaine plus tard, il prenait, pour le même terrain, le solde du prix de vente avec le Français. Alors qu’il savait qu’il avait déjà vendu le terrain à ce dernier depuis décembre 2005.
Craignant plus la capacité de nuisance de Fawaz Zein que celle de Pascal Sahuque, Sossah Vabé aide Fawaz à faire rapidement la mutation à la Conservation foncière où à coups de millions, il avait réussi à se faire délivrer un certificat de propriété sans que son nom ne figure dans aucun document archivé au ministère de la Construction. On l’a écrit il y a un an, le faux va détruire ce pays.
 Zein Fawaz a déjà eu son certificat de propriétaire.
N’ayant eu aucune nouvelle de Sossah Vabé depuis le 3 novembre 2006 et que cette situation durait depuis plusieurs mois, Pascal Sahuque demande à son notaire de se rendre à la Conservation Foncière pour s’assurer que le terrain est toujours au nom de Sossah Vabé. Mais quand ce dernier revient de la Conservation Foncière, il annonce une mauvaise nouvelle au français. Le terrain qu’il a acheté il y a plus d’un an, n’est plus au nom de Sossah Vabé mais plutôt de la SCI RADOU I. Pascal Sahuque réalise dès lors qu’il a été victime d’un abus de confiance. Il demande alors à son notaire d’approcher l’avocat de Sossah Vabé pour que son argent soit restitué. Ce que ce dernier exécute.
C’est que, malin comme un pou, Sossah Vabé qui connait les rouages de la justice ivoirienne, avait choisi comme avocat, un ancien magistrat à la retraite, reconverti en avocat auprès de la Cour d’Appel. Me Essoh Agni Anatole. Le choix d’un magistrat à la retraite comme avocat obéit à un plan précis. Sossah Vabé comptait surtout sur sa connaissance des acteurs du système et il savait qu’en cas de coup dur, son avocat pourrait ouvrir des portes et serrer quelques mains amies très sensibles à l’idée de rendre service à un collègue à la retraite.
Le 5 septembre 2007, harcelé par le Français via son Notaire,  Sossah Vabé demande à son avocat de rembourser 10 millions à l’homme qu’il avait escroqué.  Ce qui est fait. Mais les délits d’escroquerie et d’abus de confiance étaient déjà consommés. D’autant plus qu’il avait disparu après ce paiement.
Sossah disparaît et tente de sortir du pays
Pendant un an, le français n’arrive pas à mettre la main sur Sossah Vabé qui avait disparu dans la nature. Toutes les recherches pour le retrouver sont vaines. En désespoir de cause, le Français saisit le directeur de la police criminelle d’une plainte. « L’Eléphant » a pu se procurer une copie de cette plainte manuscrite dans laquelle cet homme abusé et qui avait déjà engagé un architecte pour réaliser le plan de la maison qu’il entendait bâtir sur le terrain, écrit : « Monsieur le Directeur, j’ai l’honneur de vous saisir pour les faits suivants. En effet, j’ai été victime d’escroquerie, portant sur la somme de 10.809.998FCFA, par le nommé Sossah Vabé Timothée, suite à une transaction de vente de terrain devant un notaire. A ma grande surprise, monsieur Sossah a revendu le même terrain à autrui avant de disparaître dans la nature. Ces pour ces faits que je porte plainte afin qu’il réponde de ses actes. »
Avant de saisir le Directeur de la police criminelle du même fait, le 13 août 2007, il avait déjà saisi le Procureur de la République.
Après plusieurs recherches infructueuses, la Brigade de Recherche de la Gendarmerie lance un avis de recherche contre Sossah Vabé Timothée (voir Fac Similé 5).
