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Selon le rapport de l’Ocde, la forte croissance économique ivoirienne tarde à se répercuter sur les populations

Une croissance qui ne bénéficie pas encore aux populations

L’accélération du développement du capital humain et promotion du bien-être social » constitue le deuxième axe stratégique du Programme national de développement (PND 2016-2020). Il en demeure même l’un des plus important car touchant à ce qu’il y a de plus essentiel : l’évolution du niveau de vie des populations. Et sur ce point, les critiques sociales ne cessent de fuser. Elles se sont même accentuées ces dernières semaines. Et ce, à raison dans de très nombreux cas.

cote_divoire_une_croissance_qui_ne_beneficie_pas_encore_aux_populationsL’explication est claire : la croissance n’est pas encore inclusive. Une croissance qui ne bénéficie pas encore aux populations.
Selon le rapport de l’Ocde, la forte croissance économique de ces dernières années tarde à se répercuter sur le bien-être des populations. Le revenu par habitant n’a que faiblement progressé depuis les années 90, le marché de l’emploi est dominé par la précarité et les conditions de logement restent vétustes.
Même si le contexte sécuritaire s’est récemment amélioré, la qualité de vie des Ivoiriens reste fragile, plombée, entre autres, par les faibles performances de la Côte d’Ivoire en matière d’éducation, de santé et de participation à la vie publique. Les disparités régionales restent fortes dans le pays et les performances en matière d’éducation et d’accès aux soins sont largement en défaveur des femmes. Globalement, le niveau de satisfaction à l’égard de la vie reste faible.
Par ailleurs, l’éducation ressort comme l’une des grandes faiblesses de la Côte d’Ivoire.
Une part importante de la population ne possède pas les compétences de base ou les qualifications requises par le marché du travail.
En outre, le nombre de personnes en situation de sous-emploi ou au chômage augmente, notamment parmi les jeunes Ivoiriens, freinant le développement économique du pays et fragilisant, à terme, la cohésion sociale. Par ailleurs, les inégalités de genre sont marquées sur le marché du travail où les taux de participation des femmes sont moins élevés que ceux des hommes (ce qui peut partiellement s’expliquer par une durée de scolarisation inférieure à celle des hommes).
Or, afin de retrouver les niveaux de prospérité passés, il est crucial que la société ivoirienne parvienne à créer davantage d’opportunités pour ses citoyens. La possibilité de migrer d’activités à faible revenu vers des activités plus productives et à revenu plus élevé sera un élément clef. En parallèle, les efforts pour réduire les ratios de mortalité infantile et maternelle devront être poursuivis pour améliorer l’état de santé des Ivoiriens.

Paul Allé KOUADIO

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