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Mohamed Ayat, expert indépendant

Abidjan – La Côte d’Ivoire doit renforcer ses dispositifs de protection des droits de l’homme pour assurer le « relais » de la mission de l’Onu (Onuci) dans le pays, qui s’achève en juin 2017, selon le communiqué d’un expert de l’Onu lundi.

« Il est important que les Ivoiriens soient prêts à prendre le relais en matière de protection des droits de l’homme, une fois la mission de l’ONU terminée en juin 2017 », a déclaré Mohamed Ayat, expert indépendant sur le renforcement des capacités et de la coopération technique avec la Côte d’Ivoire dans le domaine des droits de l’homme.

« A ce titre, il est essentiel que les autorités réforment la Commission nationale des droits de l’homme de Côte d’Ivoire et la dotent des moyens nécessaires pour qu’elle puisse mener à bien son mandat et travailler en toute indépendance », a-t-il précisé après la quatrième visite qu’il a effectué du 23 au 28 mai dans le pays.

La loi sur « la protection des défenseurs des droits de l’homme » doit être appliquée « pour permettre aux organisations de la société civile de jouer pleinement leur rôle », a affirmé M. Ayat, qui a rencontré des membres du gouvernement, des représentants des ONG et des associations de victimes. « Parallèlement à la réparation et à l’indemnisation des victimes »,
entreprises par le gouvernement, « les poursuites judiciaires, qui sont une composante majeure de la réconciliation, doivent continuer », a ajouté l’expert onusien.

L’ONU prévoit la fermeture définitive de sa mission en juin 2017, selon le rapport de son secrétaire général Ban Ki-moon publié début avril. « Au 30 juin 2017, la fermeture de la mission sera achevée » et aucune autre ne lui succédera « étant donné la trajectoire positive de la Côte d’Ivoire », a indiqué le rapport.

En attendant son départ, souligne le rapport, l’Onuci devra se concentrer sur les efforts de réconciliation nationale, la démobilisation des anciens rebelles, la promotion des droits de l’homme et la livraison d’aide humanitaire.

Selon le rapport, les conditions de sécurité « restent stables mais fragiles », en particulier dans le sud-ouest malgré une amélioration le long de la frontière avec le Liberia. Le gouvernement ivoirien avait souhaité que les Casques bleus se retirent totalement fin 2017 ou début 2018. A son apogée en 2012, la mission comptait 9.762 hommes.

AFP

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