Bénéficiant de complicités à plusieurs niveaux, pendant plus d’un an, Sossah Vabé arrive à semer les gendarmes et autres policiers mis à ses trousses. Mais voyant l’étau se resserrer de plus en plus, il tente de quitter le pays. C’était l’erreur à ne pas commettre. Il tombe dans les filets de la Gendarmerie de l’Aéroport d’Abidjan, en août 2009. L’escroc  tentait de se rendre au Togo, où selon les sources de « L’Eléphant », son père aurait acquis, par l’intermédiaire de sa femme légitime qui est de nationalité togolaise, un ou deux terrains. Il est gardé à vue et le plaignant est appelé pour une confrontation. La confrontation, de source proche d’un agent ayant participé à la traque contre Sossah Vabé, fut houleuse. C’est que Sossah avait changé d’avocat et avait choisi feu Me Koné Mamadou, l’ancien bâtonnier qui, au moment des faits, était candidat pour le poste de bâtonnier de l’ordre des avocats avec pour directeur de campagne, Me Emile Sonte. Après deux jours de garde à vue, Sossah Vabé est  déféré au parquet, où il est cependant relâché dans des conditions parfaitement troublantes. Il lui a été juste demandé de rentrer chez lui et de revenir au parquet avec les 10 millions qu’il devait au français. Pourquoi n’a-t-il pas été écroué à la Maca pour une infraction aussi grave ? Quelques jours plus tard, il versera au greffe du tribunal d’Abidjan la somme de 4 millions de FCFA qui furent acheminés au français par Me Emile Sonte. C’est l’autre acquéreur, Ali Fawaz, qui lui avance l’argent.
 C’est que, entre-temps, la décision qu’il avait obtenue devant le tribunal d’Abidjan pour expulser les enfants Boundy, sur le même terrain qu’il avait vendu à plusieurs personnes, avait été infirmée par la Cour d’Appel.  Décision devenue définitive.
Sossah Vabé a donc été libéré malgré la gravité de son acte, sans que le Français qui avait porté plainte, ne soit informé de quoi que ce soit. Le parquet, sur instruction d’on ne sait qui, décida de ne pas poursuivre Sossah Vabé et la plainte fut retirée, non pas par le plaignant, mais par une main généreuse au niveau du parquet et en complicité avec l’avocat de Pascal Sahuque ?
Par la suite, sans prévenir au préalable son client, on ne sait pour quelles raisons, l’avocat, Me Sonte Emile, informa celui-ci qu’il aurait engagé une procédure civile en dommages et intérêt contre Sossah Vabé. Serait-ce Me Emile Sonte qui aurait fait annuler la procédure pénale contre Sossah Vabé sans en référer à son avocat ? Pour protéger quels intérêts ?  Libéré, Sossah Vabé disparaît de nouveau dans la nature.
Le changement de camp de Me Sonte Emile
 Après la disparition de Sossah Vabé, le Français essaie de rentrer en contact avec son avocat pour comprendre ce qui s’est passé. Pendant deux mois, il n’aura aucune nouvelle de ce dernier. Tous ses coups de fils et autres     « Sms » resteront sans suite. Pas de nouvelles de Me Emile Sonte. Encore moins de Sossah Vabé.
Un an plus tard, n’ayant plus de nouvelles ni de son avocat ni de Sossah Vabé qui avait de nouveau disparu sans que personne ne l’appelle au parquet pour lui demander sa version des faits, le 22 septembre 2010, en désespoir de cause, le français écrit au Bâtonnier, feu Me Koné Mamadou :
« Je viens, écrit-il, auprès de votre autorité en tant que Bâtonnier du barreau d’Abidjan pour vous saisir d’un problème que j’ai avec un de vos confrères sur le plan relationnel. J’ai confié à Me Emile Sonte une affaire d’escroquerie portant sur une vente de terrain qui m’avait été consenti par le propriétaire, affaire confiée en 2009. Après des débuts encourageants et une interpellation du propriétaire vendeur ayant abouti à un remboursement partiel du montant  de l’escroquerie (.) j’ai confié à ce dernier dans cette période deux affaires de petite importance. Après de très nombreux rendez-vous non respectés et des contacts téléphoniques très difficiles, j’ai demandé à Me Sonte de me restituer mes dossiers, n’ayant aucune créance d’honoraires reconnue, je pense qu’il est de mon droit de récupérer ces dossiers. »
Ce que le Français ne savait pas, c’est que, depuis l’arrestation de Sossah Vabé, Me Emile Sonte était devenu, sans informer son client Pascal Sahuque qui poursuivait Sossah Vabé, l’Avocat de Fawaz Zein et par translation, celui de Sossah Vabé, contre le ministère de la Construction et les enfants de feu Souleymane Boundy, devant la Cour Suprême.
