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Pr Guikahué, Secrétaire Exécutif

A l’issue de la session du Secrétariat exécutif, mardi 10/05, Pr Maurice Kakou Guikahué a fait le point à la presse.

Vous venez de présider une session du Secrétariat exécutif. Peut-on avoir le contenu ?

Nous avons fait le point des 70 ans du Pdci. Nous avons surtout discuté du compte rendu de la dernière réunion de la Commission électorale indépendante (Cei). La commission électorale a informé les partis que très bientôt il y aura la révision de la liste électorale en leur indiquant à peu près la période des élections législatives 2016 qui se situe autour du 20 novembre. Donc  le Secrétaire exécutif chargé des élections nous a fait le compte rendu. Nous avons fait une analyse  et des critiques pour connaitre la position du Pdci sur le contenu de cette réunion. Nous en avons profité pour  analyser la mise en place d’un comité électoral national qui avait été déjà fait. Egalement les procédures, les modes d’analyse, les recueils des candidatures pour que tout cela soit consigné dans une circulaire signée du président du parti pour ne pas que les uns et les autres aillent dans tous les sens. C’est ce projet que nous avons analysé pour le porter très bientôt à la connaissance du président du parti. Et après sa validation, nous allons faire connaitre le dispositif que le Pdci met en place pour préparer les élections législatives.

En ce qui concerne la Cei, qu’est-ce que vous avez arrêté ?

Nous nous sommes inquiétés du fait que bien qu’il y ait 10500 lieux de vote, la Cei veut faire la révision de la liste électorale en ne mettant en place que 1000 équipes qui sont en plus fixes. Donc nous avons détecté le problème de mobilité des populations. Et nous craignons que les choses ne se passent pas comme la dernière fois où on avait des équipes fixes et personne n’avait bougé. Et vu le faible taux de participation, on a été obligé de  rajouter 15 jours. Nous pensons qu’après cette expérience, on pourrait se prendre autrement.  Nous sommes en train de faire l’analyse. Demain (Ndlr : aujourd’hui) nous avons une réunion avec les délégués pour en discuter et faire nos propositions à la Commission électorale indépendante.

Est-ce que vous appréciez la date proposée ?

C’est une date constitutionnelle. Dans le code électoral, il y a des dispositions qui prouvent qu’on doit faire les élections à une certaine date avant la fin de la mandature en cours. Ce sont des dispositions légales. On n’a pas à être contre ou pour. On sait qu’on a fait des élections en décembre 2011, 5 ans après on doit faire les élections en 2016. Donc nous nous y attendions depuis longtemps. Et depuis le mois de Janvier, le Secrétariat exécutif a commencé à préparer les élections. Le Pdci se prépare mais également à la conférence que nous avions faite avec les élus nous avons dit de tenir  compte de l’environnement politique dans lequel le Pdci évoluait et qui était caractérisé par  l’existence d’un groupement politique qui s’appelle le Rhdp. Donc nous nous apprêtons localement et nous avons pris position. Nous avons suggéré qu’on aille en Rhdp aux législatives de 2016. Parce que nous sommes  allés en Rhdp à la présidentielle et nous avons un gouvernement Rhdp. Ce serait intéressant qu’il y ait des cadres du Pdci, du Mfa, du Rdr, de l’Udpci, de l’Udci qui soient élus députés mais sous le signe du Rhdp comme nous avons élu le président Ouattara sous le signe du Rhdp. Vous me demanderez comment les choses vont se passer. Mais en Rhdp, cela veut dire que les circonscriptions électorales risquent d’être partagées, les sièges vont être partagés. C’est de cette manière que je vois le Rhdp. Comme nous avons installé les coordinations locales du Rhdp, il y a des circonscriptions où nous allons positionner un cadre du Pdci, du Rdr, du Mfa, de l’Udpci et nous allons faire la discussion. Une fois que les circonscriptions où seront positionnés les différents cadres sont définies et tranchées, il appartiendra à chaque parti politique de regarder dans son vivier pour dire qui occupera la place qui lui est attribuée. Mais si on croise les bras et qu’on ne sait pas qui veut être candidat chez nous et qu’on nous attribue des sièges, comment est-ce qu’on va les pourvoir ? Donc le travail  que nous faisons actuellement est un travail de mise en place d’une base de données pour montrer ceux qui sont intéressés par les candidatures, le profil de nos candidats  qui peuvent gagner les élections. Et nous allons attendre.

Cela veut-il dire que le travail du comité électoral a déjà commencé ?

Le travail du comité électoral n’a pas encore commencé, le président va très bientôt mettre en place le comité électoral. Mais avant, il fallait qu’il définisse les modalités de sélection des candidatures et ce sont ces dossiers que nous avons préparés et que le président va valider. Une fois que cela sera fait, ça veut dire que tout l’arsenal des textes qu’il faut pour l’analyse de nos candidatures sera complet, donc, le comité électoral dès qu’il est connu ne fera qu’appliquer les textes que le président aura déjà pris. Donc, ce sont ces textes-là que nous venons d’établir.

