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Côte d’Ivoire : un pas devant, deux sauts derrière

Pendant que le pays se « vend » à l’international on n’est tout de même frappé par des informations qui semblent tomber de nulle part. A y regarder de plus près, et alors que des compatriotes sont rapatriés par avion entiers (il faut dire que des avions on en a désormais à foison), il semble que nous avons un léger problème avec nos frontières et avec le Nord en particulier.

Certes, la vigilance s’est accrue, mais deux mois après les tristes attentats de Grand Bassam, les informations en provenance du Point Afrique font froid dans le dos : de nombreux témoignages évoquent la présence régulière de « djihadistes » à Tingrela, Boundiali voire même Korhogo.

Au même moment des soldats ivoiriens sont enlevés et d’autres blessés à la frontière malienne, sans que, pour l’instant, un lien de causalité soit fait.

Depuis les attentats de Grand Bassam, les supposés terroristes en fuite (Le magazine l’Essentiel à très clairement mis en évidence un gros souci sur ce point) sont toujours aux abonnés absents et les services secrets maliens sont décidément très bien renseignés.

Et pendant ce temps-là, à Abidjan, dans une ambiance un brin morose, les affaires sont de retours.

Sur le terrain politique, bien sûr, le palabre du plateau connaît un nouvel épisode entre notre communicant continental, Fabrice Sawegnon et le Maire du Plateau Akossi Benjo, un autre signe de la nervosité qui s’affiche désormais publiquement entre le RDR et le PDCI.

Un documentaire aurait mis le feu aux poudres, après les meeting que le co-fondateur de  l’agence de communication Voodoo  organise régulièrement auprès des jeunes, « travaillant » allégrement pour mieux aider la jeunesse désœuvrée et pallier aux doléances sociales.

C’est désormais à l’état des bâtiments publics et à la situation de l’emploi que le « faiseur de Président » s’en prend. (L’homme d’Affaires qui possède notamment la boîte de Nuit le Lifestar et se lance désormais dans l’immobilier sur la commune de Cocody a été en charge de la communication de notre Prado et du candidat IBK au Mali et Patrice Talon au Bénin dont il est originaire).

La commune du Plateau comportant environ 3000 votants résidents, quel est finalement l’objet de cette bataille dont le calendrier officiel reste flou. Même les élections législatives ne sont pas encore fixées. La CEI, à ne pas confondre avec la CIE qui, elle dispose d’un budget, le votre, clame son indépendance et déclare que nous avons jusqu’à novembre de cette année.

En critiquant le Maire actuel, Monsieur Sawegnon ne se bat-t-il pas contre son propre camp ? A moins qu’on le pousse à le faire ? D’autant que les plans relatifs au « nouveau Plateau », présenté en 2015 par le Maire actuel et la filiale de Bouygues, SETEAO (et récemment mise en avant lors d’un Diner Gala organisé par les conseillers du commerce extérieurs français) comprenant également les aménagements de notre perle des lagunes, sont au contraire annonciateurs d’une ville qui bouge.

La cohérence affichée par le RHDP semble se fissurer, aussi, sur la ville d’Abidjan, en terre ébrié.

Les sujets annoncés dans ces colonnes occupent désormais l’actualité. La révision constitutionnelle, le calendrier des élections législatives et la réunification en panne « perdue » du PDCI-RHDP-PDCI -RDR-EX PDCI-EX RDA.

Les “12 travaillements”

actu_image_17693_fbDes sujets politiques qui ressemblent tout de même à quelques arbres qui masquent une forêt. Interrogations ou besoin de pédagogie gouvernementale ? Parmi les trois ministres concernés par la crise des #200 notre « Bruno national » à remis quant à lui une couche dans Jeune Afrique.

Quant à l’annonce sur le secteur énergétique, une réunion interministérielle aurait dû suivre. Rien.