Conduire Sossah à la Maca, c’est donner raison aux enfants Boundy
Pourquoi, déféré au parquet pour être placé sous mandat de dépôt et conduit à la Maca, tout a été mis en ouvre pour que Sossah Vabé n’aille pas en prison ?
Eh bien l’emprisonnement de Sossah Vabé pour escroquerie et abus de confiance aurait vidé le dossier des Fawaz de son contenu et les procès faits aux enfants Boundy auraient immédiatement pris fin. Comment  Zein Fawaz aurait pu se prévaloir de droits sur un terrain que le même individu a vendu à plusieurs personnes différentes par devant notaire ? Interroge un acteur du système judiciaire à la Cour Suprême bien au courant du dossier et approché par « L’Eléphant ». « Depuis le début de cette affaire, poursuit-il, c’est vous qui avez raison,  et la gestion du dossier au parquet pour empêcher que ce dernier soit conduit à la Maca, est un crime commis contre le droit des enfants Boundy. Le Ministère de la Construction avait annulé les papiers obtenus par Sossah Vabé en l’accusant d’avoir obtenu ces papiers de façon frauduleuse. L’arrestation de Sossah Vabé par la gendarmerie pour avoir vendu le même terrain à plusieurs personnes différentes était la confirmation des affirmations des enfants Boundy et du ministère de la Construction. Ça aurait été un discrédit jeté sur tout le système, tout le monde était au courant de cette affaire, puisque ce n’était pas la première plainte que le parquet recevait contre cet individu. Il aurait commis les mêmes faits au Togo en tentant de vendre un terrain qui ne lui appartenait pas. Il avait déjà pris une partie de l’argent de la vente mais ses autres frères, ils sont 26 enfants, ont appris la chose et se sont opposés à cette vente parce que ce terrain est le bien à tous. Aujourd’hui Sossah Vabé ne peut mettre les pieds au Togo. Il serait immédiatement arrêté. Même ici à Abidjan, il fait, de source policière, l’objet de recherches de la part de personnes qui prétendent avoir été victimes de ses hauts faits.
Ainsi donc, pour sauver la face des Fawaz et protéger Sossah Vabé pour ne pas qu’il parle puisqu’il sait trop de choses sur des gens dans le système, on a préféré tordre le coup au droit en niant les droits des enfants Boundy qui se retrouvent aujourd’hui dans la rue.
Tout d’un coup, on comprend tout.
ASSALE TIEMOKO
Il faut enquêter et arrêter tous ceux qui sont impliqués dans cette affaire.
La preuve est faite à présent que le droit a servi de verni pour couvrir les actes frauduleux d’un faussaire qui avait vendu le terrain à plusieurs personnes. « Un acte administratif obtenu par la fraude n’est jamais créateur de droits », c’est un principe général de droit. Les enfants Boundy n’ont pas cessé, depuis 10 ans, de dire que Sossah Vabé est un faussaire, un champion de la corruption et de la fraude dans les documents administratifs. Il a gagné son procès en première instance en faisant de fausses déclarations. Mais traqué par le français à qui il avait vendu le même terrain avant de le revendre aux Fawaz qui ont obtenu leurs documents dans des conditions qui nécessitent l’ouverture d’une enquête approfondie, Sossah Vabé a tenté de fuir le pays. Or, entre-temps, les Fawaz avaient pris la relève au niveau de la justice quand Sossah s’est fait arrêter pour abus de confiance et escroquerie. Une affaire qui tombait au plus mal pour certains magistrats dans cette affaire et qui avaient décidé de tremper dans l’expropriation des enfants Boundy. Emprisonner Sossah Vabé, c’était accréditer la thèse des enfants Boundy et celle du ministère de la Construction. Et donc, le parquet aurait été obligé d’arrêter Fawaz Zein pour recel.