 

Est-ce qu’il y aura effectivement des discussions pour que les houphouétistes partent en Rhdp aux législatives à venir ?

Nous avons un directoire, nous avons un groupement politique. On ne peut pas aller aux élections législatives sans que le directoire ne se réunisse. C’est l’une des missions du directoire. On est en groupement politique, on a dépassé le stade de l’alliance. Sur le plan pédagogique, je le répète souvent, aujourd’hui on est dans un groupement politique et dans le code électoral, les groupements politiques ont le droit de présenter des candidatures d’autant plus qu’à l’élection suprême qui est la présidentielle, le groupement politique Rhdp a présenté une candidature. Moi, je le dis, c’est le fonds de ma pensée, je ne vois pas autrement et la survie du Rhdp dépend du fait qu’on aille aux législatives en Rhdp. Je fais toutes les analyses, les réflexions politiques et tout, mais je ne vois pas comment on peut avoir un président en Rhdp et aller à des élections dispersés et puis continuer de parler de Rhdp. Donc, pour moi, comme je le dis souvent, c’est le test grandeur nature pour tester notre capacité de générosité, de partage et notre vraie adhésion au Rhdp. Est-ce que le Rhdp dont on parle vient du fond du cœur ou bien sur les lèvres.

Monsieur le ministre concernant la question du découpage, est-ce que vous en avez parlé ?

Actuellement, la Commission électorale indépendante (Cei) se réunit. Il y a des propositions qui sont faites. Le Pdci a travaillé aussi sur le découpage. C’est un dossier qui appartient à la Cei. Quand elle va convoquer les représentants des partis politiques, le Pdci sera prêt parce que nous, nous avons déjà fait le travail.

 

En ce qui concerne les 70 ans du Pdci, quels sont les points de satisfaction… ?

Les militants les ont fêtés selon leur programme. Ce qu’on peut dire c’est qu’à part Issia, où le délégué était en deuil, Jacqueville où la déléguée n’était pas prête, Kouassi-Kouassikro et Korhogo. Le premier ministre Ahoussou Jeannot va dans le Poro (Korhogo) le week-end. Cette fête n’avait pas été faite parce que le président Bédié a décidé d’honorer le patriarche Gon Coulibaly et M. Bema Coulibaly et il y a le secrétaire général de la Présidence Amadou Gon, qui est de la famille, qui avait voulu être présent. Donc, on a attendu que son calendrier puisse correspondre et c’est la période du 13 au 14 qui a été choisie.

Ceux qui sont en retard peuvent toujours fêter ?

Oui, ils peuvent toujours, surtout qu’en filigrane, nous avons des décorations à remettre. Donc, ils peuvent toujours organiser les 70 ans qui ont été clôturés officiellement. On peut dire que 98% des départements ont célébré leurs 70 ans. Nous avons distribué au total, en attendant les médailles qui vont à Korhogo, nous avons distribué 1517 médailles au lieu des 1350 prévues. Donc, le président Bédié a fait un effort supplémentaire au cours de la fête en nous permettant de commander de nouvelles médailles. Il y a eu 578 grand-officiers, 260 Commandeurs, 299 officiers et 380 chevaliers sur cette période. Il y a eu 167 médailles de plus. Mais on n’a pas encore terminé, puisque je vous ai indiqué les départements qui restent.

Avez-vous un message concernant les décorations et les 70 ans. Qu’avez-vous à dire aux militants ?

Ce que j’ai à dire, c’est que tous ceux qui n’ont pas été décorés, il ne faut pas qu’ils se découragent. C’est à l’image de l’Etat de Côte d’Ivoire. Nous sommes des millions, mais chaque fête d’indépendance, c’est un petit lot qui est décoré et c’est la même chose. C’est pour ça qu’on appelle ça des distinctions, c’est-à-dire qu’à un moment donné, on distingue un certain nombre de personnes. C’est régulier. Je demande aux militants de rester sereins parce que c’est devenu annuel. Tous les ans, au mois d’avril, il y aura des décorations de militants. Au moins 1000 médailles vont être remises. Indépendamment des décorations que le président du parti peut décider à tout moment. Par exemple, le président veut décorer tel  militant pour telle raison, il le fait.  On n’a pas besoin d’attendre avril. Donc, à tout moment on décore, mais avril, c’est le moment où on culmine dans les décorations. C’est donc devenu un processus permanent. Par conséquent, ceux qui n’ont pas eu les médailles cette fois-ci, il ne faudrait pas qu’ils se découragent.

Propos recueillis par

DIARRASSOUBA SORY (Le Nouveau Réveil)

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