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Evaluation des institutions nationales: La Côte d’Ivoire obtient le score 3.3

La Côte d’Ivoire est passée du score 2.9 en 2011 à 3.3 en 2015 dans l’Évaluation des politiques et des institutions nationales (Cpia), présentée ce mardi 28 juin, à la maison de l’entreprise, Abidjan Plateau par l’Économiste en chef de la région Afrique de la Banque mondiale, Albert Zeufack. Lors du forum sur la dissémination de ladite évaluation, présidée par le Premier ministre Daniel Kablan Duncan en compagnie du directeur des Opérations de la Banque mondiale pour la Côte d’Ivoire, le Bénin, le Burkina Faso, le Togo et la Guinée.

Selon Albert Zeufack, qui s’exprimait lors de la conférence de presse, cette note de la Côte d’Ivoire est « assez spectaculaire », en ce sens que d’énormes progrès ont été réalisés, surtout sur le plan macroéconomique.

Mais, Avant cette conférence tout comme avant l’ouverture du Forum, Daniel Kablan Duncan a apprécié cette rencontre de la banque mondiale visant à échanger sur les performances des États en matière de notation du Cpia. « L’importance de la note globale d’évaluation des politiques publiques et institutionnelles des pays par la Banque mondiale ne réside pas seulement en le fait qu’elle sert de base d’affectation des ressources concessionnelles Ida. Elle est importante parce qu’elle permet de rendre compte des efforts-s accomplis et à accomplir pour une gestion plus rigoureuse de la vie publique », a ajouté le Premier ministre.

Ainsi, la gestion macroéconomique, les politiques structurelles, l’inclusion sociale et l’équité, les institutions et la gestion du secteur public sont les quatre indicateurs sur lesquels ont porté l’évaluation. Pour le chef du gouvernement, « ces instruments permettent de maintenir une dynamique continue de réformes qui se matérialisent par l’adoption des lois, politiques, normes et pratiques appropriés. Ces réformes sont de nature à consolider la stabilité politique et à mener à une forte croissance économique, un développement durable et une intégration, économique accélérée au niveau national, sous régional et continental dans les grandes chaînes de valeur mondiales ».

Rappelant les différentes réformes mies en place, qui ont permis à la Côte d’Ivoire d’atteindre une croissance moyenne de 9% et d’avoir une économie plus compétitive, le Premier ministre a dit attendre de la Banque mondiale des mécanismes encore plus innovants tels que le Bird, Ppiaf etc. pour « appuyer les efforts du gouvernement dans l’accélération de la croissance inclusive et le renforcement de la compétitivité ».

Dans ce rapport du Cpia, la Banque mondiale parle de résultats mitigés pour les pays africains. Car, sept pays sur 48 ont améliore leur performance, 12 pays ont vu leur note décliner. « La note moyenne de la Cpia pour l’ensemble des pays d’Afrique subsaharienne est de 3,2 en 2015, une performance similaire à celle de l’an dernier. Cette moyenne est aujourd’hui identique à celle de tous les pays éligibles pour des crédits de l’Ida », a signifié l’Économiste en chef de la région Afrique de la Banque mondiale, Albert Zeufack.

Il explique que l’Évaluation des politiques et des institutions nationales évalue la performance et les défis des pays pauvres afin de déterminer l’allocation de prêts à taux zéro et de dons aux pays éligibles au soutien de l’Association internationale de développement (Aid) ou en Anglais Ida.

Kamagaté Issouf

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