 Alors, on s’est arrangé pour le relâcher au niveau du parquet, sans que le plaignant n’en soit informé et on a retiré sa plainte à sa place. Son Avocat, Me Sonte Emile qui est allé lui remettre les 4 millions de Sossah sur les 10 millions qu’il devait, lui a appris, sans demander au préalable son avis, qu’il avait engagé une procédure au civil pour demander des dommages et intérêts avant de disparaître de la circulation. Pour réapparaitre aux côtés des Fawaz contre les enfants Boundy au niveau de la Cour Suprême. Depuis le début, nous ne cessons de l’affirmer, cette affaire est une grave injustice, un crime commis sous « l’ombre de la loi et avec les couleurs de la justice ».  Il y a eu une grave injustice et cette injustice doit être réparée. Sossah Vabé qui se cache et se fait passer pour son petit frère, doit être recherché et arrêté. Les avis de recherche lancés contre lui par la Gendarmerie, les signalements à Interpol sont encore pendants. Il doit de l’argent à de nombreuses personnes dont Pascal Sahuque à qui il doit encore au principal la somme de plus de six millions sans compter les dommages et intérêts.
Les Fawaz savent aujourd’hui  que Sossah Vabé a tenté de revendre encore le même terrain à des Turques et qu’il n’a pas renoncé à ce projet. Les enfants Boundy l’ont vu roder autour du même terrain, il y a une semaine. Sans doute prépare-t-il une autre opération.
Combien sont-elles, les personnes qui sont passées voir les enfants Boundy pour les informer qu’elles sont aussi propriétaires du même terrain, acheté entre les mains de Sossah Vabé ? Plus d’une dizaine.
L’inspection Générale d’Etat doit ouvrir une enquête pour comprendre comment les Fawaz (« L’Eléphant détient un document qui est la preuve qu’ils savaient que Sossah Vabé avait vendu le terrain à plusieurs personnes), se sont arrangés pour obtenir aussi leurs documents de propriété dans un temps aussi court ? Pour comprendre comment au ministère de l’Economie, à la direction des impôts de Marcory, Sossah Vabé a pu faire inscrire son nom, celui de feu son père et celui de sa maman à lui qui n’était pas mariée légalement à feu son père, sur la fiche d’impôt foncier ? Tantôt le même terrain appartient à son père, tantôt il est le seul propriétaire du terrain, tantôt le terrain appartient à sa maman. Et il est le seul, sur les 26 enfants qu’ils sont, à s’acharner sur le même terrain alors que ces autres frères savent tous que leur père n’en a jamais été propriétaire et qu’ils ne se sont jamais associés à son combat contre les enfants Boundy.
Champion dans le faux, il a tenté, au tribunal d’Abidjan, de vider la femme légitime de feu son père de la maison qu’elle occupe en produisant de faux documents pour tenter de faire annuler le mariage de son père au motif que son père ne se serait jamais marié.
D’autres personnes encore, y compris la famille Goh, le poursuivent devant les tribunaux (des affaires  encore pendantes), pour des délits divers.
Enfin, quand l’Expert graphologue agréé désigné par Ordonnance à la requête même de Sossah Vabé pour expertiser la signature de son père -qu’il dit ne pas être celle présente sur l’acte de cession délivré à feu Souleymane Boundy- écrit au parquet général, au ministre de la justice, à la présidente de la Chambre judiciaire de la Cour Suprême , pour les informer que Sossah Vabé lui a proposé 37 millions pour qu’il fasse un faux rapport en sa faveur.et que personne parmi ce beau monde ne réagit.c’est que « Fraternité Matin » a raison. « Le droit a été dit.
Inculpé par la juge d’instruction ayant demandé l’expertise pour tentative de corruption, Sossah Vabé n’a jamais été envoyé la Maca. L’inculpation
Tout d’un coup, on comprend pourquoi les Fawaz tiennent tant à ces 750 mètres carrés de terrain.ils ont dû saigner.
Bravo « Fraternité Matin ». Le droit a vraiment été dit. Et il ne reste plus qu’à restituer aux enfants Boundy, leur bien et à poursuivre Ali Fawaz pour recel d’objet volé. Dans un Etat de droit, c’est une tâche à laquelle se mettrait tout de suite le parquet, pour découvrir si les Fawaz savaient que Sossah Vabé avaient déjà vendu par devant notaire, le même terrain et comment ils ont pu continuer leur action en sachant qu’ils avaient affaire à un bandit ?
ASSALE TIEMOKO    
In « L’Eléphant Déchaîné » N°445 du vendredi 13 mai 2016

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