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Le président ivoirien Alassane Ouattara “n’a pas l’intention de toucher” à la limitation du mandat présidentiel, a précisé vendredi le porte-parole du gouvernement Bruno Koné, pour qui le chef de l’Etat veut “éviter toute interprétation” de la révision de la Constitution, après un conseil des ministres à Abidjan.

“La nouvelle Constitution indiquera que le président est élu au suffrage universel pour 5 ans et rééligible une fois”, a rappelé M. Koné, ajoutant que M. Ouattara “a décidé de clarifier le jeu pour éviter toute interprétation”.

“Il a déjà fait deux mandats, il n’a pas de raison de s’appliquer à lui-même la nouvelle Constitution”, a-t-il dit face à la presse.

Alors que certains de ses opposants appellent à une Constitution “consensuelle”, d’autres soupçonnent le chef de l’Etat de vouloir “être candidat en 2020”, après son second mandat.

Concernant les conditions de candidature à la présidence, elles ont été “simplifiées”, passant de 12 à trois, a fait savoir M. Koné, sans autres précisions.

Selon l’article 35 de la Constitution ivoirienne votée en 2000, tout candidat à l’élection présidentielle doit être ivoirien d’origine, né de père et de mère, eux-mêmes ivoiriens d’origine.

Mardi, Alassane Ouattara a procédé à la mise en place d’un comité d’experts chargés de faire “des propositions dans un délai d’un mois” en vue de la modification de la Constitution.

Des consultations sont également prévues avec l’opposition, la Chambre des rois et chefs traditionnels, les chefs religieux et les représentants de la Société civile, pour recueillir leurs contributions.

Le gouvernement devrait adopter le projet de modification de la Constitution en “juillet”, avant le référendum qui vise à “extirper les articles conflictuelles” prévu en “septembre ou octobre”, précédé d’une campagne de sensibilisation de la population, selon Bruno Koné.

EFI

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