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« Ce n’est pas en criant partout qu’on pourra résoudre le problème de Gbagbo (…). Seul le pardon peut favoriser sa libération »

La libération de l’ex-chef d’Etat ivoirien Laurent Gbagbo, détenu depuis 2011 à La Haye pour « crimes contre l’humanité », ne peut être favorisée que par le « pardon », a déclaré samedi le vice-président de son parti le Front populaire ivoirien (FPI), Firmin Krékré, lors d’un meeting dans la ville de Gagnoa (Ouest).

« Ce n’est pas en criant partout qu’on pourra résoudre le problème de Gbagbo (…). Seul le pardon peut favoriser sa libération », a estimé M. Krékré pour qui la solution au « procès » de l’ex-président réside dans la « diplomatie », et « c’est cette démarche » que le leader du Fpi, Pascal Affi N’guessan, a « empruntée ».

Appelant les militants du Fpi à aider M. N’guessan à « réussir ce combat », il s’est dit « prêt » à porter le président ivoirien Alassane Ouattara « au dos pour qu’il libère » Laurent Gbagbo et son ancien ministre de la Jeunesse Blé Goudé, s’il le fallait.

« Celui qui a la clé de la prison est dehors (…) si tu peux te mettre à genoux pour demander pardon, fais-le », a dit le vice-président du Fpi aux militants de Gagnoa, à une réunion.

« On nous dit que nous avons trahi (…) mais ce n’est pas le cas », s’est défendu M. Krékré qui a invité les opposants internes de Affi N’Guessan à rejoindre son camp « s’ils sont vraiment pour la libération » de M. Gbagbo.

Depuis plus d’un an, deux camps se disputent le contrôle du Front populaire ivoirien, fondé par Laurent Gbagbo. Le camp dirigé par un de ses proches, Aboudrahamane Sangaré, reproche au leader Affi N’guessan ses « accointances » avec le pouvoir qui l’a désigné comme son seul interlocuteur au Fpi.

MYA

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