En un mois 12 informations furent publiées sur l’économie et la société ivoirienne :

  • L’Etat devrait 600 Milliards de francs CFA à ses fournisseurs et l’argent donné par l’Agence Française de Développement, estimée à 20 milliards de francs CFA demeure introuvable. (la coopération française se pose des questions sur les allocations de son aide technique en matière militaire, surprise d’apprendre que des casques de FSI – forces spéciales ivoiriennes – pourraient être percés par des balles de nos « djihadistes par interim » ou « mercenaires » suivant les sources).
  • D’après le nouveau Ministre de la fonction publique, et ancien patron des impôts, l’Etat refuserait de payer le retard des salaires des fonctionnaires avec un argument plutonien quant à ses conséquences éventuelles sur l’Emergence « visée »
  • L’Etat recule sur les licences octroyées alors à six opérateurs quand les spécialistes disaient au Ministre des TIC de l’époque que la taille du marché ne le permettrait pas. Un coup KO, on fabrique 600 chômeurs. En avez-vous entendu parler lors de la célébration de la  « Fête du Travail » ?
  • L’Etat assume de construire des universités vides, et préparer nos futurs pharmaciens et docteurs sans matériel de laboratoire, (courage fuyons et prenons l’avion pour nous faire soigner), de masquer les scandales d’attribution d’un marché de plus de 100 milliards de francs CFA à un financier proche, aujourd’hui en disgrâce, et de gazer les étudiants au final.
  • Que contient ce fameux « Rapport Banny », de l’ex-CVDR et actuelle CONARIV pour qu’il ne soit toujours pas diffusé et qui annonçait, notamment les événements de Bouna ?
  • Alors que les appels à candidature se multiplient pour les régies financières et les grands corps de l’Etat, axe essentiel de la modernisation de l’Administration, comment expliquer cet enchainement d’affaires dans les secteurs périphériques ? Après Webb Fontaine dont le Gendre du Président est actionnaire et PCA, qui réalise 5 Mds FCFA de bénéfices en 2015 pour 15 Mds FCFA de chiffres d’affaires (source PME Magazine top 500), c’est désormais une société sud américaine qui nous demande, de repasser à la caisse, pour honorer un nouveau contrat signé par notre Ministre des transports dont les entreprises familiales, contrôleraient  la moitié des taxis d’Abidjan, Embouteillages !
  • L’empressement de la communication du Gouvernement sur les événements de Bassam masquait bien un enjeu purement économique et la levée de 121 Milliards FCFA ainsi que le démarrage du programme de financement des 30 000 Milliards FCFA du PND 2, dont la « concertation avec le secteur privé » s’est fait devant une salle…vide.
  • Les perquisitions à Paris, Lomé et en Guinée Conakry sur les conditions d’attribution des appels d’offres au Groupe BOLLORE, pourraient s’inviter sur la lagune, donnant raison au Ministre du commerce BILLON, ancien prétendant à l’investiture présidentielle, désormais « bloqué » au sein du Gouvernement
  • Le Ministre du budget aurait été interrogé sur une affaire de rétro commission portant sur 24 mds FCFA, soit deux fois le montant du scandale dit de « l’Union Européenne », pendant que

son directeur général des douanes justifie la relance d’une disposition visant à taxer davantage ce que vous avez acheter ailleurs parce que c’est moins cher, par des exigences de démarche qualité…

  • La pléthore d’entreprise de travaux publiques et de BTP qui ont fleurit début 2011 et ne cessent de s’étendre sur nos routes ou nos zones industrielles, sous-traitants italiens pour le compte du BNETD, tunisiens, marocains, français, turcs, c’est selon, sont-elles en règles avec l’autorité des Marchés publics ? Et les gré à gré ont-ils cessés réellement ? Quand un ministre de la république exproprie de manière illégal et sans jugement, une entreprise en bord de Lagune et qu’aucune étude d’impact économique sérieuse n’a été réalisée par notre bureau d’étude national censé le faire, sur le Plateau et sur le Boulevard de Marseille et que les financements ne sont finalement pas présents, de qui se moque-t-on ? L’Etat, lui aussi, doit au BNETD [Certains avancent le chiffre de plus de 50 Milliards FCFA]. La situation dans le secteur agricole et les ressources halieutiques n’est guère plus brillante.
  • Le « scandale » de PETROCI où plus d’un milliard FCFA de carburant disparaît, ajoutant à cette filière regroupant GESTOCI, la SMB et la SIR qui croulent sous les dettes et une gestion catastrophique à la mode « tuyaux percés », que les banques sont invitées à renflouer à coup de 40 milliards FCFA ici, 30 là.
  • La réforme du secteur bancaire au moment [où l’Etat nous indique qu’il mettrait ses participations restantes chez Côte d’Ivoire Telecom en bourse à la BVRM (Désormais Orange)] est toujours en attente, tout comme les participations que l’Etat souhaitait vendre. Le pays va bien, l’économie va bien, on (re)fonctionne à crédit, mais donc pourquoi attendre 5 ans pour passer de l’intention à l’action ?

Une liste, peut-être non exhaustive, qui renvoie inlassablement au même refrain : « Et puis ça fait quoi ? » « On n’y peut rien ! » « C’est toujours comme ça ! » « ça paye pas mon PDCI ! » et le fameux « Oh tu aimes trop palabres ! ». Et puis la vie continue, les normes s’inversent, la base devient le dérangement, et on ne fait plus attention, on ne fait plus la différence, par dépit, par peur, parce qu’on est dedans, parce que les autres font ou ont fait pareil, parce qu’on est bête de ne pas faire, parce que l’argent est doux et que le pouvoir ne dure pas, parce qu’on ne nous fera rien, parce qu’on se tient, ou tout simplement par manque de courage.

En Côte d’Ivoire, quand tu voles, tu passes pour un héros car on ne t’a pas pris. Après tout est possible, plus rien ne compte, et plus personne ne peut donner des leçons, un plancher de verre, a défaut de plafond qui empêche de s’élever.

En vérité, chacun saura la compléter au gré de ses connections. La norme est devenue celle-ci, à coup d’impunité, on fait dans le facile et on ne s’en cache presque pas. Cela vous rappelle quelque chose ?

Y’a problème et cela ne date pas d’aujourd’hui

En lisant certains journaux internationaux, souvent européens, rarement asiatiques et américains, on est fier de l’image retrouvée qui chasse les amalgames de crises rwandaises ou libériennes auxquelles TFI nous associait. Souvenez-vous c’était en novembre 2004, il y a 12 ans. Hier.

Les événements  en Tunisie ont surpris les agences et institutions internationales, les indicateurs macro habituels ne reflétant pas le relief des réalités sociales, la corruption, et la souffrance qui n’attend qu’une étincelle pour dire stop « aux abus en plein jours ». Personne n’attend les statistiques, ni de savoir si son quotidien est « inclusif », surtout pas après avoir connu le pire et l’espoir. La honte, cette conscience qu’on ne peut connaître que si notre éducation nous l’a transmise. « Né avant la honte », chanceux d’un jour, se trouvant des prétextes, de passage, en mode « comptes à rebours ». Officiellement il y a eut 3000 morts durant la CPE (crise post-electorale)…  Mais nous le savons,  il y en a eut beaucoup plus.

Chaque année combien de morts décèdent dans nos hôpitaux publics et nos mouroirs privés ? Combien de journaux invoquant la PISAM censée être notre fleuron et qui se contente de paraître ?

une vue de la PISAM

une vue de la PISAM

En Côte d’Ivoire, et malgré les efforts que des organismes sans moyens, comme l’OSER (Office de la sécurité routière), ou les hommes du Commandant Sako, patron des pompiers d’Abidjan, il y a officiellement 600 morts sur les routes ivoiriennes. Avec ou sans pont, avec ou sans autoroutes, de préférence en Gbaka, dans un bus ou au sortir d’une boîte de nuit. Vous le savez, c’est beaucoup plus. A quel moment le Ministre des Transports et le Ministres des infrastructures dites économiques se sentent-t-ils concernés et responsables ? A quel moment apprend-t-on a former des vrais conducteurs et donner des vrais permis de conduire plutôt que des permis de tuer? Non assistance à personnes en danger vous connaissez ? A quel moment apprend-t-on aux Ivoiriens que rouler à gauche ne se fait pas, surtout quand tu bloques le passage des autres conducteurs et qu’on roule à droite ? Connaisseurs connaît…A quel moment décide-t-on que le centre-ville et les grands axes ne peuvent être traversé par des poids lourds et qu’un décret des années 1970 existe déjà ? A quel moment décide-t-on de dédier la voie de droite aux transports en commun pour s’apercevoir, ô Miracle que tout comme en période de Ramadan, il n’y a plus d’embouteillage et que cela coute moins cher qu’un bout de pont ?!

On estime au bas à 500 milliards de francs CFA par an, le niveau de corruption, des passe-droits et de racket en Côte d’Ivoire (Transport, Administration, Douanes, Impôts), une réalité que les économistes, les chefs d’entreprise connaissent. Mais à quoi ou à qui ont servit ces réformes mises en place alors ?  En cinq ans cela donnerait 2500 milliards de FCFA pour 21 millions d’habitants, disons que les habitudes aidant, les redevances pour les partis politiques obligeant, les différents ministères qui en ont besoin pour fonctionner car la collecte de l’impôt n’arrivent pas à faire fonctionner notre administration, etc, disons que nous ne prenons que 50%. Soit 1250 milliards FCFA.

Game over

En 1999, Le Président BEDIE, quittait le pays pour une affaire de 12 Milliards, un appétit de l’entourage qui choquait, et des primes non payées à une soldatesque de fortune. En Tunisie, toujours par voix aérienne, il s’est produit le même phénomène.

La première question que vous posera un investisseur qui ne connaît pas la Cote d’Ivoire est la suivante : quel est le niveau de corruption ? On en rira et on répondra sans répondre.

La seconde sera relative à la qualité du débit et de l’électricité. La  troisième sera relative à la qualité des ressources humaines, celles des douanes et des impôts et la dernière à celle du respect des lois.

Un anglophone ne pose pas ces questions, il connaît les réponses et disposent des chiffres avant de venir et requiert en premier lieu un environnement juridique qui fonctionne sans aucune ambigüité.

Business is business. Et les règles ne  connaissent  aucune exception

Dans un monde ouvert de 194 nations, avec un continent qui réalise une des meilleures croissances et qui « progresse » comme personne, la régularité est essentielle. Le déficit continental en matière d’infrastructure réclame environ 90 milliard US$ chaque année.

La compétition est importante. Les pays anglophones sont loin devant, et des pays comme l’Ethiopie incarnent une nouvelle synthèse éclairée. Un petit marché comme la Côte d’Ivoire intéresse des filiales ou des petits entrepreneurs régionaux. Qui aurait intérêt à dépenser trois fois plus d’énergie au sens propre comme au sens figuré pour le même résultat ?

Une fois que notre entrepreneur entre en négociation ou sur le terrain, que découvre-t-il à votre avis ? Au CEPICI vous avez dit 48h. A la banque vous avez dit combien ? Beaucoup arrivent et repartent. Avec ou sans sponsoring, ami, privé, public.

De nombreux exemples d’entreprises africaines, notamment marocaines témoignent et jettent l’éponge devant les difficultés de travailler en Côte d’Ivoire et pensent relocalisation après une période d’euphorie à laquelle ils se sont fait prendre en absence de services après-vente. La réalité derrière la vitrine est tout autre.

Bien sûr nous progressons, mais quelle est notre ambition ? Faire mieux que l’équipe précédente ou le voisin ou faire partie de la Champions league ?

Les mauvais réflexes viennent annuler tout progrès : racket, inertie, lenteurs, absence de motivation, incompétences, zèle, tout est fait pour le faire repartir ou regretter son implantation.  Seules les grandes filiales échappent à cette règle, un coup de téléphone, une enveloppe et c’est réglé.

Faites un test autour de vous, posez la question des projets et entreprises ayant profités de la future émergence annoncée et lister les emplois créées et l’origine des capitaux.

« Bienvenue au Far West ! Si vous n’êtes pas une filiale, un ‘’fils de’’ ou une activité de plus d’un milliard de FCFA ici, vous n’existez pas et vous prenez tous les risques. Les impôts vous harcèlent et les banques vous font tourner en rond. Les Petites entreprises sont celles qui créent de la croissance et de l’emploi, ne pas les aider c’est continuer à créer du chômage et du risque social. Rien n’a vraiment changé, tout est compliqué et plus cher, à force ça épuise ! », témoigne un entrepreneur présent depuis 15 ans.

Le diagnostic semble valable dans le secteur de l’économie numérique où la communication gouvernementale surfe sur la tendance, et l’événementiel entretien des marques ou des agences, mais où sont les business modèles disruptifs ?  Pas encore de projet créateur de valeur et d’emploi à l’horizon,  si ce ne sont des acteurs du e-commerce issus de la grande distribution ou des Telecoms.

C’est une question de temps et de qualité, pas un effet de mode. En 2015, les investissements dans les start-up TMT en Côte d’Ivoire pesaient…1% du continent, c’est deux fois plus à Dakar.

Dans un monde interconnecté, les standards et les fondamentaux convergent et en matière de business, les réflexes sont souvent les mêmes, vous les avez ou non. L’expérience se nourrit d’elle-même et il faut trouver les bonnes ressources.

Un des problèmes en Côte d’Ivoire ce sont les chiffres. Difficile de les trouver rapidement et à jour, or c’est le cœur de l’économie et des affaires, le signe de la maturité d’un secteur ou d’un marché, sans cela on ne gère pas les opportunités et les risques de la même manière.

La lecture du budget de l’Etat donnant cependant une indication claire sur les orientations et, en la matière, d’énormes progrès ont été conduits. Il reste beaucoup à faire. Certes, il fallait redonner confiance, mais les spécialistes de l’Economie vous le diront, tout excès nuit, et vouloir convaincre ne veut pas dire de gonfler les chiffres.

La nature a horreur du vide

Crédit photo San.Capital.com

Crédit photo San.Capital.com

Le CEPICI est tellement en avance sur son temps qu’il évoque dans un anglais approximatif à Dubaï « Emerging Côte d’Ivoire » sur son stand, ce qui ajoute, n’en doutons pas, à notre image de marque et notre crédibilité d’overselling. En attendant que le guichet unique ne publie les chiffres réels de créations d’emplois, de chiffres d’affaires et d’impôts des 9000 entreprises crée en 4 ans, on se concentrera sur Lire la suite sur

le dynamisme retrouvé par le nombre de passagers fréquentant l’Aéroport FHB.

Si chacun l’espère, et la souhaite, toute personne sérieuse vous dira la même chose : l’émergence en 2020 est un thème de campagne et la Cote d’Ivoire ne le sera un jour, probablement après 2050 que si elle garantit 5000 à 7000$ de PIB par habitant, et donc une croissance à deux chiffres pendant 30 ans, sans crises, sans dévaluation, mais avec surtout trois conditions :

– 10 fois moins de corruption et d’évasion fiscale,

– une épargne inclusive permettant un progrès du pouvoir d’achat et donc du taux de bancarisation,

– une justice et une administration professionnelle et efficace, ce qui suppose aussi des Ministres non businessmen

Si la vision présidentielle est plus que louable, son exécution pose et posera de plus en plus de problème et le fait qu’elle n’ait pas été revisité, sortant tout droit d’un programme élaboré en 1999, n’aide pas à la crédibilité. Nous ne sommes plus en temps de crise et nous espérons ne plus y retourner.

Si les locataires du Palais se succèdent, force est de constater que certains travers se répètent. Il n’y a pas deux Mandela, il n’y a pas deux Houphouet Boigny, mais honorer une mémoire et s’inspirer de la réussite des autres est un signe d’intelligence et de sagesse.  N’a-t-on pas besoin juste de cela ?

Auteur: Hyacinthe Kouamé

lessentiel.ci

 

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